Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

ON EST...

Publié le par Mireille Disdero

 

 

On est de son enfance comme on est d'un pays.

Antoine de Saint-Exupéry

 

 


 

Publié dans PAROLES, CITATIONS

Partager cet article

Repost 0

LE DIVAN - JEAN-MARIE LAMBLARD

Publié le par Mireille Disdero



Goethe publia en 1819 son recueil « Le Divan Occidental-Oriental » ; il choisit de lui donner ce nom en référence à la poésie classique Perse. Dans la civilisation iranienne divan signifiait « recueil de poésies ». Plus largement, dans le monde musulman, le mot indique un lieu de rencontre.

Divan (dîwân) est venu des Turcs ottomans jusque dans nos salons. Ce mot désigne aujourd’hui un canapé bas où l’on aime fainéanter. Dans l’ancienne Provence —qui se souvenait d’avoir chevauché jusqu’en Orient—, les gens aisés ménageaient dans leurs demeures une sorte d’alcôve (alcôve, de l’arabe al-qubba, koubba, coupole), un enfoncement garni de tentures et coussins qui portait le nom de radassié : lieu où l’on se prélasse, où l’on se vautre. À Marseille, on connaît certaines rues chaudes où logeraient toujours de prétendues radasses. 

Revenons à la poésie, à l’origine du vocable il y a le « Divan d’Abu Nuwas » 8e siècle, recueil du plus grand poète arabe ; vivant à Bagdad il célébrait l’amour et le vin.

Immensément célèbre dans tout l’Iran, le « Divan d’Hafiz », écrit au 14e siècle, composé de ghazels, langage de l’Invisible, est présent sur les lèvres des amoureux et des passants à la moindre occasion. Hafiz est surnommé le Rossignol de Chiraz. Son tombeau est l’objet d’un va-et-vient permanent ; l’ouvrier qui se rend à son chantier, le couple de jeunes mariés, le soldat en permission, la ménagère, tous font un détour par le jardin où s’élève la tombe du poète. Ce matin-là, nous étions stupéfaits, mes amis et moi, de voir ainsi les gens du peuple, dans leurs occupations habituelles, effeuiller une rose ou poser la main sur le marbre. Ce culte du poète est ce qui nous reste de plus fort de notre voyage en Iran. Veillons à ce que les forces du mal ne détruisent pas sous leurs bombes le jardin des roses de Chiraz où repose Hafiz.

Le marin ne savait pas lire, mais il avait de l’oreille ; des premiers califes aux derniers Omeyyades de Cordoue, les flots de la Méditerranée transportèrent l’art du ghazel amoureux jusqu’aux oreilles des premiers troubadours occitans. Dans les cours franques, des chevaliers découvrirent alors que l’on pouvait chanter un amour autre que divin.

Ce thème, parmi d’autres, est abordé dans cet « Essai métissé » Rhapsodie méditerranéenne*, que l’on vous invite à découvrir bientôt.

À Paris, une librairie porte ce nom Le Divan. Ce sera donc au Divan que pour la troisième fois nous présenterons aux lecteurs un livre nouveau. Merci à toute l’équipe, et bienvenu à vous.

Nous serions heureux de prendre avec vous le verre de l’amitié, et de lire quelques pages au cours de cette rencontre : 
Mardi 1er février 2011, à 18 heures
A l’occasion de la parution de « Rhapsodie méditerranéenne », de Jean-Marie Lamblard, aux Nouvelles Editions Loubatières,  Librairie Le Divan, 203 rue de la Convention, 75015 Paris. Métro Convention.
Tel : 01 53 68 90 68.   LE SITE

 

Publié dans POETES, ECRIVAINS...

Partager cet article

Repost 0

LIRE ENSEMBLE 2011

Publié le par Mireille Disdero

 

 

Lire Ensemble 2011 - C'est Parti !

La Fête Intercommunale du Livre aura lieu pour sa sixième édition du 1er au 16 avril 2011. Son thème : "Bleu"
La manifestation a pour objectif d'encourager la pratique de la lecture, la fréquentation des bibliothèques mais aussi l'écriture.

Trois auteurs en résidence vont proposer des ateliers d'écriture et des rencontres, lors de Lire Ensemble : Marcus Malte, Jean-Luc Luciani et moi, Mireille Disdero.

Pour en savoir plus



Partager cet article

Repost 0

VOEUX...

Publié le par Mireille Disdero

 

 

Un Noël en adolescence...

 

 

On se fait des so long à travers les vitres du bus
J’ai 13 ans, la cohue partout et dans mon cœur le bang sidéral
Je descends avec un regard vers les garçons
Pas le temps de dire salut
On m’entraîne dans un endroit plein de trop
Il faut choisir ce que je veux
Je veux… remonter le temps jusqu’aux garçons du bus c’est tout.

 

Mireille D.

Partager cet article

Repost 0

REVUE NOUVEAUX DELITS N°38

Publié le par Mireille Disdero

 



Et cetera desunt

samedi 1er janvier 2011, par Cathy Garcia

Jusqu’à quand nous laisserons-nous imposer nos pensées, nos mouvements, nos goûts, nos façons d’être, d’aimer, de travailler, de vivre, nos rythmes, nos rêves ? Jusqu’à quand accepterons- nous l’inacceptable ? Face au rouleau compresseur, s’agirait-il de savoir si on va courir de plus en plus vite - et tant pis pour ceux qui tombent, ceux innombrables qui sont déjà tombés - ou si nous allons tenter un saut de côté ? Le problème c’est qu’il n’y a pas un seul rouleau compresseur, unilatéral, et peut-être évitable, mais des multitudes de rouleaux compresseurs qui partent dans tous les sens ! Alors ?

Il ne s’agit plus là de politique mais de prédation. Prédation d’humains envers d’autres humains. Prédation ou plutôt parasitisme. Le prédateur met à mort sa proie pour s’en nourrir et en nourrir sa progéniture, le parasite s’en nourrit, le pompe, le suce, l’épuise, la mort ne vient que plus tard, de façon non directe, et il est souvent difficile de déceler la vraie cause. Les véritables causes de la guerre, de la misère, de la violence, de la malnutrition, des maladies, de la folie, du fanatisme, et de la longue et atroce liste des etc. Et cetera desunt, qui signifie « et les autres choses manquent ». Oui, les autres choses manquent, comme la paix, le respect, la dignité, la clairvoyance, l’échange, le partage – ailleurs que sur ces réseaux dits « sociaux » -, la sororité et la fraternité, l’empathie pour toute forme de vie... Bref, tout ce qui donne SENS à l’existence.

Alors nous voilà en 2011, à la saison des vœux… Que dire ? Que cette nouvelle année ne soit pas pire encore que celle qui vient de s’achever. Santé, liberté, dignité, joie et création pour toutes et tous et purgeons nos têtes et nos cœurs plutôt dix fois qu’une !
Nous lançons contre ceux qui te pillent et t’épuisent
Contre ceux qui parasitent sur ton grand corps d’humus et de neige
Les imprécations foudroyantes
Qui naissent aux gorges des orages.

Gilles Hénault
in Totems

***

AU SOMMAIRE :

Délit de résistance : Contes et Récits Rom KALDERACH ou l’avant dernière étape des Tsiganes, de Georgie Viccini

Délit de poésie : Marie-Florence Ehret, Anna Jouy et Guénane Cade

Délit de fraternité : Qui Vive de Christophe Manon

Délit de souvenance : Il y a des abeilles de Christian Degoutte

Délit d’incitation au jardin : Jardin du causse de Cathy Garcia vient de paraître aux Editions de l’Atlantique

Et 4 R à Résonances : 1 Revue, 1 Recueil, 1 Roman et 1 Réalisateur.

Vous trouverez le bulletin de complicité fidèle à son poste, au fond en sortant.

Illustrateur invité : Jean-Louis Millet

***
Ce perpétuel dissident, cet être anachronique :
le poète, a trouvé le moyen de survivre au dodo
et à la liberté, que l’homme sociable a fini,
et non sans peine, par exterminer

Robert Edward Hart (1891-1954)

Visitez le site

Partager cet article

Repost 0

CLAIRE...

Publié le par Mireille Disdero

 

Quand j'étais en fac à Aix, j'aimais tout particulièrement travailler avec Claire Blanche-Benveniste (linguiste, chercheur et professeur émérite à l’Université de Provence). Mon amie et moi avons écrit un mémoire de maîtrise sur la syntaxe du Français parlé, sous sa direction. En Lettres Modernes. C'était il y a quelques années...

 

http://sites.univ-provence.fr/bu13/wp-content/uploads/2010/11/affiche_claire-bb-210x300.jpg

 

En avril 2010, elle est morte, voilà. Sa mort me parvient comme un tsunami, avec un lourd effet retard.

C'est quelqu'un qui m'a aidée à grandir, à ouvrir mon champ de vision sur le monde. C'est une femme brillante qui m'a appris à travailler avec plaisir, passion, et à mettre ma curiosité naturelle au service de la réflexion, de la recherche. Vous l'avez compris, Claire Blanche-Benveniste était, est, et sera importante.

Mireille D.


Ses amis de la faculté de Lettres d'Aix dont José Deulofeu (qui a lui aussi été mon prof.) écrivent en son hommage :

 

Claire Blanche-Benveniste est née à Lyon le 15 janvier 1935, dans une famille où une double tradition, Ashkenase, par sa mère, et Sepharade, par son père, l'avait vue grandir aux accents mêlés du russe, du yiddish, du grec, du judéo-espagnol, du turc, du portugais. Mosaïque linguistique, magnifiquement décrite dans un article écrit beaucoup plus tard, « Langue du métèque et langue du savant », où à la diversité des langues s'ajoutait la diversité de leurs usages : berceuses de la « nona », sa grand-mère bien aimée, mais aussi tradition savante de l'aïeul érudit dont on trouve la trace dans des textes de la Catalogne médiévale. Il n'y a pas à chercher plus loin la source de son intérêt pour l'apprentissage simultané des langues et, plus subtilement, du dévouement particulier avec lequel elle encadrait des étudiants qui avaient appris le français en Chine, en Corée, au Japon, en Afrique, ou aux Comores. C'est bien aussi dans la virtuosité des joutes oratoires qui animaient sans nul doute cette foisonnante communauté qu'il faut trouver la source à la fois de son intérêt passionné pour la langue parlée, mais aussi de la sûreté de la connaissance intuitive qu'elle en avait.
A ce merveilleux terrain, il fallait ajouter du savoir et de la méthode pour que la frêle adolescente heureusement préservée de l'extermination qui s'acharna sur sa communauté devienne une étudiante rayonnante dont la rigueur, la puissance de travail et la créativité éblouissaient ses maîtres et fascinaient ses condisciples.


A lire  ICI

 


Partager cet article

Repost 0

TERRE DE MISSION HAÏTI

Publié le par Mireille Disdero

 

 

Terre de Mission Haïti est une association Humanitaire Loi 1901

Parrainage d'Enfants - Parrainage d'Actions

Terre de Mission Haïti - 163 Impasse des Prairies de la Dîme - 13300 Salon-de-Provence

 L'association humanitaire "Terre de Mission Haïti" développe le parrainage ainsi que différentes actions dans un pays où, malgré la pauvreté, les familles ont à coeur d'emmener leurs enfants à l'école et de leur apporter un savoir...

 

Pour en savoir plus sur cette association, pour y participer... rendez-vous sur le site créé depuis peu ICI

 

 

http://terredemissionhaiti.free.fr/image_132.gif

Partager cet article

Repost 0

PLACEBO : MELODY... NELSON

Publié le par Mireille Disdero

 

Depuis Gainsbourg...

 

 

Partager cet article

Repost 0

MATIN FROID

Publié le par Mireille Disdero

 

 

 

Matin froid                   sur une photographie de Patrice LETERRIER 

 

 

La nuit  a enfanté une page vierge

mille cristaux étrangement imbriqués

forment un lisse vélin pur

pour des mots en espoir d’assemblage

ils sourdront au rythme du gel

lent autant que celui d’une milonga

 

cette mince couche d’utopie

dissimule le monde réel

lui redonne un aspect propre

et vierge

 

les lève-tôt anonymes  

ont inscrit leur signature dans la neige fraîche

leurs pieds allant de pair 

tracent des rimes en rythme égal

semailles d’hiver pour un brillant germinal

 

alors que le jour est encore à poindre

le poète commence son dur labeur

aux commandes de son tractopelle

il ramasse les vers épars

indifféremment

pour en extraire du misérable le sublime

sans souci du quand-rimera-t-on

il dévoilera et repiquera

avec constance ces germes de révolte

 

larme gelée d’un mort de froid

goutte de parfum d’émois dans un lit tiède

perle de sueur d’un nanti pensant à son au-delà

 

à moins que ces bourgeons

n’éclosent en fleurs de garance

que cueilleront les humbles

pour en faire leur drapeau

et marcher sur les intarissables regains

de nouvelles Bastilles

 

ainsi naîtra le poème

des oublis inlassablement reconstruits

recueillis dans la rue

par les ouvriers des mots publics

 

Mario Urbanet  ( 2010 )

 

 

 la Verrière gare 4

 

 

Publié dans POETES, ECRIVAINS...

Partager cet article

Repost 0

2011 ET DES POUSSIERES...

Publié le par Mireille Disdero

 

 

Lorsque l'enfant était enfant, il marchait les bras ballants...
Il voulait que le ruisseau soit une rivière un fleuve et
que cette flaque d'eau soit la mer...
Lorsque l'enfant était enfant, il ne savait pas qu'il était enfant.
Pour lui tout avait une âme,
Et toutes les âmes n'en faisaient qu'une.
Lorsque l'enfant était enfant, il n'avait d'opinion sur rien, il n'avait pas d'habitudes...
Souvent il s'asseyait en tailleur, partait en courant...
Il avait une mèche rebelle
Et ne faisait pas de mines quand on le photographiait...
Lorsque l'enfant était enfant
Vint le temps des questions comme celle ci :
Pourquoi est-ce que je suis moi?
Et pourquoi est-ce que je ne suis pas toi?
Pourquoi est-ce que je suis ici?
Et pourquoi est-ce que je ne suis pas ailleurs?
Quand a commencé le temps?
Et où finit l'espace?
La vie sur le soleil n'est-elle rien d'autre qu'un rêve?
Ce que je vois, ce que j'entends
Ce que je sens
N'est-ce pas simplement l'apparence d'un monde devant le monde?
Est-ce que le mal existe véritablement?
Est-ce qu'il y a des gens qui sont vraiment mauvais?
Comment se fait-il que moi qui suis-moi,
Avant que je devienne, je n'étais pas
Et qu'un jour moi qui suis moi
Je ne serais plus ce moi que je suis...

Peter Handke

Les ailes du désir

 

Belle année 2011 à vous...

 

http://www.cfaprovence.com/photomanif/himmel.jpg

Publié dans PAROLES, CITATIONS

Partager cet article

Repost 0