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LES BIBLIOTHEQUES

Publié le par Mireille Disdero


J'étais abonnée à la liste Biblio-fr qui vient de fermer. Je le regrette. Je vous transmets cet article de Claude Poissenot, qui en parle, dans Livres Hebdo.


Biblio-fr est né dans le monde d'Internet. Il a rencontré les bibliothèques qui découvraient ce monde. Il a apporté à celles-ci une dimension relationnelle et horizontale. Les bibliothécaires n'étaient plus isolés ou limités à des cercles étroits, ils appartenaient à une communauté d'échange de savoirs, d'interrogations dans laquelle la voix était ouverte à tous (professionnels chevronnés, aspirants à ce monde professionnel, observateurs, etc.). Les hiérarchies de types d'établissement, de grades étaient comme suspendues pour former un monde d'égaux. Relationnel et démocratique, le monde de biblio-fr était une promesse d'un autre monde possible. C'est sans doute la disparition de ce rêve qui pèsera le plus dans les regrets des abonnés à la liste. C'était aussi un formidable lieu de construction de l'identité professionnelle : les bibliothécaires avaient en commun ces livraisons de messages qui les rassemblaient (ce qui n'excluait pas les agacements et les marques de distance) par-delà leurs différences. On peut s'interroger sur les supports de l'identité professionnelle des bibliothécaires (au sens large) et sur un risque de repli catégoriel (lecture publique, BU, discothécaires, fonds patrimoniaux, etc.)

Lire la suite ICI


Claude Poissenot est sociologue, enseignant à l'IUT "Métiers du livre" de Nancy. Ses travaux portent notamment sur les publics des bibliothèques mais aussi sur la lecture et ses représentations. Il travaille à l'écriture d'un nouveau modèle de bibliothèque plus en phase avec la population desservie. A cette fin, il a conçu un site web accessible à tous les intéressés
.

Publié dans ARTICLES

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LE TEMPS DES LEZARDS EST VENU

Publié le par Mireille Disdero


De Charlie, PRICE

Trad. Pierre Charras

Editions Thierry Magnier 2009

 

A 17 ans, Ben est un lycéen à l’existence perturbée par la maladie mentale de sa mère. Cette dernière, en proie à des hallucinations, croit que des lézards envahissent la terre. Ben est seul et doit s’occuper de tout, y compris de la surveiller pour qu’il ne lui arrive rien et qu’elle prenne bien ses médicaments. Ajouté au lycée, tout ceci s’avère très lourd à gérer. Vient le moment où, sur les conseils de l’assistante sociale, la mère de Ben est confiée à un couple de la famille. La séparation est inévitable mais Ben en est plus choqué qu’il ne le dit ou ne le croit. Peu à peu, il se laisse convaincre par la parole de Marco, un étrange ado. qui lui apprend l’existence d’un passage pour se rendre à l’an 4000 et y trouver des solutions ou des remèdes pour soigner la maladie mentale. Il semblerait que Ben, à son tour, sombre dans la maladie qui l’a séparé de sa mère. Cependant, il s’en remet et des années après, il devient un médecin reconnu en matière de psychiatrie.

Ce bon roman touffu et complexe traite du thème de la folie, de la psychiatrie. Il est très ancré dans la réalité. On pourrait presque dire qu’il s’agit d’un récit réaliste si ce n’était son emprunt à la science fiction pour le motif  névrotique et, par ailleurs, au genre fantastique dans sa construction laissant planer un doute sur les événements du récit difficilement explicables. C’est en cela qu’il est vraiment bien construit. On est saisi dès le départ par son style et touché par le personnage de Ben qui a une véritable présence. Pour grands ados et jeunes adultes. 

 

Mireille D.

Publié dans NOTES DE LECTURE

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LES BRAS IMMENSES COMME DES FUSEES

Publié le par Mireille Disdero


  
Cette nuit, la nuit est courte
comme une robe qu'on porte sans y penser
alors, alors... on glisse lentement vers l'été.



Arrive le moment où les sensations patinent
Puis cavalent dans nos têtes sans plus toucher la peau

L’endroit s’appellerait la passe des grillons
Un troupeau d’odeurs dévalerait le sentier humide
Et sans pouvoir le distinguer, derrière la sapinière
on le sentirait jusqu’au vieux puits de neige
En demi-cercle gris profond
tassé sur lui-même comme un arc en ciel emmuré
Mais libre des contraintes du froid et du passé.

Arrive le moment où les voix continuent dans le silence
Puis dans un no man’s land qui tanguerait pour un tango
Le chant du grillon ne cesserait d’enivrer la nuit
On s’étirerait jusqu’à demain
Les bras immenses comme des fusées
Et ce serait l’été.


Mireille D. 21 juin 2009, 0h20



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... ET ELLE VIENT

Publié le par Mireille Disdero


Ces mots de Kafka,
cueillis sur le site de Raymond Alcovere, ICI


Il est parfaitement concevable que la splendeur de la vie se tienne prête à côté de chaque être et toujours dans sa plénitude, mais qu’elle soit voilée, enfouie dans les profondeurs, invisible, lointaine. Elle est pourtant là, ni hostile, ni malveillante, ni sourde ; - qu’on l’invoque par le mot juste, par son nom juste, et elle vient. C'est là l'essence de la magie, qui ne crée pas, mais invoque.

Franz Kafka, Journal. 18 octobre 1921


Publié dans PAROLES, CITATIONS

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MEMOIRE D'UNE FEMME

Publié le par Mireille Disdero


La BMVR l'Alcazar*, à Marseille, vous invite à la projection organisée en partenariat avec Aflam

Jeudi 18 juin – 18 h > salle de conférence

 

Projection du film Mémoire d’une femme de Lassad Oueslati. (Documentaire, Tunisie, 2008, couleur, vidéo, 52’) en présence  du réalisateur.


Dans les années 40-50, lors de la colonisation française en Tunisie, une femme issue d'une famille juive italienne se convertit à l'islam en se mariant. Esther, qui deviendra Hédia, raconte son parcours passionnant, sur fond d’évènements historiques. Elle évoque aussi la relation avec son fils, Mohamed-David, à la recherche de ses origines juives.

 

* Bibliothèque Municipale à Vocation Régionale

58, cours Belsunce 13001 Marseille Tél : 04 91 55 90 00

 

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ECRITURES CROISEES : MO YAN

Publié le par Mireille Disdero


Les écritures croisées vous invitent à la rencontre / lecture avec l'écrivain chinois MO YAN

Présentation, Noël Dutrait
Traduction, Philippe Che
Lecture, Alain Simon (Théâtre des Ateliers )


Après Quarante et un coups de canon (Seuil), « critique féroce d’une société chinoise prête à toutes les bassesses, avec la complicité des puissants » (Sylvie Kauffmann, Le Monde, 21 mars 2009), la sortie de La Dure Loi du karma en août prochain aux éditions du Seuil témoigne une nouvelle fois de l’extraordinaire créativité d’un écrivain considéré comme l’un des plus importants de la Chine d’aujourd’hui.

Né en 1955 au Shandong dans une famille de paysans pauvres, Mo Yan a publié plus de quatre-vingts nouvelles et romans, dont Le Clan du sorgho (Actes Sud), qui a été porté à l’écran par Zhang Yimou sous le titre Le Sorgho rouge.

Une lecture de « bonnes feuilles » de son nouveau roman, qui retrace avec humour et truculence cinquante années du destin d’une communauté de paysans, de la « libération » maoïste à notre époque marchande, en passant par la Révolution culturelle, permettra de goûter en avant-première une nouvelle facette de son talent de raconteur d’histoires.

Une table de livres sera présentée par la librairie harmonia mundi

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JEUDI 25 JUIN 2009
18H30
AMPHITHÉÂTRE DE LA VERRIÈRE
CITÉ DU LIVRE
AIX-EN-PROVENCE

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ENTRE TES BRAS LA LUNE

Publié le par Mireille Disdero



Quelques pavés polis miroitent le silence de la nuit
Une porte vermoulue transperce le rempart, lorgnette sur un ciel cobalt
Tu traverses la pierre en écartant d'un soupir un voile de mélancolie
Blanc de lune baveux grésillant sur le métal brûlant qui suinte encore sa surchauffe
Marches équarries dans la roche surplombant en terrasses les ourlets argentés d'écume
Tu t'assieds face au vide empli de notes tziganes, cœurs en choeurs
Les mats des pêcheurs clignotent des soleils verts
Respirer la nuit béante et plonger dans tes songes à en éclabousser la lune

Noz


Publié dans POETES, ECRIVAINS...

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LA BELLE PERSONNE

Publié le par Mireille Disdero


Avez-vous aimé ce film librement adapté de La Princesse de Clèves ? En ce qui me concerne c'est oui. On se sent proche de cette "cour" qui n'est pas celle du Roi de France mais celle d'un lycée, à Paris. Rendre-compte de l'aliénation de chacun, face à ses propres limites qui déterminent des choix qu'on pense "libres"...  Rendre compte de la force et du désir, chez l'adolescent, d'aller loin dans ses choix, comme dans ses renoncements.

La Princesse et Junie renoncent à l'amour passion : le film montre le conflit intérieur qui précède ce renoncement.

Mireille D.




La Belle personne, de Christophe Honoré

Synopsis : Junie (Léa Seydoux), seize ans, change de lycée en cours d’année suite à la mort de sa mère. Elle intègre une nouvelle classe dont fait partie son cousin Mathias. Il devient son ambassadeur auprès de sa bande d’amis. Junie est vite courtisée par les garçons du groupe, elle consent à devenir la fiancée du plus calme d’entre eux, Otto (Grégoire Leprince-Ringuet). Mais bientôt, elle sera confrontée au grand amour, celui de Nemours (Louis Garrel), son professeur d’italien. La passion qui naît entre eux sera vouée à l’échec. Ne voulant pas céder à ses sentiments, Junie s’obstine à refuser le bonheur, car il n’est à ses yeux qu’une illusion.

Sur Arte TV. Entretien : Christophe Honoré répond, à propos de "La Belle personne", film adapté librement de "La Princesse de Clèves"

(...) J’ai toujours pensé que l’adolescence était une période bénie pour être confronté à des chocs artistiques. J’ai passé mon adolescence dans un petit collège au fin fond de la Bretagne et je me souviens qu’on nous a amenés à Saint-Brieuc voir une représentation de « La Dispute » de Marivaux et au Musée des Beaux-arts de Rennes. J’ai l’impression que c’est la force d’une éducation démocratique... mais cela faisait déjà longtemps que je travaillais sur l’idée de La Princesse de Clèves. J’ai voulu raconter une Princesse de Clèves dans un lycée aujourd’hui, en essayant de respecter le plus possible l’intrigue, ses rebondissements et ce qui anime les personnages.

Vous avez écrit votre adaptation (qui n’en est pas une, puisque c’est très librement inspiré) avec Gilles Taurand. Pouvez-vous nous parler de ce travail d’écriture ?
Le scénario n’est pas une adaptation littéraire, même si, comme on avait relu le roman juste avant d’écrire, on avait en mémoire toutes les clés. J’avais précisé à Gilles les scènes que je voulais absolument retrouver dans le film. Très vite, nous avons décidé de travailler sur la langue, les dialogues et surtout d’éviter le parler un peu d’jeuns, qui me semble toujours fabriqué au cinéma. C’est donc une langue un peu soutenue sans être littéraire, je pense.

Mais ce n’est pas n’importe quelle jeunesse. C’est une jeunesse que vous caractérisez de « jeunesse chic ».
Je ne sais pas si c’est une jeunesse chic. Je n’ai pas l’impression que ce sont des enfants de bourgeois. A Paris, je vois beaucoup de gens entre 15 et 18 ans qui ont une vraie élégance. Aujourd’hui, les adolescents, quelques soient les milieux sociaux, savent très bien qu’ils sont les canons de la beauté de notre société. Cela les entraîne dans une coquetterie et un narcissisme très différents des générations antérieures. J’avais envie de filmer cette élégance-là. On sait très bien que La Princesse de Clèves, c’était la Cour du roi, donc peut-être qu’il y a une correspondance, de manière inconsciente...

Vous dites de l’adolescence d’aujourd’hui qu’elle est à la fois grave et gracieuse.
En relisant la phrase « Jamais Cour n’a connu tant de belles personnes », j’entendais vraiment « cour de lycée », et j’ai l’impression que « jamais lycée n’a connu tant de belles personnes » qu’aujourd’hui. Vous feuilletez n’importe quel magazine ou vous voyez n’importe quel défilé, garçons ou filles, les canons de la beauté ont moins de 18 ans. Ils ont intégré cette idée-là et cela leur donne aussi une gravité. En tant que cinéaste, j’ai toujours eu envie de faire un film sur les adolescents. L’adolescence est une période qui va bien au cinéma. Je voulais essayer de regarder les adolescents d’aujourd’hui avec ce que je ne comprends pas d’eux, leurs mystères. Les regarder dans leur beauté, pour moi, c’est aussi témoigner, un témoignage de l’ordre de l’impression et de l’ordre de la beauté, parce que cela correspond mieux au genre de cinéma que je fais.

Il y a beaucoup de gros plans, vous vous attardez sur beaucoup de petits moments. Vous prenez le temps de les regarder...
J’ai l’impression qu’à l’intérieur d’une classe, face au professeur, on est une somme d’individualités. Dans cette idée d’individus et de solitude, j’ai fait en sorte, dans les scènes de classe, de filmer l’intimité et la solitude de chacun. Je me rappelle des heures d’histoire-géo, de maths, où on est complètement ailleurs, dans nos histoires d’amour, nos angoisses sexuelles, en train d’écrire un poème à la con, ou un poème très joli d’ailleurs. Je voulais que les moments de classe soient des moments suspendus, presque comme des papillons soudain qu’on fixe. Et dès qu’on sort de la classe, être dans le mouvement, dans le groupe. Là, ce sont des plans beaucoup plus documentaires.

Le film cherche d’abord à perdre le spectateur, on ne sait pas vraiment sur qui on s’attarde, on nous présente tout le monde. Un peu comme dans La Princesse de Clèves.
Le début du roman, c’est du name-droping. Les trente premières pages, on est perdu, et le moment de cristallisation, c’est la rencontre entre Nemours et la Princesse de Clèves. De la même manière, je voulais que les dix premières minutes du film présentent plein de personnages. J’ai toujours filmé leurs déambulations entre le lycée et les appartements de leurs parents. Pour moi, c’était important de montrer cette vie lycéenne et à un moment de confronter Louis Garrel et Léa Seydoux dans cette scène de coup de foudre. Louis Garrel est prof d’italien et fait écouter aux élèves un extrait de Lucia de Lammermoor, chanté par la Callas. On sent que la classe n’existe plus, ils ne sont que tous les deux. Il y a de moins en moins de monde dans le film. On finit sur le couple, et même sur une seule personne, parce que le couple ne tient pas. La Princesse de Clèves est un livre sur la très haute solitude et sur le danger à être autre que seul.

Comment travaillez-vous avec vos comédiens ?
J’essaie de les amener à avoir le plus de liberté possible. Pas de spontanéité, mais un jeu romanesque. Je n’aime pas les jeux naturalistes, j’aime les jeux inventifs.

Lu sur ARTE TV

Publié dans CINEMA

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A PARAITRE : LA MILLE ET UNIEME NUIT C'ETAIT HIER

Publié le par Mireille Disdero



Le poète Xavier LAINE nous informe de la parution prochaine de son recueil La Mille et unième nuit c'était hier, aux éditions L'Harmattan, collection Accent tonique, préface de Pierre Villard
 
Xavier Lainé, né en 1956, est, selon les jours, kinésithérapeute, praticien Feldenkrais, musicien, chanteur, comédien. Son enfance partagée entre la Tunisie et la France, il plante quelques racines au pays de Proal et Giono.  En 1989, de sa rencontre avec Jean Costes, naît une participation assidue à la revue Filigranes de Odette et Michel Neumayer.  En 1997, il crée "L'itinéraire des poètes", au coin de la rue du même nom, à Manosque, puis la revue "22 Rue du poète" qui deviendra, sous la houlette de Franck Doyen, "22 (Montée) des poètes".
De spectacles de poésie en cafés poétiques, de lectures publiques en ateliers d’écriture, de journées de poésie en Printemps des poètes, il a oeuvré, de 1997 à 2003, inlassablement, à faire vivre, sur ce territoire choisi par affinité de coeur, un espace dédié aux poètes qui y vivent ou y ont vécu.
Depuis 2003, il a fait le choix de la discrétion et du retrait, seul moyen de plonger avec délectation dans ses recherches, tant sur le plan du vécu corporel et du mouvement que de l’écriture poétique.

Contact pour la promotion de cet ouvrage : Xavier LAINE, 346 avenue Majoral Arnaud 04100 Manosque,
courriel : xavier.laine081@orange.fr


EXTRAIT

La mille et unième nuit c’était hier…

« Il y eut une nuit de sommeil agité.
C'était comme si le fracas des bombes franchissait l'espace et triomphait dans le scintillement des étoiles.
D'un pas lourd et d'un doigt malhabile, il fallait ouvrir les écrans où rougeoyaient les flammes.
L'horreur nous frappait de plein fouet comme elle frappait des innocents, là-bas, aux portes de ces déserts où toute une culture avait été portée sur les fonds baptismaux du temps. »

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LE PARIS DE MCLIAM WILSON

Publié le par Mireille Disdero



Cet écrivain est différent des autres. D'abord son livre, "Eureka Street", puis "Les Dépossédés"...


McLiam Wilson est né en 1964 dans un quartier ouvrier de Belfast... A travers son écriture, on découvre une forme de littérature urbaine qui lui est propre ; la lutte des classes, le regard tourné vers les dépossédés, les petits, les marginaux. Aujourd'hui il habite Paris, mais là aussi, son regard reste ouvert sur un certain univers.

Pour le Festival "Paris en toutes lettres" :
“Maîtres de balais”, ou le Paris de Robert McLiam Wilson

On peut lire, dans Télérama
LE FIL LIVRES - Invité de "Paris en toutes lettres",
un nouvel événement littéraire qui s’emparera de divers lieux de la capitale du 4 au 8 juin, l'écrivain irlandais Robert McLiam Wilson propose une découverte de la ville à travers le regard des… éboueurs.
Car figurez-vous que c’est un métier qui le fascine depuis l'enfance.

Article complet, à lire sur TELERAMA, ICI

Et si vous n'avez jamais lu "Eureka Street", foncez chez votre libraire ou à la bib. Trouvez-le et lisez-le. Vous verrez !

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