Y COMPRIS ET SURTOUT DANS LA NUIT DE HERVE GRILLOT

Publié le par Mireille Disdero

Il m'arrive parfois de lire un texte qui  - comme l'écrit Chandler -  ajoute quelque chose à nos vies...

Difficile d'expliquer ce qui fait qu'en traversant une nouvelle bien plus qu'une rue, on va rester silencieux, après. Un tout petit peu plus grand, aussi... Enfin, on l'espère. Les images "écrites" nous percutent parfois aussi sûrement que des souvenirs vécus, dans les profondeurs.

Evidemment le thème est porteur.

Condition des femmes, de la femme, relation entre les hommes et les femmes, pauvreté et simplicité qui soudain prennent la parole jusqu'à l'épuisement des images et des corps. Alors, décalage (et cadrage. Le texte est légèrement cinématographique. On "voit" les plans se succéder). Tout à coup je pense à un film de Doillon, sur un thème proche : Raja (l'histoire d'une jeune fille, au Maroc).

Alors voilà. Il était une fois un texte... d'Hervé Grillot.

Je ne cite que le début sur Indigo, vous renvoyant ainsi plutôt sur son site pour lire la suite.

Allez-y, allez-y, allez...   

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Casablanca, Maroc.


 

C’était une femme qui marchait dans la ville aux tâches de lumière. C’était minuit qui ne sonnait pas mais qui se devinait aux trottoirs déserts et aux voitures solitaires. C’était une femme arabe avec une jupe à mi-mollets ; assez osée pour oser croire à une fille sans plus rien à cacher. C’était une femme à lapider, ou bien c’était une femme qui n’en pouvait plus de ne plus pouvoir payer mais de devoir à tous. C’était une femme qui acceptait d’être un corps, à Casablanca, à minuit, en jupe, sur le trottoir, otage des lumières dans ce clair obscur sans issue.

(...)

Quelque part sur la terre :

http://www.hervegrillot.info/article.php3?id_article=532&date=2006-09

 

 

Publié dans POETES, ECRIVAINS...

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