HIBERNATION

Publié le par Mireille Disdero




L'abri ne peut-être que momentané
Pour chacun d'entre nous.



Trois hommes s’activent dans un jardin en hiver.
Ils rassemblent les feuilles mortes, coupent le bois, attisent le feu.
Lentement la fumée monte, épaisse, vers un ciel bleu de glace.

Au soir, en rassemblant les cendres rougeoyantes, le plus vieux des trois, soudain, en dégage une boule rousse, calcinée.
Son regard et sa force brutalement se brisent quand il comprend.

A l’automne, un hérisson confiant s’est endormi à l’abri
sous les feuillages entassés par les hommes et le vent.


Mireille D.


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YM 21/12/2008 01:55

...oui. J'avais bien lu!et comme aurait pu dire Guillaume Tell qui savait viser hautc'est par ce trait de vérité que la fable (au sens propre, didactique) perçant notre coeur atteint notre esprit

Mireille 19/12/2008 13:28

Bonjour Jean-Luc,et merci pour la poésie ! :o)

Mireille 19/12/2008 13:26

Merci Jackie, pour votre texte sur ce précieux fouineur. Il est important, il a sa place et on est heureux quand il séjourne dans un jardin :o)

Mireille 19/12/2008 13:20

Oui, une bien triste fable, YM, cependant là, il s'agit d'une histoire vraie.

Mireille 19/12/2008 13:19

Merci, Île, pour ton commentaire plein d'humanité. A la fois brûleur et brûlé... brûlé d'être aussi le brûleur bien malgré soi... Avec toute la complexité de la nature. Bonne et belle journée à toi aussi, chère Île.

saint-marc jean-luc 19/12/2008 09:11

les aléas de la nature ...les grands moments de la poésie

Mireille 16/12/2008 19:58

OuiNos faiblesses, notre impuissancenotre manque d'intuition et de connaissance en profondeur des tenants et des aboutissants de l'élément naturel, Hervé.

JACKIE 16/12/2008 11:00

L'hibernation, pas plus que l'exposition. L'air vif ravigote, de quoi remettre les idées en ordre, de plus mon jardinier, aussi à quatre pattes bouscule mes pierres, il est haut sur pattes, l'animal...mais ce compagnon, précieux fouineur, fait ses rondes nocturnes, qui s'y frotte, s'y pique...........Jackie

Yves M 13/12/2008 16:25

un grand confort peut s'avérer un grand périlune bien triste fable

Ile 13/12/2008 11:41

Très beau texte Mireille, qui parle doucement de son histoire encore plus grande. Tantôt le brûleur, parfois le brûlé, et d'autres fois l'automne et toutes les saisons, le vivant est complexe. Ton poème est très fort. Bonne journée chère Mireille.