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CATALOGUE EDITIONS TAPUSCRIT 2007

Publié le par Mireille Disdero




Du nouveau encore, sur Un Endroit... : le catalogue est maintenant à votre disposition. Suivez l'info. :




CATALOGUE Editions Tapuscrit Hiver 2007
20.12.2007

L’écriture est un acte solitaire, l’objectif des éditions Tapuscrit est de le rendre solidaire.

 

Les supports proposés par les éditions Tapuscrit sont soit une lecture en ligne sur le site Un endroit…, soit un téléchargement sous format fichier « .pdf », soit, enfin, une version  imprimable.

Les deux formats utilisables sont le classique « A4 », facile à imprimer, facile à agrafer et le fameux format Bandonéon qui nécessite un peu plus de préparation (voir le didacticiel en fin de catalogue).

Le tout gratuit, à consommer sur place ou à emporter !

 

Quatre collections disponibles actuellement 

Un Endroit...

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DECEMBRE EN MARGERIDE

Publié le par Mireille Disdero



J'aime bien bouger à contresens. En me déplaçant aussi. Car... qui irait se perdre là-bas en décembre, hein ? N'empêche, j'ai aimé le faire. C'est que je transporte avec moi (les poètes diraient "en moi") un bonheur de vivre parfois en contraste avec les "éléments"... mais en accord avec celle que je suis. Alors, j'ai aimé.


 

 

Décembre en Margeride




On dit que décembre enterre le soleil

comme dans la tourbe un fossoyeur.

Mais en Margeride rien n’emporte la lumière

que la route et les voyageurs.

 

Rouge, une voiture avec un chapeau

blanche, la terre des loups du Gévaudan

noire, une dame qui chante… Hop la !

 

Et pendant ce temps,

en contournant Bison furax

la jument Dolly claironne Tex Avery.

Et au même instant,

Josiane prépare le menu des mots du jour,

trempés dans un vin chaud

en Margeride... autour des fourneaux.

 

Alors,

nous changeons de chambre

pour le mood d'une star au chandail.

Alors, d'un polochon orange

nous perturbons la ligne du soir

de rires mélangeant nos atomes

en Margeride sur le tard

quand il neige du silence.

 

La mousse, les lichens

remontent jusqu’à nos racines enfants :

Avec ou sans les mains, aimer.

Aimer et faire fondre l’aligot, la crème de châtaigne

quand vient neiger le silence

 

sous décembre, en Margeride,

                              vers les grands plateaux.

 

 

 

&

 

 

Une grappe de baies

tremblante muraille au vent

ouvre trois marches et la pluie

à l’odeur de tourbe

et de pensées lichens

 

Une grappe de baies

tremblante muraille au temps

regarde sous décembre,

en Margeride

l’automne manger dans nos mains...

 

 

Mireille, décembre 07



P1020618.JPG

 

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SUR ROLLERPEN

Publié le par Mireille Disdero



 Je viens de lire un texte sur le site Rollerpen.fr - Q'ulture on Web, ici :


Ce qu’il nous reste 


Que voilà un texte qui a de l'écrit, les amis ! 


Lien vers le texte sur le blog de T. Vinau Ce qu’il nous reste

Je te parle du vent, de la menthe qui pousse, de l’immense gris au
dessus de nos têtes. Je te parle des ronces sous la pluie, des jours
qui nous dépassent, des absents. je te parle des poussières, des
orages, du temps qui dégouline au fond du puits. Je te parle de la
perte. Je te parle des miettes, des instants bienveillants, des
cadeaux minuscules, des cailloux dans la boue, des fourmis qui
veulent vaincre. Je te parle du vide, des matins où tu rampes, de la
peur des enfants. Je te parle de ce que je vois pour dire ce que je
ne vois pas. Je te parle du trou, du vertige de la chute, du repos
sur le bord. Je te parle de cette façon de vivre comme les plantes
en courant après la lumière. Je te parle des cendres, de ce que
nous goûtons, de ce que nous perdons, des arrières-goûts, des
espérances, des découvertes. Je te parle de mes rêves, de ce qui
nous déploie, de ce qui nous recroqueville, de la disparition. Je te
parle de nous, de ce que nous sommes, de ce qu’il nous reste.


Thomas  Vinau
 

Publié dans POETES, ECRIVAINS...

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SAISON DU LOUP

Publié le par Mireille Disdero

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Au cours des siècles, le loup a cédé ses territoires à l’homme. Là où il survit encore, rien ne le fait fuir comme la présence humaine.

Gérard Ménatory (et les loups du Gévaudan)

 

 




Traversée de la saison des paroxysmes. Lune du loup.

 

Les instants glissent sur le jour. La lumière fanée étire nos ombres de nuit hérissées.

Ecouter. Tendre son corps dans l’atmosphère. Capter les indices de vie.

 

Vingt jours et autant de nuits que nous remontons le sentier des anciens.

Le froid brûlant habite mon esprit. La vitesse me grise. Elle est ma couleur de robe.

Bientôt, autour de la tanière abandonnée par les humains, Sirius virevoltera dans la poudreuse. La silhouette de Timber tremblera de rire sur la neige, tandis que je penserai à ceux que je porte.

 

Ma famille.

 

L’intensité pour nous n’est pas la saison des lumières, mais le profond de l’hiver. Maintenant.

(...)

Mireille D.
24 décembre, soleil d'hiver.

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LES SEULS

Publié le par Mireille Disdero




Les seuls, les abandonnés le seront encore
leur nuit de l'an rongera la peau douce... la peur
et se dessineront de vraies assiettes de faim
un pain noir d'embruns qu'il faudra manger
ou alors cracher, en soi
comme dans le silence un homme à sec... se noie.


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Texte publié sur Rollerpen, Q'ultures on Web
http://www.rollerpen.fr/spip.php?article210

Allez voir... LK. y a ajouté quelque chose.

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BATAILLE !

Publié le par Mireille Disdero


Dans mon expresso de Télérama ce matin, une info. dont je viens d'entendre parler par ailleurs...



"Une "bataille de la connaissance" entre Google et Wikipedia vient-elle d'éclater ? Le célèbre moteur de recherche a annoncé le lancement, en version test, de son nouveau portail "Knol", accessible seulement sur invitation. "Knol" — abréviation de knowledge, connaissance — est déjà surnommé "Googlepedia". Pourtant, les différences sont de taille : alors que Wikipedia est une encyclopédie anonyme dont les données sont corrigées par n'importe quel internaute, Knol publiera des articles signés par des experts, et seuls les commentaires seront ouverts au grand public. Il y aura plusieurs "knols" sur un même sujet, tous soumis au vote des internautes. « Au bon vouloir de l'auteur, indique le blog de Google, un "knol" pourra inclure de la publicité. » Principal risque, repéré par le blogueur Olivier Ertzscheid : une course à l'écriture d'articles susceptibles d'être les plus lus, les plus vus, et donc les mieux rétribués. De son côté, Wikipedia fait son Google en s'apprêtant à lancer son propre moteur de recherche... ◆ S.L.

Télérama, 18 décembre 07

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BARBARA : JOHN PARKER LEE

Publié le par Mireille Disdero

Une autre
pour la route, 
pour la beauté et... John Parker Lee.



Il s'appelait John Parker Lee
John Parker Lee
John Parker Lee
Son paradis
C'était de voyager sa vie.
Il était toujours en partance
Il sautait
Dans ses trains de nuit
De galaxies en galaxies
Puis revenait en fulgurance
Nous donner à voir
Nous donner à prendre.
Je ne peux rien
Dire de plus
De cet homme-là.
Il n'était ni mieux
Ni plus mal.
Il était different
C'est tout.
John Parker Lee
Le magnifique
Venait des plaines de l'Iguana.
Brouillard ses yeux
Brouillard sa voix
De la brume
Aux bouts de ses doigts.
Il y a comme ça
Dans la vie
De merveilleux passagers
Qui croisent nos existences
Et nous font
L'instant de beauté
Où il nous semble
Que l'on dialogue
Avec les anges.
Il y a comme ça
Dans la vie
Poussière de soie
Brillant d'étoiles
Papillon de nuit
De merveilleux passagers
Qui jouent
D'étranges musiques
Qui nous tanguent
Le cœur et l'âme.
John,
John
John Parker Lee
L'homme qui dansait sa vie
De trains de nuit
De galaxies en galaxies.
Un jour
Il n'est pas revenu
Mais il a laissé dans nos vies
Ses récits aux couleurs d'ambre
Et l'on chevauche nos rêves
Pour le rejoindre
Dans son univers
Et l'on saute dans ses trains de nuit
Et l'on roule en Super-Express
De galaxies en galaxies
Et l'on dialogue
Avec les anges.
Tu as bousculé nos vies
John.
Qu'elle était belle, ta difference !
Papillon de soie
Papillon de nuit
John.
Vivre sa vie,
Comme on la danse.
Il s'appelait John Parker Lee
John Parker Lee.
Il voyage
Dans ses trains de nuit
Ailleurs
Sur d'autres galaxies.
John,
John
John Parker Lee
L'homme qui dansait sa vie
De galaxies en galaxies
Le magnifique
John.
Il s'appelait John Parker Lee
Venait des plaines d'Iguana
Brouillard des yeux
Brouillard sa voix
John
John
John Parker Lee...

Barbara



GRANDE-CASSE.jpg

Publié dans PAROLES, CITATIONS

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UN CHANTIER A CASABLANCA - M. DERAIN 2006

Publié le par Mireille Disdero

couverture.jpgUn livre édité par les Editions Le Fennec, Collection Poche Patrimoine | 2006


Le parc de l’Hermitage, à la périphérie du centre-ville de Casablanca, est un petit territoire : 18 hectares, propriété de la Ville, l’un des rares espaces verts de la capitale économique du Maroc, qui compte plus de 5 millions d’habitants.
Il jouxte les quartiers populaires de Nouvelle Medina, Derb Foqara ou El-Miter Bouchentouf, haut lieu de la résistance contre les Français et contre le régime de Hassan II. Créé sous le protectorat français, abandonné et devenu décharge publique, le parc est depuis quelques années un objet de passions : des citoyens, des artistes, des hommes politiques se sont mobilisés. Ils ont lancé un processus de restauration, qui s’inscrit dans le cadre plus général de la réhabilitation du patrimoine casablancais et de ce qu’il est convenu d’appeler l’émergence de la société civile au Maroc.

Le récit commence en 1999, lorsque des citoyens associés à des artistes attirent le regard des autorités : Abdellah Zaâzâa de l’Association El Miter Bouchentouf pour le Développement Social et Eymeric Bernard, cinéaste, produisent des petits films documentaires et organisent des projections dans le parc et dans le quartier. En 2002, la Source du Lion, association d’artistes plasticiens, conçoit une intervention : la construction collective d’une maquette du parc au 100ème, 18 m2, l’Hermitage dans son état réel, une maquette comme un constat. Exposée à la Villa des Arts en mai 2003, l’un des seuls lieux d’art contemporain de la ville, elle sera selon le souhait de ses auteurs, un élément déclencheur de la réhabilitation : c’est le jour du vernissage que M. M’Hamed Dryef, wali du Grand Casablanca, déclarera publiquement ouvert le chantier réel du parc. Deux semaines plus tard, les milliers de tonnes d’ordures seront évacuées. Pendant les deux années qui suivirent, les interventions des artistes, l’attention des responsables politiques et le soutien des habitants du quartier ont donné lieu à une expérience singulière, où ont été mises en forme des modalités d’actions et d’interactions qui ne peuvent être que d’ici, où l’on préserve l’existant, où l’on s’appuie sur les savoir-faire et les possibles… J’ai choisi d’arrêter mon récit à la veille de la réhabilitation «lourde» du parc, alors qu’il est redevenu un espace dédié «au plaisir des yeux et des oreilles», définitivement à l’abri de l’abandon comme de la spéculation immobilière. La Fondation Mohamed VI pour l’environnement a décidé de missionner un atelier de paysagistes et c’est une autre aventure qui a commencé.

Ce livre est né d’une invitation qui m’a été faite par la Source du Lion lors du workshop réunissant des artistes marocains et européens, organisé autour de l’exposition de la maquette. Chacun était invité à proposer une intervention. J’ai choisi de réaliser un livre de poche pour interroger et transmettre cette expérience — mais toutes les questions soulevées ici résonnent avec celles que je peux me poser dans mes propres interventions, qu’elles concernent la construction de récit ou la représentation d’un territoire… ou la vie tout simplement : que peut un individu ? Je travaille ici les matériaux que j’affectionne : paroles, informations, photographies, documents… J’ai choisi de porter attention au presque rien, aux petits gestes – mais qui ont tous été des éléments déclencheurs essentiels. Je fais la part belle aux images qui ne sont pas ou ne seront plus montrées, telles les photographies prises au cours du repérage nécessaire à la construction de la maquette. J’ai mis en forme ce récit collectif au cours de trois séjours d’écriture en décembre 2004, mai et juillet 2005, au cours desquels j’ai rencontré les acteurs du projet. Les Editions Le Fennec, Casablanca, ont accepté d’éditer mon livre : c’est le premier numéro de leur toute nouvelle collection Poche Patrimoine. Un petit format, bon marché, aujourd’hui diffusé aussi bien en centre-ville que dans les petites librairies de quartier, un petit livre que j’aimerais voir comme une invitation à la promenade sous les eucalyptus du parc… et à l’action ?


Martine Derain, novembre 2006
ce livre peut être commandé à La courte échelle / éditions transit
4 rue Barbaroux 13002 Marseille (port gratuit)

Publié dans NOTES DE LECTURE

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FARIDA ET L'IRAQI - IBRAHIM MAALOUF

Publié le par Mireille Disdero

farida-M-Ali.jpg

Je viens de découvrir "La voix de la Mésopotamie", Farida Mohammad Ali... Je l'écoute en ce moment, pendant que j'écris (tap tap tap...). Voilà un extrait du livret qui l'accompagne :


"Le raffinement du maqam irakien (maqam signifie "endroit", "situation") naît à l'époque fastueuse des Abbassides à Bagdad, cité phare d'un Islam universel aux confins du monde arabe, turc et persan. Cette poésie classique et populaire, dont s'abreuvait l'aristocratie locale dans ses salons et qui servait fêtes religieuses ou cérémonies soufies est dans ce CD interprétée exceptionnellement par une femme."

C'est saisissant de beauté. Avec le santur (la cithare à cordes frappées) et la djoza, vièle à 4 cordes.


Mais ce n'est pas tout, côté musique. Vous savez bien. A certains moments o
n est un peu fatigué. C'est la fin du jour  - entre chien et loup - dirait la Louve de Barbara. Alors on pose sa journée à l'entrée, dehors, on se défait de tout ce qui n'est pas "musique" et on écoute.
Ce soir ma rencontre est Ibrahim Maalouf, Diasporas. Il est le fils de Nassim Maalouf, premier trompettiste arabe à jouer la musique classique occidentale. Ibrahim a découvert avec son père l'étude de la trompette à travers les concerti modernes, classiques, baroques, contemporains et "refait un voyage initiatique quotidien... grâce à l'invention de la trompette à quart de tons par son père... Les notes qui s'en échappent sont l'expression d'une culture millénaire..."ibrahim-maalouf.jpg


Publié dans ARTICLES

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SUR LES DOCKS - MONA HEFTRE

Publié le par Mireille Disdero


Le mercredi après-midi, je suis rarement chez moi. Aujourd'hui, si. Et tiens, pendant ce moment de grand calme, j'ai écouté sur les docks de France Culture, consacrés cette fois à Mona Heftre. Je ne vais pas chercher à votre place ou vous raconter ce qu'elle a dit, chanté, rêvé, joué. Vous irez de votre chef écouter cette rencontre sur FC. 

Je vais en revanche vous donner  un, deux signes d'attention. 
Est-ce ainsi que les hommes vivent ? écrivait Aragon. Mona elle, vit et parle de ses petits et grands instants, Paris, les plantes sur le balcon, le tango, Albertine et Julien Sarrazin, une lettre que l'on lit... 
J'ai aimé cette voix de femme, son "intérieur" donné sur l'instant, cette présence qui n'a rien de fragile mais tout de subtil, ce que parfois l'on confond avec la fragilité.

Ecoutez-la, vous aussi, si cela vous chante comme à moi.

Ecoutez

Podcast



France Culture - Sur les docks - le 12 décembre 2007

Portraits - Mona Heftre
 
 

 
   © Robinson Savary

Un documentaire d’Elise Andrieu et Céline Ters

Nous entrons dans l’univers de Mona Heftre, des voix plein la tête qui résonnent en mots d’amour.
Comédienne et chanteuse, ancienne égérie du Grand Magic Circus, Mona a depuis creusé son chemin indépendant vers des histoires qui la fascinent et lui ressemblent.
Le fil de ces histoires : celui de l’émotion. Mona est une onde qui vibre et veut donner à vivre les émotions les plus violentes et les plus chavirantes. Il n’y a que ça qui l’intéresse : que batte son cœur. Elle le donne à ressentir en mille.
D’une salle de répétition aux chemins divers de sa vie, nous l’entendons incarner Albertine Sarrazin, chanter Serge Rezvani ou évoquer Maurice Magre.
Comme au fil d’une histoire d’amour qui naît, vit, puis meurt, elle parle d’elle en portant l’amour que ces autres s’écrivent.
Le portrait d’une femme en quête d’absolu.







17 septembre 1937, Alger - 
10 juillet 1967, Montpellier

albertine-sarrazin.jpg

Publié dans ARTICLES

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