MARSEILLE GRAND LITTORAL

Publié le par Mireille Disdero

 


 

à Farouk, Mohamed, Nourdine…

 

 

Au petit matin, même si c'est loin,

par delà l'horizon de la baie de Marseille,

aux fenêtres des cités qui font comme un moucharabieh,

on sent l'Oued qui se réveille.

 

Et cependant qu'enfants et petits enfants sommeillent,

en savourant leur premier thé,

à l'heure où nos foreuses marquent un répit,

au changement de poste,

 

Djamila la petite vieille

et Rachid l'aïeul secret et gris,

tout fripés, tout rabougris, les yeux fermés, se souviennent…

 

Moi je l'entends dans mes oreilles

cet air de luth qui chante tout bas.

Et je le sens au bout de ma langue ce parfum de menthe qui danse la nouba.


Yves Marilier, extraits de Poèmes de boue

 

 

 

 

 

 

 

 

Yves Marilier. Extraits de Poèmes de boue


 

Publié dans POETES, ECRIVAINS...

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YM 19/04/2009 21:25

Hier l'oiseau à cinq ailes était de retour, le même jour que le martinet qui tous les ans vient séjourner sous mon toit. Ce qui est toujours un grand moment. Je regrette pour vous la fin de l'activité éditiorale d'Alba.Pour ce qui concerne les poèmes de boue, rassurez-vous, la poésie française s'en remettra. Je vous remercie encore d'avoir publié le seul qui le sera. C'est vrai qu'il a presque l'air de ressembler à un poème.J'adresse à la poétesse que vous êtes et que j'aime lire tous mes voeux de réussite.

Mireille Disdero 20/04/2009 11:33


Merci beaucoup pour vos encouragements (que je vous adresse aussi).
Publier en poésie n'est pas facile car la poésie n'est pas "commerciale" (tant mieux) alors il faut tenter quelque chose puis continuer autrement. L'important est d'écrire et de ne pas accepter de
baisser les bras qui tiennent... le stylo, le clavier, le pinceau... Bonne semaine !