SUSPENDUE

Publié le par Mireille Disdero





Les bordures se craquèlent - À intervalle régulier – tu portes un minuteur pour détonateur dans la tête (on dirait) - comme si tu te battais avec le temps sans répit – comme si tu logeais gratis en toi une sale maladie à effet retard - qui rongerait l’os, le meilleur – tes cellules souvenirs – une photosensibilité à fleur d’épaule - nue – cachée – en suspension - comme la poussière sur un rayon de soleil à travers les volets - maintenant le mot « vacances » est devenu synonyme de repli – de mal au cœur et de vomi – tu te sens comme un noyau en boule compressée – son acier, une plaque de lumière pour refléter les basses-eaux du port quand la mer se met en grève et t’abandonne là – sous la pluie, dans les yeux – c’est une hémorragie juste avant la saison sèche – juste avant le désert où chacun imagine – juste avant - quand durant une seconde, le minuteur deviendra silencieux.


Mireille D.


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Mireille Disdero 02/03/2009 12:35

C'est peut-être une métaphore... le printemps couve et montre parfois la force de ce qui explose et se déploie. Le printemps est fort et ne peut être "retenu" comme l'eau dans un bassin. Merci pour votre commentaire, ou plutôt, pour votre texte poétique chargé d'énergie vitale.

Lainé Xavier 27/02/2009 06:48

Bombe à énergie positive - ou négative? Selon la marée, elle gît sur le sable du bonheur et attend son heure dans le tic tac assourdissant qui règle son devenir... La vie en son explosion ne laisse point de sombre nuage à l'horizon des rêves. Elle borde simplement le lit de sa longue attente...