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16 Jan

LE DIVAN - JEAN-MARIE LAMBLARD

Publié par Mireille Disdero  - Catégories :  #POETES, ECRIVAINS...



Goethe publia en 1819 son recueil « Le Divan Occidental-Oriental » ; il choisit de lui donner ce nom en référence à la poésie classique Perse. Dans la civilisation iranienne divan signifiait « recueil de poésies ». Plus largement, dans le monde musulman, le mot indique un lieu de rencontre.

Divan (dîwân) est venu des Turcs ottomans jusque dans nos salons. Ce mot désigne aujourd’hui un canapé bas où l’on aime fainéanter. Dans l’ancienne Provence —qui se souvenait d’avoir chevauché jusqu’en Orient—, les gens aisés ménageaient dans leurs demeures une sorte d’alcôve (alcôve, de l’arabe al-qubba, koubba, coupole), un enfoncement garni de tentures et coussins qui portait le nom de radassié : lieu où l’on se prélasse, où l’on se vautre. À Marseille, on connaît certaines rues chaudes où logeraient toujours de prétendues radasses. 

Revenons à la poésie, à l’origine du vocable il y a le « Divan d’Abu Nuwas » 8e siècle, recueil du plus grand poète arabe ; vivant à Bagdad il célébrait l’amour et le vin.

Immensément célèbre dans tout l’Iran, le « Divan d’Hafiz », écrit au 14e siècle, composé de ghazels, langage de l’Invisible, est présent sur les lèvres des amoureux et des passants à la moindre occasion. Hafiz est surnommé le Rossignol de Chiraz. Son tombeau est l’objet d’un va-et-vient permanent ; l’ouvrier qui se rend à son chantier, le couple de jeunes mariés, le soldat en permission, la ménagère, tous font un détour par le jardin où s’élève la tombe du poète. Ce matin-là, nous étions stupéfaits, mes amis et moi, de voir ainsi les gens du peuple, dans leurs occupations habituelles, effeuiller une rose ou poser la main sur le marbre. Ce culte du poète est ce qui nous reste de plus fort de notre voyage en Iran. Veillons à ce que les forces du mal ne détruisent pas sous leurs bombes le jardin des roses de Chiraz où repose Hafiz.

Le marin ne savait pas lire, mais il avait de l’oreille ; des premiers califes aux derniers Omeyyades de Cordoue, les flots de la Méditerranée transportèrent l’art du ghazel amoureux jusqu’aux oreilles des premiers troubadours occitans. Dans les cours franques, des chevaliers découvrirent alors que l’on pouvait chanter un amour autre que divin.

Ce thème, parmi d’autres, est abordé dans cet « Essai métissé » Rhapsodie méditerranéenne*, que l’on vous invite à découvrir bientôt.

À Paris, une librairie porte ce nom Le Divan. Ce sera donc au Divan que pour la troisième fois nous présenterons aux lecteurs un livre nouveau. Merci à toute l’équipe, et bienvenu à vous.

Nous serions heureux de prendre avec vous le verre de l’amitié, et de lire quelques pages au cours de cette rencontre : 
Mardi 1er février 2011, à 18 heures
A l’occasion de la parution de « Rhapsodie méditerranéenne », de Jean-Marie Lamblard, aux Nouvelles Editions Loubatières,  Librairie Le Divan, 203 rue de la Convention, 75015 Paris. Métro Convention.
Tel : 01 53 68 90 68.   LE SITE

 

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textes de gmc 27/01/2011 17:59



PAS D'HEURE POUR LES BRAVES





Pour les sentinelles du gris
L'argent des couleurs
Est un baume de Venise
Dont le masque se peint
Dans des rêves de soie
Ajourée de dentelle
Sur la peau tendre
D'un filigrane de tatouage
Qui du pourpre ne connaît
Que l'arôme de la verdure


gmc






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