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04 A L'OMBRE DE L'OUBLI

Merci à tous les chroniqueurs et lecteurs de "A l'ombre de l'oubli" !

A l'ombre de l'oubli3Fait partie de la sélection jeunesse officielle 2015 du Salon du livre du Grand NarbonneSélectionné pour le Prix Gragnotte 2015Le Prix NRP littérature jeunesse 2014Le Prix Intercollèges 2014. Le concours FOLITUDE (Guadeloupe) 2015 (lycées)

Coup de Coeur de La Joie par les livres (BNF)Classé en meilleurs romans 2013 par La revue des livres pour enfants (La joie par les livres (BNF), par OPALIVRES, par Sous le feuillage... Coup-de-coeur de nombreuses bibliothèques (Bibliothèque Doué-la-Fontaine), comités de lecture (La Ronde Des Livres...) et librairies (PAGES des LIBRAIRES).

"À l'ombre de l'oubli", roman à partir de 13 ans - Editions du Seuil, avril 2013

Dans toutes les bonnes librairies mais aussi sur AmazonSur YouTube

Un récit très sensible où l'amour et la parole, face au drame et à la douleur, se révèlent les plus forts des remèdes (L'éditeur).

Illustration de couverture, Gwen le Gac

Articles, notes de lecture, analyses... et coups-de-coeur

Sur Livraddict, le 29 septembre 2015, Brinsdefille écrit : Ce livre aborde avec beaucoup de pudeur et de justesse les conséquences d'une mauvaise rencontre sur Internet. Tout est abordé avec beaucoup de sensibilité et de douceur malgré la dureté du drame vécu par Violette. Je le conseille fortement et le mettrai entre les mains de tous.

Début avril 2013, dans la revue PAGE DES LIBRAIRES, Alexia Sevoz, libraire, écrit :

C'est au cours de son année de Terminale que Violette vit un événement qui va déclencher le chaos dans sa vie d'adolescente protégée par un quotidien fait de poésie, de musique, et par Arnaud, son petit ami ; Violette rencontre virtuellement « Ahriman ». Mais le rendez-vous avec ce jeune homme assez mystérieux devient le point de départ d'un malaise et d'un trouble pour la jeune fille.

Mireille Disdero avait prouvé dans ses ouvrages précédents sa sensibilité et son art dans la description des tourments de l'adolescence. Dans « À l'ombre de l'oubli », elle s’attelle avec délicatesse et justesse à un sujet trop souvent passé sous silence, celui du viol. Loin d'être un récit larmoyant, ce livre composé de courts chapitres alternant les points de vue des personnages est empreint de réalisme psychologique.

Un texte à mettre entre toutes les mains, adolescents et adultes, pour tenter de surmonter les premiers émois et les premières souffrances.

Alexia Sevoz, librairie Charlemagne (La-Seyne-sur-Mer)

 

Mardi 9 avril, sur son site Les Lectures de Martine, Martine Galati (rédactrice littéraire) vient de commencer la lecture de ce roman et nous écrit :

Mireille Disdero m'avait bouleversée l'an dernier avec "Ma vie océan". Aussi c'est avec une certaine émotion, pour ne pas dire une émotion certaine, que j'ai commencé à lire son nouveau récit "A l'ombre de l'oubli" ce matin. J'ai à peine dépassé la page 31 pour le rendez-vous de Sophie et le charme opère déjà... Je sens que je vais passer une très belle journée en compagnie de Violette, Arnaud et leurs condisciples adeptes d'Internet!

 Je vous offre mon extrait page 31:

"Silencieux, on a roulé jusqu'au bord de mer. Abandonnant la moto sur le sable, on s'est précipités vers les vagues. Elles étaient énormes et noires, l'orage approchait. Secoués par les rafales, on sentait toute l'énergie qui circulait là, entre le vent et l'eau. Alors Violette et moi, sautillant pour se réchauffer et les bras vers le ciel, on a respiré la mer à pleins poumons... Jusqu'au vertige."

C'est beau, n'est-ce pas?

Martine Galati

 

Sur Enfantipages, (le 19 avril 2013), Anne Loyer, écrivain et rédactrice littéraire, écrit :

Violette et Arnaud sont des amis de longue date. Mais leur relation glisse insensiblement vers quelque-chose de plus profond qu'ils ont encore du mal à nommer. Par peur de se perdre, de s'y perdre. Violette fait partie d'un cercle de littérature sur le net et écrit de jolis poèmes, discutés par les autres membres. Dans cette fratrie virtuelle, s'invite un certain Ahriman. Il se prétend éditeur et prodigue de nombreux compliments et conseils qui enthousiasment Violette. Le groupe décide de se retrouver à Paris pour une soirée. Violette  y va, emballée par l'idée de retrouver celui qu'elle prend déjà pour son mentor. Mais à son retour, elle n'est plus la même. Incapable de mettre des mots sur un malaise qui enfle au fil des jours. Arnaud va remuer terre et ciel pour comprendre  ce qui s'est passé...

C'est un roman qui monte en pression. Qui débute comme une bluette entre deux adolescents, accro à la vie, aux quatre cents coups. Heureux. Et puis débarque un inconnu. Par le biais du net et des mots, il infiltre un poison au coeur de Violette qui se laisse happer. Le retour à la réalité sera d'autant plus violent. Abusée, droguée, violée, amputée d'une part d'innocence, la jeune fille refusera d'abord d'accepter, de se révolter, enfouira sa mémoire derrière son mal-être. C'est sans compter sur Arnauld, dont les sentiments pour elle ne s'arrêtent pas à la surface de son nouveau comportement, si différent. Au contraire, l'amour qu'il a pour elle va monter en puissance, comme la plume de Mireille Disdero (Lire aussi Ma vie océan) qui nous emporte dans un souffle magnifique de parole libérée. Un très beau roman à lire à partir de 13 ans.

Anne Loyer

 

Sabine Lauret, le 29 avril 2013, sur son site Ma bibliothèque bleue écrit à propos du roman :

Le roman de Mireille Disdero n'est pas seulement un roman jeunesse. Il peut être lu dès 13 ans et jusque pas d'âge.
Violette est une jeune fille intelligente, qui travaille sérieusement au lycée, elle a toute la confiance de ses parents. Elle tient un blog et un forum sur l'écriture. Littéraire, elle l'est. Pourtant, lorsqu'un événement survient et la traumatise, elle n'arrive plus à communiquer.
A cette période de la vie où l'amitié compte plus que tout, Arnaud et Lili vont se révéler au cœur de Violette. Bien plus encore, c'est l'amour qui va pousser la jeune héroïne à affronter les terreurs liées au viol.
Avec des mots simples et justes, une approche sensible, l'auteur aborde un sujet grave et délicat.
Les sentiments sont habillement traduits, sans jamais agresser le lecteur.
C'est un roman à mettre entre les mains de toutes les jeunes filles (femmes), car on oublie facilement que les dangers sont bien souvent là où on ne les attend pas.

Sabine Lauret

 

Le 30 avril 2013, sur son site de littérature jeunesse, le professeur documentaliste (le "cédéiste) Christophe Boutier écrit à propos de "A l'ombre de l'oubli" :

Attention, BIJOU !

La lecture de « A l’ombre de l’oubli » (Seuil), le dernier né de Mireille Disdero fut pour moi un véritable choc. Une claque ! Je ressors de cette lecture bouleversé, lessivé et littéralement groggy. Je dois bien avouer, le sujet ne correspond pas vraiment à ce que je lis, je suis à peu près certain qu’en librairie, je n’aurais pas pris en main ce roman s’il ne s’était agi de Mireille. Je l’ai donc lu par amitié. Cependant, le premier roman de l’auteur ne m’avait pas laissé indifférent. Alors...

Je viens à peine de refermer l’ouvrage – je l’ai lu au réveil, d’une traite, hypnotisé,  ne pouvant lâcher, scotché au fond de mon lit, oubliant la vie de la maison... Je viens à peine de refermer l’ouvrage que je suis déjà mon clavier, sans doute le besoin de coucher sur la feuille l’émotion qui me submerge.

Mireille Disdero est une femme très sensible, son écriture, pudique, tout en douceur, évoque un sujet pourtant gravissime. Elle est un auteur pétri de talent – elle a dû tomber dedans, à moins que ce ne soient des parents boulangers qui l’aient façonnée ! Nul autre qu’elle ne possède les mots pour vous plonger dans le drame vécu par Violette et Arnaud. Quelle belle écriture ! Simple et riche à la fois. Quelles belles images ! On suit parallèlement (un chapitre sur deux) l’évolution de ces deux jeunes de 17 ans, insouciants, qui se connaissent depuis la classe de 5ème, qui voient poindre les « premiers » sentiments amoureux ou du moins découvrent ce qu’« aimer » signifie. Jusqu’à ce que leur vie soit bouleversée par l’inscription de Violette sur un forum lié à l’écriture, à la poésie (de jolies poésies imprègnent le roman), et à la rencontre d’amis virtuels.

Mireille Disdero nous conte une terrible histoire d’un réalisme à couper le souffle, elle nous livre un drame innommable, avec une plume d’une justesse inouïe, une plume extraordinaire qui, à la fois, nous happe et nous tord les boyaux. Tour à tour, on suit Violette, on la voit devenir morose, on souffre avec elle ; puis on devient Arnaud, aussi impuissant que lui face à la transformation de Violette. On tourne les pages, la lecture s’accélère au fil du roman, on ne devient qu’un cri de colère. Comme Arnaud, on a envie d’ouvrir la fenêtre d’hurler au monde notre dégoût.

Si l’intrigue ne nous surprend pas (mais est-ce le but ?), le lecteur averti sait de quoi il retourne dès le début, la force du récit, et donc de son auteur, est de faire de nous les personnages du roman : c’est comme si, par magie, Mireille Disdero avait le pouvoir d’épouser la psychologie des gens et de nous livrer celle-ci avec la plus grande des justesses. Le lecteur croit qu’il est Arnaud, il croit qu’il est Juliette. Deux êtres indissociables. De plus, chacun de nous retrouve, un peu, ses années lycées. Nostalgie ! Nostalgie !

« A l’ombre de l’oubli » n’a pas été écrit par souci pédagogique, toutefois il servira aussi de mise en garde des dangers qui règnent sur la toile.

Bravo ! A lire absolument. Christophe Boutier

 

Le 8 mai 2013, "A l'ombre de l'oubli", coup de coeur de Laëtitia. Voilà son analyse sur son site "Sous le feuillage" :

                  Violette et Arnaud sont des amis de longue date. Ils sont jeunes, ils ne se quittent jamais. Ils font les quatre cent coups, ensemble. Coûte que coûte. Ensemble, heureux. Ils sont amis mais leur relation fusionnelle et très complice prend de l'ampleur, sans pouvoir être clairement exprimée. Car Arnaud est fou amoureux de Violette. Pour Violette, ce tableau idyllique reste ce qu'il est, de l'amitié même si elle garde une retenue par peur de tout perdre ou de détruire cette relation si particulière. Violette est une jeune fille intelligente, belle et sensible. Son goût pour l'écriture la conduit à déposer sur le net ses poèmes. Ils sont immédiatement repérés par un certain Ahriman qui se prétend éditeur et encourage vivement Violette dans ses écrits. Fascinée, enthousiasmée, exaltée, Violette est comme happée par les paroles de cet homme qu'elle ne connaît que virtuellement. Un jour de novembre, Violette se rend seule à une fête organisée par le site internet sur Paris. A son retour, elle n'est plus la même...
 
A l'ombre de l'oubli est un coup de coeur émotionnel, un récit poignant qui évoque la violence du viol. Dès les premières pages, l'écriture de Mireille Disdero est force et poésie à la fois. Derrière l'insouciance de l'adolescence, j'ai tout de suite senti que le bonheur allait éclater en un drame. J'ai repensé aux amis Blue Cerises, j'ai pensé à la sensibilité et à la force évocatrice d'un Metal MélodieA l'ombre de l'oubli c'est une approche sensible et délicate d'un sujet grave, révoltant et d'une grande violence : celle des mots, celle de l'acte, celle de la douleur, de l'humiliation, de la honte, du déni, de la colère... Avec des mots simples et justes, avec de très belles métaphores, Mireille Disdero décrit et exprime le mal-être psychologique, le malaise du corps meurtri face à une mémoire occultée. Et comme tout magnifique roman sur la vie, en proie aux réalités, aussi dures soient elles, le roman est lumineux, plein d'espoir porté par des paroles d'amour, seul remède à la guérison. L'auteure avait su me toucher avec Ma vie Océan où d'ailleurs l'on ressent cette même authenticité des sentiments, forts et contradictoires, imprégnés d'une pudeur, à l'image d'une Violette qui se cache et se replie sur elle-même. Mireille Disdero signe encore une fois un beau roman, tout en finesse, en sensibilité féminine et nous livrant un message impérieux : celle de la nécessité de se battre et de se reconstruire après un choc affectif.
A découvrir : le blog de Mireille Disdero que je remercie pour la découverte.
 
Laël

 

                  Violette et Arnaud sont des amis de longue date. Ils sont jeunes, ils ne se quittent jamais. Ils font les quatre cent coups, ensemble. Coûte que coûte. Ensemble, heureux. Ils sont amis mais leur relation fusionnelle et très complice prend de l'ampleur, sans pouvoir être clairement exprimée. Car Arnaud est fou amoureux de Violette. Pour Violette, ce tableau idyllique reste ce qu'il est, de l'amitié même si elle garde une retenue par peur de tout perdre ou de détruire cette relation si particulière. Violette est une jeune fille intelligente, belle et sensible. Son goût pour l'écriture la conduit à déposer sur le net ses poèmes. Ils sont immédiatement repérés par un certain Ahriman qui se prétend éditeur et encourage vivement Violette dans ses écrits. Fascinée, enthousiasmée, exaltée, Violette est comme happée par les paroles de cet homme qu'elle ne connaît que virtuellement. Un jour de novembre, Violette se rend seule à une fête organisée par le site internet sur Paris. A son retour, elle n'est plus la même...
 
A l'ombre de l'oubli est un coup de coeur émotionnel, un récit poignant qui évoque la violence du viol. Dès les premières pages, l'écriture de Mireille Disdero est force et poésie à la fois. Derrière l'insouciance de l'adolescence, j'ai tout de suite senti que le bonheur allait éclater en un drame. J'ai repensé aux amis Blue Cerises, j'ai pensé à la sensibilité et à la force évocatrice d'un Metal MélodieA l'ombre de l'oubli c'est une approche sensible et délicate d'un sujet grave, révoltant et d'une grande violence : celle des mots, celle de l'acte, celle de la douleur, de l'humiliation, de la honte, du déni, de la colère... Avec des mots simples et justes, avec de très belles métaphores, Mireille Disdero décrit et exprime le mal-être psychologique, le malaise du corps meurtri face à une mémoire occultée. Et comme tout magnifique roman sur la vie, en proie aux réalités, aussi dures soient elles, le roman est lumineux, plein d'espoir porté par des paroles d'amour, seul remède à la guérison. L'auteure avait su me toucher avec Ma vie Océan où d'ailleurs l'on ressent cette même authenticité des sentiments, forts et contradictoires, imprégnés d'une pudeur, à l'image d'une Violette qui se cache et se replie sur elle-même. Mireille Disdero signe encore une fois un beau roman, tout en finesse, en sensibilité féminine et nous livrant un message impérieux : celle de la nécessité de se battre et de se reconstruire après un choc affectif.
 

A découvrir : le blog de Mireille Disdero que je remercie pour la découverte.

Dans le magazine Le Français dans le monde de mai/juin 2013 :

"... Un récit intense, qui hisse l'amour et la parole - partagée ou poétique comme rempart contre l'oubli." (Extrait de l'article)

Dans le magazine BSC News de mai 2013, un article de Julie Cadilhac :

"... Mireille Disdero a le mérite d'aborder un sujet grave et trop souvent caché et son récit fictionnel permettra peut-être de délier les langues entre les générations et de réfléchir ensemble aux meilleures façons d'éviter de tels drames et, s'ils arrivent, d'essayer de réapprendre à vivre avec."

Julie Cadulhac (Extrait de l'article)

"A l'ombre de l'oubli" fait partie de la sélection romans 2013 de Croqu'Livre :

A l’ombre de l’oubli / M. Disdero. - Seuil

A l’ombre de l’oubli, c’est un livre choc parce que, même si très vite on se doute que LA fameuse rencontre que fait Violette sur le Net tournera mal en réalité, il est toujours bouleversant de lire, de découvrir les mots qui peuvent décrire un viol ainsi que les blessures qui en découlent. En cela, ce roman aux différents points de vue (Violette, bien sûr, Arnaud son amoureux et Internet qui est considéré comme un personnage à part entière) interpelle, remue et fait passer un message, aussi évident soit-il. Les sentiments sont exacerbés, la reconstruction passant par diverses émotions. On a l’impression que certains passages sont surjoués, pourtant ils restent intenses, durs et doux à la fois, s’accordant tout à fait à la bande-son proposée par les personnages. 
Autre lecture 
Arnaud et Juliette sont à l’aube d’une histoire d’amour. Mais Juliette participe à une fête rassemblant les blogueurs amateurs d’écriture et de poésie, et après cela, plus rien n’a le goût des promesses de bonheur. Juliette éprouve un malaise indicible et s’enfonce dans une déprime qui n’a d’égale que l’incompréhension de ce qui lui arrive. Reste son blog, unique lieu possible d’expression. Arnaud peine à comprendre sa Juliette qui s’éloigne de plus en plus mais se raccroche à ses mots. Grâce à eux, à travers eux, dans la persévérance de la victime et la patience de son ami, la vérité pourra se dessiner peu à peu… 
Les voix de Juliette et d’Arnaud alternent, avec en filigrane les publications sur internet, et le roman se déroule ainsi entre souffrance et amitié tenace.

Sélection romans jeunesse 2013

 . (Librairie L'Armitière) conseille la lecture de "A l'ombre de l'oubli" :
 

C'est un sujet difficile, l'histoire d'une adolescente dont la vie bascule suite à quelque chose de terrible qui lui est arrivé. On comprendra vite qu'elle a subi un viol. Difficile de parler de ce livre sans trop en dire.

C'est bien écrit. On entre tout de suite en empathie avec le personnage et on a vraiment envie qu'elle s'en sorte.

À partir de 15 ans. Héloïse G.

 

Sur Parolimage DaDo, lectures pour Adolescents, le 29 mai 2013, Niurka écrit :

Violette et Arnaud sont deux adolescents. Amis depuis la cinquième, mais, au moment où le récit débute, le trouble amoureux s’installe.  Heureux et un peu frondeurs rien ne semble devoir assombrir leur bonheur naissant.

Mais, très vite, on sent poindre une tension qui ne faiblira pas tout au long du récit

Violette participe, avec un groupe d’amies, et de manière active à un cercle littéraire virtuel, le Pen Touch Web Mag. Un jour, un homme s’invite dans le cercle. Affable, se déclarant éditeur, il prodigue maints  conseils à l’écriture des jeunes. Les poèmes de Violette, en particulier, mobilisent de toute son attention. Elle est évidement flattée alors, comment ne pas succomber au plaisir de cet échange ? Violette est enthousiaste, Arnaud, beaucoup moins. Jalousie ? Il semblerait plutôt ressentir un mauvais présage.

Les amis virtuels décident de se rencontrer. Rendez-vous est pris à Paris.  A son retour, Violette sombre dans un état dépressif. Elle, dont le tempérament enjoué rayonnait de manière communicative, elle revient de son court séjour à Paris triste, presque mutique. Migraines, corps douloureux. Ne se souvenant pas de la soirée passée chez Ahriman, Violette est victime d’une amnésie qui la fait souffrir. Peu à peu des bribes de souvenirs émergent ainsi que la terrible conscience d’avoir été abusée, violée en laissant une partie de sa jeunesse en lambeaux.

Sujet difficile que de donner à lire un récit sur les prédateurs du Net. Mais, Mireille Disdero qui visiblement connaît l’adolescence a eu les mots justes pour parler et faire parler ces jeunes. Elle a une aisance absolue pour donner à leur langage cette tonalité particulière dans les mots, le rythme des phrasés, les raccourcis qui donnent au récit beaucoup d’authenticité, on pourrait même dire de respect. Et puis, il y a les MP3 et les musiques dont l’auteure prend soin de nous livrer les sources de manière précise. Références, en quelque sorte, du chant léger et ténébreux de ce récit à deux voix, aux accents sensibles et délicats.

Nous ne pouvons rendre compte de ce roman sans aborder le sujet de l’amour. Le lien qui unit Violette à Arnaud est d’une beauté sans emphase, comme une eau limpide dont le cours évident ne peut se résoudre que dans un cri libérateur.

Très beau.

A recommander vivement à partir de 13 ans

Niurka

Le 31 mai 2013, sur son site Parfums de livres, Thalie a un véritable coup de coeur pour "A l'ombre de l'oubli", ICI 

Note: 5/5 ÉNORME COUP DE COEUR!!!!!!

Un roman puissant et délicat à la fois...

Vous me suivez depuis longtemps à présent, ce n'est pas une surprise, je suis très sensible aux romans dits "de vie". Ces romans qui abordent des sujets d'actualité de façon légère ou plus rude. Je me suis donc plongée, sans attendre une minute, dans ces pages et je n'ai repris mon souffle qu'au point final.

Violette a dix-sept ans, la vie devant elle. Belle comme le soleil levant, intelligente, elle démontre un talent certain pour l'écriture de poèmes. Elle participe activement à un forum littéraire, Pen Touch, et publie quotidiennement sur son blog Les carnets de poésie.

A ses côtés, Arnaud, l'ami de toujours, son inséparable depuis la cinquième. Depuis quelques temps cependant, leurs sentiments évoluent. Les peaux se frôlent, les regards se cherchent...

Un jour, Violette est invitée à une rencontre sur Paris entre les membres de Pen Touch. La jeune fille est ravie et décide de s'y rendre. Ses parents, journalistes, sont constamment absents, pas besoin de permission, sa grand-mère censée "jouer les chaperons" ne posera aucune résistance.

Arnaud préfère ne pas y aller. Violette ira donc seule.

Sur place elle doit retrouver Lili (avec qui elle a sympathisé il y a quelques années et avec qui elle administre Pen Touch) et Ahriman, un autre membre du forum qui ne cesse de la complimenter sur ses écrits depuis son inscription et qu'Arnaud ne supporte pas sans s'expliquer pourquoi (jalousie? Intuition?).

Mais rien ne va se passer comme prévu. Lili absente, le temps se gâte, les choses tournent à l'orage.

La vie bascule: nous sommes en novembre.

Violette rentre chez elle le lendemain mais quelque chose s'est brisé en elle, sans qu'elle parvienne à le nommer.

Arnaud le sent, il est présent, devient omniprésent.

Et la vérité enfin se dévoile peu à peu.

J'ai ouvert ce roman, j'ai été happée, j'en suis sortie bouleversée.

Ce n'est pas un roman larmoyant, c'est un roman poignant, juste et honnête. L'écriture de Mireille Disdero est tout en nuances, elle guide le lecteur, prend sont temps pour poser les mots, pour lâcher LE mot.

Violette est un personnage tellement crédible. A la fois mature, devant se gérer seule la plupart du temps, elle réussit cependant à être une très bonne élève; et immature cherchant sans cesse des limites qui ne viennent pas.

Elle est candide, comme on peut l'être à dix-sept ans, confiante en la vie, accordant facilement sa confiance. Encore enfant au moment de se rendre à Paris, c'est une adulte qui rentre chez elle le lendemain. Une adulte qui va devoir affronter ses démons, qui ne sait pas où trouver de l'aide, qui se raccroche aux branches comme elle peut, qui essaye de ne pas se noyer, de ne pas sombrer.

Et Arnaud, sa moitié, son (fragile) équilibre, ce jeune homme, cet homme jeune, qui décide de la porter sur ses épaules et va l'aider à affronter l'horrible vérité.

Le message véhiculé par ce livre est très fort. Violette, un si joli prénom, qui porte en elle l'intitulé du crime dont elle a été victime. Nous la voyons sombrer peu à peu et nous espérons qu'elle va saisir la main tendue par Arnaud et se relever. Mais comment se remettre de l'indicible?

Un roman qui m'a coupé le souffle!

**************

Le 5 juin sur Le Blog Ados, Véronique Durand écrit :

Le pouvoir des mots

Comment dire l’indicible, ce qui relève de la douleur la plus intime, la plus secrète, la plus injuste…Violette, 17 ans, passionnée par les mots, est une lycéenne sans histoires, plutôt brillante, autonome, et de plus en plus attirée par Arnaud, le copain de toujours, qui depuis peu, électrise sa peau d’un simple regard, d’un léger effleurement. Pour partager ses poèmes et les offrir en lecture, Violette participe à Pen touch, un forum littéraire où, très vite, l’un des participants va remarquer ses écrits et l’encourager, la complimenter, entrer peu à peu dans son intimité.

« Hélas ! Qui ne sait que les loups doucereux de tous les loups sont les plus dangereux… » Du plus loin de ses souvenirs d’enfant, Violette aurait dû garder en mémoire cette mise en garde de Perrault. Et écouter aussi l’intuition d’Arnaud, irrité par l’intrusion virtuelle mais pesante de cet internaute plus âgé qu’eux. Alors que la jeune fille se rend à une rencontre organisée entre les différents membres de Pen touch, elle perd toute prudence et se jette dans la gueule du loup…

Mireille Disdero nous offre un texte d’une rare sensibilité, tout en nuances et en touches légères mais dont la construction suit au plus près le cheminement de Violette, plongée dans la solitude par le déni et l’impossibilité de faire face à la réalité de ce qu’elle a subi. A l’ombre de l’oubli est un texte extrêmement fort, bouleversant, qui dit la réalité du viol avec pudeur mais sans détour, qui donne à voir aussi l’espoir, les retrouvailles avec l’estime de soi et l’envie d’aller de l’avant. C’est aussi une très jolie histoire d’amour naissant, délicat et tendre…A lire absolument et à partager pour briser les tabous sur le viol, crime qui concerne chaque annéee des milliers de femmes ou de jeunes filles en France.

Véronique Durand

Le 6 juin sur son blog MELI-MELO de Livres, Pepita écrit :

Violette et Arnaud : deux adolescents de 17 ans unis comme les doigts de la main depuis la classe de cinquième, mais cette année de terminale, leurs sentiments glissent vers autre chose...
Violette, blogueuse férue de poésie participe également à un forum d'écriture, Pen Touch. Elle va y faire la connaissance virtuelle d'Ahriman, un homme plus âgé, riche et chic. Il la complimente sur son écriture très régulièrement. Violette est persuadée que ses conseils font évoluer son écriture, alors qu'Arnaud le déteste. Tout va va basculer pour la jeune fille lors d'une soirée du forum organisée à Paris. Elle loge chez Ahriman, qui va abuser d'elle...Il y aura la Violette d'avant et celle d'après. Une descente aux enfers pour la jeune fille qui aura bien du mal à mettre des mots sur ce qu'elle a vécu. Mais la force de l'amour d'Arnaud va lui donner le courage d'affronter cette "honte".
 
Ce roman est à double voix : pas une alternance mais un va-et-vient entre celle d'Arnaud et celle de  Violette. Je me suis beaucoup attachée à Arnaud dès le début : c'est un garçon franc et lucide. Violette, je l'ai trouvée un peu futile à première vue. Ce qu'elle a vécu la transforme terriblement : un brouillard, le néant puis les souvenirs qui affluent. La parole qu'elle accepte enfin de livrer à Arnaud la délivre. Le processus a mis beaucoup de temps. L'envie de vivre à nouveau la cueille en allant au bout de sa démarche grâce à Arnaud. Je l'ai trouvée alors bouleversante de sincérité.

D''un roman léger au départ, l'auteur fait monter la tension crescendo avec un beau portrait de jeunes livrés à eux-mêmes car les adultes brillent par leur absence. 
C'est un roman qui nous dit aussi de faire attention à nos enfants même s'il ont grandi. C'est d'ailleurs le cri de Violette.
 
Pepita

 

Le 8 juin, un article radio concernant "A l'ombre de l'oubli" dans "Les enfants des livres" (France Info) Par Emmanuel Davidenkoff (directeur de la rédaction de l'Etudiant), à écouter ICI
Ou à lire :
À partir de 13 ans maintenant ce roman d'amitié amoureuse de Mireille Disdero : À l'ombre de l'oubli. Un très beau récit, à deux voix, celles d'Arnaud et Violette, amoureux de littérature, de rock et de cinéma, amoureux, surtout, l'un de l'autre. Mais Violette se laisse attirer dans les filets du sombre Ahriman - un nom synonyme de danger pour les amateurs de jeux vidéo qui auront reconnu le Dieu des ténèbres dePrince of Persia. L'oubli à l'ombre duquel se débat Violette, c'est celui de cette soirée à Paris où le lecteur comprend qu'elle s'est fait abuser par ledit Ahriman, rencontré sur un site web de fans de littérature. Aux voix des deux personnages s'ajoute celle des poésies de Violette. Un beau roman, à la fois sensible et tendu, publié au Seuil.
Emmanuel Davidenkoff
 
Le 12 juin 2013, Martine Galati (rédactrice littéraire) écrit sur son blog Les lectures de Martine :

"A l'ombre de l'oubli", c'est l'histoire de Violette et Arnaud, jeunes lycéens, dont l'amitié qui date de leurs années collège évolue doucement vers un sentiment plus tendre et plus mûr, plus accepté. Avec quelques copains copines, Violette administre un forum de poésie où chacun peut déposer ses textes sous un pseudonyme (ou pas d'ailleurs) et expose ainsi cette part intime de lui-même à l'avis de tous les membres. Violette est talentueuse et aime écrire des poèmes dans lesquels elle se dévoile peu ou prou. Le jour où Ahriman s'inscrit sur ce site, la situation commence à changer. Il faut dire que ce nouveau membre se prétend écrivain et éditeur et se permet de conseiller les lycéens sur leurs textes en leur laissant miroiter une publication. Tout pourrait devenir possible d'autant plus que l'idée d'une soirée organisée pour tous les membres du forum est lancée et reçoit l'approbation générale à l'exception de celle... d'Arnaud. C'est que depuis qu'Ahriman intervient sur le site, il ne le sent pas, lui. Quelque chose dans son comportement, ses propos, ses interventions, le gêne sans qu'il puisse vraiment en définir la cause. Et cela se confirme quand, au retour de la fête, Violette a changé. Radicalement. Et, étrangement, semble avoir "oublié" tout ce qui concerne cette fameuse soirée tout en éprouvant le sentiment diffus que quelque chose de grave s'y est produit et lui est arrivé. Je vous disais que j'appréhendais cette lecture après avoir été charmée par l'écriture de Mireille Disdero il y a un an. J'avais tort. Sur toute la ligne! Ce roman dont le thème est extrêmement fort, je l'ai lu d'une traite. D'abord par son découpage où chaque protagoniste prend la parole et s'exprime sur les mêmes faits. Et puis le récit nous fait comprendre de suite ce qui est arrivé à cette petite Violette. Si ce n'est pas dit explicitement, l'auteur nous le laisse bien supposer à nous, lecteurs adultes. Mais ce roman s'adresse en priorité à des ados, ne l'oublions pas! Et Mireille Disdero possède l'art de la nuance, comme celui de l'évidence. Ses mots portent, à coup sûr, et nous touchent, nous interpellent forcément. La lente descente aux enfers de Violette et son retour à la vie y sont dépeints sans mélodrame, avec une précision d'un réalisme percutant et pourtant rudement efficace.

C'est fort, c'est beau, c'est du Mireille Disdero.

Tout simplement... 

Martine.

Le 18 juin 2013 sur son site LIRADO, Tiphanie Jourdain écrit :
... Troisième roman de Mireille Disdero, A l'ombre de l'oubli traite un thème fort en littérature jeunesse : le viol. Alternant la parole entre Violette et son meilleur ami, Arnaud en passant par des poèmes postés sur internet par Violette, ce roman assez bref nous plonge rapidement au coeur de l'histoire tragique qui va se jouer et dans les pensées de nos deux personnages principaux. Le ton du roman est brut et incisif que se soit dans les premiers chapitres où le lecteur se doute bien qu'il va se passer quelque chose de dramatique sous peu, ou dans le reste du roman qui se veut être au plus près de la pensée de Violette et d'Arnaud. Pour chacun d'eux, Mireille Disdero adopte cependant dans A l'ombre de l'oubli, un style propre avec une Violette torturée, qui s'exprime sans cesse comme si elle avait le souffle court : paroles hachées, paroles ou scènes qui tournent en boucle, agressivité... et un Arnaud plus expensif qui exprime cependant un profond désarroi à comprendre celle qui va devenir un peu plus que sa meilleure amie : les phrases plus longues laissent parfois la place à des phrases très courtes, quasi nominales...Ce style très travaillé fait la richesse du roman A l'ombre de l'oubli de Mireille Disdero. Il s'accorde en effet parfaitement avec les sentiments que l'auteur veut faire passer dans son livre et surtout, avec l'histoire qui nous est racontée.
A l'ombre de l'oubli raconte donc comment Violette va se faire piéger par un homme qui parait bon sous tous rapports et se retrouver violée un soir à Paris. Le livre montre aussi très bien la difficulté à parler, la honte autour de ce viol qui entoure la jeune fille sans compter une vie totalement modifiée, transformée, brisée, anéantie après ce viol. Ce n'est qu'avec l'aide d'Arnaud et par l'écriture et la parole que Violette va peu à peu refaire surface mais il faudra du temps. 
Mireille Disdero traite bien son sujet et propose un récit bien construit, qui au fil des chapitres progresse bien et nous montre l'évolution des personnages que sont Violette et Arnaud. La relation entre ces deux amis, amoureux est touchante et pleine d'empathie. Arnaud est un garçon gentil, serviable, à l'écoute que bien des filles devraient envier à Violette ! Il est aussi le point clé de ce roman, celui qui va permettre à l'adolescente de surmonter ses difficultés, ses peurs, sa honte pour aller de l'avant et oser protester.
Le seul petit bémol d'A l'ombre de l'oubli c'est de nous laisser au moment où Violette porte plainte contre Arihman, j'aurais au moins aimé, dans un court épilogue par exemple, savoir quel a été le résultat de cette plainte même si bien sûr l'essentiel dans cet acte est surtout l'aveu et le fait d'oser protester.
Thiphanie Jourdain
 
Le 23 juin 2013, sur Je Tu Lis, Marie (passionnée de lecture) écrit :

Avis : je tiens tout d’abord à remercier Mireille Disdero qui m’a envoyé son livre dédicacé (à ma sœur et moi) ce qui fait vraiment super plaisir, et m’a particulièrement touché.
Ce livre parle des rencontres sur Internet qui peuvent parfois mal se passer. Violette est une fille jolie, qui aime écrire et qui entretient une relation particulièrement électrique avec Arnaud. Ils aiment se fiche la frousse, et vont un peu essayer de dépasser leur limite. J’ai particulièrement adoré le personnage d’Arnaud, sa façon d’être avec Violette, ses sentiments, et ses pensés, d’ailleurs j’adorais leur relation à ses deux là, vraiment fusionnels, je l’ai trouvé vraiment super belle, j’en avais des frissons. J’ai donc beaucoup aimé ces deux personnages, même si j’avoue que j’étais mal pour Violette. J’ai également adoré le frère d’Arnaud et son meilleur ami Axel, même si on les voit peu.
J’ai immédiatement détesté Ahriman, peut-être parce qu’on le voit au travers des yeux d’Arnaud, mais je l’ai trouvé faux immédiatement et un peu flippant, sa façon de parler sonnait pervers et il me mettait vraiment mal à l’aise. Après son retour de sa rencontre avec ces personnes virtuels, Violette va complètement changé de comportement, elle ne se rappelle pas ce qui s’est passé mais elle se sent vraiment super mal. On se doute assez vite ce qui a pu arriver mais ce qui importe c’est la façon dont sont décrits les sentiments de Violette et c’est super bien fait. J’ai d’ailleurs totalement détesté Lili également, mais quelle… p*tasse (je ne trouvais pas de mot moins vulgaire pour la décrire).

Ce qui m’a particulièrement touché dans ce livre c’est l’écriture, elle est poétique et en même temps j’avais vraiment l’impression de me recevoir des baffes en lisant, c’était tranchant, l’histoire de la "chambre froide" me foutait des frissons et j’ai trouvé que le thème était vraiment bien abordé. On sent la solitude de Violette (ses parents toujours en vadrouille) et également la détresse d’Arnaud qui ne sait pas quoi faire pour l’aider. La fin m’a beaucoup plu car elle souligne une vérité assez triste (ça ne tourne pas en super happy end en gros et en même temps ça se termine assez bien, d’ailleurs ça ne se termine pas, c’est juste nous qui arrivons à la fin de l’histoire des personnages mais on sent bien que la vie continue).
Le livre est parsemé de quelques musiques (qu’il faut que j’aille écouter) et également des poèmes de Violette (qui en dise beaucoup sur son état d’esprit, sur elle-même, j’ai adoré "Colorado"), c’était très agréable. J’ai également aimé la manière dont le livre était battis, du point de vue soit d’Arnaud, soit de Violette, soit une partie "Internet" pour voir ce qui s’y passe (ainsi que les écrits de Violette).

En bref, ce livre m’a vraiment touché, de par son écriture mais aussi par son histoire et ses personnages, ainsi que la relation fusionnel de Violette et Arnaud. J’ai même failli me mettre à pleurer à un moment à cause d’une chose que dit Violette ! Un très bon livre, qui traite d’un sujet difficile mais sans tomber dans le pathétique non plus et que j’ai trouvé vraiment bien écrit et maîtrisé.

Pas de phrase post-itée, je voulais mais j’avais oublié mes post-its et j’avais la flemme de retenir les pages (c’est moche je sais).

3 plus :
- Les personnages, la relation d’Arnaud et Violette
- L’écriture
- Un sujet difficile mais que j’ai trouvé bien traité.

2 moins : 
- je ne suis pas particulièrement fan de la couverture
- et j’ai détesté Ahriman et Lili (c’est pour l’histoire bien entendu, mais GRRRR BRRR)

En bonus : la dédicace

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Marie
 
Dans l'émission  SCHNAGALAF N°14 de radio Zinzine, les chroniqueurs parlent de leurs lectures ; parmi plusieurs livres pour enfants et adolescents, "A l'ombre de l'oubli" : ICI
 
Le 27 juin 2013, sur Lecture Jeunesse 83, Thierry Bonnety, bibliothécaire et chroniqueur en littérature jeunesse, écrit à propos du roman :
Violette et Arnaud sont amis depuis très longtemps. Aujourd’hui ils sont au lycée et les sentiments d’Arnaud ont évolué. Il ressent une attirance amoureuse pour Violette. Violette fréquente et anime un blog littéraire de poésie. Un mystérieux  personnage masculin, sobre, élégant et cultivé fait son apparition sur ce blog. Arnaud voit en cet individu un concurrent potentiel sérieux. Arnaud est persuadé que cet individu n’est pas de leur âge. Il tente vainement de mettre en garde Violette et ses amies. Cette dernière est sous le charme de la poésie de Ahriman, c’est son nom d’emprunt, son pseudo.

Le site littéraire organise une soirée à laquelle se rend Violette. Arnaud ne peut s’y rendre et  sa meilleure amie, en raison d’un contretemps de dernière minute la laisse seule. Ahriman est présent, c’est le moment de leur rencontre. Enfin seul avec Violette.

A son retour Violette n’est plus la même, Arnaud la protège et cherche à comprendre son attitude qu’il trouve surprenante, à l’opposé de celle avant la soirée. Grâce à l’aide, à l’attitude bienveillante d’Arnaud, à son amour elle arrivera à sortir de son mutisme et à faire resurgir ce qu’elle avait enfoui au plus profond d’elle même suite au traumatisme subi : un viol.

Après "Ma vie océan", Mireille Disdero traite de nouveau un sujet d’adolescente aux prises avec la réalité. Dans cette fiction, Mireille  délivre un message sans complaisance, sans jamais être moralisatrice. Des questions auxquelles le lecteur doit trouver des réponses. Qui se cache derrière un pseudo ? Doit-on accorder sa confiance aveuglement ? Quelle gradation dans le danger sur les sites ? etc. L’écriture est forte et puissante, à la fois fluide et délicate. L’auteure pointe là où ça va faire mal, bravo.

Cette fiction permettra, peut-être, de libérer la parole….

Thierry B. (Cette analyse est publiée dans la revue Dazibao n°38)

Le 28 juin 2013, sur Viou et ses drôles de livres :

(...) Un roman pour adolescents à partir de 13 ans mais qui a su me conquérir et qui je pense va plaire à un public adulte. Un roman poignant, dur, bouleversant, parsemé de petits poèmes qui donnent toute l'ampleur du mal-être de Violette et de son changement d'attitude. Les tourments, les phases de dépression par lesquels passent Violette sont tellement bien décrits que nous avons l'impression de les vivre avec elle. La plume de l'auteur est entraînante, vive, poignante. J'ai lu ce livre sur une soirée. On a qu'une envie comprendre comment Violette va s'en sortir.

Une excellente lecture ; qui m'a bouleversée. Je vous la conseille.

Sylvie V.

Sur Les routes de l'imaginaire, le 28 juin :

Violette est une lycéenne passionnée par l'écriture et elle participe avec enthousiasme à un site d'atelier d'écriture de poésie. Un éditeur s'y inscrit et donne des conseils aux écrivains en herbe en les encourageant et en flattant leur créativité. Arnaud, très amoureux de Violette, en devient presque jaloux. Une rencontre "réelle" est organisée par l'éditeur à Paris et Violette y participe. A son retour elle n'est plus la même et même Arnaud, son ami et confident, ne réussit pas à la faire parler. Elle a perdu sa vivacité, ne participe plus au site et interdit les commentaires sur son blog. Pourtant c'est Arnaud qui réussira à lui arracher la vérité...

Comme dans son précédent roman, Ma vie océan, Mireille Disdero réussit à parler de sujets très douloureux de manière très pudique. On se doute rapidement de ce qui s'est passé et on assiste impuissants à la longue descente vers le néant de Violette. C'est la parole, pas celle que l'on écrit sur un site, mais celle d'un proche, qui réussira à mettre des mots, même douloureux, sur la réalité. 

Cathe

Marie présente son bilan lecture du mois de juin 2013 sur son site Je Tu Lis : elle y parle de "A l'ombre de l'oubli" avec enthousiasme : http://youtu.be/-LCYMfxWEA4

Début de l'été 2013. Les bibliothèques de Saint-Brieuc ont un Coup de coeur roman ados pour :

A l’ombre de l’oubli de Mireille Disdero (éditions du Seuil)

A l'ombre de l'oubli de Mireille Disdero(...) Ce roman très fin et très crédible aborde le thème du viol et de ses conséquences immédiates. Le lecteur devine ce qui s’est passé et l’auteur ne joue pas du tout sur le registre du suspense et de la surprise.

Face à la détresse de Violette, le lecteur se demande comment elle va s’en sortir, comment elle va réussir à dire les choses. Pas sûr qu’elle y arrive tellement elle nie ce qui est arrivé, tellement elle veut l’enfouir au fond d’elle-même.

Un roman beau et fort. Eric S.

Sur Ricochet, Emmanuelle Pelot chronique "A l'ombre de l'oubli" avec cette conclusion :

"A l'ombre de l'oubli est un roman psychologique percutant qui aborde avec subtilité la problématique du viol et des relations virtuelles."

 
Sur LIRE OU MOURIR, été 2013 :

Chronique d’Ailayah

Je tiens tout d’abord à remercier les éditions du Seuil pour m’avoir permise de sombrer une nouvelle fois sous le talent de Mireille Disdero.

Plus je lis de livres de cette auteure, plus je me dis qu’il devrait y avoir plus d’auteur jeunesse comme elle. A chaque histoire elle prend un thème difficile et nous le lance en pleine figure avec une élégance et une force qui me laisse toujours pantois. Pour ce nouveau roman, Mireille Disdero a choisi le viol, mais elle en parle avec tellement de délicatesse, sans bien sûr passer à côté de l’horreur que c’est de vivre ça, que j’en ai véritablement eu les larmes aux yeux à plusieurs reprises.

Ce qui m’a le plus touché, ce sont les poèmes de Violette, si profonds, avec des métaphores complètement bouleversantes. Ce sont eux qui m’ont mis les larmes aux yeux. Ce n’est pas la première fois que je lis des romans jeunesses sur le sujet, mais c’est la première fois que ça me marque autant. Non seulement l’histoire est magnifique, cet attachement d’Arnaud, l’aveuglement de Violette, qui sait bien évidemment que quelque chose d’horrible lui est arrivé mais qui n’arrive pas encore à mettre de mots sur la vérité, mais ce qui touche le plus, c’est la manière dont l’histoire est racontée, et pour ça, je dis vraiment chapeau bas à l’auteure, que je continuerai à suivre encore longtemps. J’ai retrouvé par moment le style du premier roman de Mireille Disdero, qui avait déjà été un coup de cœur, j’aime cette façon qu’elle a de nous mettre face à la violence de la réalité à travers des images frappantes. Ici, Violette est une véritable littéraire, elle a créé un forum avec une amie, dans lequel elle poste ses créations, ses poèmes, c’est par ce biais qu’elle va rencontrer un certain Ahriman, qui va d’abord se montrer très intéressé par son travail, mais va vite se montrer un peu trop présent sur le forum, selon Arnaud. Ce n’est pas un livre qui joue sur le suspense, bien davantage sur les silences, et tout le sens que ceux-ci peuvent porter. Ce livre est pour moi une véritable mélodie où tout est à sa place.

On connaît tous les pubs « face à la violence, il faut parler », ce roman transmet le même genre de message, mais en dix fois plus fort.

Vous l’aurez compris, ce livre est un véritable coup de cœur, et ça faisait bien longtemps que je n’en avais pas eu un aussi fort. Je le conseille vraiment à tout le monde, jeunes ou moins jeunes, littéraires ou non, il saura toucher n’importe quel être un tant soit peu humain.

 Ailayah

Sur son site Les Riches heures de Fantasia, le 08 juillet 2013, Sophie Pilaire écrit :

A L'OMBRE DE L'OUBLI - MIREILLE DISDERO

Violette aime écrire, et sa jolie plume lui a permis d'être accueillie sur Pen Touch, un espace de publication et de discussion virtuel pour apprentis auteurs. Arnaud, son petit ami, l'encourage dans sa passion. Arrive Ahriman sur le forum. Il est plus âgé, parisien, visiblement fortuné, il a un avis sur tout. Les filles de Pen Touch sont sous le charme. Quand une rencontre « en vrai » des participants est programmée, Violette accepte sans arrières-pensées d'être hébergée chez Ahriman. Elle en revient mutique, perturbée. Arnaud va tenter de comprendre et de guérir.

En petits chapitres, les narrations changent, du point de vue inquiet et observateur d'Arnaud le sage à Violette perdue qui en dit trop mais pas assez pour laisser le lecteur serein, en passant par des extraits des écrits de la jeune fille sur Internet, de plus en plus expressifs. Le drame, on le devine assez tôt – un viol, malheureusement -, mais on reste saisis par le récit pudique, d'une vérité qui fait peur. Ahriman avance à pas masqués, flatteur grossier pour un adulte aguerri, séducteur adulé par des adolescentes en construction : le piège est plus ou moins inévitable.

Arnaud aide son amie à faire remonter les souvenirs refoulés au fil des pages, et c'est avec lui que nous apprenons les circonstances, affreusement banales, de ce qu'a vécu la jeune fille. Une fois la réalité acceptée, il sera temps d'aller plus loin, de dépasser la honte pour éviter que d'autres Violette soient détruites... Sur des sujets connus (les dangers d'Internet, la conduite difficile à tenir pour la victime d'un viol), Mireille Disdero brode une histoire hypersensible, habilement construite, et qui fait mouche sous la tristesse : message préventif réussi. A partir de 13/14 ans.

Sophie Pilaire

Le 19 juillet, sur Calypso et dans le cadre de la sélection du Prix NRP 2014 :

  Violette aime s’évader en publiant des poèmes sur un site d’écriture. Mais voilà qu’un nouveau membre commence à sérieusement agacer Arnaud, son petit ami. Commentaires à chaque nouvelle publication, compliments et remarques à la limite du flirt, ce «Ahriman» en fait trop pour être honnête. Mais Violette, crédule, voit en lui quelqu’un qui croit en son talent et ne voit pas le mal venir. C’est lors d’une soirée à Paris où les membres du site vont se rencontrer que tout va basculer. Violette ne se souvient d’abord plus très bien de ce qui s’est passé durant cette soirée, puis des flashes lui reviennent et l’entraînent petit à petit vers la dépression. Elle continue tout de même à publier des poèmes qui se font plus sombres et inquiétants. Arnaud va tout faire pour l’aider à surmonter cette épreuve.

  On suit simultanément les confidences de Violette, celles d’Arnaud et les poèmes publiés suivis des commentaires des internautes.  En lisant le livre, j’avais davantage l’impression d’être dans la peau d’Arnaud que dans celle de Violette. Comme lui, on sent dès le début que les intentions d’Ahriman ne sont pas nettes et que Violette est un peu naïve, puis on la sent s’éloigner et se renfermer peu à peu...

Un roman intéressant sur les mauvaises rencontres sur Internet...

  "A l'ombre de l'oubli" est le coup de coeur de La joie par les livres (BNF) chroniqué dans le numéro 272 de la revue (septembre 2013) :
Notre coup de coeur

Un récit tout en finesse et sans voyeurisme autour du drame vécu par Violette, une jeune fille de dix-huit ans violée par un homme rencontré sur Internet. Il est tissé à deux voix, celle de la victime elle-même, brillante élève de Terminale, passionnée de littérature, qui écrit des poèmes, une fille unique dont les parents voyagent aux quatre coins du monde et qui est donc souvent seule chez elle ; et la voix d'Arnaud, son ami de toujours qui en est tombé amoureux. Il sent bien que Violette va mal, il s'inquiète, tente de la faire parler, lui qui avait compris le danger de cette rencontre sur Internet. Mais le récit ne s'attarde pas sur les faits, il évoque plutôt le long processus au cours duquel Violette, dans un premier temps, occulte les faits, se sent coupable, avant de pouvoir se reconnaître comme victime, porter plainte, et enfin se reconstruire.

AE--13/05/2013

Les “Notes bibliographiques” proposent une chronique du roman (septembre 2013)
Depuis la 5e, Violette et Arnaud partagent des moments de complicité. Aujourd'hui ils ont 17 ans. Pour Arnaud, leurs sentiments sont plus profonds. Violette, que ses parents laissent souvent seule, passe de plus en plus de temps à écrire des poèmes sur Pentouch, site de littérature en ligne. Elle y fait la connaissance d'Arhriman qui la flatte et lui propose de l'éditer. Il organise une fête chez lui à Paris. Arnaud a-t-il raison de se méfier? Car Violette en revient différente, elle ne se souvient de rien.
On retrouve le thème du traumatisme traité dans Ma vie Océan, (NB juillet 2012), dans cette mise en lumière des risques du virtuel.
L'écriture est accessible et fluide, le suspense va crescendo. Des moments de romantisme liés à la découverte du sentiment amoureux des deux ados laissent place à la violence d'une réalité effrayante, dite sans pathos et sans moralisme. L'analyse psychologique de Violette et Arnaud, qui expriment tour à tour leur évolution face à la crise, est fine. La conclusion est positive mais non édulcorée.
V.R et R.F.
 
LIBBY, revue belge de la littérature de jeunesse, chronique "A l'ombre de l'oubli" dans son numéro de septembre-octobre 2013 :
(...) L'originalité de ce roman tient en la qualité de son écriture et la subtilité de sa construction. La narration alternée permet de varier les points de vue et les poèmes de Violette sont de jolies bouffées de délicatesse. 13 ans et +
(D. D.)
 
Une chronique coup-de-cœur, par Anne Crétois-Legrand, au comité de lecture du CRDP de Paris en octobre 2013 :
Ce livre est bouleversant. On le lit d’une traite. Au cours des chapitres, Violette et Arnaud prennent tour à tour la parole et donnent chacun un éclairage différent sur le déroulement de l’histoire. Même si on se doute très vite de ce qui s’est passé chez Arhiman, c’est la démarche de Violette qui nous importe : elle va peu à peu, admettre la vérité et sortir la tête de l’eau.
Ce n’est pas seulement un livre sur la violence mais aussi un très beau roman d’amour raconté par petites touches sensibles et émouvantes.

Anne Crétois-Legrand, octobre 2013

Dans la revue Le mag (n°3) de "Du fil à retordre", décembre 2013, "A l'ombre de l'oubli" fait partie de la sélection coups-de-cœur romans. Voir page 7, l'article de Niurka Règle à propos de "A l'ombre de l'oubli". 
 
"A l'ombre de l'oubli"... "Un roman tout à fait dans l'air du temps, très bien écrit, captivant. En plus des adultes qui abusent de la crédulité des ados, on y parle de l'amitié et de l'importance de porter plainte quand on a subi le pire. Un roman très fort." (Extrait)
Gabriel, La mare aux Mots
 
Le 12 avril 2014, Val chronique "A l'ombre de l'oubli" dans Les lectures de Val :
Mon avis : Ce roman traite d'un thème fort en littérature jeunesse : le viol. Alternant la parole entre Violette et son meilleur ami, Arnaud en passant par des poèmes postés sur internet par la jeune fille. Cette histoire nous plonge rapidement au cœur de l'histoire tragique de la jeune héroïne.
Du coté de l'histoire : Violette est une jeune fille intelligente, qui travaille sérieusement au lycée, elle a toute la confiance de ses parents. Elle tient un blog et participe avec ses amis à un forum sur l'écriture. Pourtant, lorsqu'un événement survient et la traumatise, elle n'arrive plus à communiquer avec personne, se renferme et n'est plus que l'ombre d'elle même. Arnaud et Lili vont tout faire pour connaître cette étrange situation dans laquelle Violette se perd et pourquoi depuis ce jour de novembre la jeune fille est devenue si terne. Bien plus encore, c'est l'amour qui va pousser la jeune héroïne à affronter les terreurs liées à cette malheureuse soirée.
Du coté de l'écriture : Le ton du roman est brut et incisif que se soit dans les premiers chapitres où le lecteur se doute bien qu'il va se passer quelque chose de dramatique, ou ensuite quand on essaie de comprendre ce qui a bien pu arriver à notre jeune héroïne ce soir de novembre. Un coup ouvert ce roman, j'ai été happée par cette lecture, les mots aussi justes possible que nous pose l'auteur tout au long de ce roman nous transporte vers l’enfer quotidien que vit cette jeune adolescente.
En conclusion: Le message véhiculé par ce livre est vraiment très fort et perturbant. Un roman qui m'a véritablement  coupé le souffle par moment et qui fait réellement réfléchir. Un livre jeunesse mais pas tant que ça en fait, il peut être lu à tout âge après treize ans. Je le conseille vivement. 

En mai 2014, débat et sélection (bibliothèque d'Erquy) de A l'ombre de l'oubli sur le thème des nouvelles technologiesbibliographie pour les ados (et leurs parents !)

Le 12 juillet 2014, Sandrine écrit dans Mes Promenades :

Très beau roman qui évoque la souffrance mais aussi la force de l'amour et de l'amitié. (Extrait)

En septembre 2014 "A l'ombre de l'oubli" est un coup de coeur de La Ronde Des Livres qui le chronique ICI

En juillet 2014, sur son blog Un simple tabou, Anahita chronique "A l'ombre de l'oubli" (le Seuil 2013). Le roman fait partie de ses coups de cœur sur les (je la cite) thèmes difficiles qui font partie intégrante de notre quotidien. Parce que dévoiler ces tabous, dont tout le monde peut être victime, permet d'apporter des solutions, un soutien. Parce que rester muré dans le silence ne les fera pas disparaître

En novembre 2014, Alice chronique le roman sur A lire au pays des merveilles

"Un appel à détresse, à mettre entre les mains de toutes les jeunes ados, et qui se lit jusque pas d'âge." (Extrait)

En octobre 2015, Laeti de Nuages de Mots chronique A l'ombre de l'oubli :
Mon histoire avec le livre: Je ne connaissais pas du tout cette auteure et n'avais jamais entendu parler de ce livre sur la blogosphère ni sur Youtube et je dois avouer que ça m'a fait un bien fou de me plonger dans l'inconnu total. Il m'a été conseillé par Hélène, ma bibliothécaire, que je remercie car elle a bien cerné mes goûts de lecture à force de me voir me balader entre les rayons :)
 
Mes impressions: Nous rencontrons Violette, une jeune adolescente pleine de vie, bien entourée et s'appliquant au lycée. Elle a un petit groupe d'amies mais elle est aussi particulièrement proche d' Arnaud, adolescent comme elle. Ils passent beaucoup de temps ensemble, de plus en plus d'ailleurs, à tel point qu'ils en viennent à un constat, qui est pourtant évident aux yeux de tous leurs amis: ils sont en train de tomber amoureux. 
 
Violette est une jeune fille de son temps et est très connectée: elle a un blog sur lequel elle aime écrire des poésies et elle fait également partie d'un forum sur l'écriture. Elle y fait la rencontre, un jour, d'un homme, éditeur, qui décèle son talent. 
 
Ce livre aborde avec beaucoup de pudeur et de justesse les conséquences d'une mauvaise rencontre sur Internet.  Tout est abordé avec beaucoup de sensibilité et de douceur malgré la dureté du drame vécu par Violette. 
 
On oublie parfois, à cause du plaisir d'échanger avec des personnes venant de partout, que le danger peut être présent sans que l'on s'en aperçoive et je pense que ce livre, destiné jeunesse dans un premier temps, doit toucher les ados oui, mais peut tout aussi bien servir de panneau danger aux adultes. 
 
L'extrait que je retiens: "J'ai mis du temps à pouvoir en parler.[...] C’était comme tenter de marcher quand on n'a plus de jambes. D'abord on rampe, on se traîne, on a mal et on saigne mais on ne se plait pas. Ensuite, on se fabrique des mollets de bois puis de fer, on se redresse et plus jamais on n'est la même... mais on avance. On se remet à marcher. Coûte que coûte. C'est le moment, ce point qu'il faut atteindre pour ne plus jamais reculer."

Le 28 juillet 2016, sur Babelio, une nouvelle chronique de A l'ombre de l'oubli, par Mademoiselle_Lecture 28 juillet 2016 Note Livre 4.00/5

Violette est membre d'un forum d'écriture et un jour, tout ce petit monde se décide à créer un événement. Ils discutent depuis un long moment ensemble et l'heure est venue de transformer les amitiés virtuelles en réalité. Mais Violette revient différente de son voyage à Paris. L'adolescente pleine de joie fait place à une jeune fille morose, éteinte. Que s'est-il passé lors de ce voyage ? le lecteur le devine très vite, tout en ayant peur de le découvrir.

Les parents de Violette lui ont toujours dit de faire attention aux garçons. Surtout à ceux qui traînent dans la rue, qui parlent fort, portent une casquette, sont en groupe. Ceux dont on se méfie au premier coup d’œil. Et les autres, alors ? Ceux propres sur eux qui cachent leur jeu ? Les pervers, les manipulateurs... Les remarque-t-on ?

Un roman difficile de par son thème mais d'une grande justesse. Nous découvrons deux personnages émouvants, Violette et Arnaud qui nous font ressentir de vraies émotions. Pas de fausses notes dans ce roman, rien n'est surjoué.
Du silence du drame à l'amour qui libère la parole.