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L'INSOMNIE DES ETOILES

Publié le par Mireille Disdero

 

 

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Publié dans NOTES DE LECTURE

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VIDEO GAMES

Publié le par Mireille Disdero

 

La voix éraillée de Lana s’étire… jusqu’aux années soixante.

Singing in the old bars
Swinging with the old stars...



Des portières claquent dans sa tête, les gens le secouent, lui demandent s’il est né ici. Qui sait… pourrait-il répondre ? La musique dans le hall immense est lugubre, comme tous les airs inventés pour le grand nulle part. La lumière froide découpe son visage dans toutes les dimensions. Il s’interroge sur ce que fabriquent ces hommes autour de lui. L’un d’eux lui apporte son blouson, oublié sur le fauteuil « C’est à vous, Monsieur » Ah ? Mais quelle langue parle-t-il ? Il cherche vainement le piano qui trônait dans le salon Mother… Ce si beau sur lequel il traçait des signes cabalistiques pour la femme de ménage qui glisserait son doigt, lentement, sur la laque noire, juste après son passage, il le savait. Ensuite, quand elle quitterait la maison et reprendrait forme humaine dans la rue, il la suivrait du regard comme un quelconque joueur du fond du bois.

Mais ce soir, la foule et ses mouvements perpétuels le perturbent. Trois notes, son blouson, le hall d’embarquement. Derrière les baies vitrées, dans l’agitation, un mendiant nu joue. Vidéo Games et la nuit gagnent le hall sans prévenir. Il sort son mobile et avance dans les ténèbres avec sa petite lumière perdita… Jusqu’à ce que claque une ultime porte dans sa tête. Combien de vies lui reste-t-il ? Est-il dans l’année du chat ou dans celle du dragon ?

Tandis qu’affolé, il compte ses existences, Lana revient sur scène et lui chante Mother au piano, une femme de ménage aux allures de Monroe… et le Blues du Game over.

 

Mireille D.


 

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10 ANS POUR FULGURES

Publié le par Mireille Disdero

 

Fulgures.com fête ses 10 ans sur le net... autant dire une éternité.

A vos plumes !

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UN ROMAN, PAS SON GENRE

Publié le par Mireille Disdero

 

Je viens de terminer "Pas son genre", de Philippe Vilain, chez Grasset.


J'ai eu du mal à entrer dans ce récit, tant le personnage de Jennifer est caricatural. Cependant, j'ai persévéré. En refermant le livre, j'ai trouvé que l'auteur s'en était bien sorti... Finalement. Une écriture fluide bien que froide et minimale, une chute réussie et un thème jamais épuisé.


Je vous livre la lecture critique de ce roman par Nathalie Crom :

 

Poursuivant son auscultation minutieuse et lucide des affres et des voluptés de l'état amoureux, Philippe Vilain met en scène dans "Pas son genre" la relation sentimentale en équilibre instable que nouent le narrateur du roman, professeur de philosophie parisien « exilé » dans le Nord de la France, et Jennifer, une jeune coiffeuse d'Arras. Elle est aimable, sérieuse, loyale, conformiste, sans ambitions intellectuelles. Il la désire, il l'estime, mais il peine ou hésite à l'aimer vraiment, tant il lui semble difficile de nourrir pour elle un amour exempt de condescendance.
L'amour se moque-t-il des différences sociales et culturelles ? Bien sûr, martèle la doxa romantique. Eh bien, non, dit Philippe Vilain, au risque de déplaire, développant son argumentaire romanesque avec cette économie de moyens qu'on lui connaît - et toujours ce ton froid, distant, d'une pertinence presque brutale, qui à chaque livre étreint et bouleverse.
 
Nathalie Crom (Télérama)

Publié dans NOTES DE LECTURE

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COMME ON NE DIT RIEN, OU PRESQUE...

Publié le par Mireille Disdero

 




L’enfant est si grand qu’on ne voit plus ses pensées
Si solide, qu’on lâche sa main pour traverser.
On marche seule désormais, avec des ombres au creux du ventre.
Comme on ne dit rien ou presque, il ne s’inquiète pas,
Appelle en bout de piste d’un jardin paralysé sous le givre
Mais, quand le soleil a bouclé ses projecteurs
L’enfant parfois comprend qu’on a été l’enfant
Et que nos pensées ont gagné la mer, sans plus nous retourner.

 

Mireille D.

 

 

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2012 (ENCORE)

Publié le par Mireille Disdero

 

Joyeuse année 2012 de la part des éditions du Seuil et de la Martinière jeunesse

 

 

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2012 (SUITE)

Publié le par Mireille Disdero

 

Voilà les voeux de toute l'équipe du Père Castor !

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RIEN NE S'OPPOSE...

Publié le par Mireille Disdero

 

... A quelques notes de lecture de Véro, libraire de La Boîte à histoires à Marseille

 

 

 

 

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Jean-Louis Fournier
Edition Stock

Lui qui voulait mourir le premier, c’est sa femme qu’il a vu partir un jour de novembre.
“ Elle n’aimait pas parler d’elle, encore moins qu’on en dise du bien. Je vais en profiter maintenant qu’elle est partie. “`
L’humour est la politesse du désespoir, dit-on ; Fournier incarne parfaitement cette maxime, lui qui avait écrit déjà avec cette même dérision tendre sur ses deux enfants handicapés (Où on va papa ?) Fournier était paraît-il un grand pote de Desproges... Étonnant, non ?
Avec cet humour noir et mordant qui le caractérise, Fournier parle de la perte d’un être cher, Sylvie, celle qui l’a accompagné quarante années durant.
Rire de l’indicible, se moquer de sa souffrance sans tomber dans le pathos ou la fausse pudeur, c’est sur ce fil ténu que balance la prose autobiographique de Fournier, toujours légère et élégante.
Dans ce bref roman qui se lit d’une traite, on est ému aux larmes et on s’esclaffe la page d’après avec la même sincérité, regrettant presque de s’autoriser à rigoler….
Mais après tout pourquoi pas ? C’est la vie.


 

 

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J’AI REUSSI A RESTER EN VIE
Joyce Carol Oates
Éditions Philippe Rey

Bizarre que ce livre me tombe dessus juste après la lecture de Fournier, mais ça s’est fait comme ça et ça m’arrive souvent que mes lectures s’entrechoquent sans qu’il y ait intention de ma part ; c’est étrange mais ça ne me déplaît pas.

Donc c’est aussi une histoire de deuil.
Oates a perdu son mari brutalement. Hospitalisé pour un problème pulmonaire, il décède le jour prévu de sa sortie d’une infection nosocomiale (orthographe au feeling).
Dans ce roman très autobiographique et pour le coup bien différent de ce qu’elle a fait précédemment, Oates se dévoile de manière très crue. On est loin de l’image habituelle de cette grande intellectuelle américaine, on est juste au cœur de la souffrance d’une femme amoureuse et seule. On suit pas à pas ses efforts pour surmonter son désespoir, sa solitude et tous les tracas administratifs qu’on doit affronter en plus dans pareille épreuve.
On comprend que son travail d’universitaire et d’écrivain seront ses seules planches de salut. Pour ceux qui sont fans de Oates, le texte est très émouvant. On y retrouve son humour un peu glacé, ses descriptions magnifiques et l’intensité vibrante de sa prose.
Très beau.

 

 

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RIEN NE S’OPPOSE A LA NUIT
Delphine De Vigan
Éditions Jean-Claude Lattes

La mère de Delphine de Vigan s’est suicidée il ya a quelques années. Depuis, Vigan tourne autour de sa douleur, peine dans ses tentatives d’écriture, s’enlise dans sa vie personnelle. Sa relation avec sa mère Lucile n’a jamais été simple. Elle va s’y confronter et décortiquer l’histoire de celle qui a, sa vie durant, lutté contre la schizophrénie et sombré plus d’une fois dans des épisodes de démence.
De Vigan a mené un véritable travail d’enquête auprès de ses proches, grands-parents, oncles, tantes, amis de sa mère pour reconstituer le fil d’une histoire familiale chaotique, comme le sont certainement bien des histoires familiales (mais là, on peut pas dire, y’a d’la matière).
En même temps que ce travail de mémoire, Delphine de Vigan s’interroge sur ses difficultés d’écriture, sur sa légitimité en tant qu’auteur à réécrire l’histoire de sa propre mère. Le va et vient entre l’écriture de la saga familiale et les doutes sur cette même tentative d’écriture est vraiment très intéressant (je suis pas très claire mais bon)
J’ai trouvé ce roman très émouvant et je trouve qu’on est en plein dans la magie de la littérature qui fait qu’une histoire si personnelle puisse toucher autant de lecteurs différents.
La couverture du bouquin ne doit pas être étrangère au succès du roman. C’est uniquement grâce à cela que j’ai acheté le livre avant le battage médiatique (et aussi un peu parce que j’avais appris que De Vigan était la nana de Busnel et il n’en faut pas plus pour éveiller ma curiosité people de midinette)
Bref, sur la couverture on y voit Lucile jeune, 25 ans peut-être, une cigarette à la main, un léger sourire aux lèvres, aussi belle et insaisissable qu’une actrice hitchcockienne. Sur ce visage d’ange, nulle trace des terreurs intimes qui la submergeaient déjà.

Sur ma lancée, j’ai lu deux autres bouquins de De Vigan.
 

 

LES HEURES SOUTERRAINES
On y lit deux destins parallèles : celui d’un médecin urgentiste qui vient de rompre  et celui d’une jeune femme, cadre dans une grande entreprise qui subit depuis plusieurs mois le harcèlement moral de son patron .
Si l’histoire du médecin m’a moins passionnée, j’ai été par contre bluffée par celle de Mathilde : le harcèlement insidieux dont elle est l’objet est retranscrit avec une acuité et une précision glaçantes. On assiste à la destruction d’une carrière, l’anéantissement à petit feu d’une personne. C’est très bien vu, très bien rendu, (sans parler du silence coupable de tous les autres employés…) ; je crois qu’avant d’être écrivain Delphine De Vigan travaillait elle-même dans une grande société et a été victime de pareil traitement…
J’ai bien aimé ; ça traite de solitude et de foule, d’anonymat et de rencontres qui ne se feront pas (d’où les heures souterraines, le métro... tout ça )

Puis j’ai lu encore
JOURS SANS FAIM
Elle parle de la longue période d’anorexie qu’elle a traversé étant adolescente (en lien direct avec la descente aux enfers de sa maman)
Je crois que c’est son premier roman.
On découvre l’héroïne Laure dans un sale état, 36 kg pour 1m75.
Tout est raconté à la troisième personne comme pour mettre la souffrance distance, à moins que la jeune-fille ne se sente totalement désincarnée… à voir.
Malgré la dureté de certaines scènes et le tableau sans concession de la déchéance physique, l’espoir est toujours là, sous les traits d’un médecin bienveillant.

Voilà, c’était ma phase monomaniaque sur Delphine de Vigan.
Ce n’est pas révolutionnaire mais c’est pas mal. Un peu “féminin” peut-être comme littérature ; mais y’a du style et une jolie plume.

 

 

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LE POLYGAME SOLITAIRE
Brady Udall
Éditions Albin Michel

C’est donc le dernier roman très attendu de l’auteur de Lâchons les chiens et Le fabuleux destin d’Edgar Mint (à lire si ce n’est pas fait, chanceux que vous êtes !)
Nous voilà chez les Mormons où Golden Richards, quarante ans, est le mari de quatre femmes ainsi que le père de vingt-huit enfants.
Après une dure journée de labeur, il redoute de rentrer chez lui, dans cette espèce de chaos familial qui lui sert de foyer.
Les jalousies entre les épouses sont de plus en plus vivaces. Les enfants sont ingérables.
On suit le destin de ce  brave type enfermé dans sa solitude et ses mensonges.
Un vrai bonheur de lecture que ce roman truculent, où se répondent passé et présent, où se mêlent les voix des enfants et celles des adultes, où la tragédie côtoie le burlesque.
Les non-dits, les mensonges et les espoirs déçus trouvent une caisse de résonnance particulière dans cette maison familiale surpeuplée.
L’auteur est paraît-il lui même issue d’une famille de Mormons, élevé à la dure par un père polygame. Du coup cette famille hors du commun et complètement toxique est décrite avec beaucoup de justesse.
C’est un pavé mais c’est à lire ! Du vrai bon roman américain comme on les aime avec ce talent inimitable pour raconter des histoires.

 

Véro,

La Boîte à histoires

31 cours Julien

13006 Marseille

 

Publié dans NOTES DE LECTURE

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2012

Publié le par Mireille Disdero

 

La beauté des voeux de Claude Clément pour 2012, année de "tous les bonheurs"

 

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LIVRALIRE

Publié le par Mireille Disdero

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