05 MA VIE OCEAN

 

Sélectionné pour  Et si c'était livre ! 2012/2013

Pour le prix ados Rennes/Ille-et-vilaine 2013/2014

Sélectionné pour Escapages 2014, le prix littéraire de l'Indre

Voir ICI

 

Couverture-ma-vie-ocean.jpg

 

Ma vie océan, roman

Editions du Seuil (Fiction Hors Collection)

168 pages

En librairie depuis le 12 avril 2012

L'éditeur vous en dit plus ICI

 

      Sur Amazon

 

Un extrait

 

 

   Alors ce soir-là, j’ai attendu qu’elle soit endormie puis je me suis redressée dans la pénombre et, en chaussons, sans enfiler mes bottes, encore moins un manteau, j’ai descendu l’escalier jusqu’au hall d’entrée. Dans le plus grand silence, j’ai ouvert la porte dont je connaissais le code. Personne ne s’est montré pour m’arrêter. Dans le froid piquant et la nuit je me suis enfuie, les pensées explosées. Ce n’était pas une fugue réfléchie et je ne sais pas pourquoi je l’ai faite… Marcher sur le verglas ou la neige sans vraies chaussures, c’est suicidaire, je risquais un choc thermique. Mais… Peut-être que c’est ce dont j’avais besoin, l’électrochoc.   

 

Encore un extrait...

 

LUMIÈRE D'HIVER

Février 2005 - Un dimanche midi, au chalet de convalescence
On croise les garçons du chalet dans la journée, mais on nous permet d'être ensemble seulement le samedi soir, pour visionner un film. Souvent, ils cherchent à nous faire rire, comme si tout pouvait aller pour le mieux, comme Avant. Certains, pourtant, ont vécu de vrais traumatismes. Mais je crois que, par réflexe de survie, ils jouent la carte humour, envers et contre tout. Le rire, c'est leur bouclier de papier, pour résister aux coups durs ou, en tout cas, faire semblant. Toujours fourrée en leur compagnie, j'aim... ais passer du temps avec les garçons. Maintenant, je ne peux plus leur accorder un seul mot... Je suis devenue la reine du silence et, croyez-moi, ce n'est pas un jeu.
Je n'aime pas les endroits où on n'est qu'entre filles, comme à l'époque de mes arrière-arrière-grands-parents. Ici, ils séparent les uns des autres parce que, l'an dernier, une adolescente de 14 ans est tombée enceinte sans que personne de l'équipe du chalet n'ait rien senti venir. C'est arrivé malgré tous leurs efforts pour nous entourer et être à l'écoute. Du coup, ils ont appliqué des mesures un peu strictes genre... séparation des genres, justement.

La femme en blouse blanche qui s'occupe de nous, pendant les repas, insiste pour que j'avale ma soupe. C'est une nouvelle recrue dans les services. Elle est nerveuse et n'a pas encore eu droit aux consignes. Je le sens et son attitude me bouscule. Pis encore, elle n'a pas remarqué que je viens de vomir dans mon assiette. Vraiment très réjouissant, hein ?
Je ne le fais pas exprès, mais jamais je n'ai faim. Tout me dégoûte, même ce que j'adorais Avant.
La femme revient vers moi, s'éternisant maintenant autour de ma table comme une guêpe autour d'une tartine de miel. Elle parle fort et ce qu'elle raconte n'est rien d'autre qu'un bourdonnement rempli de mots vides, sans rien à écouter. Alors je fais comme si elle n'existait pas et je regarde ailleurs, au-delà de la vitre, bien loin, pour qu'elle m'oublie. Il le faut car je ne suis pas ici et ne le serai jamais.

 

      Rencontre, lectures à deux voix et dédicaces à la librairie La Portée des mots,

pour la sortie de Ma vie océan en 2012 :

 

 

 

Impressions de lecteurs, notes, critiques, articles...

 

Mardi 17 avril,  Les Lectures de Martine

 

 

... mon roman commencé ce matin "Ma vie océan" de Mireille Disdero paru au Seuil.

Je ne suis pas encore allée très loin dans ma lecture mais l'émotion est au rendez-vous de ce texte à l'écriture ultra sensible et traitant d'un sujet très douloureux avec beaucoup de délicatesse.

Voici mon extrait page 31:

"Aujourd'hui, on marche dans la campagne avec nos chaussures lourdes et fourrées, nos doudounes rembourrées à effet grossissant et nos gants comme des taches de couleurs sur la neige. En tête de groupe, Jade, la fille qui partage notre chambre, râle de ne pouvoir s'habiller comme pour un défilé de mode, dans ce "bled paumé" (je la cite)."

 

 

ArticleMartineGalatiMaVieOcéan

 

Article de Martine Galati (journaliste), à lire aussi dans Les Lectures de Martine !

 

 

Le 25 avril : Un très beau roman ! Par Romane

 

Un roman qui ne paie pas de mine à première vue, et qui est en fait subtil et très bien écrit.

On suit Héloïse dans un moment de sa vie douloureux (entre ce qu'elle appelle sa « vie d''avant », quand ses parents étaient toujours en vie, et ce qui l''attend dehors, quand elle sortira de la maison de convalescence). Et pourtant, même si le roman parle de deuil et de chagrin, ce n''est pas pleurnichard.

Héloïse reprend pied et se lie avec d''autres personnes, dont son amie Katy, une fille énergique à la répartie facile. Et on prend tout de suite Héloïse en sympathie parce que c'est une vraie fille, pas un personnages trop "adulte" pour être vrai, comme on en trouve à foison dans la littérature pour ados. C'est une fille un peu discrète qui a pourtant des choses à dire, avec les réactions et les goûts d'une ado de 16 ans (parfois très gamine, parfois très mature ; on voit bien cette tension dans sa relation aux garçons). En fait, on a tous connu une Héloïse au lycée, ou on a tous été un peu comme elle. C'est pour ça que le roman sonne si juste.

Amour et amitié, un style très fin, des personnages forts : tous les ingrédients d''un bon roman pour ados, intelligent et émouvant.

 

Romane

 

 

Le 12 mai, Isabelle Combelles (écrivain et professeur) raconte :

 

 

Ami lecteur qui cherche un roman à offrir à une adolescente dont la maman pourra lire innocemment par-dessus l'épaule de sa fille : ne cherche plus, tends la main vers cette Vie Océan, toute en subtilité et en pudeur.

 

      Héloïse a seize ans, elle vient de perdre ses parents dans le tsunami thaïlandais de décembre 2006 et n'a plus la force de vivre. Dans un chalet de montagne, entourée d'adolescents meurtris comme elle, elle va apprendre à déneiger sa douleur pour qu'éclosent de nouveau les roses du printemps de sa vie.

 

      Mireille Disdero dont le premier roman: Seize ans et des poussières, se passait dans les quartiers nords de Marseille, avait déjà fait montre du talent de sa plume pour évoquer les tourments de l'adolescence. Elle nous touche, une fois de plus, par la délicatesse et la justesse de ses évocations. Elle cerne à merveille les contradictions touchantes de cet "âge des possibles", si noir et si rose à la fois, fait de deuils et de tocades, de souffrances et de fous rires, de Garfield en peluche et de premières amours qui sentent le chewing-gum à la chlorophylle.

      On navigue sur cette Vie Océan, de détresse en sourire avec beaucoup d'émotion.

 

                                          Bravo Mireille!

 

Isabelle Combelles

 

Au collège Lucie Aubrac

 

 

Le 15 mai, Île Eniger (écrivain) nous dit, sur Insula

 

 

J'avais déjà parlé, l'année dernière, de l'excellent livre de  Mireille Disdero : "16 ans et des poussière" paru au Seuil  et dont je vous recommande encore la lecture. ("16 ans et de poussières"  a remporté le prix ados "Tout en auteurs" 2011).

Cette année, vient de paraître aux Éditions du Seuil

"Ma vie Océan" de Mireille Disdero

 Il faut lire l'histoire de cette adolescente qui, venant de perdre ses parents dans un Tsunami en Thaïlande, livre d'un "je" affirmé, ses réflexions, depuis l'établissement qui l'accueille.

Sans sensiblerie ni mélo, avec acuité, l'auteur donne à ressentir une incomparable émotion. Comme Héloïse, la jeune héroïne de "Ma vie océan", le lecteur souffre, vibre, et finit par espérer.

La qualité littéraire et humaine de l'écriture juste de Mireille Disdero, révèle avec une grande finesse, les états d'âme de la narratrice sans jamais tomber dans le pathos. Une énergie et une tendresse omniprésentes emmènent le lecteur tout au long de ce livre dont on ressort réconforté et enthousiaste.

Un livre superbe à mettre entre toutes les mains.

 

 Ile Eniger

"Ma vie océan" - Mireille Disdero - Éditions du Seuil - Prix : 9,90 Euros 

 

 

Le 21 mai, Anne-Sophie DL sur A la découverte des livres

 

Coup de coeur !

(...) Waouh, quel livre ! Il y a longtemps que je n’avais pas vécu une histoire de la sorte, parvenant à me mettre à la place du personnage et à ressentir son mal-être. On se demande si elle va arriver à se sortir du malheur qui pèse sur ses épaules. Comment se remettre d’une telle perte, quand on pense en être le responsable ; en effet, c’est à cause d’un de ses caprices qu’elle et ses parens sont partis fêter Noël en Thaïlande.

Notre héroïne va se recroqueviller totalement sur elle-même. Mais, heureusement, sa tante décide de prendre soin d’elle et promets de l’accueillir sous son toit, une fois que tout sera aménagé pour. En attendant, elle se lie avec Katy, qui est la seule à parvenir à lui arracher quelque mot. Et puis il ne faut pas oublier Théo, qui fait battre son cœur, et c’est peut-être par l’amour que passe la guérison…
Martine et Etienne, deux membres de l’équipe qui encadre ces jeunes, sont aux-aussi très investis par leur travail et mettent tout en œuvre pour les sortir de leur situation, pour leur redonner goût à la vie.

On fait donc la connaissance de Katy, orpheline elle aussi, qui prend son amie Héloïse sous son aile protectrice. Elles partagent leur chambre avec Jade, une espèce de pimbêche avec laquelle elles n’ont rien en commun et qui passent leur temps à se moquer d’elles…
Elle va également se rapprocher de ce magnifique jeune homme avec qui elle va vivre ses premiers émois, et avec lequel elle a de nombreux points communs. Parviendront-ils à se créer une histoire malgré le passé qu’ils traînent derrière eux ?

Cet ouvrage sonne vrai, il fait partie de ces récits où la plume de l’auteur est maîtrisée, ou chaque mot semble juste et pesé, là où il doit être. On tourne les pages les unes après les autres et on se laisse emporter dans ce tourbillon de sensations, de petits bonheurs et de grands maux…

Une lecture qui fait réfléchir et qui fut un réel coup de cœur pour moi. Je recommande sans hésitation, car je sais que ce récit restera longtemps gravé en ma mémoire de lectrice.

Anne-Sophie DL

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Ma Vie Océan -> Livre Voyageur
Bonjour à tous, Je me propose de faire de cette petite merveille

un Livre Voyageur, et vous invite à participer, car il se lit vite et

vaut vraiment le détour !
clubdelecture.forumactif.com/t7284-ma-vie-ocean-livre-voya...

 

Dans les lectures de mai, sur Ricochet, Sophie Pilaire écrit :

Héloïse, fille unique de seize ans, vient de perdre ses parents dans le tsunami thaïlandais de décembre 2004. Encore sous le choc plusieurs mois après, elle essaie de reprendre goût à la vie (et à la nourriture) dans un centre alpin. Autour d’elle, des jeunes eux aussi aux prises avec une situation dramatique, extérieure ou intérieure. Héloïse se lie avec la pétulante Katy, le beau Théo et le vieux gardien Etienne. Peu à peu, insensiblement, elle va retrouver l’envie d’aller de l’avant, de faire son deuil ; elle sera alors prête pour partir vivre avec sa tante Inès.
Il n’y a pas vraiment d’histoire si ce n’est le drame initial, qui aurait d’ailleurs pu être complètement autre. Le propos du roman, écrit au présent, est de s’attacher aux pas d’une jeune narratrice meurtrie, et de comprendre comment elle s’en sort. Pour elle, il y aura toujours un Avant et un Après, le tout étant d’imaginer une suite à l’Après. Encore tentée par l’enfance gâtée, la jeune fille doit même brutalement apprendre à gérer des problèmes d’adulte. Bien entourée par l’institution, guidée par certains des extraits de romans que lui lit de force Katy (références classiques ou contemporaines de jeunesse, c’est assez amusant), réconfortée par un petit chat que lui amène Etienne et par les baisers de Théo, Héloïse ne peut qu’aller mieux. Mieux que d’autres en tout cas… Même si l’auteure ne le suggère jamais, surtout pas à son personnage principal, on peut trouver Héloïse un brin auto-centrée au regard de la situation de ses deux amis d’infortune : Katy ne pourra pas rejoindre sa grand-mère, Théo refusera les familles d’accueil. Un roman psychologique assurément sincère, sans doute un peu court dans son exploration des méandres de sentiments de l’héroïne.

 

Sophie Pilaire 

 

Le 29 mai, Laëtitia écrit dans Les carnets de Lael, Sous le feuillage :

 

On embarque sur cette vie océan faite de tumultes, de tourbillons, de remous, de vagues à dépasser. Autant de souffrances, de douleurs, de "trop plein" de deuil dans lesquels le coeur d'Héloïse se recroqueville. C'est un roman sobre, simple et court aussi car il faut peu pour dire tout. Il faut dire peu mais dire bien. Et cela Mireille Disdero y parvient avec un certain naturel empreint de fragilité. Cette retenue des mots est une qualité pleine de sensibilité et de subtilité, pourtant j'aurais aimé plus de détails, plus de pages pour décrire l'environnement d'Héloïse. On suit  la jeune fille dans son deuil et sa souffrance, "hors temps" bien qu'autour d'elle évolue  une palette de personnages importants. Elle qui ne s'alimente plus, ne cesse de ressasser ce qu'était sa "vie d'avant", avant que le tsunami n'emporte sa famille et balaie tout. Le choc est violent autant que le drame est soudain. Avec une extrême pudeur et un réalisme psychologique, Mireille Disdero réussit à provoquer l'émotion sans pour autant tomber dans les cris, les larmes et le drame exacerbé. Le récit saura toucher ses lecteurs par sa plume sensible, pleine de justesse, sachant évoquer les contradictions adolescentes : l'amour, la vie, la mort, la peur de l'inconnu, l'espoir furieux, l'envie de revivre son enfance, la nécessité implacable de se reconstruire. Il y a des personnages forts et pétillants tout comme la camarade de chambrée : l'optimiste Katy, le beau Théo dont on sait finalement peu de choses. C'est pourquoi Ma vie Océan me laisse comme un goût d'inachevé et l'envie d'une suite??? Oui j'aimerais beaucoup retrouvé Héloïse et Théo... Ce que je retiendrais de cette lecture c'est cette magnifique métaphore de la vie comme un océan, qui rend le propos tellement vrai, où tout coule malgré nous et dont il faut quand même sortir la tête hors de l'eau. Un récit à découvrir...   

 

Laëtitia

 

Le jeudi 31 mai, Ailayah écrit dans Lire ou mourir :

 

Chronique d’Ailayah

Je tiens tout d’abord à remercier les éditions du Seuil Jeunesse pour m’avoir permise de retrouver la plume exquise de Mireille Disdero.

Encore une fois, j’ai été conquise par l’écriture de l’auteur, et c’est véritablement une auteure que je vais suivre désormais car en deux romans lus, ce fut à chaque fois une véritable rencontre et un délice à lire.

Les sujets traités ne sont jamais simples, avec 16 ans et des poussières elle nous offrait le récit poignant d’une jeune fille qui tente de s’en sortir dans un milieu très pauvre. Pour ce roman, il s’agit d’un sujet très différent mais tout aussi bouleversant, le récit d’une jeune fille de 16 ans qui perd ses parents dans le tsunami en Thaïlande. Cette perte va d’autant plus créer un traumatisme qu’elle va passer des mois sans que leur mort ne soit officielle puisque les corps n’avaient pas été retrouvés. En elle-même elle le sait depuis le début, elle nous l’affirme tout de suite, mais on sent à travers l’écriture de Mireille Disdero que cette incertitude officielle la bloque totalement, et l’enfonce dans un mutisme et une obscurité dont elle n’arrive pas à se défaire.

L’héroïne est des plus intéressantes. On sent au départ ce traumatisme qu’elle a vécu, mais on sent également une certaine volonté, une volonté d’aller contre cette marée, ce tsunami qui l’a complètement engloutie intérieurement. Les images métaphoriques qu’emploie l’auteure sont toujours aussi présentes, et ce n’est que pour me plaire. La métaphore filée de l’océan est tout simplement sublime par le sens qu’elle véhicule et la force de l’image qui nous est apportée.

J’ai également beaucoup apprécié Katy, une jeune fille qui cache sa fragilité derrière un franc-parler direct et un semblant de vivacité et de joie. Je l’ai apprécié parce qu’elle a justement ce côté fragile qui ressort à certains moments et qu’on n’imaginerait pas au départ. Le beau Théo est également un personnage intéressant par ses imperfections et son naturel. C’est un garçon qui lui aussi, comme les deux autres personnages, a vécu des épreuves difficiles, mais il tente de s’en sortir comme il peut et j’admire beaucoup son courage.

Enfin, ce que j’aime par-dessus tout dans ce nouveau roman de Mireille Disdero (et que j’avais par ailleurs également beaucoup aimé dans le premier), c’est ce réalisme dont est emprunt son récit et cette volonté de rendre son récit en teinte de gris. Jusqu’à la fin, tout n’est pas tout beau ni tout laid, mais finalement, c’est ça la vie, avec ses petites joies, ses petites beautés, et ses imperfections.

C’est donc encore une fois un roman à côté duquel il ne faut pas passer. Je vous conseille vraiment ce roman qui saura vous toucher car il parle vrai, tout simplement, avec beaucoup de sagesse et de justesse. Une auteure à suivre, et de près plutôt que de loin.

 Ailayah

 

Le mercredi 6 juin, dans Choisir un livre :

 

Sujet :

A 16 ans, Héloïse échappe de justesse au tsunami qui emporte ses parents alors qu’ils passaient tous les trois leurs vacances en Thaïlande. Rapatriée en France, elle est suivie dans un centre de convalescence par des éducateurs et des psychologues, en attendant que sa tante Inès s’organise afin de pouvoir la recueillir. Ravagée de chagrin, enfermée dans son silence et incapable de s’alimenter, Héloïse est heureusement entourée de son amie Katy, du beau Théo et de la directrice du centre, Martine. Grâce à eux, elle tente de dépasser les crises d’angoisse qui l’assaillent encore régulièrement et de se reconstruire, tout en sachant qu’elle ne pourra jamais retrouver sa «vie d’Avant».

 

Commentaire :

Ecrit avec beaucoup de sensibilité, ce roman nous fait partager la vie d’Héloïse pendant les quelques mois qui suivent la mort de ses parents. Sans s’appesantir sur les sentiments qui envahissent la jeune fille, et sans aucune sensiblerie, le récit suggère sa détresse à travers ses actes et ses pensées. Les personnages, jeunes et adultes, sont dépeints avec beaucoup de justesse, et sont à la fois expressifs et touchants. Ainsi, on ressent parfaitement bien la difficulté pour la tante Inès de réussir à trouver sa place auprès de cette adolescente désespérée, et la délicatesse dont elle doit faire preuve pour y arriver. Bien écrit, dans un style à la fois dépouillé et vivant, ce roman aborde le thème du deuil avec beaucoup de pudeur et de finesse.

 

rédigé par DS

 

Le 12 juin 2012, Iriah écrit dans Les Chroniques de l'imaginaire :

 

 


Pour Héloise, il y a Avant et Maintenant. Avant, c'était une adolescente de seize ans comme les autres, pleine de joie de vivre, entourée de parents aimants. Puis, le 26 décembre 2004, tout a changé. Elle se trouvait dans la chambre d'hôtel et ses parents sur la plage de Phuket quand La vague a frappé, le tsunami qui a tout emporté sur son passage. Si ses parents font partie des disparus, Héloïse s'en est miraculeusement sortie, physiquement du moins. Car depuis elle ne parle plus, ne rit plus, ne mange plus, survit plus qu'elle ne vit dans le chalet de convalescence où elle se trouve. Retrouvera-t-elle un jour de goût de vivre ?

Ce roman traite avec beaucoup de justesse et de finesse du deuil. Comment continuer à vivre quand on est une adolescente et que brusquement, on a tout perdu. Héloise nous raconte le manque, l'absence, la douleur, la culpabilité, le vide. Un personnage très touchant pour une histoire simple mais aux terribles accents de vérité. Peut-on réussir à continuer sa vie quand on a le sentiment qu'elle ne mérite pas d'être vécue ? Mireille Disdero nous brosse aussi un joli portrait de l'adolescence, cet âge si délicat, de changements et de bouleversements, où les émotions et les sentiments sont exacerbés, où tout semble blanc ou noir, sans demi-teinte. Une belle histoire ancrée dans la réalité à découvrir sans attendre, à partir de quinze ans.


Yria 

 

 

"Ma vie océan", Coup de coeur de la sélection romans de "Biblioteca jeunesse" pour l'été 2012    

 

 

"Texte fort et juste dans les moindres détails et où la résilience trouve un aboutissement."

 

Leslie Gealageas

 

 

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Ma vie océan, Mireille Disdero

 

 

Avis : tout d’abord je tiens à remercier le club de lecture de mettre en place des supers partenariats, et les éditionsSeuil pour ce livre.

C’est un livre pour la jeunesse dont l’histoire est assez triste. Héloïse a perdu ses parents suite a un  Tsunami et se retrouve dans un chalet dans les Alpes. Elle doit se reconstruire mais c’est très difficile. C’est une histoire touchante qui aborde donc un sujet assez difficile. L’écriture est assez simple et s’adresse à la jeunesse, mais on est tout de même vite pris dans l’histoire et dans la poésie des paroles. Héloïse est la narratrice de sa propre histoire et on vit le tout à travers ses yeux, son attachement pour Kathy, ses pensés sur Etienne et Martine, et son béguin pour Théo. Ces personnes qui vont l’entourer et l’aider à se reconstruire. C’est très doux, et agréable, on se laisse bercer.
J’ai beaucoup aimé la reflexion sur l’amitié, ce qu’est un véritable ami et ce que réellement signifie ce mot, ce qui fait les amis et ce qui nous attaches à une personne. Et j’ai adoré Kathy, son caractère et sa manière d’être, une fille forte mais qui cache ses sentiments et qui va aider Héloïse et être aidé par elle. Leur amitié est vraiment très forte et j’ai beaucoup aimé.
J’ai adoré également Etienne et son histoire m’a aussi énormément touché, mais surtout j’adorais la façon qu’il avait de fredonner des chansons. D’ailleurs ce livre est pleins de chansons (et j’adore ça parce que quand je les connais je souris jusqu’aux oreilles, et quand je ne les connais pas je m’empresse d’aller les écouter), de livres (bonheur), et d’autres références culturels (cinématographique…). Donc j’étais ravis.
J’ai adoré Martine également, j’ai trouvé que c’était une très bonne directrice. Et la tante d’Héloïse : Inès.

Ce livre m’a également touché du fait que j’aimerais être éducatrice spécialisée, et j’aurai peut-être à m’occuper d’enfants qui ont vécu ce genre de choses.

Bref des bons personnages, sauf peut-être Jade la méchante du groupe, et une histoire touchante et très belle. C’est un sujet difficile mais l’auteur a su en faire une histoire émouvante sans tomber dans le pathos. L’écriture, donc, reste assez simple, mais cela n’empêche pas l’hisotire d’être bien. Et j’ai beaucoup apprécié et passer un super moment.
Si j’avais une petite critique à faire, ce serait au niveau de la couverture que je trouve moyenne, mais bon.

Phrase retenue : 
“L’histoire se déroule dans un futur angoissant où les naissances sont devenues si rares que les enfants ont remplacé l’argent en tant que monnaie d’échange” et bien l’histoire me paraissait très dystopique et m’a donné envie de lire un livre comme cela, je me demande s’il existe vraiment.

3 plus : 
- Les personnages
- l’histoire très belle
- les liens et la définition de l’amitié

2 moins : 
- la couverture
- Jade, un personnage assez méchant

Dans le numéro de septembre 2012 de La Revue des Livres pour enfants (Centre National de la Littérature pour la Jeunesse "La Joie par les Livres") :

 

Héloïse a réchappé au tsunami qui a englouti ses parents en Thaïlande. Traumatisée et murée en elle-même, elle est en maison de convalescence. Il faudra toute la sollicitude du personnel, la persévérance de ses nouveaux amis Katy et Théo, eux-mêmes orphelins, pour la sortir de son désespoir et qu'elle accepte de se remettre à vivre. Un rythme à la fois lent - le temps de la rémission - et rapide - celui de la jeunesse. Un récit à la première personne prenant et crédible.

V.E. 

 

Ma vie océan est sélectionné pour le concours Et si c'était livre ! 2012/2013  

 

Le 13 décembre 2012, dans Lecture jeunesse83 ( le blog des bibliothécaires jeunesse du Var.) Thierry Bonnety écrit :

"Héloïse se retrouve dans les Alpes, dans une maison d’adolescents. Elle s’enferme, ne parle plus, ne mange pas. Dans les Alpes c’est l’hiver, il neige, il fait froid. Le froid est partout, dehors, dans l’établissement malgré les efforts et les compétences du personnel, dans son corps, dans son coeur. Héloïse est rescapée du Tsunami dans lequel ses parents ont disparu. Elle a survécu au flot de boue, de débris, de détritus, de corps. Aujourd’hui elle survit dans cette maison. Survivre…

Héloïse va apprendre à survivre avec l’absence de ses parents, apprendre à vivre avec les autres. Ceux qui l’entourent dans cette maison, ceux qui lui apportent de l’aide, de l’amitiés, de l’amour aussi. De plus elle va découvrir sa tante maternelle. C’est le personnage clé du roman, la bouée de secours.

Mireille Disdero nous propose un roman poignant. Jamais larmoyante, toujours juste, l’écriture de Mireille est bouleversante. Le lecteur suit le voyage introspectif d’Héloïse au plus près, son très bel exemple de reconstruction. C’est triste, c’est magnifique d’espoir, de bonheur et de vie."

Thierry Bonnety

* 

"Ma vie océan" sélectionné parmi les meilleurs romans de l'année 2012, dans La Revue des livres pour enfants de la BNF n° 267 (novembre 2012) 

 

"Ma vie océan", coup de coeur du comité de lecture LivrJeun (Nantes, décembre 2012) :

 

 

Avec une grande sensibilité, ce récit psychologique nous livre la reconstruction d'une jeune fille après un terrible drame.

 

Héloïse, jeune adolescente de 16 ans, vient de perdre ses parents dans le tsunami qui a ravagé la Thaïlande en décembre 2004. Encore sous l'emprise de ce choc, dévorée par un "chagrin océan" et enfermée dans le silence, elle tente de réapprendre à vivre dans un centre des Alpes.

 

Dans ce foyer de jeunes meurtris qui doivent refaire surface après un traumatisme, elle sera aidée par la pétillante Katy, qui partage sa chambre et lui fait la lecture, par Etienne, le surveillant bourru qui lui procure un chaton, par Martine, la directrice et par le regard du beau Théo qui lui aussi a eu son lot de souffrances.

 

Plus tard, sur ce long chemin de la reconstruction, arrive Tante Inès, la sœur de sa mère, sa tutrice légale, qui va entamer une procédure d'adoption.

 

Une plume subtile et pudique pour évoquer les tourments de cette adolescente meurtrie. Une justesse émouvante qui relate les humeurs changeantes (du rire aux larmes) de ces jeunes, pour ce récit à la première personne, fort et convaincant, sans tomber dans une quelconque commisération.

 

 

Blandine DAVID

Merci pour ce coup de coeur... *
 
Sur son site Les lectures du Liyah, Liyah nous écrit à propos de Ma vie océan :

Mon avis : Ce livre était sur ma table de nuit depuis un bon moment, mais je ne sais pas pourquoi, je le repoussais à chaque fois.
Pourtant, j’avais déjà lu un livre de cette auteure, 16 ans et des poussières que j’avais beaucoup aimé, et le synopsis de celui-ci me tentait bien. Alors, je me suis dis que je ne pouvais pas terminer l’année 2012 sans l’avoir lu !

Je dois bien avouer, que si le résumé me tentait bien, il m’effrayait aussi, moi qui suis un peu paniquée des catastrophes naturelles.
En effet, ici, l’histoire parle d’Héloïse, une jeune fille qui était à Phuket en Thaïlande le 26 décembre 2004, jour de l’énorme Tsunami qui a emporté des milliers et des milliers de vies. Si Héloïse a réussi a s’en tirer, ce n’est pas le cas de ses parents. Du jour au lendemain, sa vie bascule du rêve au cauchemar. Elle se retrouve seule, sans famille. Ses grands-parents sont morts et il ne lui reste qu’une tante qu’elle n’a pas vu depuis plusieurs années.
Héloïse va être prise en charge dans une maison de convalescence. C’est là-bas qu’elle va devoir se reconstruire.

La première chose qui m’a touché voire même bouleversée dans ce roman, c’est la dédicace :

A Chloé, Stéphane, April et Mathis, 
disparus le 26 décembre 2004
en Thaïlande

Quoi de plus poignant ? Durant toute ma lecture je n’ai fais que penser à cette famille, ainsi qu’à toutes les autres qui ont disparu le lendemain de Noël. Toutes ces familles qui n’en étaient plus d’une minute à l’autre. Un voyage de rêve se transforme en véritable cauchemar inimaginable. En plus j’ai lu ce livre pratiquement 8 ans plus tard, jour pour jour. Malgré les années qui ont passé, huit ans déjà, je ne m’imaginais pas autant, l’horreur des images est toujours insupportable, comme quoi, cette catastrophe m’a marqué au plus profond de moi-même.

Je me suis donc plongée dans ce roman, en étant dors et déjà touchée.
L’histoire d’Héloïse est poignante et on peut être touchée par celle-ci étant donné qu’elle est l’histoire de millier de familles à travers la planète. On sait que tout cela s’est réellement passé, ce qui apporte une dimension toute particulière au roman.
Toutefois, Mireille Disdero a réussi une jolie chose puisque ce roman est loin d’être un récit larmoyant. Il est émouvant, certes, mais surtout, je retiens qu’il est plein d’espoir.

J’ai tourné les pages avec plaisir et émotion. J’ai aimé le dénouement qu’à pris la vie d’Héloïse, même si cela n’a pas été facile, et même si sa vie d’Après ne sera pas facile. Héloïse a perdu beaucoup durant ce voyage qui aurait dût être un merveilleux souvenir, mais elle a réussi a s’en sortir malgré tout, malgré la douleur, et j’admire son courage.

L’auteur a vraiment réussi à faire de ce tragique évènement, une histoire sincère, juste, émouvante, pleine d’espoir et tout simplement un joli hommage à toutes ces victimes du Tsunami, victimes directes ou indirectes (familles des disparus notamment).

Je ne peux que vous encourager à lire ce livre, qui restera pour moi, un livre à relire et à partager.

Liyah

      Le 8 janvier 2013, chronique de Déborah Danblon à la radio :

 

Le grand Mag 8/1/2012-La chronique livres pour ados de Deborah Danblon - La Première podcast
www.rtbf.be
Le grand Mag 8/1/2012-La chronique livres pour ados de Deborah Danblon - La Première podcast
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Le 24 février 2013, une belle chronique de "Ma vie océan" par David Bethy :

"Le tsunami qui a emporté les parents d'Héloïse en Thaïlande, a fait le vide dans l'existence de la pauvre adolescente de 16 ans. Depuis ce jour reviennent les souvenirs, les bons, les mauvais, comme des vagues lentes et incessantes et les mots restent au seuil des lèvres de l'enfant sans oser les franchir.

Héloïse réapprend à aimer, à retrouver le goût des choses, celles qui nourrissent, rendent heureux.

 

Au chalet de convalescence auquel elle est confiée afin de recomposer sa vie autrement, elle se fait une nouvelle amie pour la vie, Katy qui, malgré ses propres tragédies, a de l'énergie à revendre, regarde droit devant et lui montre la voie de la guérison. Il y a un « après ». Fait de nouveaux moments à partager avec sa tante, Inès, qu'Héloïse ne voyait plus trop et des sentiments nouveaux avec Théo.

 

 

Ma vie Océan est bien plus qu'un roman sur le deuil pour adolescents, c'est surtout et avant tout un récit sur la reconstruction. Héloïse affronte la séparation et finit par s'armer pour l'accepter, sous toutes ses formes. Dramatique ou sentimentale. Le chalet accueille différents adolescents au triste passé dont Katy à laquelle Héloïse s'accroche comme à la barre d'un navire en dérive. Cette nouvelle amie, qui ne manque pas de courage, va trouver elle-même un moyen à sa propre guérison en prenant Héloïse sous son aile. Une belle amitié.

 

Mireille Disdero multiplie progressivement les dialogues, suivant le rythme de rémission d'Héloïse, qui accepte au fur a à mesure de ne pas reprendre la vie là où elle l'a laissée, mais d'en redémarrer une nouvelle, la mémoire de ses parents dans le cœur. L'histoire ne bascule ni dans le pathos ni dans l'angélisme, le ton est juste, complice et délicat, fait de petites références musicales sympathiques, de petits bonheurs autorisés. Comme dirait Katy « La vie on la prend, on la donne, on la hurle...mais on ne l'abandonne pas. Alors tu la prends. Compris ? ». Oui. Compris."

David Bethy (Les Histoires sans fin par ActuaLitté)

 

Ma vie océan fait partie de la présélection pour le Prix Ados Rennes / Ille-et-Vilaine 2014

 

Le roman fait partie de la sélection roman jeunesse de mars/avril 2013 de la Lettre des Médiathèques du Pays de Romans.

 

Sur Book Booom écrit :

 

... Si la couverture donne pas du tout envie de le lire, le contenu est bouleversant. J'avoue avoir fini par pleurer à un moment, et avoir eut le coeur gros tout le long du livre. Celui ci, conte l'histoire d'une jeune fille, Heloïse, qui perd ses deux parents en Thaïlande, et qui, après ça, perd un peu la vie dans son coeur. On sent bien à quel point elle se sent mal, et à quel point ça ne va pas, c'est poignant et fort, et surtout ça fait réagir.

Et puis, peu à peu, elle évolue. Tout doucement bien sûr, au fil des jours. Elle évolue parce que des gens sont là pour elle, parce que petit à petit elle se remet de la mort de ses parents. Parce que Katy, son amie est là, et qu'elle parvient à parler avec. Qu'il y a d'autres personnes, comme Inès sa tante, qui semble mal à l'aise au départ et qui s'y fait, et puis, Théo ou encore Etienne voire même Martine. Tant de personnages qui gravitent autour de Heloïse et qui lui permet de "survivre". C'est vraiment beau comme histoire. J'avais pas mal d'émotions en moi, et j'ai beaucoup souri vers la fin, surtout à la fin en fait...

Les références à diverses choses, rendent le livre vivant, les personnages sont vraiment réalistes, et c'est très bien écrit. J'ai beaucoup aimé ce livre, qui malgré sa tristesse, prête à sourire.

La phrase à retenir de ce roman : La vie on la prend, on la donne, on la hurle...Mais on ne l'abandonne pas. Alors tu la prends. Compris ?

 

En 2013, lecture coup de coeur de Yann Fleitour pour Ma Vie océan, sur son blog ICI

 

Le 20 décembre 2015, Sabine Lauret, Ma Bibliothèque bleue, chronique le roman :

 

« Les autres pouvaient tenter de me « sauver » ou de me ramener vers la France, il était trop tard. Une partie de moi ne pourrait jamais être rapatriée et continuerait, lentement mais sûrement, à couler au fond de l’océan. » (Extrait)

 

Le 26 décembre 2004, l’océan emporta des milliers de vies …

Malgré la gravité du sujet, Mireille Disdero signe ici un roman qui est une ode à la vie et une superbe réflexion sur l’amitié.
Avec des mots simples, des phrases sans emphases, l’auteur provoque l’émotion et l’empathie sans jamais tomber dans le pathos.
Un très beau récit ponctué de nombreuses références musicales.
Un roman touchant, qui sans être « psychologique », est incontestablement celui d’une reconstruction.
« Ma vie océan » peut être lu à tout âge et restera à jamais gravé dans la mémoire du lecteur.

« Ma vie océan » a été sélectionné pour le Prix Escapages 2014, (prix littéraire de l’Indre) et pour le prix Ados Rennes Ille-et-Vilaine 2014.

Mireille Disdero est membre des Plumes et Ecrivains du Pays Salonais