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600 PASTILLES NOIRES

Publié le par Mireille Disdero



CARTER, David A.
600 pastilles noires
Gallimard, 2007
Livre animé

Livres animés, Jeux graphiques

Après la réussite de "Un Point rouge" et "2 Bleu", l'auteur, dans la même veine créative et colorée, nous convie tous - petits et grands - à la recherche et à la découverte de 600 pastilles noires. Un livre animé de sculptures de papier déployées dans un esprit toujours géométrique, spatial, très design, qui s'avère aussi ludique et ingénieux que les deux précédents.


Sélection de La Marmite à lire, comité de lecture jeunesse des BDR.

 

Publié dans NOTES DE LECTURE

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IMAGE A ECRIRE

Publié le par Mireille Disdero

P1020869.JPG... Et vous qui passez aujourd'hui, si des mots ou un texte, d'autres images ou des questions vous viennent... alors posez-les ici. Si ça vous dit !
Sinon, que le silence discute avec les couleurs de la terre.













ENTRE COULEUR ET SILENCE

Les couleurs de la terre
Sont un silence monochrome
Qui peint du regard
Des cathédrales de couleurs
Glissant sur les arcs-en-ciel
Comme un torrent de lumière immobile
Dans les bras sauvages et doux
D'une cruelle et fabuleuse idée
Les couleurs de la terre pleuvent
Comme autant de gouttes de soie
Sur les déserts multicolores
De l'absence de soi

gmc



&




donnez lui quelques gouttes de pluie
une parcelle réduite de terre
elle saura bien survivre
la graine de nature
aux racines si fines
qu'elles poussent infinies

elle ira puiser 
les oligo-éléments
la subsance minérale
nécessaires à la sève vitale
jusqu'au milieu du désert

donnez lui sa chance
à la plante vivace
à l'herbe tenace
qu'on dit si mauvaise
imaginez le courage
de ses fils à peau verte
sortis de la croûte terrestre
en survie


Kelig





ailleurs,
luxuriante
ou gisante,
toi seule peut devenir
par tes ramures
une soif à assouvir
un éclat de vie,
un signe de l'infini,
un élan de nature
un souffle sans demi-mesure....                                          


Jackie



&


Et c’est dans la terre que la vie prend racine

La vie plus forte que tout

Et c’est par la terre que la vie surgit doucement

Chaque nuit de soleil ne l’abattra pas

Et c’est parmi caillasses et duretés

Qu'elle apprend patiemment

Avec ce qui est

 

Ce n’est que la terre qui donne vie à la vie

Je ne me rendais plus compte

J’avais presque oublié


Que j’étais vivant

Que j’étais d’ici



Rollerpen




&



Silence d'herbes
A terre griffées par le vent
A peine soulevée de poussière
Et de pâtures, seules
Les nourricières seront mangées
O bêtes archaïques
Monstres du sommeil
Cette terre dort, presque
Fermée sur son socle, poussée
A donner un nid aux blessures
A saigner dans le linceul des incendies. 



Pascal Ludovic Saissi dit Gros Matou



&



Quelques instants de terre sèche



Quelques instants de terre sèche
Sous mes pas et dans mes yeux
Une présence étroite
Entre marche et
regard
Un caillou pourrait luire
Une herbe folle vaciller
Mais je ne suis plus en moi-même
J'ai trop de fatigue à vider là
Sur ce chemin improbable
Où vont les ombres des autres
 

Dominique Boudou

Publié dans ARTICLES

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EXPRESSO

Publié le par Mireille Disdero




Que  faites-vous après une nuit trop courte qui va vous suivre un moment dans la matinée... Avant tout, vous forcez sur l'expresso. C'est ce que je viens de faire à l'instant et voilà ce que j'y ai lu  :

Vous connaissez la "folksonomie", de l’anglais folk (peuple) et de taxonomy (taxinomie), qui désigne un système collaboratif de classement. Eh bien, figurez-vous que de vénérables institutions comme les bibliothèques et les musées commencent à l’expérimenter. La Bibliothèque du Congrès des États-Unis – qui stocke environ 12 millions de photographies – vient de mettre en ligne 3000 d’entre elles sur le site de partage Flickr. Objectif : permettre au plus grand nombre d’y accéder, de les commenter, et même d’utiliser les bonnes volontés pour contribuer au travail d’indexation ! C’est aussi le pari du Musée McCord de Montréal, qui propose sur son site de créer des tags (mots-clés) pour annoter le fonds d’archives existant, de commenter les oeuvres, d’ajouter des images personnelles qui pourraient s’y rapporter, et de parcourir ce que le musée appelle les "circuits publics" des internautes. Une nouvelle façon de naviguer et d’accéder à ces temples de la culture ? ◆ S.L. In L'Expresso de Télérama - 22 janvier 08





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CASABLANCA - YVES JEANMOUGIN

Publié le par Mireille Disdero




Casablanca, source de mes plaisirs et de mes tourments infinis.

Youssef Fadel



D’Anfa à Casablanca, sur l’Atlantique, à l’ouest du Maroc, quelle épopée ! En effet, du port qui était la capitale d’un petit royaume berbère, vers le Xe siècle, devenu Casablanca, capitale économique du royaume depuis le début du XXe, une histoire mouvementée et complexe n’a cessé de se dérouler. Elle est à l’arrière-plan du superbe album d’Yves Jeanmougin, photographe, esthète et humaniste. Né le 5 décembre 1944 dans cette ville, la plus grande et la plus peuplée du royaume avec près de quatre millions d’habitants aujourd’hui, il la quitte en 1956 et n’y retournera que quarante ans plus tard.
Paul Balta


"... Au milieu de notre maison se trouvait un figuier à l’époque où les figuiers ornaient encore les cours. Un figuier immense dont le tronc était peint de blanc en signe d’appartenance à la ville. Son fruit, quand il mûrissait au mois de septembre, était d’une saveur rare. On l’appelait la figue de l’hiver. Sa chair était d’un rouge délicat, comme celui des cerises. Parfois je grimpais pour cueillir quelques figues. Parfois elles tombaient d’elles-mêmes. On aimait ce jeu-là, le figuier et moi.

À l’heure de l’appel à la prière, mon père me demandait d’aller guetter le drapeau. Sur le seuil de la porte, je regardais en direction de la petite mosquée dont la blancheur était éclatante à la lueur du soir, et j’attendais que le drapeau blanc fût hissé sur le minaret. Plus tard, sont apparus des haut-parleurs qui vous agressent jusque dans votre profond sommeil..."
Youssef Fadel


Photographies de Yves Jeanmougin, Texte de Youssef Fadel, Préface de Paul Balta.

Beau livre broché 36 x 24 cm / 208 pages / 190 photos en bichromie


 

http://www.metamorphoses-arts.com/casablanca/casablanca.html

 

http://www.yvesjeanmougin.com/production/casablanca/casablanca.html

 

 

  Allez voir les photographies de Yves Jeanmougin sur son site, elles sont vraiment saisissantes, belles... Pour ceux qui aiment Marseille, la phocéenne n'est pas oubliée. Ses quartiers Nord, les cités, La Bricarde ; et puis L'Estaque, un mariage gitan... Prenez le temps de vous attarder, de chercher, de revenir sur l'image.

Nous baignons dans une société de l'image dit-on ici, là, là-bas ? Mais quand l'image est à ce point, il faut y aller. Les mots viennent de toute façon, ils poussent naturellement autour.

Mireille D.



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KUSTURICA...

Publié le par Mireille Disdero




Lu ce matin, vite vite comme souvent le matin, dans l'Expresso de Télérama, avec un franc sourire :


Emir Kusturica a inauguré le festival du film de Küstendorf, village montagneux de Serbie, dont l’objectif est de promouvoir de jeunes auteurs indépendants et de limiter l’influence de Hollywood dans leur imaginaire. Palme symbolique, les festivités ont débutées par l’enterrement d’une copie de "Live Free Or Die Hard", champion du box-office américain.

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FASTUEUR

Publié le par Mireille Disdero

Fastueur



tout est superficiel
rapides, nos tentatives
cautériser le mal des profondeurs
échanges, mots
élans de coeur
hamburgers on emporte
tromper la faim


Rollerpen sur Rollerpen




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David Bowie

Publié dans PAROLES, CITATIONS

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PORT TROPIQUE

Publié le par Mireille Disdero

 

 

Elle m'a dit je viens de Bretagne, là-bas l'océan se navigue mais en Méditerranée, vous savez... ce qu'on peut faire c'est patauger et rien d'autre. Les marées me manquent, les histoires de marins, ceux qui se font emporter, qu'on ne retrouve jamais. Ce ne sont pas des racontars, vous savez... Le Blues n'est jamais la seule suite des Gospels et des work-songs dans les plantations aux Amériques. Vous connaissez le sort des marins complètement déchirés qu'on cueillait au petit matin dans les bars mal famés ? Eh bien madame, pendant leur coma éthylique, on en profitait pour les balancer dans la cale d’un bateau puis on levait l'encre et quand ils se réveillaient, il n'y avait plus de terre autour d'eux, que la mer, les vagues, l'infinité et ce cargo lourd qui les enrolait de force pour six mois ou une infinité d’années. Leurs chants de marins, après, c'était du blues, du vrai, autre chose bien sûr. L'esclavage et la liberté retrouvée sont des moments de vie qu'on préfère étouffer.
Brest me manque et la pluie sur le port, ma mère qui a pris l'eau voilà dix ans déjà. Ici, dans cette ville du sud, on passe comme des noyés, des visages pâles qui se sont perdus de vue.
 
Vous avez lu Port Tropique* et Perdita Durango* ? Ah madame, le Blues c'est moi, j'ai besoin d'un port en Bretagne, je suis un océan échoué en Méditerranée. Exit.

Mireille D.

* Port Tropique ; Perdita Durango (et Sailor et Lula), 
de Barry Gifford - éditions Rivages NOIR



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Photo Jeff L.

 

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ATELIER DE L'AGNEAU - NEWS !

Publié le par Mireille Disdero



Nouvelle parution à l’atelier de l’agneau
Jean Esponde :
Le Barrage des Trois Gorges
  


Des extraits  :
 
Autre ville, modernité sobre d’une gare, traverser la foule tranquille vers un quai, quelques sourires, pas vu de mendiant, pas davantage un enfant des rues inhalant de la colle, la nuit s’ouvre, grille ses dernières cigarettes, le train emballe des bulles de mémoire, sacs de fatigue, circulation lente dans le couloir, mobilité dans la mobilité, paquets d’immeubles éclairant la nuit derrière panneaux publicitaires, rares palissades en ruines de jardins à l’abandon,
 
(…)
 
Le premier Grand Eunuque en chef
avait droit à 40 plats
Le dernier eunuque se contentait
de la soupe populaire
des eunuques
la marmite collective
 
(…)
 
Maison paysanne :
au-dessus de la porte,
ciseaux devant un miroir
les mauvais esprits
n’ont qu’à bien se tenir
Dans la salle de séjour
portrait de Mao ; au-dessus
petit Bouddha dans sa niche
 
 
Minuscules boutiques
chemin de rizière
serpent familier
la fille ramène ses buffles
 
(…)
 
Débarcadère : le fleuve enfin,
ses rapides meurtriers
ses roches aiguës à fleur d’eau
ses remous puissants
entonnoirs affamés
pour aspirer les jonques
ses courbes abruptes :
emporté par l’élan
on s’écrase contre la falaise
pirates sanguinaires pour accueillir les vivants
 
(…)
  
 
_______________________________________________________________________________

Le barrage des trois gorges - Poésie et proses - 98 pages -
A l’atelier de l’agneau 
1, Moulin de la Couronne - 33220 St-Quentin-de-Caplong 
 

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EDITIONS DU CYGNE : NEWS !

Publié le par Mireille Disdero



Je viens d'apprendre que Thomas Vinau sort un recueil de poésie aux éditions du Cygne dans quelques jours.

Les éditions du Cygne ? je connais un peu et j'apprécie beaucoup : ils publient gmc qui vient régulièrement sur Bleu Indigo pour partager ses textes et... ils ont publié "Ombres de femmes" en 2006, un beau recueil de nouvelles que je vous recommande aussi.

Les détails de la dernière publication, ici-dessous par l'auteur lui-même :



" Les Editions du Cygne (à Paris) sortiront mon premier vrai livre, Le Trou.
J'en gigote de fierté et d'impatience nerveuse ! Cet ouvrage (88 pages) sera disponible pour la modique somme de 12 euros (deux paquets de clopes bordel !) auprès des éditions du Cygne (Là), ou auprès de l'auteur (autrement dit ma pomme) ou dans les bonnes librairies et fnac. Pensez y... et quand vous y aurez pensé, bin achetez le, nom d'une patate !

Amicalement

Thomas


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BILAL

Publié le par Mireille Disdero



Bilal


bilal-07-1280.jpg

Publié dans ARTICLES

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