06 16 ANS ET DES POUSSIERES

Premier prix "Tout en auteurs" 2011

Une nouvelle édition de "16 ans et des poussières" a été publiée en novembre 2012 par les éditions KLETT en Allemagne. A voir et à se procurer sur leur site ou sur Amazon. Un dossier pédagogique du roman est sorti en janvier 2013.

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Depuis le 20 octobre 2011 Nouvelle édition, nouvelle couverture !

"16 ans et des poussières" a été sélectionné pour le Prix des Lycéens autrichiens 2013

Compte-rendu de tournée du Prix des Lycéens autrichiens

Le 15 octobre 2009 - En librairie

16 ans et des poussières (roman)
Editions Le Seuil, collection Karactère(s)
80 pages, illustration de couverture, Véronique Figuière 

16 ans et des poussières a été sélectionné pour le Prix des Lycéens Allemands 2010/2011
 
 
16 ans et des poussières Vient de recevoir le 

« Hautes-Pyrénées, tout en auteurs » s’est achevé cette semaine par la venue de sept auteurs jeunesse (Jean-Philippe Blondel, Jean-Marie Defossez, Cécile Chartre, Agnès Laroche, Colin Thibert, Mireille Disdero, Adeline Paulian-Pavageau) à la rencontre de leurs lecteurs dans les collèges, bibliothèques et librairies du département et par la remise des prix aux 2 auteurs récompensés jeudi 19 mai au Conseil Général par le Président Michel Pélieu.

Jean-Marie Defossez pour « Pour tout l’or du monde » dans la catégorie des 11-13 ans et Mireille Disdero pour « 16 ans et des poussières » dans la catégorie des 13-15 ans sont les lauréats de ce 3ème « Hautes-Pyrénées, tout en auteurs » ! Ils se sont vu offrir le trophée du Conseil Général des Hautes-Pyrénées et un séjour découverte du département par la Médiathèque Départementale et Hautes-Pyrénées Tourisme Environnement.

Sélectionné pour le Prix de Littérature Ados 2011 de la Télévision Suisse Romande  
16 ans et des poussières Editions Seuil jeunesse
 
"Des poussières très fines dansent sur un rayon de lumière qui filtre au travers des volets fermés. Cette petite lumière en suspension dans ma vie m'aide à m'extirper du lit, à me hisser vers le jour malgré tout. Les cours, c'est fini. Je viens d'avoir 16 ans, le 2 juillet, exactement le dernier jour du collège, et je ne sais pas encore ce que je vais faire de mon été ni à la rentrée... " (extrait page 13)

Dans ce récit, je donne la parole à une jeune fille de 16 ans qui habite dans une cité HLM des quartiers nord de Marseille. Famille monoparentale, problèmes de société... mais passion et tendresse. 

C'est aussi un livre sur l'affection, sur la "famille" humaine qu'on cherche, sur l'affection des gens avec lesquels on se sent protégé de la dureté du monde. L'espoir habite ce roman et lui donne son mouvement.

Et bien sûr, c'est un roman sur l'adolescence, une période tellement importante, tellement à vif... que nous traversons tous et que nous n'oublions jamais, même quand nous commençons à en être loin, à travers l'espace et le temps qui nous font vieillir. Mireille Disdero

" On a continué à parler comme ça, longtemps, puis je crois qu'on s'est endormis. Le matin, c'est le soleil qui m'a réveillée, ses premiers rayons sur le bord du toit. En me redressant, j'ai remarqué que le chat dormait contre le dos d'Enzo, je les ai observés un bon moment. A moitié endormie, je les ai gardés dans mes yeux le plus longtemps possible, car cette image était belle. C'était comme une photo de famille avec quelque chose d'étrange en plus, un mystère que je n'arrivais pas à expliquer mais qui me serrait le coeur. Et puis, je ne sais pas pourquoi, j'ai pensé que cette image était un mirage, quelque chose que je ne verrais qu'une fois. Quelque chose de trop beau pour moi." (extrait page 63)

 

«Quand une adolescente arrive à un moment charnière de sa vie, le temps d’un été, tout peut basculer. (…) Mireille Disdero nous confie le témoignage émouvant d’une adolescente qui cherche un sens à sa vie» (L’Editeur)
 
Je suis membre de la Charte des auteurs et illustrateurs jeunesse

Shayna (prénom de mon héroïne)
Vient du yiddish et signifie beauté
  
Revue de presse - Notes de lecture
 
Un peu avant la sortie du roman, des classes, des profs, en Belgique, l'ont lu et commenté. Sur Les Dévoreurs de livres, le mardi 29 septembre 2009, on peut lire :
 
A l'occasion d'une journée consacrée aux Editions Seuil Jeunesse, j'ai dû lire avec ma classe des romans qui ne sont pas encore en vente (...) 16 ans et des poussières en fait partie. Je vous en parle car il est en cours de publication et sortira très bientôt ! (...) Pour un premier roman, je trouve que Mireille Disdero fait fort. Son style a de la poigne et repose sur un rythme particulier fait de tensions et de relâchements. Dans cette alternance de phrases longues et de phrases courtes, cassantes, on entre de suite dans l'histoire de cette jeune fille à la fois perdue et pleine d'ambitions. Ce style haché et la dure réalité qu'il renvoie se fraie directement un chemin vers le coeur.


 Île Eniger (poète, écrivain) écrit, le 23 octobre 2009 :
 
Je n'ai jamais rencontré Mireille Disdero en dehors de son site (voir mes liens) et je n'avais donc lu, jusque-là, que ses textes que j'appréciais, mais aucun de ses romans ou recueils en entier. C'est donc sans à priori que j'ai abordé son nouveau livre pour la jeunesse qui  vient de paraître aux Éditions du Seuil :"16 ans et des poussières".
Ce n'est pas dans mes habitudes de rendre compte des livres que je lis, cela me demanderait trop de temps (j'en lis beaucoup !). Cependant "16 ans et des poussières" m'a semblé vraiment intéressant dans sa forme et son fonds et j'ai eu envie de le signaler.
Ce que j'apprécie en général, chez un auteur, c'est le mélange d'une sensibilité personnelle et une d'écriture maîtrisée donnant à l'ensemble, quel que soit le sujet, une solidité attrayante. Ici, nous somme en présence d'une écriture qui présente ces qualités ; qualités qui devraient être la recherche fondamentale de tout écrivain !
L'histoire est simple, bien campée, avec un souffle qui ne cède jamais à la facilité ou l'effet de manchette. Pas d'égotisme, pas de prosélytisme, l'auteur avance dans son propos avec une écriture sobre, vivante, bien établie qui tient en haleine le lecteur du commencement à la fin. L'intelligence d'un propos ni racoleur ni moralisateur conduit avec fermeté une histoire qui se lit à plusieurs niveaux, d'abord celui du scenario qui fait état de situations pas faciles à vivre, et celui sous-jacent où, avec pudeur, l'auteur nous laisse approcher sa propre confiance.
Ici, pas de laideur montée au pinacle ou d'angélisme pontifiant, pas de jugement, mais la réalité donné à voir avec ses moins et ses plus. Le livre est sain, dans une action enlevée dont on sent qu'elle prend racine dans un réel que la fiction pousse à son paroxysme : une vie à réaliser par l'espoir du mieux vivre et la propre prise en charge des personnages.
Le livre est annoncé "pour la jeunesse" ; certes, les jeunes trouveront dans cet ouvrage, une histoire intéressante dans un style ouvert et sympathique ; cependant, je conseillerai vivement aussi aux adultes de se plonger dans ce remarquable livre ! Ils y (re)trouveront la certitude qu'avec un peu de rêve, beaucoup de tenacité, et une tonne d'amour,  le monde de chacun peut s'ouvrir au "rayon de lumière qui filtre à travers les volets fermés".
Mireille Disdero, sans grandiloquence mais dans une véritable présence, convie le lecteur à la reconnaissance de la tendresse et de la détermination là où d'autres ne pourraient voir que dureté et fatalité.
Un joli tour de force que signe une véritable écriture sans fioritures et déterminée.


Ile Eniger


Vendredi 30 octobre 2009, Elodie Lebail, bibliothécaire (en Bretagne), écrit :

"... C'est un livre d'une douceur incroyable. Et pourtant il traite de violence, du rejet, du sentiment de pas être spécialement à sa place. ça vient bien sûr du personnage que tu as dressé, Shayna, 16 ans et des poussières... cosmiques. Beaucoup de factuel, ses journées brutes et simples avec on ne sait comment, en backstage, toutes les interrogations, les doutes adolescents. L'enfermement effectif, dans une cité, dans une vie, dans la relation avec la mère qui dégouline de malheur et de contradictions. Et puis des portes, issues minuscules et gigantesques (la mer, les livres, les bourses), dont on espère sans cesse que Shayna pourra s'y engouffrer. 
Ma phrase préférée : "Elle [la mer] existe aussi pour nous".  
Un bel ouvrage pour les adolescents, qui me rappelle un peu les tonalités rencontrées dans la collection confessions chez la Martinière (même si là, il s'agissait d'autobiographies d'auteurs jeunesse). Par contre, je n'aime pas le mot "témoignage", qui est adjoint à ton roman : je trouve qu'il ôte de la force au texte, le témoignage étant dans ma tête une forme de prétention à la généralisation, alors qu'ici, tout est en finesse, tu nous livres le portrait d'un personnage singulier..."

Elodie Lebail


Samedi 31 octobre 2009, note de lecture de Raymond Alcovere, écrivain à Montpellier :

16 ans et des poussières

Mireille Disdero conjugue très bien écriture poétique et roman noir. Déjà avec « Un Ogre dans la ville », on découvrait une Marseille onirique, étrange, très différente des clichés habituels. Dans « 6 ans et des poussières», à travers le prisme de l’adolescence, c’est à un nouveau regard qu’elle nous convie. Shayna vient d’avoir 16 ans, elle habite dans les quartiers nord et leurs célèbres barres d’immeubles qui dominent la ville et plus loin la mer.  L’univers  de Shayna est barré lui aussi ; elle vit seule avec sa mère qui la dédaigne, refuse de prendre en compte sa demande de bourse qui lui permettrait de continuer ses études. Le frigo à la maison est désespérément vide. Heureusement il y a Enzo, l’ami de toujours en train de devenir l’amoureux, Mme Bismuth, la prof de français, qui lui redonne confiance, et la mer justement, qui de la barre d’immeubles, toujours visible, reste comme un horizon, un ailleurs possible, une possibilité de rêves. Et malgré les embûches, c’est sur les toits de leur immeuble, seuls et face à cette immensité que le destin des deux jeunes gens va prendre du sens et se jouer. Le sujet est délicat et pourtant le ton est juste, sans artifices, sans outrances. L'écriture, précise et serrée, n'oublie pas la poésie, au passage.

Raymond Alcovere


Anne Loyer, journaliste à Midi Loisirs - le 07/11/2009 écrit dans 
Les Ptits lus

16 ans et des poussières  

Sur les hauteurs de Marseille, dans un immeuble délabré de banlieue, vit Shayna. Elle a 16 ans et avec sa mère forme un couple bancal. Où l'amour se heurte à la fatigue, les difficultés financières, l'incompréhension réciproque, l'agacement... La jeune fille rêve d'avenir meilleur et souhaite poursuivre ses études après le brevet qu'elle obtient haut la main. Mais pour sa mère, qui vit seule et travaille comme femme de salle à l'hôpital, cela voudrait dire continuer à être une charge. Pour s'évader Shayna rejoint Enzo, son petit ami. Ensemble ils construisent une cabane sur le toit d'un immeuble pour regarder la mer et les étoiles. Cependant autour d'eux gravitent Rox Man et sa bande, des violents qui ne vivent que de mauvais coups. La peur au ventre, Shayna tente de l'éviter... Mais la confrontation, inévitable, sera terrible.

Mireille Disdero, qui travaille dans la section littérature jeunesse d'une médiathèque a gagné un prix avec ce texte. D'une nouvelle elle a tiré un roman juste et touchant sur la violence qui  éclate au détour de ces quartiers misérables. Le portrait qu'elle fait de cette adolescence en quête de lumière sonne comme un appel. C'est le témoignage sans pathos de richesses à exploiter, trop souvent laissées dans l'ombre d'une cité HLM.  Un joli livre à lire dès 13 ans.


Anne Loyer


Le 9 novembre 09, Violène M., du collectif des
27 libraires en devenir, écrit dans Bouts de papiers :
 

16 ans et des poussières, de Mireille Disdero

Avoir son brevet, 16 ans et vivre en cité... pas très idyllique. Surtout quand on a une mère comme celle de Shayna qui refuse ce qu'on ose à peine espérer : un avenir ! Shayna partage donc ses vacances entre la cité et ses désagréments représentés en la personne de Rox man, son copain et les confrontations avec sa mère sur fond d'un été marseillais et de soirées sur un toit au couché du soleil.

 

Ce roman réaliste sans gravité ni larmoiement délivre même une note d'espoir. Adolescence et avenir font donc bon ménage. On a beau suivre un narrateur féminin, on ne tombe pas dans les petits tracas de l'adolescente rose bonbon, ici on vise des problèmes plus profonds qui peuvent avoir un réel impact sur le reste de sa vie. Le coeur du problème est dans le choix des études : on s'autorise des études longues ou professionnelles pour vite débarrasser "maman" de sa présence.

 

Violène M.

 

 

Marseille, quartiers Nord. Une jeune fille, Shayna vit ses seize ans entre sa mère qui a l'impression que cette grande fille l'empêche de vivre sa vie de femme et les problèmes du quartier. Elle aimerait bien passer en seconde et continuer une scolarité normale, mais elle n'est pas du tout poussé par sa mère.

 

Ce petit roman de 77 pages est très positif, car il laisse entrevoir toujours un possible avenir qui s'ouvre vers la culture (incarnée par un professeur et une bibliothèque). Plein de bons sentiments également car les méchants du quartier sont finalement punis, et très marseillais dans l'âme, c'est un hymne à la jeunesse, à la résilience sociale et culturelle.

Publié au Seuil (Karactères)

 

Lululus

 

 

  Le 17 novembre 2009, Déborah Durand (journaliste, Les Histoires sans fin) écrit :

 

Shayna a 16 ans, est en troisième, et est très amoureuse d'Enzo. Jusque là, tout est banal ? Oui, mais Shayna vit dans une cité, là où les chiens montrent leurs crocs, se font tuer, où la peur des bandes l'oppresse chaque jour et où le soleil de Marseille ne parvient pas à réchauffer son cœur. La mère de la jeune adolescente n'est, en plus, pas désireuse de la voir « s'en sortir ». Elle voudrait que sa fille travaille et débarrasse le plancher pour recouvrer sa jeunesse perdue. Que faire, alors, lorsque la vie semble vouer à l'échec ? Heureusement, une professeur croit au potentiel de Shayna et l'adolescente n'est pas prête de baisser les bras.

Mireille Disdero reprend une nouvelle qu'elle avait écrite pour nous offrir une histoire plus construite et étoffée. Ainsi, dans 16 ans et des poussières, le portrait de la jeune fille a le temps de se développer. Loin des clichés, l'auteur propose avec une langue poétique une peinture sombre des cités souvent oubliées, celles du Sud, aussi tristes et grises que les célèbres banlieues parisiennes. À Marseille, la mer s'épanouit... Shayna aimerait sortir des murs pour en faire autant.

Déborah Durand


Zones urbaines sensibles : près d'un mineur sur deux connaît la pauvreté

LE MONDE | 30.11.09
 
(...) Dans ces mêmes territoires, les jeunes rencontrent toujours autant de difficultés à obtenir des diplômes leur permettant d'espérer une future insertion sociale. Ils continuent également d'être deux fois plus touchés en moyenne par le chômage... Lire ICI




 
En décembre 2009, Nadine, bibliothécaire près de Marseille, écrit à propos de 16 ans et des poussières :
 

Une jeune fille des cités nord de Marseille parle de sa vie, coincée entre les immeubles sordides, frustrée d'affection par une mère épuisée et récriminatrice. Quelques lueurs éclairent son univers : Enzo, le garçon protecteur et tendre qui l'aime et la comprend, la mer immense qu'ils vont contempler du haut de leur tour et l'espoir de rentrer au lycée en septembre prochain. Ce récit à la première personne écrit sur un mode intime, laisse fuser la lassitude d'un quotidien limité, avec des remontées de douleur et de colère en quelques phrases puissantes. Le rythme est lent : on est dans l'introspection. Quelques passages sonnent de manière un peu trop littéraire pour une telle réalité, mais l'ensemble est fluide. A réserver aux grands ados et aux jeunes adultes.

 

Nadine

 

 

Une jeune lectrice, lors d'une signature à La Barben, fin octobre, m'a dit à propos de "16 ans et des poussières" :

 

"Je l'ai lu, je l'ai adoré, je vais le relire !"

 

... Et quand je lui ai demandé son âge, elle m'a répondu :

 

"10 ans et demi" !

 

Elle m'a un peu parlé du roman, de ce qu'elle y avait trouvé. J'ai compris que rien d'essentiel ne lui avait échappé. Bon, d'accord, c'était une très très bonne lectrice, dévoreuse de livres et passionnée par la lecture. Il n'empêche. Je crois qu'il ne faut pas enfermer un roman dans un "âge" de lecteur. Chacun peut le découvrir à l'âge qu'il veut, du moment qu'il en a envie. Mireille Disdero

 

 

Le 12 décembre 2009, Valérie Reverger, bibliothécaire près de Marseille, écrit :

 

 

L’été commence pour Shayna et arrivent alors la recherche de petits boulots, les rencontres avec son petit ami Enzo, les problèmes relationnels avec sa mère et surtout les craintes de croiser dans sa cité marseillaise, la bande de Rox Man, le petit caïd du quartier. Pour échapper à leur quotidien peu reluisant, la jeune fille et Enzo s’installent sur le toit de l’immeuble, face à la mer, en dépit des risques.

 

Ce roman pour adolescents de 14 ans et plus, aborde les problèmes rencontrés dans les banlieues où la violence est loi. Heureusement le rêve, les projets, encouragés par des associations de quartier, permettent de s’évader et d’avancer dans la vie. Un roman qui pourrait être lu à voix haute, d’autant que son auteur a pris le parti d’écrire dans un bon français et non pas à la façon jeun’s.

 

Valérie Reverger

 

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Sur Adamantablogue, Jean-Pierre Desthuilliers écrit, le dimanche 27 décembre 09 à Paris :

 

Karactère(s)

 

Mireille Disdero vient de publier, dans la collection karactère(s), 16 ans et des poussières. Un petit volume, 80 pages, Mais tout en profondeur. Ou en perspective.

Pourquoi a-t-elle écrit, pour nous le conter, ce qui se passa un été dans la vie de Shayna ?
Cela commença par l'écriture d'une nouvelle, nous dit-elle. Puis elle a constaté une insuffisance, une trop grande concentration du texte.

...j'ai alors véritablement écrit ce reman, déterminée à donner la parole à la jeune fille, ou, plutôt, à lui donner le pouvoir de la prendre, et, ce faisant, de nous apporter son témoignage...

Qu'y at-t-il de commun entre un extrait d'un discours d'un certain Barak Obama, sénateur de l'Illinois, les intentions de Mme Bizmuth, des dérives sur un toit d'immeuble où il est possible de construire une cabane, le chat Garfield, un dossier de demande de bourse...?

Mais non je ne vais pas vous raconter l'histoire.

Lisez-la.

Editons du Seuil ; ISBN : 978-2-02-100316-1 ; couverture de Véronique Figuière ; 7 €.

En épigraphe un propos à propos de Robert Guédiguian, l'auteur, entre autres, de Marius et Jeannette...

Crédits : Mireille Disdero remercie Hubert Reeves, pour ses Poussières d'étoiles, et le jury du concours de nouvelles de la ville d'Istres, pour son encouragement à développer sa nouvelle initiale. Je m'associe à ces remerciements.


Jean-Pierre Desthuilliers

 

 


Marion, 15 ans, à Paris, m'écrit le 24 janvier 2010 :
 

Bonjour,

Je viens juste de finir votre livre, et je l'ai trouvé vraiment magnifiquement bien écrit, très émouvant, tout est fait en finesse. Je pense sincèrement que vous avez un don pour l'écriture, et si vous veniez à écrire d'autres livres, je les lirais dès leur sortie. Vous peignez les émotions avec tellement de justesse, et en si peu de mots... Il n'y a jamais de moments trop longs, le livre est parfait du début à la fin. Les phrases sont tellement belles que cela me donne envie de les apprendre par coeur. Je vous félicite vraiment, et j'espère que vous continuerez à écrire.

Bonne continuation,

 

Marion, 15 ans

 
Merci Marion...
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Mercredi 3 février 2010, Christophe Boutier (professeur documentaliste) en Auvergne, écrit :
 
Récit de vie : "16 ans et des pousssières" - Mireille Disdero (Seuil)

L'histoire :

Shayna vient d’obtenir le brevet et s’apprête à passer ses vacances dans la cité où elle vit avec sa mère, sur les hauteurs de Marseille. Dans son quartier, elle doit supporter les cris incessants et les coups tordus du caïd Rox Man et de sa bande, en plus des problèmes avec sa mère...

Genre : Témoignage

La phrase :

« Tu es intelligente et sensible, tu parviens à t’exprimer à merveille., mais il faut ab-so-lu-ment que tu parviennes à t’extirper de cet univers noir dans lequel tu te vautres de plus en plus. Tu dois poursuivre les études et t’accrocher, continuer à lire. »

« Heureusement que les bibliothèques existent, sinon, vu le prix des livres ou plutôt vu le vide qui boursoufle mon porte-monnaie, je ne pourrais m’abreuver que de dépliants publicitaires dans les boîtes aux lettres…. »

« La bibliothèque ou médiathèque est là pour subvenir à tous, riches et pauvres. C’est le plus démocratique  des lieux culturels. »

« Elle m’a souvent parlé comme si j’étais quelqu’un d’important à ses yeux, bref, quelqu’un qui existe. Elle vient d’une planète où les gens se comprennent »


Commentaire :

Comme le titre le laisse penser, c’est un roman sur l’adolescence. Mais c’est un texte qui peut toucher un lecteur adulte autant qu’un adolescent. Quand on commence ce court roman (75 pages), on n’a plus envie de le lâcher. Même si l’on n’a plus seize ans.
C’est une histoire simple, racontée « en direct », au présent, à la première personne, par Shayna, une jeune fille qui vit dans une cité de Marseille : « le témoignage émouvant d’une adolescente qui cherche un sens à sa vie », comme l’annonce la quatrième de couverture.
Mais ce que cherche Shayna n’est pas seulement propre à l’adolescence. La construction de l’identité, la découverte de l’ amour, ce n’est pas le plus important ici. A seize ans, Shayna sait déjà très bien de quoi elle rêve. La relation avec son petit ami n’est pas vue sous l’angle des premiers émois adolescents, mais comme un amour solide, lentement construit, un amour qui pour Shayna est déjà « sa famille ».


Une famille, voilà ce dont rêve Shayna, ce qu’elle ne trouve pas auprès de sa mère, cette femme usée et aigrie, dont on sent qu’elle en a bavé, qu’elle n’a pas choisi sa vie. Certains passages sont très durs sur la relation mère / fille. Par exemple quand la mère, qui a ramené un nouveau petit ami, interdit à Shayna de rentrer dans l’appartement. Voilà une adolescente qui ne rêve pas d’avoir le droit de sortir, mais tout simplement d’avoir le droit de rentrer chez elle ; d’avoir une place. (On n’est pas dans LOL…)

Ce que cherche Shayna, c’est de la chaleur humaine, et elle en trouve par moments, auprès de son amie Djamila, ou auprès de son professeur de français, dont elle dit : « elle m’a souvent parlé comme si j’étais quelqu’un d’important à ses yeux, bref, quelqu’un qui existe. Elle vient d’une planète où les gens se comprennent ». Plutôt touchant même si on n’a plus seize ans, non ?
Enfin, ce que cherche Shayna, c’est aussi un lieu où s’évader : le lycée, la médiathèque (car Shayna rêve de poursuivre ses études, mais pour sa mère, c’est inutile et trop coûteux) ; la mer ; la « maison » qu’Enzo et elle se sont aménagée, façon bidonville, sur le toit de l’immeuble. De là-haut, sur le toit, on accède à une tout autre vision du paysage, et on peut rêver et échapper à l’univers violent de la cité.


En même temps que les états d’âme d’une adolescente, c’est une rude réalité sociale qui est dépeinte en permanence dans ce roman, mais sans déterminisme ni caricature. Précisons aussi que le style n’est pas du tout larmoyant (parfois un peu répétitif dans certains passages). Le béton pèse lourdement sur les personnages, mais ne parvient pas à les étouffer tous, et la poésie est souvent présente dans le souffle du vent au-dessus de Marseille.

Par Christophe Boutier, professeur documentaliste à Gannat (Auvergne)
Son site



Rubrique Coups de coeur dans Le Velvet des livres Velvet écrit (en Lorraine) le 28 février 2010 :

 

J'ai encore reçu ce livre (16 ans et des poussières) grâce à l'heureuse initiative du Blog-o-Book et des éditions du Seuil. Les oeuvres de jeunesse sont de qualité aux éditions du Seuil et les adolescents apprécient particulièrement des auteurs comme Hubert Ben Kemoun, Yaël Hassan, Claire Mazard ou David Klass. La collection porte le nom bien choisi de "Karactère(s)".

 

Présentation de l'auteure

Mireille Disdero vit en Provence dans la région d'Aix. Elle est titulaire d'un DEA. Elle a travaillé dans les métiers du livres. Elle est directrice d'une maison d'édition: Alba, créée en 2003. On retrouve ses écrits dans son blog.

 

Présentation du roman

Le livre décrit en 16 chapitres le quotidien d'une adolescente de 16 ans qui vit dans une cité. Bien sûr le sujet a déjà été traité, mais ici les propos sortent de l'ordinaire. Les relations entre Shayna et sa mère sont finement analysées. Le portait de la mère est sans concession. La réalité n'a rien d'idéale, Shayna est même confrontée à la violence. Heureusement son ami Enzo la protège. Mais quand il provoque la bande de Rox Man pour la protéger, on ne peut s'empêcher de trembler pour lui.

Le livre se lit facilement. Les personnages sont bien saisis dans leur essence, on se passionne très vite pour cette tranche de vie. On a l'impression de connaître les personnages tant il nous semble proches. La jeune fille se rattache à ce qu'elle a pour progresser, elle est positive et optimiste malgré le poids de la fatalité. Sa mère, plus résignée, devra reconnaître que sa fille lui a donné une belle leçon de courage. Le personnage du professeur de Français aussi est très positif. Il incite Shayna à poursuivre ses études. Grâce aux petits papiers qu'elle lui laisse, elle la guide sur le chemin de la sagesse. Cette mère de substitution l'autorise à grandir en prenant confiance en elle. On comprend que la véritable mère de Shayna l'aime aussi mais qu'elle n'est pas capable d'exprimer de la tendresse à son attention. Elle ne fait que la mettre en garde contre les dangers de la vie. Elle a peur que sa fille devienne comme elle. Les difficultés matérielles semblent la bloquer et restreindre tout geste d'amour maternel.

En somme, l'auteur donne un bel exemple de courage. Elle sous-entend que, malgré les difficultés, on peut être maître de son destin.

 

Un extrait du roman

"La lumière de l'été, forte, mange les murs et les ombres minuscules qui s'y réfugient. Elle absorbe la colère qui navigue dans mes yeux quand je pense à ma mère. Et j'y pense souvent. C'est ma mère, elle rime avec colère."

 

Velvet

 

 

Samedi 6 mars 2010, sur son blog Allezyd'mapart, Zizanette écrit :

 

Shayna vit à Marseille, dans une cité. C'est l'été et elle est à un moment clé de sa vie. Elle voudrait bien poursuivre ses études en seconde au lycée, mais ni sa mère, ni l'environnement dans lequel elle baignent ne semblent favoriser ses projets. A elle de prouver que la fatalité ne va pas lui coller à la peau...
Dans cette histoire, écrite par Mireille Disdero, la jeune héroïne pleine de sensibilité et bien plus mûre que ses 16 ans ne pourraient le laisser penser, s'interroge sur sa vie, sur son avenir... C'est très bien écrit; le texte est court, mais dense. L'auteur analyse avec pertinence les difficultés qu'éprouve la jeune Shayna à sortir d'un milieu qui semble se refermer sur elle... L'adolescente a le goût des livres et de la culture en général, même si son environnement n'est pas très favorable à un épanouissement dans ce domaine... Madame Bizmuth, sa prof de Français, est d'ailleurs pour elle comme un guide... Et puis il y a Enzo son petit ami, qu'elle aime depuis toujours ou presque et qu'elle retrouve le soir, sur le toit de leur immeuble...
J'ai beaucoup aimé ce roman. Il a une force que l'on ne retrouve pas souvent... J'ai aimé le découvrir, rentrer dans l'univers de Shayna, partager ses doutes, ses peurs, ses émotions, ... Il se lit d'une traite.
Un grand merci à blog-o-book et aux éditions du Seuil, qui m'ont permis de lire ce livre...

 

Zizanette

 

 

 Sur Le Monde de Mara, le 13 mars, elle explique à propos de sa lecture de 16 ans et des poussières :

 

Mes 16 ans sont loin et j'ai par conséquent eu du mal à m'identifier à Shayna. Surtout que mon adolescence n'a rien en commun avec celle-ci. Mais ce livre, assez court, se lit très facilement. On suit la vie de Shayna sur en été. L'auteur utilise malheureusement quelques clichés, comme la mère qui délaisse sa fille et ne s'en rapproche qu'à la toute fin, ou le fait que seul le professeur arrive à comprendre Shayna. Mais je pense que ce qui me gène à mon âge ne doit pas gêner  le public visé.
En dehors de ça, c'est un livre très plaisant. Et il a le mérite de montrer une autre vision des "cités" que celle montrée dans les médias. Si vous avez des adolescents, je pense que cela peut leur plaire. Pour ma part, c'est avec plaisir que je suis retournée à l'adolescence le temps d'un livre.

 

Mara

 

 

  Dans le catalogue des collections, le Centre National de la Littérature pour la Jeunesse La Joie par les livres écrit à propos de 16 ans et des poussières :

 


Notre avis :     Bravo !

Shayna, seize ans, grandit seule avec sa mère, dénuée de tendresse. Elle ne trouve de chaleur et d'humanité qu'auprès d'Enzo (son petit ami) et de son père. Le brevet en poche, Shayna est poussée par une enseignante pour continuer sa scolarité au lycée alors que sa mère souhaite seulement ne plus l'avoir à sa charge. L'écriture de Mireille Disdero est à fleur de peau dans sa description d'une jeune fille fragile sur le fil, adolescente partagée entre le rêve d'un ailleurs et fatiguée de cette lutte incessante contre un quotidien asphyxiant. Si l'image de la banlieue frôle les clichés, on est séduit par le style fort. À partir d'une nouvelle écrite à l'occasion d'un concours de la Ville d'Istres (Premier prix), l'auteure a repris l'histoire pour lui donner plus d'ampleur et c'est une réussite. --**--15/01/2010


Sur le site Le Pouvoir des livres...   l'écrivain Jean-Noël Blanc écrit, à propos de l'accès à la lecture :
 
" Je suis sans doute un peu idiot, mais je ne crois pas à la fatalité. Par exemple, je ne parviens pas à croire que des enfants et des adolescents réputés « en difficulté culturelle » ne peuvent pas accéder à la lecture. Je ne parviens pas à croire qu’ils sont condamnés sociologiquement à demeurer éloignés du livre.
J’ai pourtant longtemps exercé le métier de sociologue. Je devrais donc, à ce titre, développer tout un discours sur les « handicaps culturels », les « déterminations sociales », les inégalités d’accès aux arts et ainsi de suite, et en conclure à la fatalité de l’ignorance et du manque d’intérêt.
Mais il se trouve que j’ai également un assez long passé d’écrivain. Et que cela m’a conduit à rencontrer des collégiens, des lycéens, des jeunes gens dans des médiathèques – entre autres en Seine-Saint-Denis (Montreuil, Bobigny, Noisy-le-Sec, St-Denis, St-Ouen etc.). 
Or ces expériences multiples m’ont toutes, absolument toutes, démontré une chose : je me suis trouvé face à face avec des jeunes gens qui, à première vue, se fichent de la lecture, mais je sais que quand on parle avec eux, quand on leur explique ce que c’est qu’un livre, quand on leur montre comment un roman s’écrit, quand on les fait entrer pour de bon dans l’atelier d’un écrivain, quand on écrit au moins un peu avec eux, bref quand on travaille avec eux, alors on s’aperçoit qu’ils sont prêts à s’ouvrir à la lecture, et aux livres, et aux arts, et que leur appétit grandit à mesure que le travail avance.
Revenons un instant sur la sociologie : tout montre que les besoins culturels sont d’une nature très particulière : au lieu d’être satisfaits et comblés par une consommation, ils se développent au contraire au fur et à mesure que la consommation grandit.
Voilà pourquoi je suis en définitive d’accord avec moi-même, comme écrivain et comme sociologue, pour récuser toute fatalité. Je suis persuadé qu’il n’y a pas de destins tout tracés, mais des combats. Et qu’on peut gagner ces combats si on accepte de se battre.
Cela signifie qu’il ne suffit pas de placer des livres en vitrine pour en être quitte avec une politique du livre. C’est nécessaire, certes, mais il faut en même temps monter sur le ring de la lecture : rencontrer des jeunes gens et se battre. On verra très vite qu’on ne lutte pas contre eux, mais qu’ils luttent avec nous. Cela aussi s’appelle le bonheur de la lecture.

Jean-Noël Blanc sur Le pouvoir des livres  (commentaire du 23/02/2010
 

 

 

En avril 2010, Nicole Verdun (Val de Lire) écrit :

 

Shayna, la narratrice, vient tout juste d'avoir 16 ans et son brevet.

(...) Quel sens donner à la vie quand tout est difficile ? Une situation dramatique est-elle nécessaire pour que les piliers sociaux : les parents, les institutions, prennent leurs responsabilités ? Le père d'Enzo et la professeure de français sont des figures exemplaires. Shayna est émouvante, c'est un beau personnage de jeune fille issue de l'immigration, bien intégrée, qui cherche à défendre le droit des femmes et qui, en s'appuyant sur un "modèle", se projette dans un avenir où elle serait, par exemple, bibliothécaire ! Un peu pédagogique, peut-être ?

 

Nicole Verdun

 

 

En mai 2010, coup de coeur de LIREVASION... , de LIRE en TOURAINE ...

 

 

 

 

Lilimarylene, le 21 mai 2010, écrit sur Babélio, à propos de "16 ans et des poussières" :

 

Ce roman est une bonne surprise. Je l'ai pris dans un rayonnage parce que j'ai été attirée par le titre, puis par la couverture. Et ma curiosité a été récompensée. En moins de 80 pages, on prend une véritable claque dans la figure, une violente rafale de mistral qui rappelle le goût de la vraie vie. Le roman donne un aperçu sincère de la vie d'une cité et décrit avec pudeur des personnages entiers. La langue coule comme du sable fin et c'est un vrai plaisir de se plonger dans les pensées de la jeune fille. Par certains aspects thématiques, le roman peut rappeler La fille mozaïque, de Régine Détambel, mais j'ai trouvé que 16 ans et des poussières était beaucoup plus vrai, beaucoup plus authentique. Un roman coup de poing, efficace et fulgurant. A conseiller à tous les ados qui n'ont pas envie de lire.

 

Lilimarylène

Sur les traces du chat

 

 

 

 

 

Sur Parolimage DaDo, lectures pour adolescents, Niurka écrit, en juin 2010

 

16 ans et des poussières... Mireille Disdero –Seuil Karactère(s)

 

C’est un livre à la première personne où le « je » de la jeune fille qui parle explore les méandres de sa vie qu’elle sent menacée, ceci avec la fureur de la peur et de la rage.

Shayna a 16 ans. Les souvenirs heureux de sa petite enfance sont loin. Le présent est difficile à vivre. D’abord, sa mère, exploitée, humiliée, aigrie que sa fille dérange.

Shayna, encouragée par son professeur de français, souhaite ardemment entrer au lycée mais il est difficile d’en convaincre la mère. Engluée dans sa relation difficile avec celle-ci, la jeune fille a , cependant, une amie, Djam, dont le destin est terriblement éprouvant car elle reste enfermée dans un squat avec interdiction de sortir. Son mari y veille. Aussi, dans cet enferment forcé, les deux amies se voient-elle clandestinement. Une petite éclaircie dans leur vie.

 

Il y aussi la bande de Rox Man qui tourne autour d’elle…

Heureusement, Enzo est là, son ami de toujours, à présent son amour.

Et puis, il y a Marseille, sa ville son ciel, sa mer, ses goélands, sa liberté.

Un court récit qui parle de la vie difficile d’une jeune fille dans une cité des quartiers nord de Marseille. Sans forcer le trait, l’auteure imprime au récit un rythme qui décrit à la fois les situations de mise en danger des personnages, sans pour autant occulter les sentiments d’amour et d’affection qui aident l’adolescente à puiser l’énergie nécessaire pour affronter la vie et surmonter son découragement. Et le moment où Enzo et Shayna se retrouvent, seuls sur le toit de l’immeuble, la tête dans les étoiles et dominant la ville jusqu’à la mer est particulièrement beau.

Vous l’aurez compris ce roman ne peut que séduire car l’histoire est forte et sa lecture aisée. A recommander dès 13 ans.

 

Niurka

 

 

 

Marie L., sur son site Les carabistouilles de Marie L. écrit le 16 juin 2010, à propos du roman : A quoi rêve-t-on quand on a... 16 ans et des poussières ? Mireille Disdero Ed. du Seuil, Coll. Karactère(s)

 

En quelques mots
C’est dans une cité marseillaise que la jeune Shayna survit. Avec sa mère, quand celle-ci ne la rejette pas… Entre les cris, la misère et les peurs. Heureusement, l’adolescente peut compter sur Enzo, son grand ami, son grand amour. A deux, du haut de leur tour, ils contemplent l’horizon. Ils rêvent d’un ailleurs, d’un autre âge… d’une vie autre.

 

 

Trois bonnes raisons de lire 16 ans et des poussières
- Mireille Disdero retranscrit avec simplicité et émotions les troubles qu’une adolescente peut ressentir: les émois amoureux, la peur, la peine aussi… Le cœur de la jeune fille est mis à nu. C’est un personnage touchant, sincère.
- Le sujet lui-même est intéressant: 16 ans, c’est l’âge des choix. L’âge où l’on choisit une voie professionnelle ou scolaire. L’âge où l’on vit les premières amours. L’âge où l’on s’affirme, où l’on se confronte (ou pas) aux parents… Un âge charnière, en quelque sorte. Ces questions existentielles prennent une tournure plus radicale pour Shayna car elles s’inscrivent dans un contexte social difficile: peut-elle vraiment faire, être, devenir ce qu’elle veut? Ces deux aspects (le coeur mis à nu, l’heure des choix) permettent au lecteur adulte un retour sur lui-même, un saut dans le passé. On a tous eu des rêves d’ados…
- Le décor peint en filigranes prend alors de l’importance. Avec son quotidien, Shayna offre un aperçu, triste et pitoyable, violent aussi, des « chiennes de vie », des laissés-pour-compte…

Finalement, je n’ai que deux bémols à formuler: la fin m’a laissée sceptique, je la trouve un peu décevante dans la mesure où elle brise le réalisme du roman (elle apporte un peu de poésie en contre partie). Par ailleurs, ce roman aurait gagné à évoquer plus densément ce quotidien misérable qui gangrène les vies…

 

- Une quatrième raison (si les trois proposées ne suffisent pas): la couverture! Elle reflète très bien l’esprit et la teneur du roman… et invite à s’abîmer dans les rêveries…

 

 

Encore merci à BoB, au Seuil pour leur patience et pour cette belle découverte.

 

Marie L.

 

 

 

Dans la revue Virgule (n°77), en septembre 2010, on peut lire :

 

La vie de Shayna n'est pas spécialement rose. Coincée dans une cité de Marseille où sévissent les caïds du quartier, l'adolescente doit aussi faire face aux reproches perpétuels et au manque d'intérêt de sa mère. C'est l'été, Shayna a 16 ans et vient d'avoir son brevet ; mais l'argent manque, et sa mère, justement, refuse catégoriquement de lui laisser poursuivre ses études. Heureusement, Shayna a l'amour d'Enzo, son petit ami, le soutien de Mme Bizmuth, sa prof de français, et la mer, qu'elle aperçoit au loin, du haut de son immeuble.
L'avis de Marion, 15 ans
Un livre magnifique, très émouvant et exceptionnellement bien écrit. C'est profondément touchant, on ne peut pas le quitter. Un des meilleurs livres que j'ai lus depuis longtemps.
L'avis de Métaphore

Un joli roman, où l'amour et la joie de vivre se nichent là où on ne les attend pas, et qui peint un beau portrait d'adolescente en mal d'affection et d'évasion. Parce qu'on prend plaisir à suivre Shayna, le roman aurait juste mérité d'être plus étoffé, notamment à la fin. Virgule, Septembre 2010 (revue pour les 10/15 ans)

 

Des études de séminaire et travaux universitaires ont été effectués sur "16 ans et des poussières", par des lycéens et étudiants. Sur la page Interview de Bleu Indigo, vous pouvez lire l'un de ces travaux (par Anne Hahn, lycéenne allemande).

 

 
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Graphe dans les rues de Marseille
Au Wilhelm Raabe Schule de Hannover, en Allemagne, Ella Eidelmann a écrit :
Lesung von Mireille Disdero im Rahmen des Prix des Lycéens Allemands (PDLA)

Madame Disdero, l'auteure du livre "16 ans et des poussières", est venue pour présenter son livre dans notre école, Wilhelm-Raabe-Schule.

Mme Disdero est arrivée le 19 novembre 2010 pour nous présenter son livre, qui est un concurrent au « Prix des Lycéens Allemands » (PDLA).
Elle avait non seulement l'air gentille et ouverte, mais elle a aussi présenté son livre d'une manière vivante, notamment à travers des photos, des explications concernant des extraits intéressants du livre. Elle nous avait  préparé deux diaporamas.
Le premier nous a permis de nous faire une bonne impression de la ville de Marseille où se déroule l'histoire du roman.
Après avoir lu quelques extraits, elle nous a montré des images des lieux plus précis où se déroulent les scènes principales du roman. La plupart de ces photos, représentaient des situations de détresse sociale, ayant pour raison la thématique du livre : des problèmes sociaux marseillais.
À la fin de la présentation, les élèves on eu la possibilité de poser des questions auxquelles Madame Disdero a répondu d’une manière complète et intéressante.

Elle a terminé sa présentation avec la phrase: « On peut réaliser ses rêves »,  étant le message et la morale du livre.

 

Ella Eidelmann, Q2 Französisch eA

 

 

Sur Babelio, par Monana en janvier 2011

 

Ce court roman, à l'origine né d'une nouvelle, raconte la vie misérable d'une adolescente vivant dans un quartier défavorisé d'une grande ville française. L'auteur dépeint avec justesse la relation difficile entre une mère et sa fille. La mère cherche autant à fuir son rôle, qu'elle a du certainement assumer beaucoup trop jeune, tandis que sa fille cherche sans succès l'amour maternel, quelques grammes d'affection. Réfugiée chez son petit ami qui la protège des petites frappes du quartier, elle doit vivre douloureusement et tente d'échapper au déterminisme social dans lequel sa mère veut la pousser. Ecrit avec finesse, ce roman pour adolescents parle de la démission des parents, de la difficulté pour certains adolescents à sortir de leur environnement pour mériter mieux que la vie que leurs parents leur offrent. L'écriture poétique et le malaise existentiel dépeints font de ce court roman une belle lecture, à conseiller (monana28). 

 

 

Sur le site de la TSR, le CLIP de "16 ans et des poussières", le dossier pédagogique...

 

 

 

Le 27 mars 2011, Hélène Leroy écrit dans Travailler moins pour lire plus :

 

L'avenir de Shayna n'est pas rose. Après le brevet, sa mère ne veut pas qu'elle continue ses études : elle n'a pas les moyens financiers. Pourtant Shayna se voit bien en seconde et Mme Bizmuth, son prof de Français l'encourage, persuadée des capacités de son élève. Heureusement, Shayna a aussi Enzo, son petit ami qui la soutient et qui l'emmène sur les toits, regarder la mer. Mais saura-t-il la protéger de la violence du quartier et de Rox Man et sa bande ?

Un portrait noir et sans concession d'un quartier populaire de Marseille : la violence, le chômage et pourtant une lueur d'espoir pour Shayna, soutenue par son enseignante. Très beau récit d'un combat de jeunes qui ne veulent pas baisser les bras, d'une histoire d'amour salvatrice. Le ton est juste, les personnages attachants : 75 pages intenses ! A conseiller dès la 4e.

 

Hélène Leroy

 

 

A Leipzig, en mars 2011, pour la foire du livre et le prix des Lycéens allemands

 

 

 

 

11 avril 2011, à Valenciennes, sur le blog "de ces mots que j'aime"

 

Un roman très court, moins de cent pages, un roman découvert au CDI et lu en trois quarts d'heure oui, mais surtout un roman qui m'a marquée, un roman "coup de poing" comme disait ma prof de français.
Une adolescente qui doit faire des choix, qui doit trouver son chemin. Sans l'aide de sa mère, qui "rime avec colère" et qui ne sait plus lui montrer qu'elle tient malgré tout à elle puisqu'elle vit depuis trop longtemps dans un univers qui annihile les sentiments. C'est une autre facette des cités qui nous est racontée dans ce livre, une où l'héroïne prend en main son destin pour mener sa vie comme elle l'entend.
Une histoire racontée à la première personne et qui nous plonge totalement dans la lecture, qui fait réfléchir à ce monde que l'on pourrait penser loin, voir banni de nos pays "civilisés" mais qui ne l'est en fait pas. Shayna vit dans un quartier de Marseille,  elle aime lire, elle aime apprendre, et malgré le siècle dans lequel elle vit, elle doit encore lutter pour pouvoir exercer ce qui est censé être un droit. Une auteure indéniablement douée, et qui a su développer sa nouvelle en court roman avec beaucoup d'habileté, pas trop de description (après une lecture de Balzac, ça soulage !), pas de "temps morts" juste une histoire qui nous plait de la première à la dernière page.

 

 

AU COLLEGE LUCIE AUBRAC, Ateliers d'écriture Bleu Méditerranée et 16 ans et des poussières...

 

 

 
M-Disdero-Hildesheim-2010.JPG
Mireille Disdero à Hildesheim (Allemagne)
Le 18 février 2012, sur Lire ou mourir, Ailayat écrit :

Chronique d’Ailayah

Je tiens tout d’abord à remercier les éditions du Seuil pour m’avoir fait découvrir ce petit roman très touchant.

16 ans et des poussières, c’est l’histoire d’une jeune fille qui vit dans la cité de Marseille, dans les quartiers chauds, et qui tente tant bien que mal de s’en sortir, malgré une mère distante et froide et une situation financière assez catastrophique.

Cette jeune fille, Shayna, est d’un courage remarquable. De par sa situation, elle nous touche, mais ce qui nous touche également c’est sa volonté, sa force et sa sagesse. Du haut de ses 16 ans, elle est plus mature que sa mère et que bien des jeunes gens qui ne vivent pas dans ces conditions.

Ce roman nous fait vraiment réfléchir, et nous donne envie de regarder notre vie différemment. Shayna nous montre la valeur des petites choses. Un petit déjeuner avec du pain, des céréales et de la confiture, c’est presque un rêve pour elle. Elle vit constamment dans l’humiliation, dans la solitude et dans le manque de reconnaissance. On sent bien que sa mère ne sait pas l’aimer, elle ne cherche qu’à s’en débarrasser, c’est un boulet pour elle. Mais derrière cette façade, on sent aussi un amour qui n’arrive pas à trouver ses repères, un amour maladroit, caché derrière une lassitude et un manque de courage, de force. Elle est mère, mais elle ne sait comment l’exprimer, alors elle fuit. C’est du moins ce que j’ai ressenti, personnellement.

L’écriture de Mireille Disdero est un pur délice. J’ai vraiment adoré cette façon de voir le monde à travers des images toutes plus parlantes les unes que les autres. Elle arrive à nous toucher à travers ces images fortes, le miroir qui pleure des larmes de sang, la « chienne de vie » qui évolue entre l’image du début et celle de la fin. Ce sont tous ces moments forts qui m’ont marqué dans la lecture de ce roman touchant, beau et vrai. C’est un roman emplit d’espoir tout en montrant bien la dure réalité de cette situation. Ce n’est pas un roman où tout est bien qui finit bien, il y a bien sûr une évolution positive, et un évènement que Shayna elle-même nomme de « miracle », mais la fin n’est pas une transformation transcendantale de la situation de la jeune fille, même si les choses ont évoluées en bien pour elle. C’est rempli d’espoir tout en restant réaliste, c’est dans des débuts de transformation, ou plutôt de changement que nous entrevoyons cet espoir.

Finalement, si je devais décrire ce roman avec un mot ce serait subtil. Tout passe dans cette subtilité magnifique. Subtilité dans l’histoire, subtilité dans l’écriture … et croyez-moi, ça fait vraiment du bien et ça nous touche presque plus que de l’extraordinaire. Laissez-vous toucher par Shayna et son histoire, cet été de ses 16 ans qu’elle nous raconte avec ses mots.

 

 

Ailayah

 

Cali, dans Club de lecture a adoré

 

Morelinde écrit, le Mer 15 Fév 2012

Mon avis :

C'est mon 1er coup de cœur de l'année. Sans tomber dans les clichés de la banlieue, l'auteur décrit avec justesse le désarroi d'une adolescente qui espère tant et qui semble piégée, rejetée par sa mère, condamnée dans cette cité.

J'ai apprécie l'évolution des rapports entre Shayna et sa mère ; comment une mère en arrive à ne plus supporter sa propre fille quand le dialogue est rompu. C'est une histoire émouvante pour plusieurs raisons :

- le regard de Shayna sur sa mère, ce coeur lourd à chaque fois qu'elle réalise les faiblesses de celle qui l'a mise au monde

- la délicatesse de cet amour naissant entre Enzo et elle

- le défilé des sentiments entre la colère, la tristesse, la honte, l'amour, la peur... associé à des descriptions et des images évocatrices et poétiques.

Certains passages du roman semblent refléter cet amour qu'à Shayna pour la lecture. Je finis par un extrait du livre :

"La lumière de l'été, forte, mange les murs et les ombres qui s'y réfugient. Elle absorbe la colère qui navigue dans mes yeux quand je pense à ma mère. Et j'y pense souvent. C'est ma mère, elle rime avec colère".

 

Le 13 avril, Hélène écrit dans "Il est grand temps de rallumer les étoiles" 

 

Dans une cité, percée comme un nid d’aigle au-dessus de Marseille, vivent tragiquement des familles venues de tous les horizons de la Méditerranée : italiens, espagnols, arabes, arméniens… et français de souche.  C’est là où nous rencontrons Shayna, elle a 16 ans cet été….

J’ai beaucoup aimé cette tendre rencontre, j’ai aimé Shayna comme une petite sœur de cœur : j’ai grandi comme elle, dans cette même ville, avec toujours la mer, le bleu pour horizon, le vent et avec l’espoir, voire même la croyance qu’il y a ailleurs un monde de tendresse, comme elle, j’ai choisi de me mettre en route.

Extrait : «  Maintenant, je sais que je prendrai soin de ceux qui ont de la tendresse. Les chiens, les enfants, Enzo, Djam, et même ma mère, si elle en a besoin. En serrant le chien contre mon cœur, j’ai envie de serrer la terre entière. Je pense à notre vie qui ne fait que commencer, comme dans ce gros roman que je viens de refermer et que j’ai aimé… »

 

Le premier mai 2012, Liyah nous dit dans Les lectures de Liyah :

 

 


 
Sur Babelio... en avril 2013 :
 

Testez-vous sur ce quiz : Quiz sur le livre "16 ans et des poussières ...
10 questions - Questions autour du livre

www.babelio.com/.../Quiz-sur-le-livre-16-ans-et-des-poussiere...

 

Sur A la découverte des livres, Anne-Sophie (lectrice correctrice) écrit en avril 2013 :

 

Ce roman de Mireille Disdero se déroule en été, à notre époque, dans une des cités de Marseille. Shayna a seize ans depuis quelques jours et vient de réussir brillamment son Brevet des Collèges. Alors qu’elle projette d’entrer en seconde, sa mère est plutôt réfractaire à l’idée que son enfant unique, qu’elle a élevé seule, poursuive ses études. Elle considère qu’elle a sacrifié une partie de sa vie pour Shayna et qu’il est désormais temps qu’elle s’assume afin qu’elle puisse à son tour profiter de la vie, d’autant plus que leurs finances ne sont pas au beau fixe. Il y a aussi Enzo, l’amoureux de Shayna. Ils se connaissent depuis toujours et projettent un avenir ensemble. Lui travaille pendant l’été, donc il ne pourra voir la jeune femme que pendant son temps libre. Puis il y a Djamila, une amie de Shayna qui est de trois ans son aînée. Mais pour parvenir à se voir, il faut user de subterfuges, car le mari de Djamila refuse que cette dernière ait la moindre vie sociale. Enfin, il y a Madame Bizmuth, celle qui va apporter un peu d’espoir aux projets de notre héroïne, car elle lui promet de parler avec sa mère et de l’aider à obtenir une bourse. Voilà de quoi sera fait l’été de Shayna…

Depuis quelque temps, j’avais du mal à accrocher réellement à un livre. J’en commençais un, et soit je l’abandonnais, soit j’étais au final déçue. Puis j’ai décidé de sortir 16 ans et des poussières de ma bibliothèque, et grand bien m’en a pris ! Cet ouvrage fut un véritable coup de cœur, et Mireille Disdero est parvenue à me séduire avec ce livre, qui m’a ému page après page. J’ai adoré, et j’ai tant aimé que les mots me manquent pour en parler…

Cette intrigue ne relate pas une histoire extraordinaire, et les personnages mis en scène sont de ceux que l’on pourrait croiser au coin d’une rue. On assiste au quotidien de la vie dans la cité, ce qui n’est pas chose facile quand on a seize ans, surtout lorsque le caïd de la cité en a après vous et votre petit ami. Mais ce n’est pas le plus important : Shayna est forte, et elle a appris à vivre au jour le jour, avec des rêves au coin de la tête, mais la conscience que la vie n’est pas un conte de fées, même si l’on a déjà trouvé le prince charmant.

Le tout est écrit avec beaucoup de finesse, de poésie. La plume de Mireille Disdero glisse sur le papier pour nous embarquer vers un univers enchanté. Elle nous fait rêver avec ses personnages, on a des papillons dans le ventre lorsque l’on se rend compte de l’amour qui unit nos deux tourtereaux, on tremble aux côtés de Djamila quand son amie vient lui rendre visite en secret et qu’elle a peur que son époux ne débarque. Et puis, on se demande comment Shayna va s’en sortir : va-t-elle pouvoir s’orienter vers ces études littéraires auxquelles elle aspire, ou va-t-elle devoir se contenter d’un boulot précaire qui la cloîtrerait pour toujours dans ce lieu ?

En bref, cet ouvrage est un gros coup de cœur et je recommande au plus grand nombre de le lire, afin de pénétrer dans le quotidien de cette jeune fille qui ne vous laissera pas indifférent !

 

Anne-Sophie Bord

 

Des étudiants ont travaillé sur 16 ans et des poussières, par exemple :

Dans son dossier thématique de la revue Strenae : 

Chambre claire et camera obscura : identité sociale et espace mental dans le roman français contemporain pour adolescents.
Actes du colloque international sur La chambre d’enfant, un microcosme culturel : espace, consommation, pédagogie, sous la direction d’Annie Renonciat. Musée national de l’Éducation-CNDP/CANOPÉ, Rouen, 7–10 avril 2013
Laurent Bazin (Université de Versailles Saint-Quentin) a travaillé entr'autres récits pour adolescents sur "16 ans et des poussières", ICI
 

En octobre 2014 dans Ma Bibliothèque Bleue, Sabine Lauret écrit, après sa lecture de 16 ans et des poussières :

Ce court roman, né d'une nouvelle, met la lumière sur une vie au milieu des quartiers nord de Marseille.
Un récit plein de pudeurs, des personnages entiers, des situations authentiques.
Les mots de Mireille Disdero sont comme toujours délicats face à des situations qui ne le sont pas.
L'adolescence, la relation à la mère, la scolarité, la violence sont autant de sujets que l'auteur décrit avec sensibilité et réalisme.
Un roman pour jeunes et adultes.
Une lecture qui ne laisse pas indifférent.


"16 ans et des poussières" a été primé et sélectionné plusieurs fois, notamment pour le Prix des Lycéens allemands 2011. Il est aussi édité en Allemagne, accompagné d’un livret pédagogique (Editions Klett 2012).

 

la Case à Palabres (Salon-de-Provence) le 2 octobre 2014, "16 ans et des poussières" a été lu ainsi que des extraits de "Rien de s'oppose à la nuit" (Delphine de Vigan) sur le thème de la mère, lors du café littéraire.

Au collège Miramaris, dans le Journal 2014, à lire ICI interview !

Fin mai 2015, sur son blog Les lectures de Val, Valérie Carreau (bibliothécaire) chronique "16 ans et des poussières" : 

Du coté de l'histoire: Nous suivons, Shayna, une adolescente en fin de troisième. Alors qu'elle est très bonne élève, elle désire passer en classe de seconde à la rentrée prochaine mais malheureusement, sa mère ne le veux absolument pas et désire que sa fille rentre dans la vie professionnelle pour qu'elle quitte au plus tôt la maison. Les relations avec sa mère sont des plus conflictuelles car celle-ci trouve en la personne de sa fille un boulet à subir plus qu'un enfant à chérir. Heureusement la jeune fille peut compter dans sa vie sur son petit Ami Enzo et sa professeure de Français qui la soutiennent vraiment.  
 
Du coté de l'écriture: Tout comme à son habitude, Mireille Disdero nous décrit la vie de cette jeune fille avec sensibilité, émotion et justesse. Ce court roman, nous fait état de la misère qu'endure cette jeune adolescente entre une mère qui ne rêve que de la voir partir pour enfin vivre la jeunesse qu'elle n'a pu vivre avant, la bande de Rox Man qui la harcèle sans cesse et les bas quartiers de Marseille dans lesquels elle habite mais tout ceci est contrebalancé par  la tendresse que lui apporte Enzo accompagnée par tous ces petits moments de bonheur qu'ils peuvent passer ensemble. Un tableau de vie rempli d'émotions, une jeune adolescente touchante qui ne peut laisser le lecteur insensible.
 
En conclusion: J'ai adoré lire ce  roman issu d'une courte nouvelle, c'est un moment rempli d'émotions intenses que je viens de terminer, c'est un récit qui m'a pris aux tripes, un roman qui nous fait réfléchir sur ce que nous sommes  et ce que nous voulons être vraiment. C'est un roman rempli de délicatesse, d'humilité et de sentiments. Mireille Disdero nous fait passer une fois de plus un très bon moment tout en justesse et subtilité, une histoire qui peut être celle de tout le monde sans vraiment quelque chose d’exceptionnelle non mais justement c'est ce qui fait la richesse des romans de cette auteure. 
Je le conseille vraiment car pour moi ce livre est un réel coup de cœur. Un livre que chaque adolescent devrait lire.
 
 
En avril 2016, Patrick Joquel, écrivain, poète et enseignant, écrit après avoir lu le roman :

Une histoire d’amour à 16 ans. Quoi de plus banal. Celle-ci se passe dans une cité des hauteurs de Marseille, avec vue sur mer. On retrouve dans le casting une mère qui a du mal à tenir la route, sa fille qui veut s’en sortir, qui veut étudier, grandir. Son ami d’enfance et son amour partagé. Les loubards, lourds et méchants. Un père qui tient la route, lui… Une professeur qui respecte ses élèves et les pousse en avant.
Et avec tout ça on est pris par l’histoire et on ne laisse pas tomber le livre. C’est dense. Profond. Vivant. Ça vibre fort. Je m’y suis régalé.

Patrick Joquel (écrivain, poète)

 
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