7 JANVIER 2015

Publié le par Mireille Disdero

 

 

Ce matin, la pluie tropicale, tiède et forte comme une gifle d’adolescence, s’est jetée contre la terre, sur nos ponts de bois flottant à l’Est, vers le Pacifique et le tumulte des rêves échoués.

Le regard tourné vers l’Ouest, chacun, ici, a senti le froid, l’espace d’une seconde incendiée par tant de violence. La pluie tropicale semblait scander un refrain… Diluer dans la boue les blessures, la nausée dans la mangrove. Libérer la parole enfermée dans nos gorges. Mais elle n’a pas cette puissance. Pourtant. Tandis que coule dans nos veines le même mouvement d’ensemble qui nous inspire, nous marchons de chaque côté du monde, comme l’Histoire nous embarquant sans que nous ne sentions tout de suite jusqu’à quel point, quel port et quelle limite à dépasser.

Mireille, Le 7 janvier 2015 - Bangkok.

 

 

7 JANVIER 2015
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Ile E. 15/01/2015 10:53

Un très beau texte, profond. Merci Mireille.

Mireille 15/01/2015 13:32

Bonjour Île, je te remercie, on se sent si démuni quand l'histoire des hommes nous percute, qu'un message comme le tien ranime la flamme. Merci à toi de passer...