0000 NOUVEAUTE ! ORIENT EXTRÊME : LES LECTEURS ONT LA PAROLE

Publié par Mireille Disdero

Nouvelle parution ! Orient extrême, recueil de nouvelles à partir de 13 ans

Nouvelle parution ! Orient extrême, recueil de nouvelles à partir de 13 ans

Orient extrême, Mireille Disdero

Recueil de nouvelles, récits d'Asie

Editions du Muscadier, Paris février 2017, collection Rester vivant

Photo de couverture, Simon Kolton

Aux éditions du Muscadier. Dans toutes les bonnes librairies et médiathèques ou sur commande (FNAC etc.)

L'histoire.

Après avoir été envoyée en Malaisie comme domestique, une adolescente cambodgienne revient en catastrophe dans la ferme des parents. Elle est sous le choc. Que lui est-il arrivé, de l’autre côté de la mer ?

À travers cinq récits courts ou longs, je laisse le lecteur plonger en Asie du Sud-Est (Vietnam, Cambodge, Indonésie, Malaisie, Thaïlande) dans la vie de certains adolescents. Alors, il est confronté à la pauvreté, à la maltraitance des plus jeunes, mais aussi à l’engagement et à la nécessité de construire un monde plus juste. A travers ces récits, je veux montrer la réalité du monde et la possibilité de ne pas l'accepter sans rien faire, d'améliorer la vie de chacun, à commencer par celle des enfants et les adolescents.

Chroniques, articles, point de vue, notes de lecture...

** le 16 mars 2017, sur Parolimage Dado, Niurka écrit :

Orient extrême, Mireille Disdero, nouvelles - Le Muscadier Rester vivant.

Il y a les vies et il y a la manière de les décrire. C’est d’une façon à la fois sobre, efficace et personnelle que Mireille Disdero nous dit le monde que le touriste de passage ne veut pas voir, vivant son voyage fantasmé entre confort  et folklore frelaté.

 Cinq nouvelles, certaines très courtes, évoquent une jeunesse malmenée par la vie. C’est le Cas de Sinoun, vendue à un recruteur pour servir de domestique en Malaisie. C’est le cas des très jeunes prostituées du « Cratère ». Ainsi nous portons notre regard sur le Vietnam, le Cambodgen l'Indonésie et la Thaïlande. Triste voyage.

Mais le regard emphatique de l’auteur ne sombre jamais dans un misérabilisme larmoyant car l’énergie de certains de ces anti-héros et de ces anti-héroïnes permet de penser que la vie prendra, un jour,  un sens pour ces damnés de la terre.

Un style incisif, mordant, très visuel donne à ces tranches de vie une réalité dont on garde les images une fois le livre refermé. Pas facile de traiter le sujet avec une certaine élégance. C’est chose faite.

Vivement conseillé pour tous, à partir de 13 ans

** Le 14 mars, Fanny Vandermeersch (auteur et professeur), Chronique Orient extrême dans Les Billets de Fanny :

Orient extrême est un recueil composé de cinq nouvelles, qui se font échos. Un point commun s’en dégage rapidement : la puissance de mots et de textes.

Le livre s’ouvre sur la nouvelle « l’infiniment petit ».  Une nouvelle très courte (2 phrases, 4 lignes) mais déjà puissante, qui nous emmène au Vietnam. Pour vous donner une idée :

« L’ombre et la tiédeur se faufilent entre les murs.

Deux fillettes assises dans la rue, les cheveux mouillés, sombres et brillants, jouent à la coiffeuse, cherchent la petite bête et l’écrasent entre deux doigts ».

Puis, c’est autour du Cambodge avec « Do you want a cup of tea » ? J’ai adoré cette nouvelle, la plus longue de toutes, et certainement ma préférée. Deux sœurs, Sinoun et Sinath. Sinoun a été achetée en échange d’un sac de riz, d’un peu d’argent, et d’un téléphone portable made in china. Elle a été envoyée en Malaisie pour un soi-disant travail de domestique, le nom correct donné à l’esclavage.Un jour, elle a craqué et est revenue, complètement changée. Elle ne prononce plus qu’une seule phrase « do you want a cup of tea ? » et a été vue dansant nue sur la place du marcher, invitant les hommes à la suivre dans les rizières. Depuis, elle vit dans une cabane au fond du jardin. Son père la voit comme la honte de la famille, les autres comme la cause de tous les malheurs. Pourtant, elle ne fait que reproduire, sans pouvoir s’arrêter, le comportement qu’on l’a obligée à adopter en Malaisie. Que lui est-il réellement arrivé là-bas ? Pourra-t-elle redevenir la jeune fille qu’elle était avant ?

Après le Vietnam, la troisième nouvelle nous emmène en Indonésie : une nouvelle surprenante et glaçante, « Ruelles obscures ».

« Dans le cratère » nous envoie en Indonésie, à Bali. Notre narrateur a 18 ans, il est revenu seul avec son sac à dos à la recherche d’une jeune fille qu’il a croisé un mois plutôt, quand il était venu avec ses parents « Une enfant. Intouchable. Mais tous pouvaient la toucher moyennant quelques pièces« . Peut-il encore la sauver ?

Enfin, le recueil se clôt sur une nouvelle courte « Chienne de vie ». Un joli texte qui permet de terminer sur une note d’optimisme.

En résumé : Cinq nouvelles réussies, une écriture parfaitement maitrisée, percutante, aux mots puissants. Un livre à découvrir.

Retrouvez Orient extrême sur le site de la maison d’édition Le Muscadier, collection « Rester vivant » !

Chroniques, articles, point de vue, notes de lecture...

** Le 28 février, sur le site Mes Madeleines, on peut lire la chronique de Shangrila :

"Orient extrême". Textes dénonçant l’objectivation du corps des jeunes (filles principalement)

5 nouvelles

  1. L’infiniment petit (Vietnam) : un haïku sur la force et la faiblesse
  2. Do you want a cup of tea ? (Cambodge) : Sinoun, 17 ans, la soeur jumelle de Sinath, est bannie du village. Pourquoi ? Boran, l’homme qu’elle aime, la sauvera-t-il, y compris d’elle-même ?
  3. Ruelles obscures (Indonésie) : texte court sur la prostitution enfantine et le tourisme sexuel
  4. Dans le cratère (Indonésie) : Un adolescent, bac en poche, retourne à Bali, lieu de ses dernières vacances en famille. Parviendra-t-il à sauver celle qui lui a ouvert les yeux ?
  5. Chienne de vie (Thaïlande) : Texte de sagesse sur un enfant et un chien

Mon avis : “Le véritable voyage de découverte ne consiste pas à chercher de nouveaux paysages, mais à avoir de nouveaux yeux. ” Marcel Proust

 C’est ce qui se passe dans ces nouvelles : tous veulent s’en sortir, tous n’y arriveront pas. La main tendue, quelquefois arrive trop tard ou elle est reprise sans véritable conscience des dégâts occasionnés … A nous d’ouvrir les yeux, de rester vigilant et d’en parler !
Les textes se répondent, d’un extrême à l’autre (le bout du monde, le début de la vie, …), d’une violence physique à une violence morale ….
  • L’infiniment petit et Chienne de vie
  • Do you want a cup of tea, Ruelles obscures et Dans le cratère

traçant un chemin sinueux vers la condition des enfants dont la vie

  • n’est pas plus facile que celles des adultes auxquels ils demeurent soumis
  • est toute aussi injuste (conséquences du génocide Khmers Rouges, esclavage moderne) que celle des « grandes personnes »

Une pépite ! Une merveille !

Shangrila

** Le 26 février, Patrick Joquel (écrivain, poète, chroniqueur) chronique Orient extrême ICI

Cinq nouvelles, dont deux longues. En Asie. Lauteur qui termine un séjour de plusieurs années en Thaïlande, y aborde avec délicatesse la vie de quelques adolescentes, adolescents en Asie du Sud Est. Le travail ou lesclavage moderne, la prostitution… Le choc culturel également apparaît avec la découverte par un jeune homme parisien, étudiant en médecine, de lenvers du décor touristico paradisiaque.

Des textes précis, efficaces et directs qui savent rester loin des bons sentiments mièvres.

Jespère que dans ses valises dautres manuscrits témoins de son séjour, attendent déclore.

Un livre qui ouvrira les horizons tant géographiques quhumains des lecteurs dès le cycle trois et au-delà. Un livre à installer en bonne place dans les bcd des écoles primaires et les cdi des collèges et lycées.

http://www.muscadier.fr/catalogue/orient-extreme/

Patrick Joquel

 

** Sur Nouveautés Littérature Jeunesse, Marion Utéza (professeur documentaliste et chroniqueuse littéraire) chronique le livre, le 24 février 2017 :

Recueil de cinq nouvelles qui évoquent la condition des jeunes filles en Asie et la difficulté qu'elles ont de sortir de la pauvreté sans vendre keur âme.

Deux histoires sont particulièrement émouvantes et se répondent. Celle de Sinoun vendue pour un sac de riz par ses parents et qui rentre dans son village détruite. Mise à l'écart et accusée de porter le mauvais oeil, elle va avoir la chance d'avoir une soeur courageuse...

Ce récit évoque les recruteurs qui font le tour de la misère pour acheter des jeunes filles. Ils font croire qu'un avenir meilleur les attend pour absoudre les parents d'un choix difficile quand la faim est quotidienne.

Il parle aussi de l'attrait de la grande ville et de l'eldorado qu'elle peut sembler représenter pour une campagne oubliée.

La seconde histoire est complémentaire. C'est le trajet d'un jeune homme occidental, marqué par ses vacances en Indonésie et les scènes entrevues, qui décide de retourner tenter de sauver une enfant en attendant de devenir peut-être médecin dans l'humanitaire.

Des trajets durs mais qui sont plein de vie et d'espoir. L'auteur qui habite en Asie et connaît au plus près leur existence, porte jusqu'à nous ces voix souvent oubliées. Elles sont celles de l'enfance maltraitée.

Au-delà de la dénonciation de la gangrène de ce continent qui condamne ses petites filles à se prostituer et à être traitées en objet, il y a aussi beaucoup d'amour. Celui de la famille qui tente de résister mais aussi celui de tous ceux qui refusent de se résigner.

A lire !

979-10-90685-76-5
9,50 euros
85 pages
Niveau Lycée et +

Esclavage - Société - Violence - Prostitution - Famille - Choix - Ville - Survie

"Ne me regarde pas ! Ne parle pas ! Ne crie pas ! Tu n'as aucun droit, devant moi. La seule phrase autorisée est "Voulez-vous une tasse de thé""  

** Sur Babelio, chronique de KrisPy le 23 février 2017

Au Vietnam, au Cambodge ou en Thaïlande, la vie est dure pour les enfants issus de parents pauvres.
Nous, adultes, on le sait, mais on ne fait rien, ou pas grand chose.
Ce livre, engagé, révolté, s'adresse aux adolescents, et retrace simplement, sans fioritures, le quotidien de certains de ces enfants sacrifiés.
Ecrit par Mireille Disdero, écrivaine voyageuse, ce petit livre parût dans la collection "Rester Vivant" édité par "L'éditeur qui cultive le bon sens", le Muscadier, est sans prétention mais ne pratique pas la langue de bois. Ici, pas de bons sentiments dégoulinants, ou de mièvreries amoureuses sans saveur. Pas de formatage, mais la dure réalité sans fard, celle des gamins sacrifiés par leur famille pour un peu d'argent, la vie de ces gamines que les touristes viennent "visiter" comme on ferait du shopping.
Je remercie les éditeurs de cette collection, Rester Vivant, dont j'avais déjà reçu un exemplaire grâce à une opération Masse Critique, sous le titre "Station sous-paradis" (voir critique), qui m'ont sympathiquement envoyé, sans que je n'ai rien demandé, 3 nouveaux livres jeunesse, dont celui-ci, Orient Extrême. 
Bravo à leur initiative, et bravo à ses auteurs, au ton juste qui fait mouche. C'est à chaque fois une lecture courte, simple sans être simpliste, dense et riche d'apprentissages divers. Les ados ne sont pas pris pour des créatures formatées et décérébrées qu'il faut distraire à tout prix, même au prix de leur intelligence et ouverture d'esprit. Ils sont ici informés sur ce qui se passe dans le monde, cela les porte à réfléchir, à faire des recherches, à s'intéresser à autre chose que leur petit monde, à l'instar du jeune homme de la fin du livre.
Encore merci aux éditions le Muscadier. Jolie lecture.