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NOUVEAUX DELITS N°29

Publié le par Mireille Disdero



Vient de paraître :

NOUVEAUX DELITS

Revue de poésie vive et dérivés

Numéro 29

 

 

 

 

 

Comment ne pas s'’essouffler en faisant une revue de poésie ?

 

Entre les bons sentiments de départ : lire tous les textes, répondre rapidement à toutes et à tous, entretenir de vraies relations avec les auteurs, publiés ou pas, les lecteurs, les abonnés et aussi les autres revues, les innombrables sites de poésie et ce qui est faisable en vérité, il y a ce fossé nommé désillusion ou expérience, selon qu'’on l’'envisage.

Il faudrait y passer TOUT son temps. Un temps non salarié, bien entendu, puisque il s’'agit de passion et non d’'un emploi.  

Et même en y passant tout son temps, la technologie informatique fait que x auteurs peuvent envoyer x poèmes en même temps, sans compter ceux qui les envoient par courrier. Moi pour suivre, c'est-à-dire lire attentivement et répondre, mais aussi entretenir des relations avec tout le monde, n’'étant pas une machine, ça me prend beaucoup plus de temps. Et voilà que x nouveaux auteurs ont envoyé x nouveaux textes et les premiers auteurs m’'écrivent pour savoir ce qu'’il advient des x textes qu'’ils m'’ont envoyé il y a x temps. Certains, rares heureusement, s'’impatientent un peu trop, en deviennent désagréables, évidemment ce sont eux qui passent à la trappe les premiers.

Et voilà comment une passion, un plaisir peuvent se transformer en corvée parce qu'’ils provoquent de la frustration, la machine n'’ayant aucun état d’'âme et beaucoup d’'auteurs s'’imaginant être uniques, ne pensent finalement qu’'à eux-mêmes et à leur but : être publiés. Ils oublient trop souvent qu'’ils sont un parmi x autres.

Que certains ne donnent plus de nouvelles une fois qu’'ils ont reçu leur exemplaire, que la plupart ne s’'abonnent pas à la revue etc.… ça je ne m'’en plaindrais pas, après tout personne ne m’'oblige à faire une revue. Non, mon problème c'’est plutôt de réaliser combien cela devient envahissant, au point que moi qui me voudrais aussi poète, je n'’ai plus le temps de m'’occuper de mon propre travail d’'écriture, sans parler du reste.

Alors comment faire ? Finalement c’est comme dans la vie, vient un moment où l’'on doit faire un tri, et surtout où l'’on fait ce qu’'on peut et tant pis pour ceux qui ne sont pas contents car après tout personne ne les oblige à contacter une revue.

Ce qui compte à mes yeux, c’'est de ne pas renoncer par épuisement, et j'’assume donc d’'être injuste par nécessité. Répondre à certains, plus qu’'à d'’autres, selon des affinités réelles qui se créent, lire certains plus que d’'autres, faire passer machin avant bidule, continuer la revue en y passant moins de temps mais toujours avec autant de plaisir, alors pardonnez-moi si je réponds moins souvent ou moins longuement, ou même si je ne réponds pas du tout à vos diverses sollicitations et puis… n'’oubliez pas que moi aussi je suis une poète qui voudrait bien être publiée, et si tous les poètes faisaient leur revue, ce ne serait pas si mal, chacun connaitrait les deux côtés du miroir.


Sur ce, j’espère que vous apprécierez ce numéro. J’'y ai mis des amis et des causes qui me sont chères.

 

Cathy Garcia

 

 

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HOTEL - EGLISE - A CHYPRE

Publié le par Mireille Disdero



Si l'info. ci-dessous vous dit quelque chose, allez-y, donnez votre avis :




Une église transformée en hôtel à Chypre

Publié le : 27-06-2008

Info Collectif VAN - www.collectifvan.org - Le Collectif VAN vous livre cet article publié sur le site de la Diaspora Grecque en France le 21 juin 2008. Un des aspects les plus tragiques du problème chypriote, depuis l’invasion et l’occupation par les troupes turques de la partie septentrionale de Chypre, est la destruction, le pillage et la transformation des monuments religieux et historiques.

Un exemple frappant et caractéristique de cette politique, qui a été récemment l’objet d’un reportage dans la presse britannique (The Financial Times du 14.09.07) est celui de l’Eglise de Sainte Anastasie, située près du village de Lapithos. Cette Eglise du 19ème siècle a été transformée en hôtel avec une piscine dans la cour et casino.

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L'EMAIL D'UN TRAIN DE NUIT

Publié le par Mireille Disdero




C’est rapide. Ça vient comme le vent.
On s’éveille un jour avec un cœur, un instrument
qui bat.

On évalue sa densité à hauteur d’insomnie.
Talons très hauts, on découvre le vide en chancelant
de plaisir
Piquant et fuselé, le vide et
les jambes longues
c’est beau comme un vertige.

C’est ça, c’est en soi
quand on aime
mains nues doigts sacrés
sous les baisers… les crocs.
L’émail d’un train de nuit qui s’allonge vers ailleurs
Pourquoi ? Pourquoi pas.
Tant qu’on approche de l’Afrique
on a le cœur qui vibre
un instrument en soi
une musique
pour blesser son bas d’une résille
grimper haut
dans le chœur qui descend en vrille
exploser ses doigts
dans Sa main
embrasser le petit matin
quand il se pointe
tôt
les croissants d’une lune à peine
le pli du drap
une bourrasque dans les cheveux
C’est ça
quand on aime on ne dort pas
on caresse comme le vent, rapide, encore.

Mireille D.





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AEROPORT

Publié le par Mireille Disdero

 

 

Aéroport. Où ça ? M. Bajara. Cafeteria. Rumeurs… Attendre.

Un café. Con leche ? Tasse Bonka (soupirs). Mucho Azucar. Pour la douceur immédiate (soupir again). 

Solitude du voyageur. Collage décollage. Brouhaha diffus. Va et vient. Pas perdus. Pas d’ailleurs. Les siens, les miens. Penser à l'air qui va brusquement s'engouffrer entre ici et là-bas. Ces milliers de nuages, de paysages... du ciel et des pistes de vie ou d'atterrissage. Qu'importe. Au bout du compte. Un café. Aussi brûlant que soi de l'intérieur. Avec du lait en passant la frontière... de soi, du monde. Et puis encore...

... Des pages et des pages à écrire en attendant de décoller, de s’envoler, de se manquer.

De se manquer. De se manquer…


 

Mireille D.


 

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L'OEIL

Publié le par Mireille Disdero

 

 

 

Solitude et retraite. Terres entrelacées où la croix d’une mer intérieure et ancienne, te devient boussole et berceau.

Lumière et connaissance. Voix du silence subtil, sommeil des agitations où enfin Il te voit et tu le vois.

 

 

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LE THEATRE D'OMBRES ET LA REINE DE LA NUIT

Publié le par Mireille Disdero





Elle répète un peu, pour la représentation de demain :

Je suis belle Ô mortels comme un rêve de pierre / Et mon sein où chacun s’est meurtri tour à tour / Est fait pour inspirer au poète un amour / Eternel et muet ainsi que la matière. *




... Puis elle pose le miroir, se libère de la perruque qui lui tient chaud et l’abandonne dans son vanity à maquillage usé.

Epuisée elle s’étire sans se détendre. La nuit se fait piquante. Tout à l’heure à l’appartement, il faudra payer la nounou… mais avec quel argent ?

Quand le calme revient dans le théâtre, elle enfile sa robe et sort par la porte du fond. Son ombre la traine à travers rues, jusqu’au quartier miteux.

La reine de la nuit, la beauté égyptienne meurt de fatigue et de manque d’amour mais où trouver les bras et un cœur pour de vrai pour encore et toujours ?



Mireille D.
D'après une illustration de Loustal

* Baudelaire




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LA TOSCANE AU PORTUGAL

Publié le par Mireille Disdero

C'est dans la ligne droite, sur la route,
L'unique
celle qui vient de l'intérieur et qui finit au cap Sagres
..."
Au Cap Sagres - HG




C’est au Portugal en 2007, un air d’Italie dans les couleurs
Terre de Sienne, jaune d’ambre et vert cyprès de Florence.

Toscane au Portugal, à peine tremblées par un mirage de chaleur
deux silhouettes avancent dans le soleil d’un champ de blé
Toscane au Portugal, leur ombre filiforme écrit sur la campagne
un point d’interrogation dans l’épaisseur de la céramique
Toscane au Portugal, avec les grillons voyageurs, les scarabées
deux silhouettes, un homme et une femme mélangent leurs élytres. Sensation fugace… d’éternité.



Mireille D.

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JOSEPH KOUDELKA PHOTOGRAPHE

Publié le par Mireille Disdero



Un photographe qui a un vrai talent...

"Joseph Koudelka - Né en 1938 en Moravie. Etudiant à l’Université technique de Prague. Ingénieur en aéronautique de 1961 à 1967, il démissionne pour se consacrer à la photographie. Il est le "reporter" de l’invasion soviétique en 1968 et reçoit pour son travail, en 1969, anonymement, la médaille d’or Robert Capa. Il se réfugie en 1970 en Grande Bretagne et rentre à Magnum. Il est naturalisé français depuis 1987. Il a reçu plusieurs bourses et de nombreux prix dont le prix Nadar pour son livre Les Gitans, la fin du voyage. Il a fait partie de la mission photographique de la DATAR pour illustrer le paysage urbain et rural en France. A été exposé à Paris, Londres, New York... "


Article ici :
link

et ici : link

Extrait d'un entretien, 1987 - (merci à Marlène pour le lien)

(...) Joseph Koudelka : Pour moi, la plus belle chose est de me réveiller, de sortir, d'aller regarder. Regarder tout. Sans personne pour me dire : "Il faut que tu regardes ceci, ou cela." Je regarde tout et j'essaye de trouver ce qui m'intéresse, parce que je ne sais pas, au départ, ce qui m'intéressera. II m'arrive de photographier même des sujets que d'autres trouveraient stupides, mais qui me permettent, à moi, de jouer. Henri dit qu'avant de rencontrer une personne, ou de voir un pays, il se prépare. Moi non, j'essaye de réagir à ce qui se présente. Après, je reviendrai, peut-être chaque année, dix ans de suite, et je finirai par comprendre. (...) link



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