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REVUE LE GROGNARD N°7

Publié le par Mireille Disdero



Le N°7 (septembre 2008) de la revue LE GROGNARD est disponible.
 
Le Grognard n°7L'exemplaire est à 7 € (frais de port inclus) La commande est à passer auprès des éditions du Petit Pavé : par mail : editions@petitpave.fr  ou par courrier : Éditions du Petit Pavé - Boîte Postale 17 - 49320 Brissac-Quincé - FRANCE
 
AU SOMMAIRE DU N°7

- Denis Grozdanovitch : L'Ambiguïté et la puissance du rêve chez Anton Pavlovitch
- Mitchell Abidor : American rebels - Jerry Farber : "Les étudiants sont des nègres"
- Guyseika : La vérité est là (poème)
- Champfleury (1821-1889) : De la fausse science et de la prétendue ignorance
- Sébastien Clivillé : Le Philosophe n'a pas dit (poème)
- Aglaé Vadet : Transgression
- Stéphane Beau : Contingences 9
- Denis Vernier : De la philosophie
- Ygor Yanka : La Pornographie ou l'oeil crevé
- C6fran : Le Zazou de Zanzibar
- Thomas Vinau : La Honte
- Stéphane Prat : Le Cabaret de la dernière chance : Tabou à Falésa
- Jean-François Besançon, Stéphane Beau : Du côté des livres

 
Quelques pages de ce n°7 sont lisibles en PDFsur le site du Grognard

link
 
 
Pour connaître les conditions d'abonnement ou d'adhésion à l'Association LE GROGNARD, ou pour proposer un texte il suffit d'envoyer un mail à l'adresse suivante : revue.le.grognard@gmail.com .
 
 
Stéphane Beau

Site de la revue : link
Blog de la revue : link

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AUX CHEVEUX CHÂTAINS QUI CHUTENT

Publié le par Mireille Disdero

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… Un peu d’air brûlé traverse la moustiquaire
Des grillons cachés vont prendre le relai

Alors, le soir est à l’introspection
Aux cheveux châtains qui chutent sur les yeux
Sombres soleils de noisetiers, marrons du feu

Alors, la nuit écrivain trace ses tatouages de baisers sur la peau
Lentement, une nuit blanchit pour un sommeil à l’aire de repos

Alors, mousse et bulles débordent du jacuzzi
D’un lit de ciel
Puis s’échappent par la fenêtre
Colonisant un mur encore imbibé de soleil

Alors, peu importe les hirondelles sur un fil
C’est l’été for ever, un peu d’air brûlé traverse la moustiquaire.


Mireille D.
Juillet / août 2008



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N POUR M

Publié le par Mireille Disdero


Fin août, la rentrée approche pour les profs comme pour les autres. Eux aussi stressent un peu. Tous préparent leur trousse, leurs stylos et autres outils de première nécessité. Je les M bien car je les connais puis aussi, j'ai enseigné le Français pendant un certain temps... alors les histoires de profs, ça me travaille un peu. Il m'arrive même d'écrire des textes où je les mets en scène.

Sur le site Sistoeurs, l'un de mes préférés, vous pouvez lire les (courtes) mésaventures d'une prof de math. A cette adresse :

link

Je sais qu’en venant au collège, dans sa voiture noire parfumée au jasmin de synthèse, elle écoute Mother Rose, de Patti Smith. Je devine qu’elle fume dans la rue sa dernière blonde avant d’écraser nerveusement le paquet entre ses doigts. (Lire la suite sur Sistoeurs link)

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LE PAPILLON D'IGHIL BOUAMMAS

Publié le par Mireille Disdero



Raconte Art, cinquième édition

Le papillon d'Ighil Bouammas

396/280

Un festival qui se pose chaque année dans un village de Kabylie invitant habitants et visiteurs à vivre des choses aussi simples que le partage, la solidarité et la découverte de l’autre. Raconte Art était cet été 2008 à Iguil Bouammas, le village de Aït Menguellet.

Par Keltoum Staali
Raconte Art commence et finit toujours par des émotions. Dès notre arrivée à l'aéroport d'Alger, en ce début juillet 2008, le ton est donné : le festival, qui en est à sa cinquième édition, risque d'être annulé pour des raisons de sécurité. Il semble que des opérations militaires soient en cours dans la région d'Ighil Bouammas où nous devons nous rendre. C'est un peu confus mais les nouvelles semblent alarmantes. Claude, l'amie française que j'ai entraînée dans l'aventure, me regarde sans comprendre. Moi, j'ai les yeux rivés sur Denis Martinez, portable à l'oreille, dont le visage se décompose. Nous sommes atterrés. Un an que nous attendons ce moment ! Mohamed, l'ami chauffeur de taxi, prend nos bagages et nous voilà partis : direction Tizi Ouzou, en attendant mieux. La circulation est plutôt fluide, de chaque côté de la route, des cageots de fruits de saison témoignent d'une année abondamment arrosée.
(...)
Pour lire la suite de l'article de Keltoum Staali :
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Publié dans ARTICLES

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RIO VERO

Publié le par Mireille Disdero

 

 

Chaleur encore jeune. Pierres en habit de lumière. Sentier qui dévale dans des gorges où le figuier colonise les bancs de terre... Friches d’été aux fruits mûrs de ronciers. Roches qui se répondent de paroi en paroi et de souvenirs en avenirs. Houx sauvages, micocouliers, terre engrossée à l’odeur d’eau brûlée. Puis soudain, une grille de fer au dessus du vide de l’eau bleue, verte et transparente…

 

Sous le silence assourdissant du soleil, nos désirs d’abandon vont en nage dans le Rio. 13 heures et la marche reprend. Un vieil homme pousse sa brouette vers la fontaine. Il salue et serre la main des Français. Dans sa paume, la fraîcheur troglodyte d’une maison de roches.


 

Mireille D.

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MICHEL ONFRAY

Publié le par Mireille Disdero

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LORSQUE TU ME LIRAS

Publié le par Mireille Disdero



Lorsque tu me liras, je te regarderai dans le pare-brise,
Tu viendras à moi, tout entière, comme la route,
Lorsque tu me liras, la maison sera silencieuse, et mon silence à moi te remplira tout entière aussi.
Avec toi, dans toi, je ne suis jamais silencieux, c'est une musique très douce que je t'apporte...
Quant à toi, tu verses au plus profond de ma solitude, cette joie triste d'être, cet amour que, jour après jour, nous bâtissons, en dépit des autres, en dépit de cette prison où nous nous sommes mis, en dépit des larmes que nous pleurons chacun dans notre coin, mais présents l'un à l'autre...

Je te voyais, ces jours ci, dans la lande, là-bas, où tu sais...
Je t'y voyais bouger, à peine te pencher vers cette terre que nous aimons bien tous les deux, et tu te prosternais
à demi, comme une madone, et je n'étais pas là... ni toi...
Ce que je voyais c'était mon rêve...

Ne pas te voir plus que je ne te vois...
Je me demande la dette qu'on me fait ainsi payer.
Pourquoi? L'amour est triste, bien sûr, mais c'est difficile, au bout du compte, difficile...

Dans mes bras, quand tu t'en vas longtemps vers les étoiles et que tu me demandes de t'y laisser encore... encore...
Je suis bien; c'est le printemps, tout recommence, tout fleurit, et tu fleuriras aussi de moi, je te le promets.

La patience, c'est notre grande vertu, c'est notre drame aussi.
Un jour nous ne serons plus patients.
Alors, tout s'éclairera, et nous dormirons longtemps, et nous jouirons comme des enfants.
Tu m'as refait enfant; j'ai devant moi des tas de projets de bonheur...
Mais maintenant, tout est arrêté dans ma prison.
J'attends que l'heure sonne...
Je me perds dans toi, tout à fait.

Je t'aime, Christie, je t'aime.

Léo FERRE

Publié dans PAROLES, CITATIONS

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MAHMOUD DARWICH

Publié le par Mireille Disdero


Le poète Mahmoud Darwich est mort le 13 août, enterré aujourd'hui à Ramallah.

Publié dans POETES, ECRIVAINS...

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LE DERNIER ROMAN DE NABOKOV

Publié le par Mireille Disdero

Nabokov a du génie, c'est l'un des rares écrivains (avec John Fante) qu'on peut lire et relire sans jamais avoir l'impression d'en avoir fait le tour. A la rentrée, son dernier roman va paraître.


Nabokov : après Lolita, Laura

Françoise Dargent
14/08/2008 
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Vladimir Nabokov.
Vladimir Nabokov.

L'ultime manuscrit de l'écrivain devrait être publié à la rentrée, trente ans après sa mort et contre son avis. Ainsi en a décidé son fils.

Il y a eu Lolita, il faudra désormais compter avec Laura. À sa mort en 1977, Vladimir Nabokov laisse derrière lui le canevas précis d'un roman intitulé The Original of Laura : Dying is Fun («L'Original de Laura : mourir est un jeu»). Son fils Dmitri annonce aujourd'hui dans l'édition allemande de Vanity Fair qu'il sera publié le mois prochain, sans pour autant préciser la date exacte, ni l'éditeur.

Cette affaire qui a défrayé la chronique littéraire jusqu'au printemps dernier a débuté juste après la mort de l'auteur américain d'origine russe. Peu de temps avant de décéder, Nabokov travaillait à un nouvel ouvrage. Il le faisait à sa manière, annotant jour après jour, sur de petites fiches en bristol, les chapitres de Laura. Il en aura rempli 138 en tout, qui constituaient déjà, en 1976, selon son éditeur new-yorkais, l'essentiel du roman. Nabokov n'a pourtant pas eu le temps de terminer son œuvre, laissant derrière lui un puzzle littéraire.

La suite de l'article ici :

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UNE BOUGIE BRÛLE ENCORE - T. VINAU

Publié le par Mireille Disdero




Bien sur, nos rires étaient sauvages, et nos nuits ont brûlées dans des éclats d'argent et de verre pilé. Nous nous sommes crus libres et nous fumions nos peurs comme ces petits cigarillos écrasés dans le sable des plages. Nous fêtions l'aube et les crépuscules, les yeux plantés droits dans la nuit. Qui pourrait le croire à présent que pas un d'entre nous ne parvient à devenir. Le temps bouleverse toutes les incandescences. Mais pour le reste mes amis, notre jeunesse n'y est pour rien. Il fallait rêver plus haut !

Thomas Vinau

Publié sur le site de l'auteur, ici :

Une bougie brûle encore


Publié dans POETES, ECRIVAINS...

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