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L'INUTILITE DE LA LUMIERE

Publié le par Mireille Disdero




Elle avait commencé par écrire.
« Verser l’eau dans la pierre, un chat viendra.
Accrocher les bambous au vent, le feu dedans »
Puis elle avait cessé.


Pourquoi écrire, pensait cette femme en remontant la pente raide d’une rue aux nids de poules profonds. D’ailleurs, il lui arrivait de se prendre le pied au fond de ces foutus puits du diable dans lesquels aucun volatile, jamais, n’était venu risquer sa ponte ou son derrière. On ne le réparerait qu’à la saint saint-glinglin, ce maudit chemin. C’est bien ce qu’elle croyait, la femme. Et pour ajouter au malaise, la ruelle tournait et se tordait comme un linge trop sec contre les murailles poussiéreuses des maisons. Accrochée aux derniers remparts du village, elle s’achevait sous le soleil trop fort, à midi, comme une rivière de bitume. Ici personne. Seulement le bruit de la chaleur qui fendille les pierres.

Alors, redressant la tête vers le ciel blanc, la femme avait aimé l’inutilité de la lumière et celle de la pierre à chat qu’il fallait emplir d’eau, chaque jour, devant la maison. Elle avait aimé l’inutile subtilité des ombres mêlées aux rayons de soleil, entre les cannisses de la tonnelle, là-haut.

Elle s’était dit qu’un jour, elle n'écrirait plus un seul mot, jamais, tant ils risquaient de bousiller l'inutile et la lumière.

Et sous ses pieds nus, elle avait senti des grains de sable… qui commençaient à écrire.


Mireille D.


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CHEMIN... A ECRIRE

Publié le par Mireille Disdero





Connaissez-vous ce chemin qui descend vers la mer ?
Oui.
Alors, dites-nous comment, écrivez...
Sinon, écrivez quand même, déposez vos mots et vos textes ici.
Vous êtes attendus !


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DIS-MOI, BLAISE...

Publié le par Mireille Disdero



 
Léger, Chagall, Picasso et Blaise Cendrars

Les trois musées nationaux du XXe siècle des Alpes-Maritimes présentent durant tout l’été 2009 une grande exposition "Dis-moi, Blaise...", en référence au célèbre poème de Cendrars La Prose du Transsibérien et de la petite Jehanne de France. L’exposition est consacrée aux relations que l’écrivain, poète et grand voyageur, romancier et essayiste, a entretenues avec Pablo Picasso, Marc Chagall et Fernand Léger. Ces relations durent plusieurs années avec les deux premiers et se poursuivent avec Lég er jusqu’à la mort de ce dernier. De la même génération qu’eux, Cendrars partage avec ces artistes bien des points de vue dont il rendra souvent compte dans ses écrits. Son goût pour la modernité urbaine, pour un monde qui se transforme frénétiquement, pour les formes nouvelles qu’il y découvre ou pour celles qu’il apprend à connaître à travers ses incessantes pérégrinations dans le monde le conduit tout naturellement à fréquenter les milieux artistiques modernes et à rêver avec eux un monde nouveau modelé par un imaginaire résolument actif.
Jusqu’au 12 Octobre 2009
Musée national Marc Chagall
Avenue Docteur Ménard
06000 Nice
+33 (0)4 93 53 87 20
Musée national Fernand Léger
Chemin du Val de Pome
06410 Biot
+33 (0)4 92 91 50 30
Musée national Pablo Picasso
La Guerre et la Paix, Vallauris
Place de la Libération
06220 Vallauris
+33 (0) 4 93 64 71 83

LIRE ICI

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CONCOURS DE RECITS DE VOYAGE

Publié le par Mireille Disdero


 

L'association le pérégrin genevois organise pour la 8eme année consécutive un concours de récits de voyage. Cette manifestation est soutenue par les éditions Arthaud et le mensuel Muze.

 

La date limite pour l'envoi des textes est fixée au 15 septembre 2009.

 

Toutes les infos sont disponibles sur le site :

 

ICI



Pour moi, voyager, c'est gagner par déracinement, disponibilité, exposition, le centre de ce champ de forces qui s'étend d'ailleurs partout mais il dont il faut que nous cherchions, par déplacement géographique ou mental, l'accès qui nous y est particulièrement réservé. Il y a bien d'autres Sésames : l'alcool, l'éros, l'opium, la méditation immobile. Pour moi, comme pour la nombreuse famille dont je suis tributaire et dont je descends, c'est l'état nomade qui m'a fourni une clé : grand voyage ou petit voyage, Chine centrale ou Suisse orientale, le voyage n'étant pas affaire de kilomètres mais d'état d'esprit. Une fois gagné ce point central, reste à raconter avec les moyens du bord ce qui s'y passe, ou plutôt, le peu qu'on en aura compris. Nicolas Bouvier

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NOUVEAUX DELITS N°33

Publié le par Mireille Disdero



Revue de poésie vive et dérivés
Numéro 33

 
 Dites 33, dit le docteur. Et pourquoi donc ? Le fait de prononcer des "t" et des "r" renseigne sur l'état de notre gorge. La poésie a-t-elle parfois mal à la gorge ? Le poète certainement, à déclamer dans les déserts ou à tenter, pauvre fou, de couvrir le vacarme permanent du monde. Mais si la voix s’épuise, la poésie est son miel, un miel intarissable. La poésie survivra à l’homme. Elle était là bien avant lui.
La poésie ne craint pas le silence. Parfois même elle le préfère.            CG
 
 
Au fond, la poésie est une sorte de magie opérative. Ce n'est pas une science, mais un art, un faire initiatique, un pouvoir d'autotransformation sans que l'on puisse en identifier la source. Le poète n'en est pas le maître ou le démiurge. Il n'est que l'instrument ou le porte-parole du silence qui le hante. Il est habité par ce qui le traverse et le dépasse. Le poète, disait Jean Carteret, est l'homme le plus troué du monde. Michel Camus, In Transpoétique. La main cachée entre poésie et science
 
AU SOMMAIRE
 
 Délit de sauvegarde : Rita Mestokosho (Ekuanitshit, Québec), poétesse Innue, sa voix, son combat pour la protection du territoire et de la culture Innus.
 
Délit de poésie : Ile Eniger (Alpes Maritimes), Saint-John Kauss (Québec)
 
Délit récidiviste : Cathy Garcia (Lot) présente Trans(e)création, nouveau recueil à paraître aux ed. Dlc
 
Délit d’éducation : Jean-Marc Couvé (Seine Maritime), livre le Journal d’un stit. 
 
Délits d’(in)citations, tout petits cristaux scintillants dans l’obscurité.
En fin de revue, un bulletin de complicité ne demande qu’à s’envoler.
Illustrateur invité :
Valéry Jamin (Lot)
Né le 4 avril 1970 « Plasticien sans matières plastiques, sculpteur sans statues et artiste sans formation - et sans statut -, j'aime travailler les matériaux naturels et vivants, terre, pierre, bois, et les mots des humains. Pour composer les illustrations de ce numéro 33, je me suis assis au bord de la Dordogne à côté de laquelle j'habite et j'ai utilisé des galets, coquillages et végétaux se trouvant à portée de ma main. »
 
Pour nous qui vivons de plus en plus entourés de masques et de schémas intellectuels, et qui étouffons dans la prison qu’ils élèvent autour de nous, le regard du poète est le bélier qui renverse ces murs et nous rend, ne serait-ce qu’un instant, le réel ;  et avec le réel, une chance de vie. Philippe Jaccottet

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CE QUE NOUS RETENONS

Publié le par Mireille Disdero


 

Nous sommes faits de tout ce que nous retenons, comme un barrage en nous, un grondement... Nous sommes faits de tout ce que nous retenons, comme une mémoire sans borne et sans garde-fou en nous, comme une île et ses vélos, un livre avec lui, la nuit, dans la chambre… 

C’est important

c’est la lecture de la vie, sur les mains aussi.


Mireille D.

 

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