COMME ON SOUFFLE UNE BOUGIE

Publié le par Mireille Disdero



Elle est collée à sa caisse, pull ridé, peau froissée, œil privé
de l’éclat d’une nuit blanche dans les bras de celui qui sait aimer.

A la caisse d’à côté, la même 30 ans avant nous sourit
et joue de son beau regard ourlé en claironnant à la première :
« Ai passé la serpillère à 5 heures ce matin, le dos cassé ! »

Cassée aussi la civilisation
qui éteint la vie d’une femme comme on souffle une bougie
plus vite que la vieillesse et la mort.

Mireille D.














Photo Séverine Capeille, Sistoeurs

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Mireille 21/04/2008 21:34

Coucou Eve,Tu passes par ici ? (sourire)"Désir usé comme les poils du balai" ? Quand c'est comme ça il faut partir, aller voir ailleurs si.A bientôt...

evelyne najid 20/04/2008 22:41

Pull déchiré, glissant sur une épaule fatiguée.Désir usé comme les poils du balai, rugueux sous ses doigts abîmés.Et l'eau qui dégouline par une félûre d'un seau qui n'a même plus de nom.Invisible aux yeux nus de ceux qui ne regardent que la brillance d'un sol piétinés par tous ceux qui marchent sans regard.

Mireille 20/04/2008 11:48

Vous avez bien raison gmc, et que dansent les vies car danser c'est tourner, bouger... !A vous lire,

Mireille 20/04/2008 11:46

Merci Dominique !Quand je fais des courses je contemple "comment va le monde" en attendant dans la file - j'ai le temps de me poser... Au plaisir de vous lire, 

gmc 20/04/2008 11:40

MIROIR DE L'ANTICIPATIONLa poèsie est une visionQui se raconte elle-mêmeDans la bouche de son portefaixDont tous les motsRacontent le parcoursPrémonitoireLe savoir déclenche l'actionVers les prairies de la non actionL'antre ouvert du resplendirQui se rit des civilités

Dominique Boudou 19/04/2008 18:22

Excellent.

Mireille 18/04/2008 20:35

Coucou MarlènePour certains et certaines, oui.

marlene 18/04/2008 19:51

Tristesse du monde contemporain