LA MER EST LA QUI TRANSPIRE SES BLEUS

Publié le par Mireille Disdero



L’Estaque, juin 2008 -





De toits de tuiles en toits de tuiles
de balcons encombrés en terrasses bordées de bleus
le regard finit par rebondir pour s’échapper vers la mer.

C’est tout là-haut, une place calme où Cézanne a fait parler de lui
c’est vers les quartiers habillant l’église d’odeurs d'épices
qu'on apprend à voler - avec les yeux d’abord
car la mer est là qui transpire ses bleus
puis avec le corps qui se déploie et avec toute sa vie
éveillée dans l’air tiède et humide d’un soir de juin.


Mireille D.

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Mireille 05/08/2008 18:59

Merci pour ce poème de Guiseppe !

salamone 30/07/2008 20:55

Des mots et des envies qui viennent s'échouer sur la plage. Les vagues s'émoussent sur un sable sans cesse instable. C'est la vie; oui c'est la vie qui ne cesse de prendre le large.
Le volcan et la fleur
 
Sur le volcan de l’Etna j’ai vu une fleur
Lui sombre imposant haut et robuste
Elle trop timide fragile et envoûtante
Faut-il froisser le volcan et cueillir la fleur 
 
Plus j’avance sur sa pente et plus je me dis
Comment puis-je être captivé par cette fleur
Et sans vouloir blesser le volcan que j’effleure
Ô comment lui dire que la fleur a des ennuis
 
Le volcan qui me porte est bien hagard
Tandis que la fleur elle s’offre à mon regard
Mais je n’ose la prendre par peur de la mutiler
 
Le volcan et la fleur ont du vague à l’âme
La force et la fraîcheur m’arrachent l’âme
Peur ils ont de se perdre de se quitter demain.
 
                                                                                                                             Le 7 mai 2006
giuseppe