HO CHI MINH VIETNAM

Publié le par Mireille Disdero

 


 
L’absolue nécessité de regarder au fond de ces yeux bridés. L’envie d’hurler : Mon père ni personne de ma famille n’est venu vous tuer ici ! Peut-être susurrer : non plus personne pour s'opposer ni défier l’histoire.




Pas d’engagement hier, pas d’engagement aujourd’hui.
- Et quel engagement, aujourd’hui ?
Moi de hausser les épaules et lui, d’ici, de payer le crédit de son scooter.

Puis l’autre, de Paris, d’insister : mais puisqu’ils ont tous l’âge de n’avoir pas vécu alors. Tout est oublié aujourd’hui !
Pas oublié, le vieux croisé ce matin dans la rue, persiflant l’incompréhensible avec son regard noir.

Pas se retourner mais regarder les poules, au bord du boulevard, heureuses, à picorer le tas de sable d’un immeuble en construction. Il faut de tout pour faire un monde, des chantiers, du ciment, du sable et des poules avec leurs œufs à casser.
Tout oublier et revenir avec le désir de recommencer l’omelette.

Enfin, celui-ci, double nom, double nationalité. Si bon, si vrai : Revenu chez moi après la France, il m’a fallu dix ans pour régler mon problème et m’avouer que cette France-là, est pauvre… pauvre de ne plus pouvoir. Alors que mon pays pauvre est riche d’oser.
Il s’appelle Dupont et Nguyen à la fois ; dort ici, à Ho Chi Minh ou à Paris, Champs Elysées. Il est calme et souriant, comme un malade guéri. Il semble avoir tout compris.

Les autres, Parisiens comme le camembert est normand –du cœur jusqu’à l’emballage- s’étranglent aux dires d’une France pauvre.
Mais il faut bien l’admettre, si la théorie est osée, elle n’en reste pas moins séduisante.

Bons baisers du Vietnam !

 

Hervé G.

 

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Mireille 19/12/2011 00:37


Bientôt bon lundi, Marlou.


Merci à toi pour ta lecture.

marlou 18/12/2011 14:28


Un texte qui resonne en nous. Merci du partage et bon dimanche