ALGERIE

Publié le par Mireille Disdero




C’est à Beni-Saf, Ghar-el-Baroud
Les couleurs sont mangées par la lumière
La terre est sèche et pauvre comme un regard de mourant…




On dit que les figuiers de barbarie
forment une haie de protection autour de la maison
D’ici je la distingue à peine, ses murs délabrés, son toit bas et plat
Le linge devant qui danse sur un fil.

C’est une femme forte aux cheveux noués dans un chèche
longue robe et sandales usées
De toutes ses mains, elle porte les seaux d’eau à la maison

Son ombre solaire déborde de la page et vient toucher ma main.


Mireille D.


Photo Y. Jeanmougin, In "Algériens, frères de sang"

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Mireille Disdero 12/11/2008 22:59

Je l'espère, Agnès. "Personne n'aboutit au même lieu, dans la vie ni dans la mort" (Barjavel).Aucun homme n'a le même regard. Je crois que j'écris ce que je vois, ce que j'ai ressenti... mais ça s'arrête à mon expérience,  à ce que j'ai cru voir dans le regard de mourants... Merci de votre message.

agnès 12/11/2008 15:18

"La terre est sèche et pauvre comme un regard de mourant…"Très évocatrice cette belle phrase et pourtant certains regards de mourants peuvent riches de toute une vie, non ?

Mireille Disdero 10/11/2008 19:09

Avec plaisir Marlou, et puisque j'y suis, je vais faire la même chose si tu veux bien :o)

marlou 10/11/2008 18:49

La magie du verbe, je la rencontre ici le plus souvent. Pourrais-je te citer parmi mes liens ?

Mireille Disdero 10/11/2008 12:40

Bonjour,Eh bin voilà un commentaire mouvementé et coloré ! Merci

CARAMBAOLE :0114: 10/11/2008 12:27


je surfe au hasard ,de blog en blog et
j'ai navigué avec plaisir sur le votre