L'EMAIL D'UN TRAIN DE NUIT

Publié le par Mireille Disdero




C’est rapide. Ça vient comme le vent.
On s’éveille un jour avec un cœur, un instrument
qui bat.

On évalue sa densité à hauteur d’insomnie.
Talons très hauts, on découvre le vide en chancelant
de plaisir
Piquant et fuselé, le vide et
les jambes longues
c’est beau comme un vertige.

C’est ça, c’est en soi
quand on aime
mains nues doigts sacrés
sous les baisers… les crocs.
L’émail d’un train de nuit qui s’allonge vers ailleurs
Pourquoi ? Pourquoi pas.
Tant qu’on approche de l’Afrique
on a le cœur qui vibre
un instrument en soi
une musique
pour blesser son bas d’une résille
grimper haut
dans le chœur qui descend en vrille
exploser ses doigts
dans Sa main
embrasser le petit matin
quand il se pointe
tôt
les croissants d’une lune à peine
le pli du drap
une bourrasque dans les cheveux
C’est ça
quand on aime on ne dort pas
on caresse comme le vent, rapide, encore.

Mireille D.





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Mireille 30/06/2008 20:54

Je n'y ai pas pensé une seconde, Jean-Luc, mais c'est intéressant de voir tout ce qu'on peut "lire" avec un texte... :o)

Mireille 30/06/2008 20:17

Merci de m'accueillir parmi les Cheminants, Harmonie. Que la route et le chemin soient beaux et bons :o)A bientôt,

Mireille 30/06/2008 20:15

Coucou Marlène,Je suis un peu moins sur le Net et sur mon blog depuis le début de l'été, j'écris un petit peu moins... mais ça ne durera pas. Merci à toi d'être là. A bientôt (sourire).

Mireille 30/06/2008 20:12

Bonjour Laurent,Vous avez pris l'habitude de nous faire partager des extraits de textes : merci à vous ! :o)

jean-luc saint-marc 28/06/2008 06:30

Perso, ça m'a irrésistiblement ramenéau "café de la plage", de qui vous savez ...Quand le môme court vers son orgasme,dans le passage qui passe sous les rails ...

Harmonie 27/06/2008 20:13

Bienvenue parmi les Cheminants. Que la route vous soit bonne.

marlou 25/06/2008 12:50

Ta plume cause un vertige de poésie, je l'aime de plus en plus

laurent 24/06/2008 23:54

Tu n'es toujours pas réveillée.Comme toi, j'ai quittté la ville sépulcrale; Cette aube au pastel jetée le long des riches avenues.Une arachide torréfiée corroie ta peau nue et moite.De la savane où à hauteur de paume, je caresse l'herbe à éléphant, s'embrase un soleil d'ivoire.Crinière flottante, tu te blottis à ma brûlure.Dors petite Afrique, dors encore.Longtemps, j'ai sillonné les rides de sable, ravins définitifs que mon doigt pistait sur les plissements du front.En voyageur solitaire, d'une pyramide nasale, j'ai appris le tombeau de tes respirations secrètes.L'ombre du désert, les dunes en croissant surlignant tes paupières closes.Mais surtout la colère du Nil et ses felouques à joue, le temps des crues.Depuis je sais, tes larmes ne font plus barrage...(j'arrête ici la suite est un peu longue...)