UNE FEMME A LA PEAU D'ORANGE

Publié le par Mireille Disdero



Tanger - Un ciel sans bavure et sans faux semblant
Deux filles au regard khôlé se collent et se fracturent.
Le bateau comme une maison, des goélands témoins du départ.

Sur le port, accroupie contre une façade, jambes découvertes,
une femme pleure la source tarie de sa vie.
Tout autour, des peaux d’oranges, une décharge miniature.

Les filles se souviendront d’elle surtout, après l’horizon et les années.


Mireille D.




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Mireille 22/05/2008 23:03

Evelyne et Laurent, vos mots me font plaisir car nous interécrivons.Merci de vos textes,

Mireille 22/05/2008 23:01

Merci Marlène, pour ta lecture et pour ce ressenti partagé.C'est important. On n'a pas l'impression d'écrire dans le vide, on partage ! :o)

laurent 21/05/2008 23:33

Le regard khôlé, où le fard reflète ta beauté dans le phare de Tanger quand le jour veloute la grâce de tes petits pas.Les jeux de paume où les serments sont toujours des lignes de vie...

evelyne najid 21/05/2008 16:24

Rouge et blafarde.Le soleil tend sa peau, la craquelleet , des rivières rouges à coté,  s'écoulent.Elle, elle regarde sans couleur.Juste sa robe tachée de vert et d'orange comme une tapisserie pas terminée.

marlou 21/05/2008 15:58

Tes poèmes donnent le frisson, c'est beau