TOUJOURS PARIS, F. COLIN

Publié le par Mireille Disdero

"Paris, capitale des abominations et de la perversion", nous dit Daesh. On a bien compris : la ville-lumière, les musées innombrables, les salles de concert, les cinés, les stades, les restaurants, les bars, les boîtes - tous ces lieux où l'on réfléchit, où l'on discute, où l'on s'éclate, où l'on s'aime, où l'on rit, ou l'on s'éblouit, toutes ces marches que l'on dévale en chantant la nuit, tous ces métros en retard contre lesquels on peste, ces ruelles pouilleuses, ces pavés luisant, ces marchés trendy, ces placettes secrètes - toute cette mosaïque multicolore dont personne ne peut se réclamer à 100% mais qui accueille chacun avec un mélange d'indifférence et de bonté, toute cette merveille de crasse, de splendeurs, de nuits glauques, de néons blafards, d'élégants lampadaires, de pentes et de platitudes, de banalité et de beauté, de tapage et de silence, de pollution et d'azur, cet éternel creuset bouillonnant, ce chaudron tranquille peuplé sans raison et sans calcul - blacks, hipsters, blancs, putes, chrétiens, alcoolos, ouvriers, musulmans, jeunes relous et vieux râleurs, mondains, hindous, saltimbanques, gros bourges et menues minettes, athées, frimeurs, français, pas français, non déclarés, chômeurs, rebeus, gamins, petites choses et gros trucs, indiens, touristes, banlieusards, militants, juifs, ringards, asiatiques, clodos, businessmen, provinciaux, vieilles malignes & jeunes fous, hétéros, sympathisants, bandits, LGBT, piliers de bar, figures de mode, oubliés, geeks, naufragés, vieux beaux, adoptés, chiens, chiennes et bestiaux en tout genre - où le FN ne dépasse pas 10%, tout ce que nous sommes, nos sourires secrets, notre joie d'être ici, le vieux serpent de la Seine, les fantômes du passé, les clochers, mosquées, synagogues, nos rêves idiots, nos querelles stériles, nos manifs, nos silences, nos jurons, nos mains tendues... La suite de l'article de Fabrice Colin A LIRE ICI

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