CHRONIQUES EN AVRIL DE "RONDE COMME LA LUNE"

Publié le par Mireille Disdero

Mon nouveau roman est sorti le 2 avril 2015 et les chroniques, les lecteurs ne se font pas attendre. Merci à eux, à elles ! Orbe, (LivresAdos), Thalie, (Parfum de livres), les libraires des Sandales d'Empédocle (Le blog) :

10 avril 2015. Sur LIVRESADOS, Orbe écrit à propos du roman :

Saskia ne se reconnaît plus dans son prénom ni dans son corps.
Ce qui la raccroche à la vie, à la normalité, c'est son amitié avec Claire. Elle lui sert debouclier, la protège et lui permet de s'intégrer, bon gré mal gré, dans son Collège puis au Lycée.
Mais les kilos en trop s'accumulent et les moqueries reprennent en dépit d'un changement d'établissement. Claire amoureuse la lâche et c'est l'engrenage... Saskia Teignet devient pour tous, Saskia Beignet.
Faut-il changer ou au contraire s'accepter ? Comment affronter les autres avec un corps qui trahit à chaque instant notre mal être ?

La narration nous fait vivre et ressentir les hésitations et les espoirs de la jeune adolescente. Le récit est annoncé dès son commencement comme une épreuve qu'il est possible de surmonter. Pourtant, cela ne nous empêche pas de souffrir avec l'héroïne, tout le long de son périple.

Avec des mots et des situations simples, l'auteur démonte les rouages du harcèlement. Elle évoque sans exagération les mots et les gestes qui font mal et le fort sentiment deculpabilité qu'entretient l'héroïne malgré elle. Mais si c'est le détonateur, ce n'est pas en définitive le coeur du problème de la jeune fille.
Au pied du mur, Saskia comprend que ses difficultés ne sont pas liées à un problème d'héridité et elle choisit de réagir. Elle lâche son masque de jeune fille trop ronde et tous ceux qui l'aident tous les jours à camoufler sa différence afin de réussir à se retrouver.
Ce choix de présenter la prise de poids comme un combat ne laisse pas insensible le lecteur. Il dérange jusqu'à la chute finale. Pourtant la philosophie de vie qui sous tend le message est très optimiste : il ne s'agit pas de dénoncer les personnes qui prennent trop de poids mais au contraire d'affirmer haut et fort que rien n'est immuable, que l'essentiel est de se connaître et de s'aimer.
Etonnament les personnages les plus antipathiques de l'histoire ne sont pas les jeunes tourmenteurs. L'auteur tourne notre regard vers les proches qui permettent, par leur attitude trop protectrice, à une situation de perdurer et enferment parfois le jeune dans un rôle qui peut lui être néfaste.

Ce n'est donc pas un livre de plus sur le phénomène du harcèlement mais une véritable réflexion , différente, sur nos amitiés, nos entourages et nos propres ornières. A lire !

9791023505344
12,50 euros
172 pages

Harcèlement- Relation entre élève- Corps- Amitié- Volonté- Identité

 

10 avril 2015. Dans Parfums de livres, Thalie nous dit :

Un roman touchant...
Saskia a commencé à s'attacher à la nourriture dès la quatrième, à cette période où elle a grandi de cinq centimètres d'un coup. Déstabilisée, elle a alors trouvé refuge dans le grignotage. C'est également à cette période qu'elle subit ses premières brimades. Cela durera quatre ans. En première, les choses basculent. Sa meilleure amie, Claire va connaître sa première histoire d'amour, Saskia passe au second plan. La nourriture demeure. Il y a Erik, un copain, qui se rapproche, qui sans le savoir, s'est fait une place dans le cœur torturé de Saskia, mais la jeune fille ne veut pas croire en une histoire possible. Qui en effet pourrait aimer une fille comme elle?
Saskia ne s'aime pas, s'enferme, se cache. Comment sortir de cet engrenage?
Un roman attachant, émouvant, sensible. Un roman qu'on ne peut pas poser. J'ai beaucoup aimé car j'aime les histoires réalistes, qui parlent de personnes que l'on pourrait croiser dans la rue. Des personnages authentiques, une Saskia touchante, une histoire forte.
C'est le deuxième roman de Mireille Disdero que je lis et chronique (voir A l'ombre de l'oubli), je suis toujours aussi touchée par son écriture qui pose peu à peu tous les éléments pour comprendre la psychologie du personnage principal. Saskia est une victime mais pas seulement des autres, elle se met aussi dans cette position comme si c'était un réconfort. Elle a du mal à comprendre qu'elle peut reprendre le contrôle, qu'elle peut vivre sa vie pour elle et non pour les autres. Mireille Disdero a l'intelligence de ne pas épargner Saskia. Un personnage va la mettre face à elle-même et à sa propre responsabilité, mais saura-t-elle en tirer les enseignements? Et quid du discret mais néanmoins omniprésent Erik? Lui donnera-t-elle une chance de faire partie de sa vie?
Une belle lecture...
 
02 avril 2015. Sur le blog de la librairie Les Sandales d'Empédocle, les libraires écrivent :

Il sort cette semaine : "Ronde comme la lune : Trop ronde, Saskia a bien du mal à se faire accepter. Pourtant, c’est à  elle-même qu’elle doit commencer par plaire…

Un roman intimiste, subtil, servi par une écriture limpide et juste.  (...)

 

Publié dans NOTES DE LECTURE

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