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LA MER

Publié le par Mireille Disdero

 

De sa langue d'eau, elle prenait mes cheveux. Fraîcheur d'une fête marine. Simplicité d'un bol de sel frais, le matin.

Pour amuser mon chagrin, Les bateaux chantaient. Les hommes fidèles naviguaient leurs corps élancés vers la terre.

Je vous attendais.
Déterminée, elle s'invitait, vague après vague. Moi, je lui parlais, lavais mes yeux d'embruns.
S'il te plaît, aborde au nord ton berceau océan. Exauce mon soleil.

J'ai cru qu'elle allait se retirer, comme mes bas de soie, dans un chuchotis de voix. Nos jambes  nues. La douceur d'algue sur ma peau pleurée. Ces grands fonds du ciel en toi. Aux silences. Quelques pépites de vie endormies dans ta main.


Ta main qui ne me prendrait plus. L'immobile.

Vague après vague, la mer devenait ma maison.
Dans sa carlingue mouvante, les pépites de vie écoutaient tes couleurs, la danse de tes bras. Et pendant que les hommes de peu de soie saignaient mon cœur... je te racontais.


Il était une fois un homme...


Texte publié (avril 2006) sur Francopolis : http://www.francopolis.net/librairie/DisderotM-lamer.html

 

Cassis en Provence

 

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BAALBEK- HELIOPOLIS, LIBAN

Publié le par Mireille Disdero

 

Baalbek est le nom d'une antique ville du Liban qui m'a fait rêver, longtemps, quand j'étais enfant. Baalbek puis Héliopolis, la Ville du soleil. Une belle cité d'abord phénicienne, située du côté de la chaîne montagneuse de l'Anti-Liban, à 85 kilomètres de Beyrouth.

Elle était l'une des voies de passage des caravanes de Mésopotamie, d'Egypte et de Méditerranée orientale. Ses ruines gréco-romaines sont l'objet de recherches archéologiques ; elle possède des traces datant de l'époque sémitique et figure sur la liste du patrimoine culturel mondial de l'Unesco.

 

 Aujourd'hui le Liban...

(...) Les accrochages, qui avaient commencé dimanche à la suite d'une incursion israélienne, ont repris violemment lundi matin près de Taibeh, pour le contrôle de la colline d'Oueida, un peu à l'ouest de la région dite du "doigt de la Galilée". Le Hezbollah a affirmé avoir détruit deux chars ennemis. L'armée israélienne a indiqué opérer depuis lundi après-midi dans le secteur de Ayta Ash Shab, proche de Bint Jbeil. Ses unités du génie procèdent par ailleurs à la destruction systématique des fortifications du Hezbollah le long de la frontière israélo-libanaise.

Un soldat libanais a été tué et trois autres blessés dans un bombardement naval israélien, lundi en fin de matinée, sur un poste militaire près du pont de Qassimiyé, au nord de Tyr (83 km au sud de Beyrouth). (...)

Pour lire l'article paru dans Le Monde du 31 juillet 2006 dans sa totalité :

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-734511,36-799749@51-759824,0.html

Mais aussi, concernant directement Baalbek :

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-734511,36-798322@51-759824,0.html

L'histoire se répète, comme les articles des quotidiens, la crise du Proche-Orient et les demandes de cessez-le-feu, partout, y compris entre internautes qui se font passer le message. L'histoire se répète mais pour celui qui meurt, ça n'est pas une répétition, c'est la fin du monde et de l'univers. Il faut défendre la PAIX, aider à changer quelque chose dans la "tête" des dirigeants de ce monde. Changer.

Je me souviens d'une chanson de Moustaki, Une rose, de Baalbek...

 

Publié dans ARTICLES

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J'APPRENDS LA LUMIERE PAR COEUR

Publié le par Mireille Disdero

En mai. Les tiges de genêts dégrafent mon cœur. C’est la nostalgie, bien avant l’aube d’été. Cette sensation d’avoir déjà traversé la mort, la mort d’une fleur étendue dans les gravillons d’un bord de route. A l’infini je poursuis l’image du coquelicot. C’est moi qui t’ai perdu et non pas le contraire. Je serai une brindille inventant le vent dans les roseaux, je sentirai longtemps les paroles prononcées dans ton silence et cette puissante résurrection qui hante les dortoirs, les avalanches, le blanc si bleu des loups fragiles… Jamais les mots ne cesseront de danser sur la corde d’Ariane au labyrinthe. C’est en mai surtout que je ressens cette tension d’un fil de vie. Et toi, dans le dédale insensé des existences, tu plantes une suite qui ne donne jamais de fruit, tu inventes une autre vie près de la tienne. C’est moi qui t’ai perdu et non pas le contraire. En mai, la lumière s’incruste dans mes regards. Je brûle vive. Pourtant rien ne bouge autour, tout est normal, les enfants, les poètes tirant à vue sur la beauté. En plein champs. Et je brûle vive. Rien ne peut délier le silence d’une nostalgie de cette étoffe. Muette, je balance mon cœur à travers les vitres ouvertes sur la mer, vers les collines rouges, le soir. C’est la résurrection des couleurs. J’apprends la lumière par cœur.

 

Mai / juin 2006

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CARNETS DE VOYAGE, ELLE

Publié le par Mireille Disdero

 

BUDAPEST en DECEMBRE

 

Impression fugitive, fantôme d'être. Être de ces rues, de cette terre rugueuse de froid.

Elle, avec ses yeux d'amande verte a couru jusqu'à mon instant, pour déposer dans le panier des jours cette image d'une grande femme au regard inversé, planté dans le mien.

Si elle te croise, c'est en elle qu'elle rencontre ton image, dans la grotte de ses yeux, au fond des âges.

Si elle te rencontre, c'est une autre femme en elle que tu entends appeler. Jamais tu ne la connais.

 

 

Szerelem, szerelem...

Le Danube

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LE VENT S'EST LEVE

Publié le par Mireille Disdero

 


Le vent s'est levé depuis les sables anciens.
Chaque mot emporte un brin de moi et m'efface, me perd dans le vent, aux voiles de mes bras. Je vole dans l'air de la vie qui étreint, étouffe les naissances et la voix.

Chaque jour vient chargé de nouvelles traces sur les visages, multiplie les cernes du temps.
Je ne suis qu'une attente sans quai, sans fin, un avion de papier couleur sans piste qui cherche un phare au Sahara.

Les grains ont  soulevé les âges. Ils emplissent nos couleurs, les yeux et mon ventre. Foule éparpillée par les anges et les hommes, la terre que je suis n'a pas de lieu pour moi. Je garde en mémoire, odeur de la poussière, les joies.

Enveloppée dans les mots d'une langue qui me nie, je vole vers le labyrinthe où j'ai laissé glisser le ciel, l'air et le soleil.

Chaque seconde parle, ouvre la vie au couteau pour la vider. Je m'envole, écris dans la tempête de sable et bois le vent, les grains pour ne pas m'éteindre, vidée aussi.

Lorsque  manquera l'encre, au bout du jour qui enveloppe ma gorge, la nuit m’aimera et s'offrira. Si belle ma noire, en elle et par elle je persisterai, au-delà du vivre.

Une écharpe sur mon visage pour oublier le froid, je continuerai à l’encre de la lune, seule dans le noir.

 

 

Mireille Disdero - In Nuange, Ed. Alba 2003

 

 

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POESIE : CONCOURS 2007

Publié le par Mireille Disdero

 

Rencontres  Européennes-Europoésie,  joel.f.conte@wanadoo.fr

 Association Terpsichore, poésie.terpsichore@wanadoo.fr nous informent :

 

 

 
Concours  Poésie

 

2007

 

 
Date limite d’envoi : 30 Mars 2007
Remise des prix :  Mai 2007 à Paris
Récompenses : diplômes, coupes, médailles, livres, publication des poèmes.

 
Conditions de participation :
4 sections :

  

1. Poésie classique ou néoclassique  

2. Poésie libre

3. Poème court et haïku (1 ou 2 par page)

4. Prose (une page).

 

Prix Europoésie  Thème « Rencontre »

Prix Terpsichore Thème : « Libre »

Un Prix de la Francophonie et des diplômes seront accordés à des poètes francophones de nationalité non française.

 

Publication d’une anthologie 

Pour les enfants / jeunes, participation gratuite

(3 catégories Primaire, Collège, Lycée) thème : « Libre »

Contactez Joël Conte joel.f.conte@wanadoo.fr  pour en savoir plus sur les conditions de participation.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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DECROISSANCE, DE DANIEL BROCHARD

Publié le par Mireille Disdero

Décroissance

 

medium_PROMO00007_1_0721163216.jpgL'ignorance est un des pires fléaux. A chaque instant, je me demande ce que je ne sais pas. Avoir bonne conscience, c’est déjà se condamner aux yeux du Bien. Que faire sinon être révolté ? « On est tous responsables de notre planète » clame Yann Arthus-Bertrand (...)

Pour lire cet article du 26 juillet 06 de Daniel BROCHARD dans sa totalité, rendez-vous à cette adresse :

http://motamaux.hautetfort.com/

L'auteur de l'article écrit aussi :

"Il vaut mieux me donner de quoi me taire plutôt que de me voir entrer dans des débats d’idées qui amèneraient le système économique entier à la catastrophe. "

Bien au contraire, loin de moi l'idée de lui donner de quoi se taire.  

Publié dans ARTICLES

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PAROLE DE SABLE

Publié le par Mireille Disdero

DE ROGER GONNET

 

 

Vers une

Lumière ménagère, vive et bien pressée,

Courant les lieux mutants,

nous étendrons les bras.

Nous referons des espaces de clarté et des marchés de mots

qui parleront du soleil, de la couleur de l'eau.

Parole de sous-bois,

de pierre sous l'eau vive,

il n'y aura que la lumière pour révéler.

Roger Gonnet, Parole de Sable

Editions Alba

 

 

 

 


Publié dans POETES, ECRIVAINS...

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LES RUINES DE L'INDIFFERENCE

Publié le par Mireille Disdero

 

 

Les âmes proches devraient habiter le même soleil
Elles bâtiraient du jour avec la nuit
L'intuition des rendez-vous de vie

                           Les ruines de l'indifférence


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EN MEDITERRANEE

Publié le par Mireille Disdero

 


Il y aurait, il y aurait
l'effondrement d'un escalier
dans la maison des laves
et le viol des couleurs
sur des frissons lavandes
en Méditerranée

On dirait, on dirait
ce n'est qu'un été à brûler ou à prendre
l'esprit du soufre à tirer de la cendre

Tu descendrais, tu descendrais
les marches en feu
dans la maison des laves
et ta peau déshabillée
sur des regrets s’y lave
en Méditerranée

A la fin, à la fin
tu tremblerais ta nuit en friche
ses éclats coupants d'amour
en Méditerranée

Il y aurait, il y aurait
pour te cerner le ventre de la terre
sa foule humide et fraîche

          Lente douleur la mer te prendrait

 

In Nuange, ed. Alba 2003 (collection de Sables)
 

Plage de Port Saint-Louis du Rhône

 

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