CHOPLIN, LES GOUFFRES

Publié le par Mireille Disdero

CHOPLIN, LES GOUFFRES

Pourquoi ça lui revient maintenant, la pluralité des mondes. Et les petites fantaisies dans les pages du livre qui résonnent, sans qu’il comprenne vraiment. Et le souvenir de son père lui donnant le livre. Le feuilletant encore une fois avant de lui donner. Le silence au moment où il lui donne. La lecture des premières pages, très vite. La déception. Le livre oublié et puis plus tard, longtemps après la mort du père, le livre réapparu et avec le temps, le plaisir de questionner les mots. Un peu chaque soir. Cette sensation que quelque chose se creuse derrière les apparences. Les frissons que ça colle, à la fin, et aussi cet émerveillement qui point et qu’on tient à distance quand même.

Les Gouffres, Antoine Choplin, La fosse aux ours, 2014

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