ÊTRE L'ETE

Publié le par Mireille Disdero

 

Être l’été




Être un extrait de nuit

Penchée à sa fenêtre

Assoiffée de départ


Être


Etre pliée dans un tiroir

Une lettre qui rêve

De voyages rugueux


Être


Une insomnie nue

L'heure bleue inversée

De cet espoir debout

Être


Le grain germé du mot

L'eau à la bouche

D'un regard sur les toits


Mais

Mais l'arrière-saison, jamais

Être l'été      par tous les temps      l'été

 

Mireille D.

 


Illustration : Madame Chow, Gabriel Schmitz

 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

Mireille 15/12/2006 16:19

Bonjour JiDé
Vous êtes le souffleur de vers !
Merci d'être passé par ici,
Mireille

JiDé 12/12/2006 00:29

Très joli...être... tout simplementpour ren'être...

Mireille 10/12/2006 19:24

A y est, j'ai lu sur son blog :
(...) Tu traversais les temps, éclairant ce monde d’une nouvelle et douce lumièreOfferte à la vie parmis le peuple hommes tu fus ainsi nommée Alba la Blanche©Texte Yann Le Rousic

gmc 10/12/2006 18:54

vous devriez ajouter la prononciation phonétique (si vous l'avez).nb: yann parle couramment breton (et écrit aussi en breton par moments)

Mireille 10/12/2006 18:47

Je vais aller voir.
Et... : l'été se dit Samhradh !

gmc 10/12/2006 17:03

un extrait du "chant du danseur", émis en écho à un texte intitulé "alba la blanche" sur le blog http://cargo.canalblog.com(yann est un  beau conteur qui mérite un coup d'oeil et d'oreille)BORD DU LAC Blanche est encore une couleur trop sombre pour celle qui distribue les doubles foyers aux aveugles. Dans son écrin aquatique, armurerie visionnaire, elle attend depuis l'aube des temps absents, les formes qu'elle emmènera au désert. C'est elle qui crée les chants de mort des bardes, chants de réjouissances aux saveurs impérieuses, c'est elle qui génère l'apocalypse nucléaire, puissante ogive qui tend la peau du ciel dans une explosion d'étoile solitaire. Elle s'appelle Marie ou Sarah sous d'autres cieux, on la découvre en Leïla plus à l'Est, toujours plus loin elle sera Shakti ou Kali suivant les parfums de l'époque. Elle est la main qui t'imprègne et te guide, toi le gant de chair périssable qu'elle va émonder, cette vierge de fer intérieure.

Mireille 10/12/2006 15:48

J'ai oublié de dire laquelle : en Gaélique,prononcé "gallic" :  la langue celte parlée dans le nord de l'Ecosse, c'est aussi l'une des plus vieilles langues d'Europe. Enfin, je crois. Et au fait, "Alba" signifie la même chose en italien, provençal, espagnol... mais en gaélique, Alba signifie "Ecosse"... ! D'après ce que je sais.
Mais que sais-je, en fin de compte... (sourire)
En tout cas, regarder les différentes langues du monde "être", exister, se faire écho... c'est passionnant.
Mireille
 

Mireille 10/12/2006 15:39

 
Hiver se dit Geamhradh (dans une autre langue)
A bientôt par les textes, les mots, les différentes langues !

gmc 10/12/2006 10:31

ETRE L'HIVERLes fleurs des soleils poupres naissent en hiver, dans le frimas et la glace, quand sont éteints les chardons charbonneux qui les retenaient au milieu des ombres et des poussières. Un torrent de pollen halluciné émonde une étamine effarouchée pour une fécondation d'amertume intransitive, revitalisant les densités de la matière, désintégrant les bosquets plantureux, armoriant à l'encre sympathique les blasons translucides des atmosphères incantatoires. Au milieu d'un geyser d'évanescence tendre et fugace, un solitaire rayonne la frugalité sensorielle sans qu'un désir illusoire n'effleure le contour de son sourire ardent. Les corolles des délices s'épanouissent en mirages de soie et en souffles désincarnés dans un dédale d'impressions mirifiques et sylvestres sans qu'un seul geste ne trahisse une quelconque intervention. C'est le temps des nuages de feu, des illuminations scarifiantes, des vendanges de la nitroglycérine. C'est le temps de Paix de l'hiver.