POESIE PAR OSSIP MANDELSTAM

Publié le par Mireille Disdero

Ce qui distingue la poésie de la parole machinale,
c’est que la poésie justement nous réveille,
nous secoue en plein milieu du mot.
Ce dernier se révèle alors à nous d’une étendue
bien plus vaste que nous ne l’imaginions,
et nous nous souvenons soudain que parler veut dire :
se trouver toujours en chemin.


Ossip Mandelstam, L’Entretien sur Dante, 1933

Publié dans PAROLES, CITATIONS

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valentini 14/12/2014 16:05

Un pas dans le cahier maure et neige

Venise !... lent lever de rideaux successifs
les lourds brouillards et voiles et voilettes
aux parfums capiteux... je préfère Mestre
que je consigne ici à l'encre sympathique
pour quelque cœurs vivants demain !
Les souvenirs masqués me rattrapent.
Comme le pêcheur à qui le choeur dit :
Parle ! Tu es d'ici ! C'était un mensonge.
En moi présent et avenir coïncident.
Je n'ai rien à perdre sauf à te préserver.
Mais qui me lit en ce moment peut-être
attend plus espère une pièce. La Fenice !...
Troncs-fossiles engloutis qui culminent
en dédale de fleurs pétrifiées. Le reste !
L'ordinaire va-et-vient. Sur les eaux
marcher. Que peut-il advenir ? Nous !
Nous, passants, côté coulisses, revivant
la beauté du phénix. Dont acte. Je préfère
Mestre dépouillé. Une vie contre une vie.
Je ne pouvais espérer plus.

Mireille 21/12/2014 08:16

Bonjour,
Beau texte !
je crois reconnaître l'écriture.
Amicalement,