Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

MILLE ANS

Publié le par Mireille Disdero



J'ai comme un sablier dans la tête...





Le temps prendra le pas sur toi
Les années asséchées s’effriteront
Dans tes paumes, des sentiers
La beauté veillera sous les plis de ton visage
Tu seras l’enfant de mille ans
Ta mémoire aura compressé le pire

Alors, la sérénité viendra comme une pluie sur le désert
Juste avant… l’éternité.

Mireille D.


4038090598_74bceb175f.jpg

Partager cet article

Repost 0

CONCOURS ILLUSTRATION

Publié le par Mireille Disdero


- Concours 2010 - Jeune illustration en région PACA

Il s’adresse aux dessinateurs et illustrateurs, âgés de moins de 28 ans, ayant un lien avec la région PACA. Pour participer toutes les informations sont disponibles à cette adresse : http://surlaplace.free.fr/evenement.html

Date limite pour l’envoi des dossiers - 31 mars 2010

Lauréats et remise des prix sont annoncés au début mai, sur le site de l’association Sur la place, organisatrice du concours. Deux lauréats sont sélectionnés par le jury, pour des dotations en équipement informatique (tablettes graphiques) et bons d’achat (dessin, livres…).

Bonne chance à tous les participants !

Plus d’nfos  - www.surlaplace.fr  06 69 28 90 87  contact@surlaplace.fr

 

- Exposition des lauréats 2007-2010 - 25 mai / 5 juin, Martigues

Panorama des œuvres des  quatre éditions du concours 

Théâtre des Salins, pendant “L’Odyssée de Martigues”.

 

L’association Sur la place propose chaque année plusieurs temps forts pour soutenir les pratiques artistiques liées au livre et à l’édition.

• Un  concours, pour encourager de jeunes talents

Des Rencontres de l’illustration, qui proposent un regard sur des univers

“d’artistes du livre”et des initiatives éditoriales, à travers expositions, tables rondes, films…

Elles se déroulent en mai à la bibliothèque Alcazar de Marseille.

 

- Rencontres de l‘illustration - 6 et 7 mai 2010 - Alcazar BMVR Marseille

Partager cet article

Repost 0

LE BONHEUR EST UN DROLE DE SERPENT

Publié le par Mireille Disdero


Un roman de Raymond Alcovere, Lucie Editions 2009

http://t2.gstatic.com/images?q=tbn:eAwatelw3TdX_M:http://media.paperblog.fr/i/244/2442962/bonheur-est-drole-serpent-sortie-L-1.jpeg

Raymond Alcovere a écrit un nouveau roman à travers lequel le Tao ouvre les portes de ses différents chapitres. Liu, Le Voyageur. Kouan, La Contemplation…

Dans ce récit, Léo, le narrateur, nous entraine au Mexique, sur les accords grinçants de Ry Cooder… « En quittant Durango et la Sierra Madre, j’ai échoué ici, dans cette ville en équilibre instable entre le vent, la pierre et le soleil ». Le ton est donné, l’atmosphère aussi. C’est dans ce pays que Léo va rencontrer Laure, au sens fort du mot. «  Il me restait à faire l’ouverture du café avant de me coucher, quand de son pas léger, la démarche souple, gestes qui coulaient dans l’air, elle est entrée. On est resté face à face à se regarder… » Ce moment de la narration est un peu cinématographique. On « voit » parfaitement la succession des scènes et le mouvement. Il se passe quelque chose d’inédit entre ces deux êtres, la suite du récit nous le démontre. Léo est transformé. Mais après avoir discuté une soirée entière, ensemble, moment où « le monde s’est mis à tourner », ils repartent pourtant chacun de leur côté. En effet, Laure travaille pour Médecins du Monde, c’est une jeune femme dans l’action et la lutte. Léo et elle vont cependant se croiser à nouveau et s’aimer. Pour lui, c’est véritablement un apprentissage de l’amour qui emporte et transporte, même si des obstacles surviennent. Laure doit repartir en Afrique, durant 6 mois, pour continuer son action. Leur relation amoureuse évolue avec l’éloignement. Léo dit de Laure qu’elle est son « expérience des limites ». Mais cette femme libre et voluptueuse existe dans un mouvement incessant et ne s’installera jamais avec lui « Elle refusait l’existence à deux ».

A travers le roman, le narrateur nous montre son cheminement philosophique, voire même politique. Il nous initie à sa quête du bonheur, à ses sensations de vie, aux réflexions qui en découlent et qui révèlent un caractère singulier, une vision du monde. On le sent méditerranéen, il aime sa ville, Montpellier.

On a accès ici à une écriture belle, musicale et enrichie de couleurs, d’images sensibles qui ressemblent fort à l’amour de la vie. On sent également le touché et le regard du peintre dans le style du récit. Cela ressemble à un parti pris d’écriture. On pourrait aussi parler de la vision des villes dont Rome, ou de personnages perdus et attachants, à travers le texte… mais ce serait le dévoiler. Alors si vous désirez en savoir plus, il ne vous reste plus qu’à lire « Le Bonheur est un drôle de serpent ».

Mireille Disdero

 

Publié dans NOTES DE LECTURE

Partager cet article

Repost 0

BLEUS - ELLA MAILLART

Publié le par Mireille Disdero


 

 

L’intérieur de Tourkan-Aka où se trouvent plusieurs pierres tombales est beau ; le plafond-coupole est couvert d’un rayonnement de mosaïques géométriques. En face de Tourkan-Aka repose l’émir Houssain, une sœur et une fille de Tamerlan.

 

La ruelle fait un coude ; ses murs ont perdu leurs plaques d’émail. Trois mausolées se dressent encore avant un deuxième porche près de deux vieux arbres dont les fragments sont souverains contre les maladies. Puis on pénètre dans une petite cour, merveille incomparable. L’outremer répond à la turquoise, le bleu marine à l’émeraude, le cobalt à la terre de Sienne, le lapis-lazuli à l’ocre ; les couleurs semblent se mirer l’une dans l’autre et, soutenues par les teintes chaudes des briques naturelles, créent un chant qui s’élance vers le bleu du ciel.

 

Des monts Célestes aux sables Rouges (1933), Ella Maillart (Petite bibliothèque Payot nº 72)

 

4342350019_f0795cfa86.jpg

Partager cet article

Repost 0

PHOTOSENSIBLE

Publié le par Mireille Disdero


Que pensez-vous de cette réflexion concernant la photographie ?

La photographie fixe ce qui n'a existé qu'un instant et ne se réiterera pas. Elle invente un moment et c'est pourquoi quel que soit son sujet, elle est à comprendre définitivement comme une image mentale. Qu'elle informe, représente, surprenne, signifie, donne à voir, dans le grand silence qu'elle installe, elle nous rend chère l'évocation de l'objet connu ou familier et simultanément précieuse la parcelle de lumière qui ouvre la voie de l'imaginaire.

Et l'immobilité qu'elle impose, force l'évidence. Elle contient toujours plus que le morceau de réalité qu'elle subvertit. Elle conjugue la subjectivité de l'auteur et celle de celui qui regarde. La photographie est pensive. La photographie est une abstraction.


 

Catherine Plassart

Art Point France Info

4338292706_2c1b99e0b4.jpg

Partager cet article

Repost 0

PORQUEROLLES

Publié le par Mireille Disdero

http://t0.gstatic.com/images?q=tbn:t5dkwjaNBjLi6M:http://www.loustal.net/images/expos/maghen_carnets_loustal1.jpg

Réaliser un carnet de voyage sur Porquerolles, cela va à l'encontre de la façon dont je procède habituellement, quand les dessins sont faits au moment de la première découverte de lieux qui me sont étrangers. Porquerolles, c'est différent, je connais l'île depuis toujours, mais m'y rendre n'en reste pas moins un petit voyage car, enraciné au bout de la presqu'île de Giens, c'est pour moi l'île idéale, propice à la rêverie et derrière laquelle s'ouvre le grand large, la Méditerranée - ma mer favorite - et plus loin les côtes d'Afrique.
Après tant d'années face à cette île, j'ai toujours autant de plaisir à découvrir de nouveaux sentiers ou de nouvelles criques dans le silence de mes naviguations en kayak.
Même si l'émotion du premier regard est forcément lointaine, j'aime encore à contempler ce jardin d'Eden, un carnet de croquis à la main, ressentir le vent, le sel, la puissance de la lumière et le murmure de
s vagues.

http://t0.gstatic.com/images?q=tbn:6IYoVd-evk2gAM:http://multimedia.fnac.com/multimedia/images_produits/ZoomPE/7/1/6/9788886178617.jpg

Loustal, Porquerolles, Editions Nuages (Milano 2008) - Carnet de voyage



C'est un très bel album dont le texte est proposé aussi dans une version en italien, ce qui ajoute une pointe de saveur à l'ensemble.



http://farm3.static.flickr.com/2072/2294171845_bf3eff149c.jpg

Partager cet article

Repost 0

CARNAVAL ET PAPRIKA

Publié le par Mireille Disdero



Marseille. Le Port. La Joliette…
Des avenues tordues comme des linges insensés.



La pluie fait des entailles aux sourires puis se calme quand je sors.

Sur les pavés clic claquent mes talons puis le miroir des vitrines enlaçant nos images qui glissent, se délitent et succombent puis s’aiment dans le mouvement d’ensemble qui nous emmène où. Est-ce que tu sais. Je cherche. J’imagine… Le visage changeant comme pour un carnaval à San Zaccaria. A des milliers de kilomètres d’ici, l’île se couvre de brume et la brume d’humeurs grimpant aux balcons des hommes accrochés à la vie comme des lanternes rouges. Intermittentes.

Je marche vite, en souvenir des trains, des taxis, des halls d’embarquement... Je respire, j’exulte. Quelque chose de chaud circule dans mes veines et agite la vie. Une musique intérieure se joue de moi tandis que le paprika verse son idée, la couleur dans mon cœur. Je sens venir la joie, lentement, lentement… juste là, tandis qu’autour, la ville s’allonge et se découvre jusqu’aux impasses.

Droit devant, le bus fait son ramassage des existences désaffectées. Des visages inconnus, assis derrière la vitre, m’observent puis s’éloignent, dans un roulement de tambour des roues sur la chaussée mouillée.

Mireille D.

3926639105_e11d5b9bd5.jpg

Partager cet article

Repost 0

SIMENON ET DARD

Publié le par Mireille Disdero



Samedi 27 février 2010 à 17h  Salle de conférence de l’Alcazar à Marseille
 

Le département Langues et Littératures et l’association Les Polarophiles Tranquilles vous présentent :
Le duel Dard / Simenon, règlement de compte et littérature.

Georges Simenon et Frédéric Dard, deux monuments les plus populaires de la littérature française du XXème siècle, ont connus des rapports conflictuels qui dégénèrent en une haine féroce qui perdura jusqu’à leur mort.
Commencée comme une relation de maître à élève cette amitié étiolée fut l’occasion d’un règlement de compte littéraire en bonne et due forme durant de nombreuses décades.
Le point de départ de cette histoire commence avec l’adaptation, au théâtre, par Frédéric Dard de La neige était sale de Simenon et se poursuivit à travers l'étrange histoire de Liberty-Bar pièce mettant en scène le commissaire Maigret qui connut un gros succès. Cette brouille modifia complètement le cours de la carrière des deux écrivains : Simenon renoncera au théâtre, et Dard s'enfoncera toujours plus dans la production d'une littérature parallèle sous de multiples Pseudos peu ou pas connus.

Thierry Cazon (président de l’association) et Alexandre Clément (écrivain, Prix Marseillais du Polar 2007 avec Sournois Ed. l’Ecailler) seront aux manettes afin de vous raconter cet étonnant aspect de l’histoire de la vie littéraire française. Alexandre Clément vient de publier récemment San-Antonio et la littérature d’épouvante (2009 Ed. Les Polarophiles Tranquilles)

L’Alcazar
Bibliothèque de Marseille à Vocation Régionale
58, cours Belsunce
13001 Marseille
04 91 55 90 00

Partager cet article

Repost 0

MICROBE - ECRITURE DE FEMMES ONLY

Publié le par Mireille Disdero



Le 58ème numéro du Microbe est bouclé !

Au sommaire :
Pascale Arguedas
Alexandra Bouge
Florence Boutet
Nilda Cepero
Hélène Dassavray
Anna de Sandre
Mireille Disdero
co errante
Cathy Garcia
Isabelle Herbert
Virginie Holaind
Jany Pineau
Nancy Quadflieg
Marlène Tissot
Anaïs Valente
Jasmine Viguier
Les illustrations sont de Martine Zimmer.

Avec ce numéro, Le Microbe de ces dames est avancé, la revue a franchi le cap des 1000 textes publiés.

http://courttoujours.hautetfort.com/media/02/02/713739278.jpg

Partager cet article

Repost 0

LA DOUANE VOLANTE

Publié le par Mireille Disdero

http://multimedia.fnac.com/multimedia/images_produits/Grandes110/5/5/1/9782070628155.gif

La Douane volante (roman ados)

François Place

Gallimard jeunesse 2010 – 13,50 €

 

 

Gwen le Tousseux hérite de la vieille masure de Braz le rebouteux. Une nuit, la charrette de l'Ankou s'arrête devant chez lui et l'emporte de l'autre côté. En se réveillant, il se demande s'il est mort ou s'il a atteint une autre dimension. Le pays dans lequel il évolue désormais est étrange et inconnu de lui, on ne peut s'en échapper, pourtant, Gwen désire rejoindre sa Bretagne natale. Ici, il est au service de Jorn, un homme jovial mais intéressé par ses dons de guérisseur afin de s'enrichir. C'est ainsi que Jorn le garde plus ou moins contraint, à son service. La vie suit son cours. De guérisseur, Gwen devient médecin, toujours accompagné de son oiseau le Pibil, tandis que la douane volante dont fait partie Jorn continue à bloquer la sortie de cet étrange territoire. Pourtant, à force de tenter l'aventure, Gwen va retourner de l'autre côté.

Ce roman riche en rebondissements ne manque pas non plus de descriptions, ce qui ralentit un peu la lecture au départ. Cependant, on est vite happé par le récit car le style est beau, recherché (on a l'impression que l'auteur a fourni un travail lexical important) et les personnages ont des traits bien distincts. Ils évoluent d'ailleurs au fil du récit, un peu comme dans la vraie vie. L'auteur emprunte au genre fantastique pour illustrer les chocs de la guerre de 14 et semble nous transmettre le message suivant : Il faut sans doute dépasser les frontières de la réalité pour encaisser le traumatisme de la guerre. A partir de 13 ans.

 

Publié dans NOTES DE LECTURE

Partager cet article

Repost 0

1 2 > >>