DROMADAIRE

Publié le par Mireille Disdero



Au milieu de nulle part
Dans le désert agricole
L’eau bleue piscine s’évade vers les flaques de poussières
… Et les hirondelles sur les sentiers invisibles du ciel.




Midi brûle, on croise un chevelu, basané comme nous
assis dans la poussière, un bouddha souriant.

L'oeil touché par la conjonctivite
le poil chocolat et le regard marron
il souffle son haleine chaude et humide sur la main.

Une route orpheline défile jusqu'à la casa Paco
La nuit tombe, les murs avec, on se sent entier et vibrant
Comme un souffle de vie sur les herbes fragiles du désert.


Mireille D. Eté 2009, Tardienta




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Mireille 01/10/2009 13:09


Bonjour Antoine le poète

Je vais bien, oui.
Il faut toujours du temps
et c'est bien.
Après, quand on se retourne sur ce qui a été, on comprend pourquoi, comment... et on accepte mieux le difficile, les chocs... bref oui, il y a une chose qui ne cesse pas, c'est l'écriture.

A bientôt !


Murmure & chuchotement 26/09/2009 02:21


Bonsoir la Fée des sables,

Peu importe, je ne sortirais pas du lot. Ce texte me touche aussi. Si simple. J'aime la profondeur de champ et les plans rapprochés.
Cela me donne l'impression d'avoir huit ans et de courir à côté de ton poème comme un cerceau.

Je me permets de mettre ce texte sur mon blog.

sinon, très tardivement je répondrais : "Oui, oui ça va" et présentement je te retournerais la question... Comment vas-tu ?

Bises.

Antoine


http://passantepensante.canalblog.com/ 14/09/2009 13:04

merci pour le lien  et la pub:)B.

Mireille 14/09/2009 12:28

Bonne idée, je vais faire la même chose que vous, Xavier.Belle journée à tous (sourire) et que votre regard sur le monde soit beau.

Lainé Xavier 12/09/2009 06:38

Merci du conseil, je m'y suis déplacé: rien que de la beauté... je met vite un lien chez moi pour ne pas passer à côté plus longtemps...

Mireille 11/09/2009 12:26

Passante, vos photographies sont belles et singulières. Je conseille d'ailleurs aux lecteurs et passants de Bleu indigo d'aller errer un peu de votre côté. Merci à vous :o)

Mireille 11/09/2009 12:23

Xavier Lainé, oui, c'est paradoxalement dans la fragilité de la vie qu'on peut en ressentir la grandeur... et l'importance. Merci !

Mireille 11/09/2009 12:22

Bonjour Jean-Michel Sananes, merci pour ce passage et pour votre lecture.Vous pouvez, bien sûr, poster "Dromadaire" sur votre blog si vous l'avez apprécié.A vous lire,

Mireille 11/09/2009 12:15

Bonjour MarlouTomber les murs c'est comme tomber les masques et les limites. On a envie de fraternité et d'un peu d'infini. Ne pas se perdre dans ce qui nous arrête. Etre "en chemin" ensemble :o)

Mireille 11/09/2009 12:11

Merci Île, pour ta lecture qui dit beaucoup sur ton regard.Certains instants, c'est vrai, sont plus essentiels dans nos vies qu'un grand événement médiatique.  Ce sont des petits riens. Des brins de bonheur. Fugitifs mais parfaits, l'espace d'une seconde. Le reste du temps, on voyage pour trouver et retrouver ces moments.