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KUSTURICA...

Publié le par Mireille Disdero




Lu ce matin, vite vite comme souvent le matin, dans l'Expresso de Télérama, avec un franc sourire :


Emir Kusturica a inauguré le festival du film de Küstendorf, village montagneux de Serbie, dont l’objectif est de promouvoir de jeunes auteurs indépendants et de limiter l’influence de Hollywood dans leur imaginaire. Palme symbolique, les festivités ont débutées par l’enterrement d’une copie de "Live Free Or Die Hard", champion du box-office américain.

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FASTUEUR

Publié le par Mireille Disdero

Fastueur



tout est superficiel
rapides, nos tentatives
cautériser le mal des profondeurs
échanges, mots
élans de coeur
hamburgers on emporte
tromper la faim


Rollerpen sur Rollerpen




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David Bowie

Publié dans PAROLES, CITATIONS

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PORT TROPIQUE

Publié le par Mireille Disdero

 

 

Elle m'a dit je viens de Bretagne, là-bas l'océan se navigue mais en Méditerranée, vous savez... ce qu'on peut faire c'est patauger et rien d'autre. Les marées me manquent, les histoires de marins, ceux qui se font emporter, qu'on ne retrouve jamais. Ce ne sont pas des racontars, vous savez... Le Blues n'est jamais la seule suite des Gospels et des work-songs dans les plantations aux Amériques. Vous connaissez le sort des marins complètement déchirés qu'on cueillait au petit matin dans les bars mal famés ? Eh bien madame, pendant leur coma éthylique, on en profitait pour les balancer dans la cale d’un bateau puis on levait l'encre et quand ils se réveillaient, il n'y avait plus de terre autour d'eux, que la mer, les vagues, l'infinité et ce cargo lourd qui les enrolait de force pour six mois ou une infinité d’années. Leurs chants de marins, après, c'était du blues, du vrai, autre chose bien sûr. L'esclavage et la liberté retrouvée sont des moments de vie qu'on préfère étouffer.
Brest me manque et la pluie sur le port, ma mère qui a pris l'eau voilà dix ans déjà. Ici, dans cette ville du sud, on passe comme des noyés, des visages pâles qui se sont perdus de vue.
 
Vous avez lu Port Tropique* et Perdita Durango* ? Ah madame, le Blues c'est moi, j'ai besoin d'un port en Bretagne, je suis un océan échoué en Méditerranée. Exit.

Mireille D.

* Port Tropique ; Perdita Durango (et Sailor et Lula), 
de Barry Gifford - éditions Rivages NOIR



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Photo Jeff L.

 

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ATELIER DE L'AGNEAU - NEWS !

Publié le par Mireille Disdero



Nouvelle parution à l’atelier de l’agneau
Jean Esponde :
Le Barrage des Trois Gorges
  


Des extraits  :
 
Autre ville, modernité sobre d’une gare, traverser la foule tranquille vers un quai, quelques sourires, pas vu de mendiant, pas davantage un enfant des rues inhalant de la colle, la nuit s’ouvre, grille ses dernières cigarettes, le train emballe des bulles de mémoire, sacs de fatigue, circulation lente dans le couloir, mobilité dans la mobilité, paquets d’immeubles éclairant la nuit derrière panneaux publicitaires, rares palissades en ruines de jardins à l’abandon,
 
(…)
 
Le premier Grand Eunuque en chef
avait droit à 40 plats
Le dernier eunuque se contentait
de la soupe populaire
des eunuques
la marmite collective
 
(…)
 
Maison paysanne :
au-dessus de la porte,
ciseaux devant un miroir
les mauvais esprits
n’ont qu’à bien se tenir
Dans la salle de séjour
portrait de Mao ; au-dessus
petit Bouddha dans sa niche
 
 
Minuscules boutiques
chemin de rizière
serpent familier
la fille ramène ses buffles
 
(…)
 
Débarcadère : le fleuve enfin,
ses rapides meurtriers
ses roches aiguës à fleur d’eau
ses remous puissants
entonnoirs affamés
pour aspirer les jonques
ses courbes abruptes :
emporté par l’élan
on s’écrase contre la falaise
pirates sanguinaires pour accueillir les vivants
 
(…)
  
 
_______________________________________________________________________________

Le barrage des trois gorges - Poésie et proses - 98 pages -
A l’atelier de l’agneau 
1, Moulin de la Couronne - 33220 St-Quentin-de-Caplong 
 

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EDITIONS DU CYGNE : NEWS !

Publié le par Mireille Disdero



Je viens d'apprendre que Thomas Vinau sort un recueil de poésie aux éditions du Cygne dans quelques jours.

Les éditions du Cygne ? je connais un peu et j'apprécie beaucoup : ils publient gmc qui vient régulièrement sur Bleu Indigo pour partager ses textes et... ils ont publié "Ombres de femmes" en 2006, un beau recueil de nouvelles que je vous recommande aussi.

Les détails de la dernière publication, ici-dessous par l'auteur lui-même :



" Les Editions du Cygne (à Paris) sortiront mon premier vrai livre, Le Trou.
J'en gigote de fierté et d'impatience nerveuse ! Cet ouvrage (88 pages) sera disponible pour la modique somme de 12 euros (deux paquets de clopes bordel !) auprès des éditions du Cygne (Là), ou auprès de l'auteur (autrement dit ma pomme) ou dans les bonnes librairies et fnac. Pensez y... et quand vous y aurez pensé, bin achetez le, nom d'une patate !

Amicalement

Thomas


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BILAL

Publié le par Mireille Disdero



Bilal


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Publié dans ARTICLES

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2008 ETC.

Publié le par Mireille Disdero




Bonjour...  Vous êtes là ?
Moi ? Eh bien oui, de retour en bleu indigo,
en couleur aussi.
Enfin, vous voyez.

Plusieurs choses à vous dire. Je commence par un article de l'Expresso de Télérama d'hier et par Julien Gracq.

"... Julien Gracq, contestant les effets de l'avènement de la société du spectacle et la médiatisation des auteurs, déclarait sèchement : « Il n'y a pas de raisons qu'un auteur ait à ajouter à ce qu'il publie, et qui devrait être auto-suffisant », argumentant qu'après tout, « les Grecs ne savaient rien d'Homère, les Latins bien peu de Virgile ; ne parlons pas des rapports du public mondial avec Shakespeare ». En clair, pour Gracq, l'écrivain est un clerc studieux et solitaire, et non pas un animateur socio-culturel : « Son travail essentiel est d'écrire des livres — de qualité si possible — et non de "causer dans le poste", de parader sur des estrades télévisuelles, ou de discuter de ses livres avec les bambins des classes élémentaires. » Merci monsieur Gracq ◆ Na.C."


&

La revue Nouveaux Délits à son tour change.
Je vous cite un extrait de l'édito de Cathy Garcia, pour le numéro de janvier 2008 qui vient de paraître :


Une bonne résolution
Nouveaux Délits, en cette nouvelle année, a décidé de prendre le temps de la réflexion, de la qualité plutôt que de la quantité. C'’est pourquoi à partir de ce numéro la revue devient trimestrielle. Le n°28 sortira donc en avril, le 29 en juillet et ainsi de suite.
Cela fait un moment que je j'’y songe, mais aujourd’hui ce changement s’'avère vraiment nécessaire, pour continuer à y trouver le même plaisir. Plaisir sans lequel faire n’'aurait justement aucun sens.
Pour les abonnés, votre abonnement donc va s’'étirer et vous laisser le temps de savourer chaque numéro. Que ceux d’'entre vous qui appréciaient le rythme actuel ne soient pas trop déçus, je vous offre un peu de temps pour autre chose. Pour prendre soin de votre bon sens.
Que l’'amour vous aime ! 


Et puis aussi :


Pour bâtir haut, il faut creuser profond
Proverbe mongol



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CATALOGUE EDITIONS TAPUSCRIT 2007

Publié le par Mireille Disdero




Du nouveau encore, sur Un Endroit... : le catalogue est maintenant à votre disposition. Suivez l'info. :




CATALOGUE Editions Tapuscrit Hiver 2007
20.12.2007

L’écriture est un acte solitaire, l’objectif des éditions Tapuscrit est de le rendre solidaire.

 

Les supports proposés par les éditions Tapuscrit sont soit une lecture en ligne sur le site Un endroit…, soit un téléchargement sous format fichier « .pdf », soit, enfin, une version  imprimable.

Les deux formats utilisables sont le classique « A4 », facile à imprimer, facile à agrafer et le fameux format Bandonéon qui nécessite un peu plus de préparation (voir le didacticiel en fin de catalogue).

Le tout gratuit, à consommer sur place ou à emporter !

 

Quatre collections disponibles actuellement 

Un Endroit...

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DECEMBRE EN MARGERIDE

Publié le par Mireille Disdero



J'aime bien bouger à contresens. En me déplaçant aussi. Car... qui irait se perdre là-bas en décembre, hein ? N'empêche, j'ai aimé le faire. C'est que je transporte avec moi (les poètes diraient "en moi") un bonheur de vivre parfois en contraste avec les "éléments"... mais en accord avec celle que je suis. Alors, j'ai aimé.


 

 

Décembre en Margeride




On dit que décembre enterre le soleil

comme dans la tourbe un fossoyeur.

Mais en Margeride rien n’emporte la lumière

que la route et les voyageurs.

 

Rouge, une voiture avec un chapeau

blanche, la terre des loups du Gévaudan

noire, une dame qui chante… Hop la !

 

Et pendant ce temps,

en contournant Bison furax

la jument Dolly claironne Tex Avery.

Et au même instant,

Josiane prépare le menu des mots du jour,

trempés dans un vin chaud

en Margeride... autour des fourneaux.

 

Alors,

nous changeons de chambre

pour le mood d'une star au chandail.

Alors, d'un polochon orange

nous perturbons la ligne du soir

de rires mélangeant nos atomes

en Margeride sur le tard

quand il neige du silence.

 

La mousse, les lichens

remontent jusqu’à nos racines enfants :

Avec ou sans les mains, aimer.

Aimer et faire fondre l’aligot, la crème de châtaigne

quand vient neiger le silence

 

sous décembre, en Margeride,

                              vers les grands plateaux.

 

 

 

&

 

 

Une grappe de baies

tremblante muraille au vent

ouvre trois marches et la pluie

à l’odeur de tourbe

et de pensées lichens

 

Une grappe de baies

tremblante muraille au temps

regarde sous décembre,

en Margeride

l’automne manger dans nos mains...

 

 

Mireille, décembre 07



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SUR ROLLERPEN

Publié le par Mireille Disdero



 Je viens de lire un texte sur le site Rollerpen.fr - Q'ulture on Web, ici :


Ce qu’il nous reste 


Que voilà un texte qui a de l'écrit, les amis ! 


Lien vers le texte sur le blog de T. Vinau Ce qu’il nous reste

Je te parle du vent, de la menthe qui pousse, de l’immense gris au
dessus de nos têtes. Je te parle des ronces sous la pluie, des jours
qui nous dépassent, des absents. je te parle des poussières, des
orages, du temps qui dégouline au fond du puits. Je te parle de la
perte. Je te parle des miettes, des instants bienveillants, des
cadeaux minuscules, des cailloux dans la boue, des fourmis qui
veulent vaincre. Je te parle du vide, des matins où tu rampes, de la
peur des enfants. Je te parle de ce que je vois pour dire ce que je
ne vois pas. Je te parle du trou, du vertige de la chute, du repos
sur le bord. Je te parle de cette façon de vivre comme les plantes
en courant après la lumière. Je te parle des cendres, de ce que
nous goûtons, de ce que nous perdons, des arrières-goûts, des
espérances, des découvertes. Je te parle de mes rêves, de ce qui
nous déploie, de ce qui nous recroqueville, de la disparition. Je te
parle de nous, de ce que nous sommes, de ce qu’il nous reste.


Thomas  Vinau
 

Publié dans POETES, ECRIVAINS...

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