LA MAIN QUI TREMBLE

Publié le par Mireille Disdero




Nous sommes des Hyperboréens. Nous savons bien dans quelle distance nous vivons. Au-delà du nord, de la glace, de la mort - notre vie, notre bonheur. F. Nietzsche




Un petit homme part inquiet, un peu voûté, dans le matin affairé d’une ville aux allées bordées de platanes. On imagine le roulement de la circulation. Les infos en continu. La voiture qui le protège quelques minutes encore des doigts de latex. Dans la clinique, il a la main qui tremble quand il faut signer son entrée.

Le temps glisse et les heures et… soudain cette phrase «tout va bien.» L’homme droit comme un I, soixante quinze ans et un sourire grand format, s’éloigne de la clinique d’un pas qui sait où il va. Dans ses vignes, avec ses oiseaux et ses buissons de vie.

Mireille D.


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Mireille Disdero 27/10/2008 18:46

Bonjour Jean-LucLe temps et les temps des hommes...Ne jamais occulter sa vocation, ni son humanité... c'est vrai.A te lire

Mireille Disdero 27/10/2008 18:42

Bonjour Pascal Grosmatou,Heureuse de te lire ! Voilà longtemps... Comment vas-tu ? Je n'ai jamais abandonné la poésie, mais avec "Un Ogre dans la ville" elle est emportée dans les bas-fonds pour servir de loupiote à l'Hermite (Lame 9). On pourrait parler de Rimbaud aussi :o)Un beau message d'amitié que tu as laissé ici, je t'en remercie et te souris. Ecris-tu ?Bises à toi, à Emeline (Aime-line :o)

saint-marc 22/10/2008 04:59

et oui, les temps sont durs etil faut malgré tout nourrir sa famille,faire le plein de l'audi et ne pasocculter sa vocation ...

grosmatou 21/10/2008 23:35

Ton retour d'au-delà cette frontière mentale dont parlait Montaigne (la vérité en deça l'erreur au-dela) s'accompagne d'une carte mozarabe qui m'a rempli de profonds sourires intérieurs, d'amitié, de couleurs rares. Reste près des personnes essentielles et de la poésie. Garde en toi le sens initiatique du voyage. N'oublie pas non plus notre fraternité au coeur des mots, au coeur des images. Bises à toi et à tes proches.