LES ANNEES CHIENNES

Publié le par Mireille Disdero

 

Un nouveau recueil de Cathy Garcia aux éditions à tire d'ailes

 

Cathy Garcia

LES ANNÉES CHIENNES

1989 – 1997

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série autodigestion 

 

Illustrations originales de Marie Bouchet
mabouh@gmail.com 

 

Poèmes de jeunesse (1989 – 1997).

Poèmes naïfs, maladroits, même si un peu retravaillés, alors pourquoi les publier ?
 
Sans doute la réponse la plus approchante serait celle-ci : auto-digestion.
 
Sortir Les années chiennes, pour digérer mes 20 ans…
Ce qui alors était sombre est aujourd’hui totalement saturé de noir. Conséquence logique d’une volonté qui ne devrait pas nous échapper….
 
Vos enfants ont 20 ans, s’habillent de noir, dépriment, s’abîment, se droguent et vous ne les comprenez pas ?
 
Les jeunes sont le symptôme des sociétés et leurs élans hélas, sont si facilement manipulables.
 
Une jeunesse suicidaire reflète une société suicidaire, celle qui deale en toute légalité un arsenal d’anxiolytiques, antidépresseurs, somnifères et poisons en tout genre censés nous aider à vivre…
 
Une jeunesse violente, délinquante est le symptôme d’une société violente et délinquante.
 
Aujourd’hui être violent et délinquant en affaire cela s’appelle être compétitif. Être violent et délinquant à l’échelle d’un état, cela s’appelle défendre la démocratie.
 
La violence et la délinquance dans la rue, moi j’appelle ça une jeunesse en détresse. Parfois c’est un peuple tout entier qui devient violent et délinquant. Et ça s’appelle une révolution. 
 
Alors oui, voilà des poèmes de mes vingt ans, des poèmes qui n’ont rien de révolutionnaire mais que je voudrais présenter simplement comme un hommage à la fragilité.
 
Un hommage à chaque nouvelle génération trahie dans ses plus beaux élans et sacrifiée sur l’autel mercantile.
 
Je dédie Les années chiennes à la jeunesse d’aujourd’hui et de demain, puissent vos élans nous conduire vers des jours meilleurs.
 
 
Cathy Garcia, le 21 novembre 2006

 

 

Aliénée
 
Seule et froide
dans la nuit cloîtrée,
murs glacés qui brillent,
miroirs où pleurent
mes reflets.
 
Comment tirer du puits
mon profond désespoir ?
 
Mes pauvres mains
se tordent,
se nouent,
se dénouent,
 
comme des cordes
autour du cou
avec de tristes doigts
qui mordent
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Cathy 31/05/2007 22:47

merci Mireille ;-)