LA RUE AUTISTE EN TRAINEES DE PHARES BLANCS

Publié le par Mireille Disdero




Entrent le soir dans une maison éteinte
« Les arbres au dehors font des ombres qui grincent »
Oublient le pain, allument la cheminée
« La pluie au dehors percute les messages subliminaux »

Ecoutent les répondeurs
les repassent puis se crashent
nus
dans la baignoire immense
Eau trop chaude à brûler la peau
Gardent la petite lumière du portable
des mobiles, des clips oh… connectée dans la ténèbre. Peur !

Attendent la nuit pour de vraie pour de grave
« Les arbres au dehors vendent la vie pour du vent»
Dorment en travers du lit, nus, beaux
leurs rêves connectés aux rêves d’autres filaires
sans fil
mais liés, caressés à corps absents
endormis entre les pages d’un roman Black Metal

S’éveillent dans la nuit
cherchent l’autre de la main, des yeux mais… personne
fixent longtemps l’aquarium puis la baie vitrée et la rue autiste en trainées de phares blancs

S’installent et quêtent sur le Net… une destination
reviennent à l’aube dans leurs draps qui se plissent
rides d’un tissu les enrobant jusqu’au jour
où un jour
leurs mains cherchant l’autre atomise la vie en confettis
Eclate le sang dans leurs veines et leur cœur implose.


Mireille Disdero


Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

Textes de GMC 02/10/2008 20:30

SEKISHU RIDEPas plus d'un cilNe sépare le clin d'oeilQue la mort adresseA sa jumelle la vieSur la frontière du regardLa buée établit des distinctionsQui ne sauraient masquerLa vanité du distinguoEt son absence de fondementPur objet d'hallucinationGMC