LE POETE HONGROIS

Publié le par Mireille Disdero

Attila József

 

Azt mondják



Mikor születtem, a kezemben kés volt -
azt mondják, ez költemény.
Biz tollat fogtam, mert a kés kevés volt:
embernek születtem én.
Kiben zokogva bolyong heves hûség,
azt mondják, hogy az szeret.
Óh hívj öledbe, könnyes egyszerûség!
Csupán játszom én veled.
Én nem emlékezem és nem felejtek.
Azt mondják, ez hogy lehet?
Ahogy e földön marad, mit elejtek, -
ha én nem, te megleled.
Eltöm a föld és elmorzsol a tenger:
azt mondják, hogy meghalok.
De annyi mindenfélét hall az ember,
hogy erre csak hallgatok.

1936. nov.-dec.



On dit

Je suis né un couteau dans la main
on dit que c'est un poème.
Certes, je tenais une plume car le couteau était trop peu :
je suis né homme, moi.
Celui en qui erre sanglotant une violente fidélité
on dit de celui-là qu'il aime.
Oh en ton sein appelle-moi , simplicité éplorée !
Je ne fais simplement que jouer avec toi.
Moi je ne me souviens ni n'oublie.
On dit mais comment est-ce possible ?
Ce qui, tombé de ma main reste au sol
si ce n'est moi, c'est donc toi qui le ramasse.
La terre m'enfouit et la mer m'émiette :
on dit que je vais mourir.
Mais on entend tellement de choses,
que là je ne fais qu'écouter.

Attila József



Traduction littérale Jean-Pierre Frommer

 

Publié dans POETES, ECRIVAINS...

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textes de gmc 08/01/2007 18:55





Plaines et fougères
 
Tout le monde est une starDans le pays où les feuillesSe prennent pour des arbresQuand le vent les caresseLes feuilles épousent ses contoursEt oxygènent leurs cheminsL'ouragan n'a jamais dévastéQue des pays mythiquesDes images fantasmagoriquesDes constructions artificiellesSur les plaines il court joyeuxDans les bras de l'audace et du sourirePlus les cités s'écroulentPlus grandit l'espace de résonanceDes concertos lumineux
gmc