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JAZZ & POLAR A L'ALCAZAR

Publié le par Mireille Disdero

 

Le samedi 3 février à l’Alcazar, une conférence musicale aura lieu à 17h dans la salle de conférence.
Elle sera animée par François Billard, spécialiste du jazz et auteur de polars, François Thomazeau, auteur et éditeur de polars chez l’Ecailler du Sud, les éditions BP et Jean Pelle. Ils évoqueront une Amérique désormais mythique, celle des gangsters, des clubs malfamés, de l’alcool illicite. A 18h30,
un concert « Jazz acoustique » prendra le relais avec Daniel Huck saxophoniste, Paul Pioli guitariste, et Christophe Le Van contrebassiste. Cette formation joue une musique ancrée dans la culture profonde du jazz. Pour ce concert, le trio interprètera un répertoire spécialement élaboré autour des plus grands thèmes du polar.

En partenariat avec le Cri du Port.

Une information fournie par Anne-Catherine Fritzinger de la BMVR de l'Alcazar à Marseille.

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AMI...

Publié le par Mireille Disdero

 



Ce soir mon ami doucement, il est profond dans nos terres. Les souvenirs au présent nous creusent mon ami, doucement.

Et pourvu que jamais tu ne t'immobilises, le poing serré puis ouvert, pour une prise de sens.
Que toujours les murs de boues du monde, la lumière où pleure le soleil te creusent un nid, la vie mon ami, doucement.

Je ne suffoquerai pas, blottie dans les cendres. Un grondement d'été sur la voix, au bout d'une Chester flambée, je creuserai le feu mon ami, doucement.

Et pourvu que jamais tu ne soudes l'encre des pensées mortes. Que bientôt sur tes terrasses se franchissent les frôlements, nos murs à gorges écroulées. Cette terre nue. Battue. Aimée.

Ce soir mon ami doucement, j'éteins la nuit en inspirant ta peur du noir. Je suis la tendresse singulière  où se réfugie chacun de tes mots perdus. Battus. Aimés.

Mireille D.

 

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LA PROSE DU TRANSSIBERIEN...

Publié le par Mireille Disdero

... et de la petite Jehanne de France, Blaise Cendrars
 
 
 
Un extrait,
 

... Je ne sais pas aller jusqu'au bout
Comme mon ami Chagall je pourrais faire une série de tableaux déments
Mais je n'ai pas pris de notes en voyage
Pardonnez-moi mon ignorance
Pardonnez-moi de ne plus connaître l'ancien jeu des vers comme dit Guillaume Apollinaire
Tout ce qui concerne la guerre on peut le lire dans les mémoires de Kouropatkine
Ou dans les journaux japonais qui sont aussi cruellement illustrés
A quoi bon me documenter
Je m'abandonne aux sursauts de ma mémoire...
A partir d'Irkoutsk le voyage devint beaucoup trop lent
beaucoup trop long
Nous étions dans le premier train qui contournait le lac Baïkal
On avait orné la locomotive de drapeaux et de lampions
Et nous avions quitté la gare aux accents tristes de l'hymne au Tzar
Si j'étais peintre, je déverserais beaucoup de rouge, beaucoup de jaune sur la fin de ce voyage
Car je crois bien que nous étions tous un peu fou
Et qu'un délire immense ensanglantait les faces énervées de mes compagnons de voyage
Comme nous approchions de la Mongolie
Qui ronflait comme un incendie
Le train avait ralenti son allure
Et je percevais dans le grincement perpétuel des roues
Les accents fous et les sanglots
d'une éternelle liturgie
J'ai vu
J'ai vu les train silencieux les trains noirs qui revenaient de l'Extrême-Orient et qui passaient en fantôme
Et mon oeil, comme le fanal d'arrière, court encore derrière ses trains
A Talga 100 000 blessés agonisaient faute de soins
J'ai visité les hôpitaux de Krasnoïarsk
Et à Khilok nous avons croisé un long convoi de soldats fous
J'ai vu dans les lazarets les plaies béantes les blessures qui saignaient à pleines orgues
Et les membres amputés dansaient autour ou s'envolaient dans l'air rauque
L'incendie était sur toutes les faces dans tous les c?urs
Des doigts idiots tambourinaient sur toutes les vitres
Et sous la pression de la peur les regards crevaient comme des abcès
Dans toutes les gares on brûlait tous les wagons
Et j'ai vu
J'ai vu des trains de soixante locomotives qui s'enfuyaient à toute vapeur pourchassés par les horizons en rut et des bandes de corbeaux qui s'envolaient désespérément après
Disparaître
Dans la direction de Port-Arthur

A Tchita nous eûmes quelques jours de répit
Arrêt de cinq jours vu l'encombrement de la voie
Nous les passâmes chez monsieur Jankelevitch qui voulait me donner sa fille unique en mariage
Puis le train repartit
Maintenant c'était moi qui avait pris place au piano et j'avais mal aux dents
Je revois quand je veux cet intérieur si calme le magasin du père et les yeux de la fille qui venait le soir dans mon lit
Moussorgsky
Et les lieder de Hugo Wolf
Et les sables du Gobi
Et à Khaïlar une caravane de chameaux blancs
Je crois bien que j'étais ivre durant plus de cinq-cent kilomètres
Mais j'étais au piano et c'est tout ce que je vis
Quand on voyage on devrait fermer les yeux
Dormir j'aurais tant voulu dormir
Je reconnais tous les pays les yeux fermés à leur odeur
Et je reconnais tous les trains au bruit qu'ils font
Les trains d'Europe sont à quatre temps tandis que ceux d'Asie sont à cinq ou sept temps
D'autres vont en sourdine sont des berceuses
Et il y en a qui dans le bruit monotone des roues me rappellent la prose lourde de Maeterlink
J'ai déchiffré tous les textes confus des roues et j'ai rassemblé les éléments épars d'une violente beauté
Que je possède
Et qui me force
Tsitsika et Kharbine
Je ne vais pas plus loin
C'est la dernière station
Je débarquai à Kharbine comme on venait de mettre le feu aux bureaux de la Croix-Rouge.
O Paris
Grand foyer chaleureux avec les tisons entrecroisés de tes rues et les vieilles maisons qui se penchent au-dessus et se réchauffent comme des aïeules
Et voici, des affiches, du rouge du vert multicolores comme mon passé bref du jaune
Jaune la fière couleur des romans de France à l'étranger.
J'aime me frotter dans les grandes villes aux autobus en marche
Ceux de la ligne Saint-Germain-Montmartre m'emportent à l'assaut de la Butte.
Les moteurs beuglent comme les taureaux d'or
Les vaches du crépuscules broutent le Sacré-Coeur
O Paris
Gare centrale débarcadère des volontés, carrefour des inquiétudes
Seuls les marchands de journaux ont encore un peu de lumière sur leur porte
La Compagnie Internationale des Wagons-Lits et des Grands Express Européens m'a envoyé son prospectus
C'est la plus belle église du monde
J'ai des amis qui m'entourent comme des garde-fous
Ils ont peur quand je m'en vais que je ne revienne plus
Toutes les femmes que j'ai rencontrées se dressent aux horizons
Avec les gestes piteux et les regards tristes des sémaphores sous la pluie
Bella, Agnès, Catherine et la mère de mon fils en Italie
Et celle, la mère de mon amour en Amérique
Il y a des cris de Sirène qui me déchirent l'âme
Là-bas en Mandchourie un ventre tressaille encore comme dans un accouchement
Je voudrais
Je voudrais n'avoir jamais fait mes voyages
Ce soir un grand amour me tourmente
Et malgré moi je pense à la petite Jehanne de France.
C'est par un soir de tristesse que j'ai écrit ce poème en son honneur
Jeanne
La petite prostituée
Je suis triste je suis triste
J'irai au Lapin Agile me ressouvenir de ma jeunesse perdue
Et boire des petits verres
Puis je rentrerai seul
Paris
Ville de la Tour Unique du grand Gibet et de la Roue

Blaise Cendrars.


Amedeo Modigliani : Blaise Cendrars ...

Publié dans POETES, ECRIVAINS...

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TURIN

Publié le par Mireille Disdero

Turin, j'y vais parfois. La photo n'est pas de moi

mais de Cathy et Jean-Claude Brenier (J'y Sait...).

... Et cette lumière d'hiver, dans la rue.

Les ombres solaires.

"Nietzsche effectue son premier séjour à Turin du 5 avril au 5 juin 1888, (...) Le 3 janvier 1889, Davide Fino, le logeur de Nietzsche à Turin, le tire d'un attroupement que celui-ci a causé: il s'est précipité au cou d'un vieux cheval tirant un fiacre et sanglote. Ce tableau de la crise finale n'est pas sans rappeler, presque trait pour trait, un rêve de Raskolnikov, le héros de Dostoïevski, dans Crime et Châtiment, ouvrage que Nietzsche avait lu quelques années plus tôt et qui l'avait beaucoup impressionné. Le 10 janvier, son ami Overbeck ramena Nietzsche à Bâle, et, de là, il fut transféré à la clinique psychiatrique d'Iéna qu'il quitta en mars 1890. Nietzsche vécut ensuite à Naumburg, avec sa mère, dans un mutisme quasi total, avant de mourir, le 25 août 1900, à Weimar."

Source : Données encyclopédiques, 2001 Hachette Multimédia / Hachette Livre

 

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SISTOEURS MAGAZINE

Publié le par Mireille Disdero

Voilà un site remarquable et remarqué (croyez-vous que je sois la seule à l'avoir découvert ?). Alors puisque je l'apprécie, j'en fais la pub, tout naturellement.

http://www.sistoeurs.net/

 

 

Séverine Capeille est à l'origine de Sistoeurs :

"Séverine Capeille est " née quelque part " une année de crise pétrolière, et se ronge les ongles par intermittence depuis, sans vraiment savoir s'il est possible d'établir un lien de cause à effet valable. Elle dit souvent qu'elle " aurait voulu être une artiste " et fait passer " les copains d'abord ", brûlant " sa jeunesse " dans les pentes Croix roussiennes. Elle valide sa maîtrise de Lettres grâce à un mémoire inattendu sur « Le grotesque dans le théâtre engagé de Jean-Paul Sartre et Dario Fo » et entreprend alors des recherches sur le thème de « La rencontre amoureuse dans le théâtre contemporain » ; mémoire qu'elle ne finira jamais, terrassée elle même cette année là par un coup de foudre inattendu. Comme " les histoires d'A… finissent mal ", elle adopte un chat qu'elle appelle Sapristi, témoin passif des crises identitaires et ménagères de sa maîtresse maniaco-dépressive. Propulsée dans la vie que l'on appelle « active » elle cherche une issue dans le virtuel et rédige un « Guide des meilleurs sites Web » (Hachette pratique, 2002) puis collabore à divers webzines. En octobre 2003, elle fonde le magazine « Sistoeurs.net ».

Ce n'est que quelques mois plus tard, et tandis qu'elle observe d'un œil hébété la progression des statistiques du site, que son compte en banque s'effondre. Quand le rectorat l'appelle pour lui proposer un remplacement dans une banlieue lyonnaise, elle regarde son frigo en train de décongeler et accepte illico. Séverine Capeille devient prof dans le collège qui l'avait virée quinze ans plus tôt. Son parcours atypique lui donne droit à un article dans le journal mensuel de la ville.

Mais le regret de ne pas avoir terminé ses études commence à s'immiscer. Elle se réinscrit à la fac et rédige un mémoire de 150 pages : « La littérature noire de colère : Bloy, Bernanos, Michaux, Duras ». En septembre 2005, Séverine Capeille devient la preuve vivante qu'on peut tripler sa troisième (sans jamais obtenir son brevet des collèges), et réussir à valider un Master 2 (Langue et Littérature Françaises) avec mention Bien.

Depuis, elle a choisi d'enseigner à des apprentis et des lycéens. Elle relève le défi quotidien qu'est le métro à 7h30 le matin. "

 

A travers son magazine, Séverine Capeille s'entoure de Franca Maï, Alina Reyes, Cathy Garcia, Laetita Tendart, Hélène Bourchenin, Manuji, Claudie Kibler Andreotti, Romy Duhem-Verdière, Nadia Pobel, Charlie et moi-même. D'avance "pardon", si j'ai oublié quelqu'un.

Les rubriques ?

Anor mâle
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Ici et Ailleurs
Livres qu'on M
Music
Nos liens de coeur
Poésie
Portraits
Prose Hack
Vaginale Story

Un mag différent (au sens vrai du terme) qui n'a pas peur des mots, encore moins des couleurs !

Mireille D.

 

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PRINCESSES OUBLIEES OU INCONNUES LITTERATURE JEUNESSE

Publié le par Mireille Disdero

 

Certains livres pour enfants sont bien plus beaux que beaux. Mon préféré est un album publié en novembre 2004. D'une beauté, d'une fantaisie, d'une imagination à couper le souffle... :

Princesses oubliées ou inconnues

de Philippe Lechermeier, illustré par Rébecca Dautremer

(Gautier-Languereau 2004)

 

Ces princesses n'étaient pas passées à la postérité, mais c'est réparé car avec cet album, les voilà mises en lumière et en couleurs.

 

Cet album aux illustrations à la fois féeriques et amusantes répertoriant l'univers des princesses méconnues est un régal. Outre les fiches biographiques (Ephémère de Chine, Roma Manouche etc.), l'ouvrage propose un guide pratique, ce qu'il faut savoir sur les princesses (une véritable princesse ne porte jamais de chaussettes, même en plein hiver...), un test, un lexique, une bibliographie et un index alphabétique puis thématique. On y trouve aussi des proverbes et de petites phrases comme "L'eau est une robe qui refuse qu'on la porte".

Tout ce que vous désirez savoir sur les princesses est dans ce livre, orchestré par l'auteur avec force humour et trouvailles. À partir de 7/8 ans. Et pour tout âge surtout !

Celle-ci dans son bain, par exemple, s'appelle Capriciosa (sa cousine, la princesse au Petit Pois est célèbre, elle).

 "Un caprice n'est rien de plus qu'une étincelle de mauvaise humeur..."

Publié dans ARTICLES

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DE SABLE ET DE MYRRHE

Publié le par Mireille Disdero

 

 

 

Ils doivent compter sur leur seule imagination


pour accélérer ou régulariser les battements de leur cœur.


Ils doivent trouver par eux-mêmes l'éclat d'une lumière enfouie



        H. E. Cheikh,
Femmes de Sable et de Myrrhe






Je suis la terre et l'eau

tu ne me passeras pas à gué

mon ami, mon ami...


Anne Hébert (Québec)



 

 



.... De sable et de myrrhe ...



Après le hammam, je me glisse dans la ruelle des murmures. Chuchotis de vies qui respirent derrière un moucharabieh, les épaisseurs de pisé. Un chemin étroit monte le long de mes jambes. Apprivoiser ce serpent. Un soir en moi.


Ma tête tourne comme si j'avais bu à même la peau de la vie.


Par instant, une odeur de feu enlace celle de la myrrhe, lui fait un enfant de parfum. Je les respire jusqu'à plus d'air.
Me souviens. Me souviens. Me souviens. Après l'arche des croyants, les cheveux du vent se lèvent pour emmêler les miens. Au delà des murs, les voix aspirées par le silence où l'occident perd ses mots. Je me souviens. Me souviens. Me souviens. Une plume de moula-moula donne des ailes au sable. Je me penche. Une porte s'entrouvre, puis une voix... Et son fou-rire brûlé. C'est le marché de nuit des femmes.


Je me dirige vers leur bougie qui danse. Elles éclatent de rire en serrant ma main. Grappes de leurs doigts. J'entre entourée d'elles. Fatim veut dessiner un soleil sur ma peau. Signal. Elles se dressent toutes d'un seul mouvement, font cercle et tournoient en lucioles qui dansent. Les étoiles accrochent les regards, les relient à la flamme.


Rien n'est dit. Tout se fait, se touche et se sent.
Je me souviens. Me souviens. Me souviens.


Le thé, un brasero brûlent la nuit. Fatim trace maintenant un regard au henné sur ma main. Ses doigts de parfum me touchent. Je sais me damner pour une belle odeur. Après, elle prend le tissu blanc qui me couvre. Elle rit et saisit dans sa manche un autre flacon camphré. En couvre chaque grain de ma peau. Puis porte le verre à mes lèvres, repousse mes mains. Brûlure. Souffrance bue. Avec sa langue, elle lave mon visage de la pâleur, souffle sur ma bouche, « pour effacer les mots ».


A l'intérieur, je deviens femme de couleurs. J
e me souviens. Me souviens. Me souviens.



          … Et je n'ai plus de mots.





Mireille D


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PRAGUE EN FEVRIER

Publié le par Mireille Disdero

 



La couverture est fine et ressemble au brouillard

parfois, sur le pont Charles un ange et son carnet

les yeux soudés aux silhouettes de pierre

tracent, effacent un soleil halluciné





Europe à cœur ouvert. Mèches de cheveux enroulées à la neige. Prague. Texture et odeur du bois, maisons de poupées, marionnettes et magie blanche de Bohême. Prague. Sur mes paupières le maquillage humide des brouillards, le soir skiant avec les toits blanchis sans vieillir et l'empreinte de quelques mots écrits trop vite, un peu mélo. Traces de chats sur un bord de fenêtre blanc-bleu. Prague. L'univers de Kafka réduit à l'image, les trams qui nous bousculent. A la station de métro Mustek un fou-rire pour du vent avec, au fond de nos poches, quelques couronnes.

Le printemps souterrain se prépare. Prague, ou l'enchantement sans douleur.


Mireille D.

Prague, février 2001


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LITTERATURE JEUNESSE

Publié le par Mireille Disdero

 

 DELVAL, Jacques, New York au coeur  - Gulf Stream, 2006, (Les romans bleus)

 

Jacques a 17 ans quand il part sur les routes d'Espagne avec un minimum d'argent, mais du rêve et de la poésie plein la tête. En Andalousie il rencontre Mary, une Américaine. Ils passent ensemble une nuit qu'il ne peut oublier. De retour en France, il rêve de rejoindre Mary à New York. Il s'envole donc pour l'Amérique. C'est merveilleux de la retrouver, de s'installer chez elle. Mais Jacques manque d'énergie, de projet. Il ne cherche pas vraiment du travail alors qu'il est dépendant de sa compagne. Peu à peu son rêve et son désir s'effritent, peu à peu l'amour s'étiole devant la réalité de la vie.

Un roman juste, réaliste, sur les premiers vrais pas en amour et dans la vie d'adulte. Le héros de ce roman montre ses faiblesses, ses hésitations, ses échecs. S'il a des rêves de poète, il est surtout aux prises avec la réalité du monde des adultes : Jacques Delval rend avec nuance ce contraste saisissant. Enfin, le récit est soutenu par un style agréable, marqué d'une pointe de nostalgie. À lire à partir de 14/15 ans. 
 
  

*

 

 SOLET, Bertrand, La Quête d'Isis - Nathan, 2006, (Histoires Noires de la Mythologie)

À l'aide d'une ruse, Seth parvient à enfermer son frère Osiris dans un cercueil que ses acolytes jettent dans le Nil, au gré des courants. Désespérée, Isis écoute alors le message de Thot : Une tâche t'attend, de la plus haute importance… Voilà la quête d'Isis qui commence.

L'écriture fluide de Bertrand Solet renforce ici le plaisir de lecture, malgré quelques ellipses dans la gestion du temps du récit. Ceci s'explique par l'ampleur et la complexité du mythe en question. L'ouvrage n'en reste pas moins excellent. Dès 12 ans. 

 

Un album pour les plus petits (de 6 à 8 ans)

 COURGEON, Rémi, Invisible mais vrai - Mango Jeunesse, 2006 - Thème : la cécité

Émile, le fils d'un professeur de piano, nous raconte sa rencontre étonnante avec l'accordeur monsieur Fressinet. Ce dernier est aveugle : l'enfant apprend à le connaître et à l'apprécier. Peu à peu, il porte un nouveau regard sur l'existence, grâce à l'échange subtil qui s'instaure entre lui et l'homme dont le monde "est une autre planète".

Sensibilité et finesse traversent cet album aux couleurs surprenantes, qui traite de la cécité et des questions cruciales que l'enfant se pose à ce sujet. À partir de 6/7 ans. 

 

 

 

http://marmitalire.free.fr/

Publié dans ARTICLES

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NOUS SOMMES

Publié le par Mireille Disdero


Comme en été la piqûre d'un insecte
une vague rougeur sur la peau des miroirs
nous roulons à l’envers, voiture mortelle

 

le vent
ta silhouette au dernier tournant
le vent

 

Nous sommes la mer installée dans l'automne
sa salive salée sur ta peau détramée
ce mouvement des corps enserrés dans l'image

 

ta silhouette au dernier tournant

 

le train
le Train de vie à bout portant
la nuit

 

                                          nous sommes

Mireille D.


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