LA HARPE D'HERBES

Publié le par Mireille Disdero

 

Nous avions l'air de ne savoir ni l'un ni l'autre où nous allions. Calmement étonnés, nous regardâmes la vue du haut de la colline du cimetière, et bras dessus, bras dessous, nous descendîmes jusqu'au champ brûlé par l'été et bronzé par septembre. Une cascade de couleurs se répandait sur les feuilles sèches et chantantes ; et je voulus alors que le juge entendît ce que Dolly m'avait appris : que c'était une harpe d'herbes, une harpe qui récoltait, racontait, une harpe de voix qui se rappelait une histoire. Nous écoutions.

Truman Capote, La Harpe d'herbes

Un roman touchant, unique, parmi mes préférés.

 

 

Publié dans PAROLES, CITATIONS

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

** 07/09/2006 23:44

: Tanger est une rade, et qui vous enserre ; un lieu à l’abri du temps. Les jours glissent le long de vous, sans que vous les aperceviez plus que les gouttes d’écume sur une cascade. C’est ainsi, j’imagine, que le temps passe dans un monastère : sans se faire remarquer, d’un pied chaussé de pantoufle. Truman Capote, Impressions de voyages, 1949 - Gallimard, 1990

Andy Verol 07/09/2006 22:00

Tu te lèves le matin, -ou en milieu d'après-midi t'es paumé- et tu te dis bien, tu te dis très fort que tu n'as aucune culture, aucune capacité à maitriser ton existence. Tu te sais minable. Tu le resteras toujours. Comme à chacun de ces instants où tu dis oui à ton supérieur avec cette pensée corsée imprégnée de violence.
La suite sur http://hirsute.hautetfort.com