EPERDUE

Publié le par Mireille Disdero

 

 

 A Pierre, à Camille, à Adrien, à Claire, à Julie-Agnès, à Yacine, à Marie... aux enfants

 


Les mots. Crayons de couleurs sensibles, posés dans nos boîtes à lumière. Ceux de l'enfance, impressionnistes en fuite.

D'abord, comme une sensation de passé proche, palpable, accablé de soleil. Puis les sons, la trame d'un froissé vague, en été. Enfin le coeur, deux zones de temps qui se touchent, sans jamais, plus jamais se mélanger.

On pourrait jouer au passé composé. Un soir rouge orange, on se retournerait distraitement pour envoyer un signe de la main, visage évident, bruit sec de branchages écrasés sous les roues du vélo. La lumière nécromancienne s'exciterait en reflets puis, aux travers d'une mèche de cheveux sur les yeux, on repousserait le temps, en riant...

Mais non.
Trace impressionniste, l'enfance joue à nous aimer l'instant d'un sillage.
Le reste de notre époque voyage au hasard, à la recherche de l'éperdue.

Mireille D.

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