00 RONDE COMME LA LUNE PETITE REVUE DE PRESSE...

Publié par Mireille Disdero

Ronde comme la lune, roman à partir de 13 ans - Editions du Seuil, avril 2015

Ronde comme la lune, roman à partir de 13 ans - Editions du Seuil, avril 2015

Sélectionné dans les meilleurs romans 2015 par OPALIVRE, dans le Best of de A L'OMBRE DU GRAND ARBRE et ONLALU, MOSELIA, les bibliothèques (Lignan sur Orbe par exemple), le CDI du collège Sainte-Marie Valogne... Coup de coeur sur FRANCE BLEUE, sur les blogs... Les associations pour la lecture, CONTALYRE, Dans les BIBLIOTHEQUES, dans Les PEPITES de Jérôme et Noukette, dans LES ENFANTS A LA PAGE...

Au Seuil Jeunesse. Dans toutes les bonnes librairies et médiathèques mais aussi  sur YouTube (book trailer du roman réalisé par Simon Kolton,  ici). La playlist du roman est ICI

Ronde comme la lune est aussi dans les rayons des bibliothèques du monde entier, par exemple à la bibliothèque de l'Institut Français de Phnom Penh, au Cambodge ! A la bibliothèque de l'Alliance Française de Bangkok, en Thaïlande ! A la bibliothèque de Québec, au Québec !

Dans ce roman sous forme de récit de vie, j'écris à propos de la prise de poids, mais surtout et avant tout sur un thème universel qui nous concerne tous : l'image de soi. Comment faire coïncider le dedans et le dehors, ce que nous sommes et ce que nous paraissons être ? Comment trouver l'équilibre, s'accepter, s'aimer... Se dépasser ! C'est toute une histoire, celle de Saskia, la vôtre, la mienne.

Mon message aux adolescents : j'aimerais que vous ne vous laissiez pas tenter par les phénomènes de mode de la minceur. Ne croyez pas qu'on est moche quand on ne colle pas aux critères éphémères des standards de beauté imposés par les magazines et les mannequins anorexiques. Aimez-vous et savourez ce qui est bon ! (Mireille Disdero)

 

Un roman intimiste, subtil, servi par une écriture limpide et juste. (L'éditeur).

Mon éditeur

un roman REALISTE 

 
Articles, notes de lecture, sélections, analyses, avis...

Et coups-de-coeur !

 

*** Le 20 juillet 2016, Ana a un coup de coeur pour Ronde comme la lune sur Tourne la page :

"Oulalala ! Ca fait longtemps que je n’ai rien posté ! Et pourtant, l’envie ne manquait pas😉 Surtout après la lecture du roman jeunesse Ronde comme la lune de Mireille Disdero, aux éditions du Seuil, que je remercie.

Cette histoire est une véritable bouffée d’air frais ! A sa lecture, j’étais bien sur lectrice, mais je me suis aussi positionnée en tant que maman. Je pense que la plupart d’entre nous (Maman ou Papa) aimons bien savoir ce qu’ils lisent, ce qu’ils regardent.

Pour ma part, je suis déjà tombée sur des lectures que j’ai déconseillé pour des ados (notamment un manga, mais c’était il y a très longtemps de cela).

Et là, mis à part les romans d’aventures et d’action, une histoire sentimentale, celle de Saskia, 15 ans, ronde et qui doit subir les moqueries et les régimes de sa mère. Pour son bien, cela va de soit😉

Déjà, c’est le premier point que j’ai trouvé émouvant et réaliste. La mère de Saskia qui essaie de tout faire pour sa fille, mais… Voilà… Ce n’est jamais évident…

Et bien entendu, nous suivons les péripéties de l’héroïne, authentique ! Oui, voilà, c’est le terme que je cherche depuis un moment. Saskia, ses amis, ses ennemis, les situations dans lesquelles ils se retrouvent, les bas et surtout les hauts… Tout est authentique !

Ronde comme la lune est un roman jeunesse à mettre entre toutes les mains, que vous soyez au collège ou parent vous-même. Lisez le, rigolez, pleurez, soyez émus par cette adolescente !

Sans vous le cacher plus longtemps, ce livre de Mireille Disdero est un gros coup de coeur que je vous recommande chaudement !"

ANA - SON SITE TOURNE LA PAGE

*** Le 20 juillet 2016, sur LUDIDELIRE : 

Mireille DISDERO a écrit ce roman pour adolescent qui se sentirait concerné par le problème de la boulimie.

 

Lorsque commence le récit de Saskia nous sommes en classe de quatrième, c'est probablement là que les ennuis ont débuté pour cette préado au drôle de prénom de la femme d'un peintre.

Saskia mange, mange et ses parents et son entourage s'inquiètent. Pourquoi manger autant ? Au collège les insultes fusent entre "grosse vache et la Baleine", Saskia ne fait pas partie des jeunes filles populaires, c'est le moins que l'on puisse dire. Fort heureusement pour elle, elle a pour amie Claire qui la défend et la vie devient plus douce et complice...

Elles partagent toutes les 2 les mêmes références littéraires, musicales, picturales et bien d'autres...

Ces 2 là se retrouvent en troisième, en seconde, en première dans la même classe. 

Et en première, les choses vont basculer puisque Claire va "sortir" avec Hector le matheux de la classe...

 

Roman très bien écrit de Disdero aux éditions du Seuil, le titre est poétique à souhait pour évoquer ce sujet (peut-être est-il une référence littéraire ou musicale car ce roman en est truffé) Les émois de l'adolescence sont bien évoqués (sentiment d'appartenance ou non à un groupe, sentiment d'exaltation contrebalancé par la tristesse, la mélancolie, amours naissants, violence...). Ce roman introspectif montre combien la solitude est pesante pour un ado "différent"  et les "techniques" mises en place pour souffrir le moins possible : comment s'accepter soi-même quand les regards, les sarcasmes des uns et des autres vous en disent si longs sur vous ?

 Pour l'âge, je dirai peut-être plutôt vers 14 ans.

 

***Le 9 mai 2016, Amandine (CD'Lire, Club de lecture) écrit :

Mon avis : Je trouve que ce livre est vraiment très intéressant ça nous apporte à tous une belle leçon de vie. De plus ce livre est très facile, une fois qu’on commence à le lire on ne peut plus s’en passer je le recommande, c’est vraiment une très belle histoire !

***En avril 2016. Une nouvelle lecture / analyse sur Babelio, par Colibrille (libraire puis bibliothécaire), de Ronde comme la lune.

J'avoue que c'est d'abord la couverture du roman qui m'a interpellée. L'illustration représente un ballon rose fushia de forme généreuse qui s'élève dans un ciel bleu nuit piqué d'étoiles. J'ai trouvé qu'il se dégageait de cette couverture une forme de poésie et de féminité. J'ai également été séduite par le titre, "Ronde comme lune", plutôt évocateur quant à l'intrigue et lui aussi empreint d'une certaine délicatesse. A mes yeux, l'association du titre et de l'illustration évoque d'ores et déjà une intrigue intimiste et pleine de sensibilité.
On a beau dire qu'il ne faut pas juger un livre d'après sa couverture, il faut quand même reconnaître qu'elle joue un rôle déterminant dans notre choix. Moi la première, j'avoue être particulièrement sensible aux couvertures, l'émotion et l'ambiance qu'elles dégagent. Je vous rassure, je ne vais non plus acheter un livre seulement parce que la couverture est jolie ! le résumé joue un rôle décisif. En lisant celui de "Ronde comme lune", mon enthousiasme est redescendu d'un cran... Encore une histoire d'adolescente mal dans sa peau et une énième romance à l'eau de rose, voilà ce que je me suis dit. Comme j'ai bien fait de ne pas m'arrêter à ces préjugés ! J'ai tout simplement adoré ce roman...
"Ronde comme la lune" s'est révélé être une formidable lecture, aussi intense émotionnellement que drôle. le personnage principal de Saskia est bien loin des stéréotypes du genre. La jeune fille possède un franc parler qui me l'a tout de suite rendue sympathique. On est loin du cliché de l'ado qui passe son temps à se lamenter sur son sort et suscite la pitié. Saskia sait qu'elle est ronde, en dehors de la "norme", mais elle ne cesse pas de vivre sa vie pour autant. Certes, son surpoids la complexe, mais elle ne feint pas l'ignorance de sa situation. Saskia est consciente de son corps et de ses envies, du regard des autres et de sa conséquence. Elle fait preuve de lucidité, de maturité, et ne se comporte pas en martyre malgré les épreuves qu'elle traverse. Ce sont ces différents traits de caractère qui m'ont fait aimer son personnage.
Je craignais que la romance entre Saskia et Erik ne vienne tout gâcher, mais je dois avouer que c'est plutôt l'inverse. Leur relation se déroule de manière tout à fait naturelle, spontanée, pas comme dans de nombreux romans ados où les auteurs se sentent obligés d'instaurer une sorte de tension/rivalité entre les deux personnages principaux. Ici, on se laisse gagner par la tendresse de leurs sentiments, maladroits et sincères. L'auteure évite habilement l'écueil de la mièvrerie et nous livre une jolie romance. Je redoutais que l'auteure ne fasse évoluer Saskia (aussi bien physiquement que psychologiquement) que pour les beaux yeux d'Erik. Changer par amour etc. cela aurait été trop cliché et décevant. Mireille Disdero ne tombe pas dans ce piège et nous montre bien que c'est tout un ensemble de choses qui pousse Saskia à reprendre sa vie en mains, pas seulement sa relation naissante avec Erik.
J'ai adoré l'écriture de Mireille Disdero. Que d'humour, de finesse et d'émotion dans sa prose... Elle parvient à donner une véritable identité au personnage Saskia, elle lui donne "corps". Preuve en est que j'ai vraiment eu le sentiment de voir Saskia, d'entendre sa voix et d'en capter toutes les nuances.
Un vrai coup de coeur ! Colibrille

Sélection romans jeunesse 2016 de la médiathèque de BouchemaineSélection Romans jeunesse 2016

*** Le 22 avril, Patrick Joquel (écrivain et poète) écrit :

Ronde comme la lune. Une adolescente. On la suit de la quatrième à la terminale. Durant cette époque où l’on construit ses rêves. Celle des premières fois. 
Pas toujours faciles ces années là. On doute. On broie du noir. On a des désirs… C’est le cas de l’héroïne ; une fille comme tout le monde. Ou presque. Une fille obèse. Ça change les regards. Celui qu’elle porte sur elle, celui que les autres portent sur elle. Elle traversera ces années avec un paquet de chips à la main… Elle rencontrera des gens qui l’aiment, d’autres qui l’aiment un peu plus encore et d’autres qui se moquent…
Une histoire pleine de rebondissements, pleine d’humanité. Des sentiments à la bonne hauteur, hauteur d’homme ou de femme. Pas de morale, de la justesse. 
Un bon roman qu’on peut lire sans limite de poids car nous sommes tous concernés par ces questions de regard, n’est-ce pas ?

*** Le 25 janvier 2016, Marie-Hélène Prevost (créatrice à La petite fabrique de Marie) écrit dans Grignotin.com (Le cercle des mangeurs de littérature jeunesse) : Un excellent roman sensible qui traite d'un sujet peu abordé en littérature jeunesse. 

*** Le 11 janvier 2016, une lectrice (Liligoth) écrit sur Blablalivres Un beau témoignage, sur l'acceptation de soi, où, pour une fois c'est à l'héroïne de se remettre un peu en question. Très agréable à lire. 

*** Le 3 janvier 2016, dans Les Ravissements de Valérie, Valérie écrit : Ce roman, très bien écrit et très bien séquencé, aborde avec justesse certaines problématiques adolescentes difficiles et douloureuses pour ceux et celles qui les vivent. Siska, une jeune adolescente de 15 ans, vit difficilement son embonpoint ; à cette difficulté se rajoute la méchanceté de deux garçons qui la suivent du collège au lycée et la choisissent comme bouc émissaire.  A travers le harcèlement qu’elle subit tout un tas de questions sur le corps, le regard des autres, sur l’amour et l’amitié se posent. Comment vivre quand on est grosse ? Comment être aimée ? Comment s’aimer ? Comment trouver sa place dans la société ?

Sous l’oeil de parents inquiets, l’évolution de Siska se fait peu à peu au fil des rencontres et des événements.

J’ai eu peur, en fin de roman, que l’auteur nous propose comme seule alternative pour se sentir bien et être acceptée par les autres que son héroïne se transforme en jeune fille mince. Mais non….

Livre intéressant, bien écrit, de l’émotion, de la tendresse, une approche juste dans un monde adolescent complexe.

Thèmes abordés : surpoids, harcèlement, corps, amour, amitié.

*** Le 23 décembre 2015, Simonie (bibliothécaire) écrit Ce livre aborde une problématique difficile – le surpoids à l’adolescence – d’une manière aussi réaliste que sensible. Ecrit à la première personne, il porte la voix de Saskia et de son expérience étalée sur quatre années. Elle nous raconte sa « gourmandise » et l’acceptation de son apparence, non par choix, mais par obligation. De sa honte mais aussi de ses fiertés, de ses amies mais également du harcèlement dont elle est victime. Loin de s’apitoyer sur elle-même, elle mène sa barque, jusqu’à ce qu’elle remarque qu’elle a toujours été percée et qu’elle ne pourra plus aller très loin. C'est une lecture très agréable qui nous donne la sensation d’avoir compris. par Simonie0

*** Coup de cœur pour Ronde comme la lune dans le numéro de sept/octobre 2015 de STAR N°1, C’est à lire !

*** Dans le numéro de sept/octobre 2015 de Le français dans le monde, Natacha Calvet sélectionne et chronique Ronde comme la lune.

*** Ronde comme la lune est chroniqué dans les coups de coeur de la médiathèque Draveil Essonne « Demain j'arrête ! » Ces deux mots ne suffisent pas pour stopper la dépendance de Saskia aux aliments. Cette adolescente doit faire face à son problème de poids, mais aussi à la méchanceté gratuite et délibérée de deux adolescents. Au fil des ans, le mobbing s'intensifie pour devenir insupportable. Puis, retirée du monde, elle parvient à faire le point sur sa vie : de victime elle devient héroïne ! De cette métamorphose naîtra une magnifique histoire d'amour… Un roman touchant sur un sujet très actuel. Pour les adolescents.

***Le 6 octobre 2015, dans Les histoires sans fin, Camille Abbey chronique Ronde comme la luneSaskia a dix-sept ans et elle habite à Aix-en-Provence. Depuis la quatrième, elle se cache pour manger et elle mange pour cacher ses formes. Elle a à la fois le sentiment de prendre trop de place, mais aussi d'être invisible et inexistante. Ses parents ne savent pas comment l'aider. Elle mange pour s'oublier, pour combler et pour se calmer. Saskia est peu à peu l'objet de moqueries de la part de certains de ses camarades mal intentionnés et devient victime de harcèlement. Et même Claire, sa meilleure amie, ne la défend plus, trop occupée à roucouler avec Mathias. Pendant une fugue, Saskia va avoir un déclic, va décider de changer, d'accepter les avances d'un garçon qui lui plaît et va pardonner à Claire.

Ronde comme la lune est un texte intimiste et sensible. L'auteur,Mireille Disdero, fait preuve de beaucoup de délicatesse pour aborder ce sujet parfois difficile du surpoids et de la faible estime de soi qui peut y être associée. L'écriture est poétique et les images très bien trouvées pour exprimer le mal-être adolescent, mais aussi la naissance de l'amour et la confiance en soi retrouvée. Ce roman montre bien le décalage qui existe entre la façon dont on se voit et la façon dont les autres nous perçoivent.

C'est un livre miroir et beaucoup d'adolescentes pourront se reconnaître dans ce sentiment de différence et d'isolement. Il pourra aussi apporter du réconfort, car comme le dit Saskia : « on n'est jamais seul, avec un livre. On ressent un vrai réconfort, entre les lignes. » C'est un livre positif qui voit le personnage principal s'accepter et prendre en main son destin. Par cette transformation, l'auteur décrit la complexité de cette période qu'est l'adolescence, la brutalité souvent subie ainsi que le sentiment d'immortalité, vivre au temps présent même si ce n'est que pour une année, une saison ou une soirée.

*** Le 14 septembre 2015, dans Biblioados, Ronde comme la lune est chroniqué par deux bibliothécaires qui écrivent : "Ronde comme la lune" est un roman, qui, tout en finesse, avec humour, avec une héroïne très lucide et très mature et avec beaucoup d'intelligence, aborde le problème du poids chez l'adolescent. Il aborde également le problème de comment s'accepter  tel que l'on est, comment vivre avec le regard de l'autre (les copains, les profs, les parents...). C'est l' histoire de Saskia qui est une gourmande de la vie en général. Mais qui est confrontée - comme tout les adolescents, à des changements (physique, mentaux...) qu'elle a beaucoup de mal à accepter ; alors elle mange... Les années passent, les kilos s'installent. Elle est assez bien dans sa tête pour vivre avec jusqu 'à ce jour (début d'une série de jours difficiles) où  on l'a appelée Saskia BeignetTout change, elle s'isole, elle craint le collège, elle craint les autres au point d'auto-censurer sa propre vie, l'amour "la sur-bouffe engendre la disette du coeur, ne cessais-je de me répéter", l'amitié,... Heureusement elle a autour d'elle, un noyau (petit) mais très fidèle d'amis... Et si son obsession du poids l'empêchait de voir réellement ce qui l'attend autour d'elle ?

*** Le 23 août 2015, dans Babelio, Maryloo (bibliothécaire jeunesse) écrit : 

Saskia est en première, adolescente intelligente et sensible, elle adore la littérature. Mais elle ne se sent pas bien dans son corps, elle se sent grosse. Ses parents peu présents l'encourage à aller régulièrement voir une diététicienne et son amie Claire la protège de tous les adolescents qui se moquent d'elle. Mais tout change lorsque Claire tombe amoureuse. Saskia sent qu'elle et son amie ne peuvent plus tout faire ensemble, une distance s'est installée entre elle. Claire refuse de croire que les garçons qui se moquent de Saskia de plus en plus violement sont les amis de son petit-ami. Saskia aimerait vraiment perdre du poids mais elle n'a pas le déclic dont elle a besoin.

Roman très touchant de Mireille Disdero publié aux Editions du Seuil. J'ai apprécié le déclic qui permet à Saskia de repenser sa situation. C'est original, peu habituel. Saskia est un personnage attachant. Bon roman pour les ados à partir de 12 ans.
 

*** Le 10 août 2015, dans Var Matin, une chronique de Ronde comme la lune, un livre "à mettre entre toutes les mains" ! 

*** Aurore (blogueuse) "... superbement écrit, quand on est ronde et un peu complexée ça fait du bien et surtout ça aide a se voir en tant que personne et pas juste comme une petite paupiette! bref ça gonfle à bloc!" Dans Abécédaire de mes livres.

*** Ados blog Moselia classe Ronde comme la lune dans ses coups-de-coeur, le 22 juillet. "Saskia, 15 ans, est ronde, elle aime manger et en paie le prix … Comment faire fi des moqueries des autres, lorsque soi-même on ne parvient pas à s’accepter ! Un intéressant récit sur la détresse d’une adolescente face à ses rondeurs et au harcèlement dont elle est victime…♥

*** Radio Rennes (actualités Espace jeunesse), le 3 juillet, entretien avec Jean-François Picaut pour la parution de "Ronde comme la lune" de Mireille Disdero chez Le Seuil Jeunesse, un roman pour ados sur les problèmes de surpoids d'une jeune fille gourmande ; un récit rétrospectif écrit à la première personne, traité de manière sensible et positive. 

*** Dans On l'a lu, en juillet 2015, Mathilde Dondeyne classe Ronde comme la lune dans sa sélection "Ados" : Saskia a 17 ans, elle entre en terminale et assume enfin son image. Pourtant, avant de l’accepter, elle a connu une phase difficile, pendant quatre mois, car la jeune fille a un vilain défaut : elle est très gourmande... et même dépendante. Un besoin compulsif l’habite, celui de manger, sans cesse et à n’en plus finir. Elle adore, avale, dévore. Méprisée par les autres, elle endure les moqueries, et se réfugie dans la solitude. Alors quand Erik s’intéresse à elle, elle n’a d’autre solution que de le fuir. L’amour lui fait peur, elle qui ne parvient pas à s’aimer. Avec simplicité et tendresse, Mireille Disdero se penche sur la période complexe de l’adolescence ; en se glissant dans la peau de l’héroïne, elle met à nu ses doutes et angoisses. Et chaque lecteur retrouvera un peu de lui dans Saskia…

*** Sur Les routes de l'imaginaire, le 30 juin, Cathe chronique Ronde comme la lune

Saskia est adolescente et est mal dans sa peau. Pas vraiment grosse mais quand même très enrobée, elle ne s'aime pas et sait qu'elle ne peut pas plaire. Pourtant elle ne peut s'empêcher de manger avec gourmandise tout ce qui lui tombe sous la main. Elle s'en accommode jusqu'à ce que des garçons de sa classe lui fassent des remarques désagréables et entreprennent même d'en parler sur Internet. En même temps elle se rend compte qu'un de ses copains de classe prend plaisir à la raccompagner chez elle....

Ce roman est une vraie réussite car il analyse finement ce qu'il y a dans la tête d'une adolescente qui ne se sent pas bien et ne réussit pas à inverser la situation. Avec beaucoup de finesse, sans manichéisme, en effet elle reconnait qu'elle-même se complait dans cette posture, on voit le mécanisme de harcèlement se mettre en place et la difficulté qu'il y a à s'en sortir. Tous les caractères sont bien observés et ce roman pourra plaire à la fois aux jeunes souvent mal dans leur peau pendant cette période de leur vie, et aussi aux parents bien démunis dans cette situation ! C'est le troisième roman que je lis de cet auteur et à chaque fois c'est un vrai coup de cœur !

Coup de cœur aussi pour Noukette et Jérôme

 

*** Sur D'une berge à l'autre, le 30 juin, Jérôme chronique Ronde comme la lune : 

Saskia n’a pas un problème de taille mais un problème de poids. Trop gourmande, incapable d’ouvrir un paquet de chips sans l’engloutir en entier. Ses excès de nourriture se reflètent sur son apparence. Un corps de lycéenne qu’elle déteste mais pour lequel elle n’est pas vraiment prête à faire d’efforts, tant pis pour les moqueries, les surnoms idiots, les blagues humiliantes ou les phrases griffonnées au tableau. Jusqu’au jour ou ses bourreaux franchissent la ligne rouge en créant un faux site internet pour la ridiculiser…

Beaucoup de choses m’ont plu dans ce texte. Et pourtant j’ai craint le pire au départ, persuadé d’avoir affaire à une énième variation autour d’une ado en souffrance, à un récit plein de geignardise et de portes ouvertes que l’on enfonce à grands coups de pathos. Mais je me suis vite rendu compte que Mireille Disdero ne cèderait pas à la facilité et qu’elle jouerait une partition tout en finesse et surtout extrêmement réaliste.

Le rejet de son apparence (« Mon corps ? Un boulet que je devais porter comme si je l’acceptais ; un boulet qui avait le droit d’exister et de m’écraser. »), la relation compliquée aux parents, la vie sociale qui continue malgré tout, l’attirance pour un garçon et l’incompréhension devant l’intérêt que lui-même manifeste alors qu’en théorie il devrait se sauver en courant, tout cela est relaté le plus naturellement du monde et rend Saskia incroyablement attachante.

J’ai aussi aimé le fait qu’elle rejette avec force l’empathie de ses proches et affirme son besoin d’être mise en difficulté pour pouvoir enfin avancer, une posture originale et qui sort des sentiers battus (« Le problème, avec ceux qui nous aiment, c’est la guimauve. Ils nous trouvent des circonstances atténuantes, refusent de nous faire du mal, nous protègent de la vie mais celle-ci est bien là, entière et cruelle, avec ses coups. Résultat ? Leur affection ne nous aide pas. »). Cerise sur le gâteau, je trouve la fin parfaite : non, elle ne devient pas une jolie jeune fille mince à force de régimes et d’une volonté sans faille ; non elle ne sombre pas dans une dépression profonde et ne se jette pas du haut d’un pont… Là encore, la finesse l’emporte, rien n’est tout blanc ou tout noir, et c’est d’autant plus crédible. 

Un texte magnifique et particulièrement intelligent que je recommande chaudement (c’est de saison !), et ce n’est pas ma complice préférée qui vous dira le contraire. L'avis de Noukette avec qui je partage une fois de plus cette lecture jeunesse.


*** Dans La Bibliothèque de Noukette, le 30 juin, Ronde comme la lune est chroniqué et classé dans Les Pépites de Jérôme et Noukette

Sans vraiment s’en rendre compte, Saskia a grossi. D’année en année, en même temps qu’elle prenait des centimètres, son corps s’est alourdi de rondeurs disgracieuses. Devenue experte en grignotage compulsif, la jeune adolescente comble ses envies en cachette, honteuse de céder aux multiples tentations dans ce monde qui ne la rend pas heureuse. « Ma vie était devenue un poids que je devais tracter chaque jour, mais aussi la nuit, dans mes rêves qui ne décollaient plus. »

 

Encombrée dans ce corps qui se transforme, qui lui échappe et qu’elle finit par détester, Saskia compose avec l’inquiétude de ses parents et son entourage familial qui l’épargne avec tendresse. Ce corps, ce n’est pas elle, mais c’est pourtant ce corps que tout le monde voit. « Grotesque poupée barbare, j’ai fixé ma silhouette jusqu’au dégoût. Je vomissais ce corps qui ne servait à rien, sinon à m’éloigner de moi, de celle que j’étais sous l’apparence. »

 

Heureusement il y a Claire. L’amie, la confidente. Son seul rempart contre les moqueries. Mais Claire tombe amoureuse et s’éloigne. Ce n’est pas à Saskia qu’une telle chose pourrait arriver. Impossible qu’un garçon tombe amoureux d’elle, elle n’arrive déjà pas à s’aimer elle-même…

 

Le roman de Mireille Disdero est une vraie bonne surprise. Ni complaisant, ni moralisateur, il dresse un portrait réaliste et tendre d’une adolescente en quête d’elle-même. Aucune grosse ficelle, aucun raccourci facile. Saskia n’est pas une chenille qui deviendra papillon en un coup de baguette magique, peu importe d’ailleurs qu’un cygne sommeille dans ce corps de vilain petit canard… Mireille Disdero ne prend pas de gants avec son héroïne, elle n’a pas choisi de dépeindre une victime. Si Saskia endure la bêtise et la méchanceté de garçons mal intentionnés, elle apprend aussi de ses erreurs, tâtonne, avant de reprendre peu à peu le contrôle de sa vie.

 

Tout sonne juste. Y compris la naissance de l’histoire d’amour, touchante, balbutiante et fragile, entre Saskia et Erik. Jusqu’à la fin, parfaite… Mention spéciale aux personnages secondaires qui gravitent autour de Saskia, tous criant de vérité dans leurs failles, leur impuissance et leur volonté de bien faire. Ils sont une des raisons pour lesquelles il est absolument impossible de lâcher ce roman une fois commencé.

 

 

Une bien jolie pépite jeunesse que je partage avec Jérôme comme chaque mardi ou presque…!

 

 

Les avis de CatheEnfantipagesLaelMartineOrbePépitaThalie

 

 

*** Sur Radio Coteaux, le 6 mai, dans "Tournez les pages", présentation de Ronde comme la lune.

 

*** Dans le mag Sistoeurs, Séverine Capeille (professeur et rédactrice en chef de la revue) écrit le 12 juin 2015 : Les livres de Mireille Disdero touchent toujours en plein cœur et son dernier roman ne déroge pas à la règle. « Ronde comme la lune » présente l’histoire de Saskia, jeune adolescente qui commence à prendre du poids en quatrième et endure dès lors les brimades de ses camarades. Sa vie est rythmée par la honte et la peur d’exhiber un « corps trop encombrant ». Seule son amitié avec Claire lui permet d’affronter les autres, mais quand cette dernière tombe amoureuse d’Hector, Saskia sombre un peu plus dans la solitude : « Il existe des moments où on se sent vraiment seul, mais ce n’est pas parce que personne ne nous aime. Quand on est seul, on est séparé, coupé des autres. On ne les voit plus, on ne partage plus rien. C’était mon cas. » Erik est pourtant là, pas loin, prêt à l’embrasser alors qu’il n’est « pas le gars le plus à l’aise du lycée, avec les filles ». Quand elle comprend ses intentions, Saskia n’admet pas qu’on puisse l’accepter telle qu’elle est puisqu’elle ne s’accepte pas elle-même. Elle fuit. Elle grossit. Elle fait tout ce qu’il ne faut pas faire, en développant un fort sentiment de culpabilité : « Qui d’autre que moi était responsable de ce qui m’arrivait ? ».

Contre toute attente, c’est Hector qui va véritablement permettre à Saskia de modifier son comportement. Loin des discours mielleux et des attitudes trop protectrices des proches (« Le problème, avec ceux qui nous aiment, c’est la guimauve. »), le petit ami de Claire est implacable : « Si tu es grosse, c’est parce que tu manges trop. Point. » Saskia doit « se reprendre en main » car son attitude est exaspérante :

« tu préfères balader ton petit mal-être existentiel comme un trophée et personne n’a le droit de te secouer, ou de rire de ton manque de volonté sous peine de passer pour un sale type. »

Dépassant le thème du harcèlement scolaire, Mireille Disdero interroge subtilement notre rapport aux autres et nos modes de fonctionnement. Certes, il s’agit d’envisager les difficultés auxquelles sont confrontés les adolescents mais, plus largement, le roman s’adresse à tous ceux qui chercheraient ailleurs qu’en eux-mêmes des solutions pour aller mieux. L’auteure rappelle qu’il est toujours possible de reprendre les rênes de sa vie :

« Pour changer les choses, tu dois te hisser hors du taudis mental où tu te complais. »

C’est un combat. Nous avons souvent l’impression d’être contraints par les circonstances, par les autres, ou par nos propres tendances à répéter les mêmes erreurs, mais il n’est jamais trop tard pour déconstruire des schémas de fonctionnement mis en place très tôt. Ce processus de réappropriation de sa vie se fait parfois grâce aux autres, et souvent ceux auxquels on s’attend le moins !

 

*** Sur RICOCHET, en juin 2015 Emmanuelle Pelot chronique Ronde comme la lune. 

Durant quatre ans, Saskia n'a cessé de manger, avaler, gober. Du paquet de chips paprika aux viennoiseries, l'adolescente s'est remplie, répondant à un besoin compulsif. De potelée, elle est devenue au fil des ans obèse. Au collège, si certains l'acceptent comme elle est, d'autres en revanche ne se privent pas de l'humilier. L'adolescente parvient à garder la tête hors de l'eau jusqu'au moment où Claire, sa meilleure amie, tombe amoureuse d'Hector – le mec idéal - mais surtout le copain des deux garçons qui ne cessent de tyranniser Saskia.

« Demain j'arrête ! » Ces deux mots répétés comme un leitmotiv ne suffisent pas pour stopper la dépendance de Saskia aux aliments. Cette adolescente intelligente, pleine de vie et d'audace, doit faire face à son problème de poids, mais aussi à la méchanceté gratuite et délibérée de de deux adolescents. Au fil des ans, le mobbing s'intensifie pour devenir insupportable. Le choc est violent, l'adolescente vole en morceaux. Puis, retirée du monde, elle parvient à faire le point sur sa vie et à changer de statut : de victime elle devient héroïne ! Et de cette métamorphose naîtra une magnifique histoire d'amour…
Un roman introspectif et touchant sur un sujet très contemporain.

Emmanuelle Pelot

*** Une chronique de Monique Sanchez dans la revue Un Tuk Tuk pour Bangkok de mai-juin 2015, "Ce roman recèle quelque chose d'unique car il s'apparente à un journal, à un témoignage où l'auteur s'efface pour laisser s'exprimer son personnage..."

*** Martine Helen a écrit une belle chronique de Ronde comme la lune, dans le numéro de juin 2015 de la revue Gavroche. "Ce livre nous parle de la dictature de l'apparence, de la difficulté pour les jeunes d'être "différents" (quelle que soit la différence), mais il nous parle aussi de l'amour..."  : Dur d'être un ado

*** Sur le site A l'ombre du grand arbre, en mai 2015, "Ronde comme la lune" fait partie du Best of mai ! "Avec des mots simples, une pointe d’humour et des personnages attachants, Mireille Disdero évoque l’âge délicat de l’adolescence au travers de Saskia « ronde comme la lune » et mal dans sa peau. Un roman en toute sincérité." Alice

*** Le 28 mai, Alice écrit sur son blog A lire au pays des merveilles : 

Elle le sait Saskia. Elle sait qu'elle a des rondeurs, elle sait comment lutter contre la prise de poids et elle sait ce qu'elle est au travers du regard des autres. Et malgré des amies proches, fidèles et aimantes, les moqueries dont elle est la cible la touche au plus profond de sa différence. Inconsciemment, Saskia se barricade, se replie sur elle même, se victimise en cherchant des responsables qui lui éviterait d'assumer sa souffrance. Elle se ment, ne supporte pas la surprotection de ses proches et ne peut même plus comprendre l'attention et l'intérêt que lui porte Erik. Résignée, elle se nourrit de gourmandises, de livres et de séries télé. Et puis un jour, elle va se faire honnêtement bousculer en toute franchise et se retrouver face à ses responsabilités. Elle sait alors que c'est elle, et elle seule, qui doit reprendre contrôle de son corps pour retrouver confiance en la vie.

Pas de lamentation, pas de pathos. Mireille Disdero n'épargne pas Saskia  et c'est sûrement pour cela que le roman sonne juste. Un récit où tout est sincère et réaliste et qui n'est pas sans rappeler la dure loi des apparences, surtout à l'âge de l'adolescence. Un récit où le dénouement est plein d'optimisme et d'espoir, sans diktat des régimes, mais juste par l'acceptation de soi. Un point de vue pas inintéressant.

*** Le 26 mai, Anne Loyer chronique Ronde comme la lune sur Enfantipages

Saskia aime trop manger. Son corps en paye le prix, son coeur en souffre, sa vie de lycéenne en pâtit. Malgré le soutien de ses parents, des mises au régime calibrées, du sport encadré... rien n'y fait. Elle dissimule ses grignotages et ne perd pas un gramme. A l'âge des premiers émois, Saskia désespère de ne jamais plaire à quiconque. Pourtant, un garçon lui parle, l'écoute, l'aime... en silence. Grâce à l'aide de ses amies et à ce regard masculin posé sur elle, la jeune fille de quinze ans va trouver la force de résister aux quolibets, et apprendre à s'accepter. 

C'est un roman sur un mal très répandu à l'adolescence. Le regard blessant des autres, son propre refus de soi, son addiction à la malbouffe... Avec une plume intime et clairvoyante, Mireille Disdero (Lire aussi Ma vie océan, A l'ombre de l'oubli) s'attache à suivre les combats intérieurs de son héroïne pour s'arracher à son mal être. A part le chapitre ovni dans la démonstration souhaitée où Hector, petit ami de la meilleure amie de Saskia, lui explique qu'elle n'a que ce qu'elle mérite (!), l'ensemble du roman évolue tendrement vers l'acceptation de sa propre image. Ce dialogue violent entre les deux jeunes,  qui justifie le harcèlement dont elle est victime et qui heurte la lecture, est sans doute l’électrochoc dont la narratrice avait besoin pour réagir. Peut-être... Reste que l'échange est particulièrement brutal. Heureusement, Saskia trouvera la force et l'aide nécessaire pour se réapproprier ses formes et  ses défauts afin de les transformer en qualités. A lire dès 13 ans.

*** Le 26 mai, Thierry Bonnety chronique "Ronde comme la lune" sur le blog Lecture jeunesse 83 Dans son dernier roman, Mireille Disdero raconte l’histoire de Saskia, une adolescente mal dans sa peau. Elle est ronde, pour elle grosse, pour les autres énorme. Elle est ronde car elle mange…trop. Ses parents la font suivre par un nutritionniste et un psychologue. Elle, camoufle de la nourriture  partout où elle peut et le soir, elle grignote. Un jour, au collège, elle est harcelée par un camarade. Ses parents la change d’établissement. Plus tard au lycée le harcèlement recommence, Est-ce le même individu ?

Mireille Disdero, à travers l’histoire de Saskia, nous livre l’histoire de tous les mal être des adolescentes et des adolescents. Une histoire qui ne peut être linéaire. Une histoire chaotique, complexe, touchante, qui reflète les morceaux de vies de ces ado. L’auteure a un vrai talent pour capter, cerner et dépeindre ce monde complexe de l’adolescence toujours avec bienveillance, jamais avec complaisance. Un roman optimiste, à lire… absolument.

Thierry B.

*** Dans le numéro 67 de mai 2015 de la revue Vivre au collège, éditions Epicure, Ronde comme la lune est conseillé aux adolescents (rubrique Bouquins, page 26).

*** Le 23 mai dans Viou et ses drôles de livres, une nouvelle chronique de "Ronde comme la lune" : Un roman touchant aux problèmes de l'adolescence, écrit à la première personne. Cette narration augmente notre empathie pour Saskia. Au delà des problèmes de poids, l'auteur nous montre toute la méchanceté de certains à cet âge difficile pour les personnes "hors normes". Elle touche aussi à des sujets comme les premiers émois amoureux, l'amitié, le harcèlement, le regard des autres, l'acceptation de soi, sa place, la difficulté des adultes à aider. C'est écrit avec beaucoup de douceur et de délicatesse, de véracité. L'auteur aborde ces thèmes en nous nous faisant sentir proche de Saskia et bien ressentir son mal-être.

Un roman où l'émotion monte peu à peu. La fin nous donne une belle leçon de vie (tout en douceur, comme sait si bien le faire l'auteur) sur notre regard parfois obscurci par les apparences, sans prendre le temps de connaître la personne en face.

 

*** Le 22 mai, sur France Bleue, Virginie (bibliothécaire) présente "Ronde comme la lune", sa lecture coup de coeur !

 

*** Le 18 mai dans Ma bibliothèque bleue, Sabine Lauret a une lecture très positive de Ronde comme la lune : 

"Il n'empêche, en quatrième, je ne savais peut-être pas encore qui j'étais, camouflée derrière mon poids, mais j'étais sûre de ce que je ne voulais pas devenir : une Barbie de magazine au sourire figé."


Une nouvelle fois, Mireille Disdero réussit parfaitement à mettre des mots sur les maux de l'adolescence.
Avec pudeur et sincérité, on découvre le quotidien d'une jeune fille tourmentée, qui souffre de la différence dans le regard de ses camarades de classe. Comment s'accepter quand on est hors des standards imposés par notre société ?
L'auteur propose une analyse simple et pertinente des sentiments de l'adolescente. Avec une touche d'humour et beaucoup d'optimisme, ce roman est message à la fois fort et émouvant. 

*** Le 13 mai sur Radio RMB, une belle chronique ! Ronde comme la lune est le coup de coeur de Véronique ! ICI

*** Le 12 mai, dans le WebZine culturel Café Powell, Oihana chronique Ronde comme la lune : Mireille Disdero est bibliothécaire et a écrit quelques romans destinés à la jeunesse, évoquant des sujets d’actualité qui touchent les adolescents. Ainsi, elle a évoqué le mal-être des adolescents et la vie dans les banlieues dans 16 ans et des poussières, le deuil de la famille après une catastrophe dans Ma vie océan, ou le viol dans A l’ombre de l’oubli. Son dernier titre, Ronde comme la lune, publié au Seuil, évoque l’obésité et, en filigrane, le harcèlement scolaire.

Saskia, 15 ans, a un gros faible : une insatiable gourmandise. En public, dans sa famille avec ses parents, au lycée, Saskia mange normalement. Mais en privé, Saskia donne libre cours à ses fringales, pillant les réserves de sucreries et cochonneries salées qu’elle stocke dans la cache de son parquet flottant. Revers de la médaille : Saskia est enrobée, pour ne pas dire en surpoids. Malgré l’aide de ses parents et des visites chez un spécialiste nutritionniste, Saskia est incapable de refréner ses ardeurs gourmandes.
Dès lors, elle s’expose aux moqueries de ses petits camarades, dont l’un ne tarde pas à changer son no de Saskia Teignet en Saskia Beignet… Mais, au fil des ans, Saskia s’est construit une armure d’indifférence : aux moqueries, elle répond par le mépris et s’est résignée à être transparente aux yeux de la gent masculine.

L’obésité chez les jeunes est, plus que jamais, un sujet au cœur de l’actualité. Mais on parle beaucoup de prévention et peu d’accompagnement. A 15 ans, Saskia manque franchement de volonté pour attaquer son régime seule et le suivre sérieusement. Incapable de s’arrêter, elle s’en veut et, par extension, en veut terriblement au monde entier, projetant ses déceptions sur son entourage. Aveuglée par sa colère, elle en vient à se fermer totalement aux autres : voilà de quoi traitera le roman.
Mal-être dû à l’obésité, renfermement, isolement et, de fil en aiguille, harcèlement scolaire. Devant cette camarade totalement passive, les autres collégiens ou lycéens s’en donnent à cœur joie : surnoms idiots, épithètes peu flatteurs, farces de mauvais goût. Et, bientôt harcèlement virtuel.

Le cœur du roman est vraiment la question du poids, et le combat qu’il entraîne chez les personnes en surpoids. Mais, au passage, l’auteur traite une multitude de sujets d’actualité, ce qui rend le roman assez riche. Au final, il sera surtout question de s’accepter soi-même, et de se dire que rien n’est immuable. Saskia va devoir apprendre à s’accepter telle qu’elle est, mais aussi à se prendre en main elle-même, sans attendre systématiquement de l’aide des autres. L’auteur nous fait ressentir, tout du long, les durs sentiments de Saskia envers elle-même et on suit son parcours dans sa difficile acceptation d’elle-même – il est juste un peu dommage qu’elle ne commence à s’apprécier qu’après avoir perdu du poids.

Avec des mots simples, des personnages attachants, Mireille Disdero évoque l’âge délicat de l’adolescence avec tous les thèmes qui touchent cet âge : obésité donc, mais surtout acceptation de soi, harcèlement, amour et confiance en soi.

 

*** Le 8 mai, Sur son site Méli-Mélo de livres, Pepita écrit à propos de Ronde comme la lune: Un titre poétique qui cache une autre réalité.
Saskia est gourmande : boulimique de lecture mais aussi...de nourriture. Elle le sait, elle s'est laissée aller, elle a grossi et cela devient un handicap dans sa vie sociale. Mais c'est plus fort qu'elle de se jeter sur ses chips préférées. Elle devient la cible de moqueries, voire de harcèlement. Elle a un regard très lucide sur sa situation. Elle affronte ces difficultés avec un courage exemplaire. Il y a aussi la belle et parfaite Claire, amie et confidente, sorte de bouclier protecteur.
Mais la carapace se fissure quand un garçon commence à s'intéresser à elle avec sincérité. Que sa meilleure amie s'éloigne en même temps avec son amoureux, copain avec ses harceleurs. Elle n'a plus ses repères. Ses parents tentent de l'aider maladroitement. Leur fille devient une énigme. Au lieu de s'en sortir, elle s'enfonce dans le déni. Il lui faudra une fugue et des paroles dures venant de l'extérieur pour créer l'électrochoc et lui permettre enfin d'accepter son image et de faire un effort pour la modifier.
Ce roman aborde avec justesse un sujet tabou dans notre société : les rondeurs. Acceptées chez une petite fille, elles le sont bien moins à l'adolescence, soumise au diktat de l'apparence.
Comment s'accepter quand on est différent ? Quand votre corps et votre volonté vous échappent ? Que les autres vous étouffent au lieu de réellement vous aider ? Car l'affectif peut aussi inhiber.
Les mécanismes seraient les mêmes en ce qui concerne l'anorexie.
Un roman très réaliste, à l'écriture sans concession, qui montre la difficulté de s'aimer et de se faire aimer quand on n'a pas les codes. Un roman qui montre aussi la beauté de l'amour qui fait fi des apparences et ne regarde que la beauté intérieure. Le jeune homme Erik, amoureux de Saskia, est de ce point de vue très touchant dans son attente et le respect qu'il a de celle qu'il aime.
Une très belle leçon de vie assurément, que Saskia résume fort bien à la fin du livre en ces termes :
"Je savais que le monde est fait de gens qui ne ressemblent à personne d'autre qu'à eux-mêmes. De toutes sorts d'hommes avec leurs défauts, leurs erreurs de calcul, leur perfection approximative.[......]. Nos défauts n'empêcheraient pas la vie et tout ce qu'elle contient. Alors, on peut toujours tenter de s'améliorer, d'être plus mince, beau, grand, moins prévisible..., l'image qu'on renvoie de soi dépend de nous et ne doit pas priver les autres de nous connaitre. Envers et contre tout." (p. 170).
A méditer...
 

*** Le 7 mai, sur le site Parolimage DaDo, Niurka Regle Chronique Ronde comme la lune.

Mireille Disdero a la faculté de s’introduire au plus près de l’univers tourmenté de l’adolescence. Toujours avec justesse et retenue. 

Saskia fréquente le collège. Très littéraire, elle collectionne des citations d’auteurs qu’elle utilise avec humour ou mélancolie. Tout irait bien, sauf que Saskia est grosse et qu’elle a intégré une mésestime de son corps au point de n’avoir pas confiance en elle et qu’elle n’envisage pas  d’avenir amoureux auquel, pourtant, elle aspire. Une profonde amitié la lie à Claire, jeune fille belle, vive et spontanée. Leur amitié va se heurter aux premières agressions de deux collégiens, Kevin et Mathias. Saskia souffre. Puis, c’est le lycée. Les deux harceleurs en sont. Les  choses vont prendre une ampleur qui déstabilise totalement Saskia et met en péril son amitié avec Claire, d’autant que le copain de cette dernière est lié d’amitié avec les deux comparses. Ses désirs gourmands ne s’estompent pas pour autant. Erik, un élève de sa classe fait tout pour l’approcher, mais elle se refuse. Impensable  qu’un garçon puisse s’intéresser à elle. Sur les panneaux d’affichage du lycée, sur facebook, le harcèlement se poursuit de plus en plus violent et cruel. Pour Saskia il n’y a plus qu’une seule échappatoire, la fugue.

Une belle écriture qui traite avec justesse de la complexité du parcours intérieur de la jeune fille face à  sa corpulence et à la situation de harcèlement auquel elle est exposée. A recommander dès 13 ans

 

*** Le 7 mai, Valérie écrit dans Les lectures de val, Au pays de lire :Mon avis: 19/20 - Mireille Disdero est une auteure que j'aime énormément, je l'ai découvert grâce à son livre "à l'ombre de l'oubli" que j'avais beaucoup aimé et c'est avec un énorme plaisir que je retrouve sa plume aujourd'hui avec un livre dont les sujets sont une fois de plus très forts et qui concernent bon  nombre  d'adolescent[e]s . 

Du coté de l'histoire: Saskia est une jeune adolescente, elle est en classe de quatrième quand  son corps commence à  changer, elle grandit et  prend même de nombreux centimètres en très peu de temps et se met à grignoter pour affronter cette métamorphose déstabilisante. Malgré elle, la jeune ado commence à s'attacher à cette nourriture qui deviendra petit à petit son évasion mais aussi son enfer  . Mais bien sur ses camarades la voie changer, grossir et commence alors les premières brimades qui ne cesseront pendant quatre longues années. Arrivée en classe de   première, tout bascule, Claire sa meilleure amie et confidente, va alors connaître une première histoire d'amour et Saskia va être reléguée au second plan, pour se consoler de cet écartement, Saskia va encore trouver refuge dans l'abus de nourriture et même si Saskia s’aperçoit tout de même qu'il y a  le jeune Erik qui tente de se rapprocher d'elle, la jeune fille perdue ne veut pas croire qu'une histoire d'amour soit possible avec lui car elle est persuadée que jamais personne ne pourra aimer une fille comme elle qui elle même n'arrive pas à s'accepter, alors Saskia mange pour oublier, elle mange pour survivre et s'enferme dans cette solitude si pesante. Va t-elle réussir à sortir de tout ceci? 

Du coté de l'écriture: C'est avec une très grande délicatesse que l'auteure nous raconte l'histoire de Saskia cette jeune fille qui se perd dans la nourriture et qui est harcelée par beaucoup de ses camarades, trop couvée par ses parents la jeune fille s'enlise dans ses soucis , Mireille Disdero a cette faculté de nous emporter dans ses romans grâce à la fluidité et au réalisme de ses mots, sans jugement, sans pitié, elle nous raconte l'histoire de Saskia  avec ce tact qui la différencie dans ses écrits. L'écriture est simple, agréable, troublante et bien rythmée comme je les aime, le livre se lit très vite mais il restera gravé longtemps dans ma mémoire. 

En conclusion:  Ce roman est touchant, émouvant mais tellement optimiste.
Mireille Disdero nous touche en plein cœur avec  ce récit si réaliste, elle a une philosophie qui ne peut que nous émouvoir. Je le conseille vraiment à tous mais surtout aux adolescents qui sont parfois, souvent, perdus, seuls et qui ne voient pas que tout peut s'arranger, qu'il y a toujours une lueur, quelqu'un même insoupçonné qui peut les aider. J'ai vraiment passé un excellent moment de lecture mais aussi de réflexion sur des sujets extrèmement difficiles à aborder.
 
Je remercie chaleureusement, Mireille Disdero pour avoir pensé à moi pour son nouveau roman, merci beaucoup aussi aux éditions le seuil jeunesse pour l'envoi de ce roman en partenariat, merci pour cette très belle découverte.    
 

*** Le 29 avril, Martine Galati chronique Ronde comme la lune sur son site Les Lectures de Martine : Saskia est jeune, sympathique et elle aime la vie qu'elle croque à pleines dents. Elle aime lire, rire et passer du bon temps avec ses amies et sa cousine, voir des films, des séries, et surtout elle aime manger...

Pendant toute son enfance, le léger surpoids qui l'accable ne la gêne pas trop, et même pas du tout. Mais quand survient l'adolescence et que Kevin, un garçon de sa classe au collège, la prend à partie avec ses copains en présence de ses amies et transforme son nom en Saskia Beignet, cela devient un gros problème pour la jeune fille. Surtout que Kevin ne s'en tient pas là. Et surtout en plus quand Erik, un copain de classe avec qui elle a pris l'habitude de faire le trajet jusqu'au collège, chacun sur son trottoir, semble soudain lui manifester un tendre intérêt. Saskia ne sait plus où elle en est. Contrainte de changer d'établissement pour ne plus subir le harcèlement de Kevin, elle le retrouve quelques mois plus tard à son entrée au lycée. Et quand, de surcroît, sa meilleure amie, Claire, se met à sortir avec Hector, copain de Kevin, c'en est trop pour Saskia. Elle se perd et la nourriture qui lui apportait tant de réconfort ne lui est bientôt plus d'aucun secours.

A chaque fois que je lis un roman signé Mireille Disdero, je tombe sous le charme. Comme ses précédents ouvrages, ce "Ronde comme la lune" est également paru chez Seuil Jeunesse.

J'ai aimé Héloïse et sa reconstruction après que le tsunami l'ait rendue orpheline en Thaïlande, dans "Ma vie océan". J'ai aimé Violette et Arnaud et leur difficile histoire d'amour à bâtir après le viol subit par Violette dans "A l'ombre de l'oubli". Et cette fois encore, j'aime Saskia, sa difficulté à vivre, à faire avec ce problème de poids qui la mine, qui la ronge, l'absorbe complètement au risque de gâcher ses jugements personnels sur l'affection sincère que lui portent ses amies et Erik.

Encore une fois Mireille Disdero aborde avec tact, avec délicatesse et en face les problèmes auxquels sont confrontés les adolescents. En l'occurrence, ici, cette question douloureuse du harcèlement scolaire dont trop d'enfants, de jeunes souffrent en silence.

Même la présence - qui se veut rassurante mais révèle l'impuissance des parents de Saskia - est traitée avec un réalisme confondant. La jeune fille nous émeut dans son besoin de reconnaissance, de quête de sa propre identité, dans sa construction de future adulte. Et le modèle parental en prend un coup forcément. Si elle en est là aujourd'hui, c'est bien parce que ses parents ne l'ont pas empêchée de manger trop, même si elle le fait en cachette. Et puis ce prénom dont ils l'ont affublée, elle n'en veut pas, ou plus, dans la mesure où son originalité ne lui permet pas de se fondre dans la masse, de se laisser absorber en quelque sorte!

Avec une belle sincérité, Mireille Disdero s'adresse aux jeunes lecteurs, aux ados. L'écriture est simple, très agréable, rythmée et troublante quand l'émotion survient d'un coup, nous sert la gorge et invite à ouvrir les yeux, à faire face avec Saskia. Parce que... comment faire autrement?!!

Un thème pas facile, un récit intime servi comme un cri qui a du mal à sortir, et un excellent moment de lecture que ce "Ronde comme la lune".

 

*** Le 25 avril à 16 heures, la journaliste Laurence Ducourneau a présenté Ronde comme la lune dans l'émission littéraire Les mots, Des livres !

*** Le 21 avril, Sarah BBB's mum écrit dans Wordpress : J’ai été très émue par ce roman qui vient de paraître aux Editions Seuil Jeunesse :Ronde comme la lune de Mireille Disdero.  Un joli roman écrit avec délicatesse qui traite de thèmes qui parleront aux adolescents d’aujourd’hui: l’amitié, les premières amours, la jungle du lycée, le harcèlement gratuit, la différence, l’acceptation de soi, les déceptions, la fugue, les difficultés à échanger avec les parents qui semblent à cette période si proches et si loin, et puis apprendre à surmonter ses démons, à se faire accepter… j’ai été touchée et je me suis rappelée avec émotion à quel point ces années sont parfois difficiles à vivre quand celui qu’on est en apparence est bien différent de celui qu’on est réellement.

***Ronde comme la lune fait partie de la sélection d'ouvrages en jeunesse d'Opalivres 2015 : (...) Un roman intimiste très fort sur le mal-être des adolescents, les premières amours, la difficulté à s’accepter tel que l’on est.

Saskia est une victime mais pas seulement des autres, elle est victime d’elle-même, de sa propension à se délecter de son aspect et elle ne s’en sortira que si elle en prend conscience.
La narration à la première personne rend la jeune héroïne plus proche de ses lecteurs ainsi que la bande d’adolescents qui gravite autour d’elle et qui ne sont pas toujours tendres avec elle !
A recommander à partir de 13 ans. (Opalivres)

***Le 17 avril 2015, note de lecture de yuukichanbaka sur Libfly - Hier soir, j’ai lu ce livre d’une traite. Parce qu’il est court, et parce qu’il est écrit de façon si fluide, qu’on le dévore, sans avoir besoin de faire une pause. 

Et puis aussi, parce qu’il m’a touché, parce qu’avant que je m’en rende compte, j’étais dedans, et que mon cœur se serrait et que des larmes ont coulé. 
En fait, les seules fois où j’ai retiré mes yeux de ce livre, c’est quand je sentais mes limites arriver, parce que des mauvais souvenirs du lycée ou du collège ont ressurgi.
Parce qu’on nous présente Saskia, une demoiselle qui mange, qui mange, qui ne peux pas s’en empêcher, qui en a besoin, qui mange sans jamais à être satisfaite, et qui, de fait, grossit. Bien évidemment, les gens complètement débiles s’en amusent et commencent à se moquer d’elle. 
Ce livre parle donc du harcèlement scolaire, principalement, et tourne autour de l’adolescence. Et forcément, ayant subi moi-même pendant des années, des moqueries de la part de mes camarades (pas parce que j’étais grosse, juste bizarre. Ça leur suffisait), je me suis immédiatement identifié au personnage principal, et comprenai ses douleurs et ses pensées.
Le fait qu’elle s’aide des citations pour parvenir à s’accrocher, à continuer de sourire. Le fait que parfois, les amies trop guimauves, ce n’est pas forcément utile, et qu’il vaut mieux rencontrer des gens qui vous disent les choses en face pour que vous vous ressaisissiez (ce qui m’est arrivé). Le fait qu’elle doute de tout, de tout le monde, et qu’elle déteste tout le monde à cause de ce qui lui arrive. Le fait qu’elle a l’impression que personne ne l’aimera pour ce qu’elle est. Le fait qu’elle a l’impression d’être sans cesse effacée du monde, mise en arrière. Le fait qu’elle pense arriver à lire sur les visages les méchancetés que pensent les gens, et doucement. 
Tout cela, c’était des choses que j’ai déjà vécu, et qui ont ressurgi brusquement, avec les mots justes. 
Car l’écriture est soignée, très belle, comme tous les autres livres de l’auteur que j’ai pu lire, parce qu’elle sait trouver les mots exacts pour décrire la situation que ses personnages vivent. 
J’ai aimé ce personnage de Saskia, qui s’enfonce sans cesse, sans parvenir à sortir la tête de l’eau, malgré le soutien de ses amies, et toutes les preuves d’attention que lui verse le doux Erik qui m’a beaucoup plu également. 
J’ai aimé cette histoire d’adolescence, qui a une fin certes très « fin adolescente », mais qui ne pouvait pas se terminer autrement, parce que c’est exactement ça, l’adolescence. 
J’ai aimé les leçons qu’on peut tirer de cet ouvrage. Les relations qui se déversaient tout au long du livre. 
En fait, j’ai aimé ce livre énormément. Parce que j’étais directement touchée, parce que c’était très bien écrit, et que c’était juste. 
Et je remercie Mireille Disdero de nous l’avoir envoyé, à moi et à ma sœur. Merci pour cette superbe découverte, et ce malgré les mauvais souvenirs auquel j’ai pu repenser durant ma lecture.

***Le 13 avril, Laël chronique Ronde comme la lune sur son site Sous le feuillage : coup de coeur !  

Décidément, Mireille Disdero c'est mon rendez-vous secret et toujours réussi, un récit qui fait toujours écho à mon vécu, à des ressentis, des émotions passées. C'est aussi pour cela que tous les romans de Mireille savent me toucher au plus profond de mon être. J'attendais avec impatience Ronde comme la lune, et j'en avais beaucoup d'attente car l'histoire de Saskia c'est un peu la mienne à l'adolescence, de la 4ème à la Terminale...L'histoire d'une adolescente, 15 ans, trop ronde, qui a du mal à s'accepter certes mais qui souffre de quelque chose de plus ancré qu'elle n'arrive pas réellement à déterminer. Pour compenser, pour se réconforter, pour oublier... elle mange. Son rapport à la nourriture est généreux, copieux, compulsif, maladif, compliqué.

La nourriture comme un doudou, comme un pansement, comme une gourmandise...et derrière le regard scrutateur des autres, les remarques, les coups d'oeil furtifs, moqueurs, le jugement... manger fait du bien. C'est un cocon. Saskia se pose comme une victime, se referme sur elle-même. Elle aime manger. C'est comme ça. Et même si elle n'aime pas son corps, ne s'accepte pas, elle est incapable de suivre un régime.
Se faire violence, se contraindre à faire quelque chose... c'est destructeur, ça fait mal et ce n'est jamais bon. La solution va venir d'elle-même et Saskia va devoir trouver le déclic. Ronde comme la lune c'est le cheminement de cette ado, son parcours entre culpabilité et honte, mal dans ses baskets, fuyant l'amour naissant d'un garçon... car mal acceptée, comment être aimée ?
Ce roman a une tonalité en plus, qui m'a fait beaucoup de bien, qui m'a rappelé ma jeunesse :  il est intimiste et juste. Mireille Disdero évoque des thèmes importants : le surpoids et surtout la manière dont les gens le considère, et la manière dont on assume ou pas ses rondeurs. Deux points de vue qui se heurtent, s'affrontent : celui des camarades, entre moqueries, brimades, mauvaises blagues et celui de la personne qui occupe un corps bien en chair, trahissant un malaise, laissant la porte ouverte aux méchancetés. Puis il y a le point de vue de la famille que je trouve très important et tellement vrai : par volonté protectrice, par affection...on laisse une situation qui échappe totalement à l'adolescent. Pourtant c'est clair, que seul, le jeune ne peut rien faire s'il n'est pas soutenu.
Puis de manière surprenante, étonnante, Saskia va prendre conscience de son rôle grâce à une personne inattendue. La fin est super... Saskia prend confiance en elle et raconte son combat. Ronde comme la lune... joli roman qui marque avec subtilité les aléas de l'adolescence : l'amitié, le lycée, le harcèlement, les doutes, les espoirs, les rêves, les premiers émois. Le message est lumineux, optimiste : le surpoids n'est qu'un passage, une épreuve que l'on peut surmonter...l'essentiel est d'apprendre à se respecter.
J'ai aimé aussi ce côté très contemporain et les références à la culture populaire (True Blood, Gossip Girl) qui rend le récit vivant, bien ancré dans le présent. Saskia c'était moi, à quelques différences près, mais les autres ne voyaient que le résultat : les kilos en trop! Peu importe la raison...finalement, les propos étaient les mêmes. Mireille Disdero, vous m'avez replongée dans mon adolescence, et toutes les pensées de Saskia, son attitude, son comportement ont été miennes...comme j'aurais voulu vous lire à ce moment là! Votre roman est un pansement, un roman rien que pour moi. Avec simplicité et sensibilité, vous avez tout dit...avec cette touche de poésie qui vous caractérise. Une magicienne du coeur. Merci!

***Le 10 avril 2015, sur LIVRESADOSOrbe (professeur documentaliste) écrit à propos du roman :

Saskia ne se reconnaît plus dans son prénom ni dans son corps.
Ce qui la raccroche à la vie, à la normalité, c'est son amitié avec Claire. Elle lui sert de bouclier, la protège et lui permet de s'intégrer, bon gré mal gré, dans son Collège puis au Lycée.
Mais les kilos en trop s'accumulent et les moqueries reprennent en dépit d'un changement d'établissement. Claire amoureuse la lâche et c'est l'engrenage... Saskia Teignet devient pour tous, Saskia Beignet.
Faut-il changer ou au contraire s'accepter ? Comment affronter les autres avec un corps qui trahit à chaque instant notre mal être ?

La narration nous fait vivre et ressentir les hésitations et les espoirs de la jeune adolescente. Le récit est annoncé dès son commencement comme une épreuve qu'il est possible de surmonter. Pourtant, cela ne nous empêche pas de souffrir avec l'héroïne, tout le long de son périple.

Avec des mots et des situations simples, l'auteur démonte les rouages du harcèlement. Elle évoque sans exagération les mots et les gestes qui font mal et le fort sentiment de culpabilité qu'entretient l'héroïne malgré elle. Mais si c'est le détonateur, ce n'est pas en définitive le coeur du problème de la jeune fille.
Au pied du mur, Saskia comprend que ses difficultés ne sont pas liées à un problème d'héridité et elle choisit de réagir. Elle lâche son masque de jeune fille trop ronde et tous ceux qui l'aident tous les jours à camoufler sa différence afin de réussir à se retrouver.
Ce choix de présenter la prise de poids comme un combat ne laisse pas insensible le lecteur. Il dérange jusqu'à la chute finale. Pourtant la philosophie de vie qui sous tend le message est très optimiste : il ne s'agit pas de dénoncer les personnes qui prennent trop de poids mais au contraire d'affirmer haut et fort que rien n'est immuable, que l'essentiel est de se connaître et de s'aimer.
Etonnamment les personnages les plus antipathiques de l'histoire ne sont pas les jeunes tourmenteurs. L'auteur tourne notre regard vers les proches qui permettent, par leur attitude trop protectrice, à une situation de perdurer et enferment parfois le jeune dans un rôle qui peut lui être néfaste.

Ce n'est donc pas un livre de plus sur le phénomène du harcèlement mais une véritable réflexion, différente, sur nos amitiés, nos entourages et nos propres ornières. A lire !

Harcèlement- Relation entre élève- Corps- Amitié- Volonté- Identité

***10 avril 2015, dans Parfums de livresThalie nous dit :

Un roman touchant...

Saskia a commencé à s'attacher à la nourriture dès la quatrième, à cette période où elle a grandi de cinq centimètres d'un coup. Déstabilisée, elle a alors trouvé refuge dans le grignotage. C'est également à cette période qu'elle subit ses premières brimades. Cela durera quatre ans. En première, les choses basculent. Sa meilleure amie, Claire va connaître sa première histoire d'amour, Saskia passe au second plan. La nourriture demeure. Il y a Erik, un copain, qui se rapproche, qui sans le savoir, s'est fait une place dans le cœur torturé de Saskia, mais la jeune fille ne veut pas croire en une histoire possible. Qui en effet pourrait aimer une fille comme elle?

Saskia ne s'aime pas, s'enferme, se cache. Comment sortir de cet engrenage?

Un roman attachant, émouvant, sensible. Un roman qu'on ne peut pas poser. J'ai beaucoup aimé car j'aime les histoires réalistes, qui parlent de personnes que l'on pourrait croiser dans la rue. Des personnages authentiques, une Saskia touchante, une histoire forte.

C'est le deuxième roman de Mireille Disdero que je lis et chronique (voir A l'ombre de l'oubli), je suis toujours aussi touchée par son écriture qui pose peu à peu tous les éléments pour comprendre la psychologie du personnage principal. Saskia est une victime mais pas seulement des autres, elle se met aussi dans cette position comme si c'était un réconfort. Elle a du mal à comprendre qu'elle peut reprendre le contrôle, qu'elle peut vivre sa vie pour elle et non pour les autres. Mireille Disdero a l'intelligence de ne pas épargner Saskia. Un personnage va la mettre face à elle-même et à sa propre responsabilité, mais saura-t-elle en tirer les enseignements? Et quid du discret mais néanmoins omniprésent Erik? Lui donnera-t-elle une chance de faire partie de sa vie?

Une belle lecture...

 

***Le 02 avril 2015, sur le blog de la librairie Les Sandales d'Empédocle, les libraires  annoncent la sortie du livre :

Il sort cette semaine : "Ronde comme la lune : Trop ronde, Saskia a bien du mal à se faire accepter. Pourtant, c’est à  elle-même qu’elle doit commencer par plaire…

Un roman intimiste, subtil, servi par une écriture limpide et juste.  (...)