LE BONHEUR EST UN DROLE DE SERPENT

Publié le par Mireille Disdero


Un roman de Raymond Alcovere, Lucie Editions 2009

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Raymond Alcovere a écrit un nouveau roman à travers lequel le Tao ouvre les portes de ses différents chapitres. Liu, Le Voyageur. Kouan, La Contemplation…

Dans ce récit, Léo, le narrateur, nous entraine au Mexique, sur les accords grinçants de Ry Cooder… « En quittant Durango et la Sierra Madre, j’ai échoué ici, dans cette ville en équilibre instable entre le vent, la pierre et le soleil ». Le ton est donné, l’atmosphère aussi. C’est dans ce pays que Léo va rencontrer Laure, au sens fort du mot. «  Il me restait à faire l’ouverture du café avant de me coucher, quand de son pas léger, la démarche souple, gestes qui coulaient dans l’air, elle est entrée. On est resté face à face à se regarder… » Ce moment de la narration est un peu cinématographique. On « voit » parfaitement la succession des scènes et le mouvement. Il se passe quelque chose d’inédit entre ces deux êtres, la suite du récit nous le démontre. Léo est transformé. Mais après avoir discuté une soirée entière, ensemble, moment où « le monde s’est mis à tourner », ils repartent pourtant chacun de leur côté. En effet, Laure travaille pour Médecins du Monde, c’est une jeune femme dans l’action et la lutte. Léo et elle vont cependant se croiser à nouveau et s’aimer. Pour lui, c’est véritablement un apprentissage de l’amour qui emporte et transporte, même si des obstacles surviennent. Laure doit repartir en Afrique, durant 6 mois, pour continuer son action. Leur relation amoureuse évolue avec l’éloignement. Léo dit de Laure qu’elle est son « expérience des limites ». Mais cette femme libre et voluptueuse existe dans un mouvement incessant et ne s’installera jamais avec lui « Elle refusait l’existence à deux ».

A travers le roman, le narrateur nous montre son cheminement philosophique, voire même politique. Il nous initie à sa quête du bonheur, à ses sensations de vie, aux réflexions qui en découlent et qui révèlent un caractère singulier, une vision du monde. On le sent méditerranéen, il aime sa ville, Montpellier.

On a accès ici à une écriture belle, musicale et enrichie de couleurs, d’images sensibles qui ressemblent fort à l’amour de la vie. On sent également le touché et le regard du peintre dans le style du récit. Cela ressemble à un parti pris d’écriture. On pourrait aussi parler de la vision des villes dont Rome, ou de personnages perdus et attachants, à travers le texte… mais ce serait le dévoiler. Alors si vous désirez en savoir plus, il ne vous reste plus qu’à lire « Le Bonheur est un drôle de serpent ».

Mireille Disdero

 

Publié dans NOTES DE LECTURE

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Mireille 24/02/2010 20:03


Merci, Hélène.
Je trouve qu'on peut parler des livres qu'on a lus, pour partager avec d'autres lecteurs.


Hélène O. 24/02/2010 11:58


Très juste présentation de ce roman qui m'a également ravie.


textes de gmc 23/02/2010 19:39



FONDRIERE


Porte et fenêtre
Couloirs de vent
Balises de compas
Pour sensations d'itinéraires

D'un pas franchir
Sans y aller
Saveur d'un mouvement
Qui ne bouge pas

Secret derrière la porte
Ouverte à tout vent
Qui l'imagine fermée
Pour au mieux la séduire


gmc