EN ROUE LIBRE

Publié le par Mireille Disdero



En lisière du trottoir
Ralentir et s’opacifier, vitres fumées,
sans se laisser identifier par les lumières qui claquent sur la rétine
comme des pétards d’enfants dans la ville.

Des grands fonds de soi, accepter la résurgence de l'image
en roue libre parmi les pierres, dans les vignes et sur le plateau.

Juste laisser jaillir l’image puis la boire fraîche encore,
lentement, en accélérant après le feu.





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laurent 08/05/2008 14:13

Nul doute ! D'ici on peut viser à plein guidon la route ...La roue libre est pour ceux qui s'aiment en rayons...En ville, je sens ce vent printanier rafler tout ce qui traîne.Rouler des patins aux feux rouge...Il glisse,gémit, rase les trottoirs...

Mireille 08/05/2008 11:37

... Hors cadre avec un vélo ;o)Non, chacun a sa lecture et personne n'a la même. C'est là qu'est l'intérêt d'un texte (à mon avis)Merci pour cet extrait, Laurent.

laurent 08/05/2008 11:34

Exact, je suis souvent hors-cadre...

Mireille 08/05/2008 10:51

C'est le jour du "merci" aujourd'hui, on dirait, Laurent."En roue libre" n'est pas un texte triste (enfin il me semble) ; c'est plutôt deux moments de vie très contrastés (voiture, ville, feu rouge et de l'autre côté : vélo, nature, vigne, pierres, plateau) qui existent en même temps chez celui qui raconte quand il y pense : un moment de beau dont on se souvient mais qui n'est pas perdu, ni abimé. Il est "frais".

Mireille 08/05/2008 10:45

L'importance de la terre, Jackie, c'est Mother Earthet quand on roule à bicyclette on n'en est pas coupé, au contraireMerci pour votre texte

Mireille 08/05/2008 10:42

Bonjour Marlène,Je te remercie pour ta lecture et ta présence fidèles.:o)

laurent 07/05/2008 22:14

Peut être ça peut aussi ressembler,Illusions déçues,mes souvenirs vont comme la pensée.Pourtant je sais ma vie boiteuse.La béquille de mes angoisses sur laquelle m'appuyer.Quand ce qui vous a saigné ne vous donne plus la force de faire la roue...il faut partir,Se pendre à la sonnette d'alarme.Mériter la potence.Alors je vole à bicyclette, l'endroit où nichent les hirondelles.Comme la patrouille en leggings et casquette plate de la rue Nélaton.Mes mains serrent fort les poignées.L'amour sans frein nous oblige parfois à rentrer la tête dans les épaules...(extrait auteur)

jau_jacqueline 07/05/2008 10:43

en roue librela tête vide...parlons plutôt des vigneset ses grapillons,du roussillonet où en est la faucille...La terrerien de plus vraiede plus entieret nous renvoie à son mystère...Porteuse de fruitsjuteuse de vie...                                           Jackie

marlene 07/05/2008 08:35

Un très beau poème