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FRESQUES EN ITALIE...

Publié le par Mireille Disdero

Les artistes utilisant les murs comme support de leurs fresques sont mes préférés.

 

Fresques murales du château de Manta, Piémont - Italie

 Léonard de Vinci ? Oui, mais aussi et surtout les anonymes.

Je souhaite au lecteur de cet article de se souvenir un jour du Castello della Manta, à quelques kilomètres de Saluzzo dans le Piémont, en Italie du nord. C'est un trésor pour le regard qui cherche : dans sa Sala Baronale, un artiste anonyme de génie a peint des fresques murales dont la "Fontaine de Jouvence".  "Mestro del Castello della Manta è il nome attribuito all'anonimo pittore italiano, autore degli affreschi della Sala baronale nel Castello della Manta, presso Saluzzo." lit-on à l'adresse suiivante : http://it.wikipedia.org/wiki/Maestro_del_Castello_della_Manta

Ces peintures murales datent du quattrocento.

Chaque fois que je traverse la frontière qui n'en est plus une et que je m'avance dans les terres, je passe un peu de temps au Castello. Ses racines fortifiées commencent à l'époque médiévale... Une colline, des fenêtres ouvertes sur les Alpes et le Viso... Depuis des siècles, le torrent souterrain de l'été nourrit le feuillage des châtaigniers, tout autour, dans la forêt. 

Je souhaite au lecteur de cet article de traverser un jour cette région, de découvrir ce lieu, ces peintures murales et les couleurs de cette Italie dont on parle moins, peut-être. Elle reste ainsi plus sauvage, surprenante...

Stendhal aimait l'Italie. Après s'être engagé dans l'armée de Bonaparte en 1800,  devenu sous-lieutenant de dragons, il découvre l'Italie au fur et à mesure de ses affectations. Il a reporté ses impressions de voyage dans son Journal.

L'Italie est terre des passions... pense Stendhal.

J'ajoute, terre de couleurs. 

   

 

Publié dans ARTICLES

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MOTS SAUVAGES

Publié le par Mireille Disdero

Col de l'Agnel, territoire des loups

 

_________________________

 

                  Ce champ de mots sauvages qu'on partagerait à l'aube 
                                              avec le lait, si l’aube savait où nous trouver

Les mots en meute
les mots loups traversent la nuit en chevauchée fantastique
pour un rayon de lune inspirée sur la neige.
                    Les mots liés partent en chasse de tendresse
                                            la douceur doit l'emporter.


 

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INSCRIRE LE BONHEUR DES FLOTS

Publié le par Mireille Disdero

 

 

Cathédrale d'images de pays qui se sont connus, racontés, appelés, aimés, elle sait la pression du silence au creux de la main.

Comme l'absence, il dévore la sagesse et sa splendeur. Avec elle, il la saisit par les cheveux et la traîne sur les trottoirs glacés. La prostitue. La délave. Son cri n'ose pas un son. Sa voix n'existe plus.

D'un seul flot, le silence détruit son barrage, le feu dans l'eau.

Tumulte, courant d'exigences, petite monnaie, illusions dans les mains gercées, habitudes, solitudes collées les unes aux autres comme des gâteaux périmés, tout maintenant la pénètre d'un mouvement violent.

Sensation accrochée au bout de la rue, de celles qui grimpent vers nulle part, en fin de nuit. Les hommes apprennent peu de ce leur enseigne la vie. Evidemment, ils ne seraient pas des hommes, autrement.

Alors détruire le barrage et emporter en soi la force du torrent, retourner à son élément, le feu vivant sous l'eau. Inscrire dans sa chair le bonheur des flots.


Blins, Italie

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COMBAT AVEC L'ANGE

Publié le par Mireille Disdero


Il est vraiment inimaginable qu'une femme et un homme, après s'être touché le visage de tant de regards, de tant de caresses, après avoir épuisé tous les moyens qu'ont les voyants et les aveugles de se connaître, se soient perdus soudain comme vous l'avez fait aux bras même l'un de l'autre, et ne soient pas plus arrivés à se retrouver, se coudoyant et se heurtant, que des enfants séparés par la foule.

 

Jean Giraudoux, Combat avec l'Ange

Je n'abandonne jamais ce texte... et je crois que dans 20 ou 30 ans, je le citerai encore. Et encore. Et encore...

 

L. Da Vinci, La Dame à l'Hermine

Publié dans PAROLES, CITATIONS

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LA MER

Publié le par Mireille Disdero

 

De sa langue d'eau, elle prenait mes cheveux. Fraîcheur d'une fête marine. Simplicité d'un bol de sel frais, le matin.

Pour amuser mon chagrin, Les bateaux chantaient. Les hommes fidèles naviguaient leurs corps élancés vers la terre.

Je vous attendais.
Déterminée, elle s'invitait, vague après vague. Moi, je lui parlais, lavais mes yeux d'embruns.
S'il te plaît, aborde au nord ton berceau océan. Exauce mon soleil.

J'ai cru qu'elle allait se retirer, comme mes bas de soie, dans un chuchotis de voix. Nos jambes  nues. La douceur d'algue sur ma peau pleurée. Ces grands fonds du ciel en toi. Aux silences. Quelques pépites de vie endormies dans ta main.


Ta main qui ne me prendrait plus. L'immobile.

Vague après vague, la mer devenait ma maison.
Dans sa carlingue mouvante, les pépites de vie écoutaient tes couleurs, la danse de tes bras. Et pendant que les hommes de peu de soie saignaient mon cœur... je te racontais.


Il était une fois un homme...


Texte publié (avril 2006) sur Francopolis : http://www.francopolis.net/librairie/DisderotM-lamer.html

 

Cassis en Provence

 

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BAALBEK- HELIOPOLIS, LIBAN

Publié le par Mireille Disdero

 

Baalbek est le nom d'une antique ville du Liban qui m'a fait rêver, longtemps, quand j'étais enfant. Baalbek puis Héliopolis, la Ville du soleil. Une belle cité d'abord phénicienne, située du côté de la chaîne montagneuse de l'Anti-Liban, à 85 kilomètres de Beyrouth.

Elle était l'une des voies de passage des caravanes de Mésopotamie, d'Egypte et de Méditerranée orientale. Ses ruines gréco-romaines sont l'objet de recherches archéologiques ; elle possède des traces datant de l'époque sémitique et figure sur la liste du patrimoine culturel mondial de l'Unesco.

 

 Aujourd'hui le Liban...

(...) Les accrochages, qui avaient commencé dimanche à la suite d'une incursion israélienne, ont repris violemment lundi matin près de Taibeh, pour le contrôle de la colline d'Oueida, un peu à l'ouest de la région dite du "doigt de la Galilée". Le Hezbollah a affirmé avoir détruit deux chars ennemis. L'armée israélienne a indiqué opérer depuis lundi après-midi dans le secteur de Ayta Ash Shab, proche de Bint Jbeil. Ses unités du génie procèdent par ailleurs à la destruction systématique des fortifications du Hezbollah le long de la frontière israélo-libanaise.

Un soldat libanais a été tué et trois autres blessés dans un bombardement naval israélien, lundi en fin de matinée, sur un poste militaire près du pont de Qassimiyé, au nord de Tyr (83 km au sud de Beyrouth). (...)

Pour lire l'article paru dans Le Monde du 31 juillet 2006 dans sa totalité :

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-734511,36-799749@51-759824,0.html

Mais aussi, concernant directement Baalbek :

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-734511,36-798322@51-759824,0.html

L'histoire se répète, comme les articles des quotidiens, la crise du Proche-Orient et les demandes de cessez-le-feu, partout, y compris entre internautes qui se font passer le message. L'histoire se répète mais pour celui qui meurt, ça n'est pas une répétition, c'est la fin du monde et de l'univers. Il faut défendre la PAIX, aider à changer quelque chose dans la "tête" des dirigeants de ce monde. Changer.

Je me souviens d'une chanson de Moustaki, Une rose, de Baalbek...

 

Publié dans ARTICLES

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J'APPRENDS LA LUMIERE PAR COEUR

Publié le par Mireille Disdero

En mai. Les tiges de genêts dégrafent mon cœur. C’est la nostalgie, bien avant l’aube d’été. Cette sensation d’avoir déjà traversé la mort, la mort d’une fleur étendue dans les gravillons d’un bord de route. A l’infini je poursuis l’image du coquelicot. C’est moi qui t’ai perdu et non pas le contraire. Je serai une brindille inventant le vent dans les roseaux, je sentirai longtemps les paroles prononcées dans ton silence et cette puissante résurrection qui hante les dortoirs, les avalanches, le blanc si bleu des loups fragiles… Jamais les mots ne cesseront de danser sur la corde d’Ariane au labyrinthe. C’est en mai surtout que je ressens cette tension d’un fil de vie. Et toi, dans le dédale insensé des existences, tu plantes une suite qui ne donne jamais de fruit, tu inventes une autre vie près de la tienne. C’est moi qui t’ai perdu et non pas le contraire. En mai, la lumière s’incruste dans mes regards. Je brûle vive. Pourtant rien ne bouge autour, tout est normal, les enfants, les poètes tirant à vue sur la beauté. En plein champs. Et je brûle vive. Rien ne peut délier le silence d’une nostalgie de cette étoffe. Muette, je balance mon cœur à travers les vitres ouvertes sur la mer, vers les collines rouges, le soir. C’est la résurrection des couleurs. J’apprends la lumière par cœur.

 

Mai / juin 2006

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CARNETS DE VOYAGE, ELLE

Publié le par Mireille Disdero

 

BUDAPEST en DECEMBRE

 

Impression fugitive, fantôme d'être. Être de ces rues, de cette terre rugueuse de froid.

Elle, avec ses yeux d'amande verte a couru jusqu'à mon instant, pour déposer dans le panier des jours cette image d'une grande femme au regard inversé, planté dans le mien.

Si elle te croise, c'est en elle qu'elle rencontre ton image, dans la grotte de ses yeux, au fond des âges.

Si elle te rencontre, c'est une autre femme en elle que tu entends appeler. Jamais tu ne la connais.

 

 

Szerelem, szerelem...

Le Danube

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LE VENT S'EST LEVE

Publié le par Mireille Disdero

 


Le vent s'est levé depuis les sables anciens.
Chaque mot emporte un brin de moi et m'efface, me perd dans le vent, aux voiles de mes bras. Je vole dans l'air de la vie qui étreint, étouffe les naissances et la voix.

Chaque jour vient chargé de nouvelles traces sur les visages, multiplie les cernes du temps.
Je ne suis qu'une attente sans quai, sans fin, un avion de papier couleur sans piste qui cherche un phare au Sahara.

Les grains ont  soulevé les âges. Ils emplissent nos couleurs, les yeux et mon ventre. Foule éparpillée par les anges et les hommes, la terre que je suis n'a pas de lieu pour moi. Je garde en mémoire, odeur de la poussière, les joies.

Enveloppée dans les mots d'une langue qui me nie, je vole vers le labyrinthe où j'ai laissé glisser le ciel, l'air et le soleil.

Chaque seconde parle, ouvre la vie au couteau pour la vider. Je m'envole, écris dans la tempête de sable et bois le vent, les grains pour ne pas m'éteindre, vidée aussi.

Lorsque  manquera l'encre, au bout du jour qui enveloppe ma gorge, la nuit m’aimera et s'offrira. Si belle ma noire, en elle et par elle je persisterai, au-delà du vivre.

Une écharpe sur mon visage pour oublier le froid, je continuerai à l’encre de la lune, seule dans le noir.

 

 

Mireille Disdero - In Nuange, Ed. Alba 2003

 

 

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POESIE : CONCOURS 2007

Publié le par Mireille Disdero

 

Rencontres  Européennes-Europoésie,  joel.f.conte@wanadoo.fr

 Association Terpsichore, poésie.terpsichore@wanadoo.fr nous informent :

 

 

 
Concours  Poésie

 

2007

 

 
Date limite d’envoi : 30 Mars 2007
Remise des prix :  Mai 2007 à Paris
Récompenses : diplômes, coupes, médailles, livres, publication des poèmes.

 
Conditions de participation :
4 sections :

  

1. Poésie classique ou néoclassique  

2. Poésie libre

3. Poème court et haïku (1 ou 2 par page)

4. Prose (une page).

 

Prix Europoésie  Thème « Rencontre »

Prix Terpsichore Thème : « Libre »

Un Prix de la Francophonie et des diplômes seront accordés à des poètes francophones de nationalité non française.

 

Publication d’une anthologie 

Pour les enfants / jeunes, participation gratuite

(3 catégories Primaire, Collège, Lycée) thème : « Libre »

Contactez Joël Conte joel.f.conte@wanadoo.fr  pour en savoir plus sur les conditions de participation.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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