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MESSAGE PERSONNEL

Publié le par Mireille Disdero

Depuis six ans j'habite à Bangkok, en Thaïlande, et je voyage à travers l'Asie.

Bientôt, je partirai. Le moment sera venu. Il me reste quelques jours encore... jusqu'au premier mars prochain. Après, je m'envolerai pour l'Europe. Amsterdam puis Marseille.

J'ai respiré, mangé, bu, écrit, aimé la Thaïlande. Ca ne cessera pas avec mon départ.

Mireille D. 

MESSAGE PERSONNEL

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"ORIENT EXTRÊME" : SORTIE EN LIBRAIRIE LE 21 FÉVRIER... TRÈS BIENTÔT !

Publié le par Mireille Disdero

Mon prochain livre est prêt, il va sortir !

Un petit avant-goût ?

Mon éditeur propose la lecture de quelques pages sur Calaméo.

Orient extrême, recueil de nouvelles à partir de 13 ans, collection Rester vivant, éditions Le Muscadier (21 février 2017)

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LILI-SUZON, THÉÂTRE, A MARSEILLE

Publié le par Mireille Disdero

Le jeudi 16 février à 18 heures

LILI- SUZON 

un spectacle de théâtre des 1001 Portes, joué au Non Lieu à Marseille (67 rue de la Palud).

Texte et mise en scène, Danièle Vioux.

Nous offrons un petit buffet après le spectacle

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VACARME, LA REVUE

Publié le par Mireille Disdero

Laurence Skivée est dans la revue Vacarme, ICI

Vacarme est une revue trimestrielle publiée sur papier et prolongée en ligne, qui mène depuis 1997 une réflexion à la croisée de l’engagement politique, de la création artistique et de la recherche. Lire 

Vacarme,  entre art et politique, entre savants et militants.

 

 
Version imprimée

Artiste protéiforme, Laurence Skivée vit et travaille à Bruxelles. Elle expose régulièrement depuis 1995. http://www.laurenceskivee.be.

Publiée dans Vacarme 78, , pp. 102-103.

Publié dans AUTEURS ILLUSTRATEURS

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TERRE ET AVENIR LE FESTIVAL 2017

Publié le par Mireille Disdero

Ciné-festival environnemental et humaniste !

Ciné-festival environnemental et humaniste !

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CENDRARS, "TROUÉES"

Publié le par Mireille Disdero

Trouées

Echappées sur la mer
Chutes d'eau
Arbres chevelus moussus
Lourdes feuilles caoutchoutées luisantes
Un vernis de soleil
Une chaleur bien astiquée
Reluisance
Je n'écoute plus la conversation animée de mes amis qui se partagent les nouvelles que j'ai apportées de Paris 
Des deux côtés du train toute proche ou alors de l'autre côté de la vallée lointaine
La forêt est là et me regarde et m'inquiète et m'attire comme le masque d'une momie
Je regarde
Pas l'ombre d'un oeil

B. Cendrars

Publié dans POETES

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TU VIVRAS MON FILS - PIN YATHAY - TEMOIGNAGE (CAMBODGE)

Publié le par Mireille Disdero

... Soudain, alors que je descendais une pente dans ce paysage vallonné, j'entendis un bruit, un lointain ronronnement mécanique. Plus j'allais bas, plus le son diminuait. Quand je montais de nouveau, il reprenait. Plus haut je grimpais, plus il était distinct. Il semblait venir de l'ouest, droit devant. Je me demandais si l'épuisement me provoquait des hallucinations. Non : le vrombissement distant, persistant et étouffé était bien réel.

Tout à coup je débouchai des arbres, au bord du plateau. En face, se déployait un spectacle magnifique, spectacle dont j'avais tant rêvé, que j'avais tellement désespéré de voir un jour. Plus de mille mètres plus bas, au pied d'une chaîne montagneuse, au-delà de la forêt, s'étirait une autoroute où la circulation grondait, des maisons de poupées éparpillées au milieu des champs et, au loin, la mer.

La Thaïlande.

... Je gagnais le bas-côté à quatre pattes et, toujours à genoux, je vis une voiture passer. Un camion fila dans la direction opposée.

Je roulais sur moi-même et restai étendu sur le dos, trop exténué pour bouger, la tête tournée vers l'autoroute, contemplant le spectacle féerique de la circulation : motos, taxis, voitures, camions. Je me sentais renaître, aussi heureux que si j'étais arrivé au paradis.

Nous étions le 22 juin 1977 et j'étais libre, enfin.

Extrait de Tu vivras, mon fils, Pin Yathay (Editions de L'Archipel 2000)

Dans ce récit, l'auteur témoigne du génocide cambodgien par les Khmers rouges avec leur "révolution" meurtrière. En quelques années seulement, près d'un tiers des Cambodgiens meurent sous le régime de Pol Pot... 

L'auteur remercie les pays comme la Thaïlande qui ont accepté d'accueillir les réfugiés cambodgiens.

TU VIVRAS MON FILS - PIN YATHAY - TEMOIGNAGE (CAMBODGE)

Publié dans LECTURES

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LA BOITE A LIRE : INAUGURATION A SALON-DE-PROVENCE

Publié le par Mireille Disdero

LA BOITE A LIRE : INAUGURATION A SALON-DE-PROVENCE

Rendez-vous le mardi 21 mars à 18 heures !

35, rue du Moulin d'Isnard, Salon-de-Provence

Ma Bibliothèque Bleue nous informe ;

LA BOÎTE À LIRE

A l’origine, ce sont des little free library, ou bookboxes. En français, on les appelle boîtes à livres ou à lire, bibliothèques de rue.
Ce sont des petites étagères, d’anciennes cabines téléphoniques …
Ces viviers de lecture sont de plus en plus nombreux dans les rues, en France et dans le monde.
Une démarche gratuite qui prend de l’ampleur.
Une idée originale pour mettre la culture à la portée de tous.

DÉPOSEZ  PRENEZ  LISEZ

Article A LIRE ICI

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VOYAGE EN ASIE DU SUD-EST - EDITIONS LE MUSCADIER 2017

Publié le par Mireille Disdero

Parution, février 2017

Parution, février 2017

Les éditions du Muscadier parlent d'un article de La Provence du 8 janvier 2017, A LIRE ICI sur le site.

 

Publié dans ARTICLES

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ANTHOLOGIE LESSIVES ÉTENDUES - ROSELYNE SIBILLE

Publié le par Mireille Disdero

Anthologie Lessives étendues

La lessive, une action banale, partagée partout dans le monde (au fait comment font les peuples arctiques ?)

Les lessives étendues, toujours différentes, modulent à l’infini un quotidien commun aux humains. Les observer éveille notre regard amusé et révèle le labeur des femmes d’autrefois, le soin du linge et la nécessité des gestes utiles.

(Textes et poèmes de 38 auteurs, rassemblés par Roselyne Sibille et publiés ici à peu près dans leur ordre d’arrivée)

(Photos de Constance Hesse-Asplanato et Roselyne Sibille)

« Le linge au vent -et aussi son souvenir- provisoires pétales, enchante nos jours singuliers et collectifs, d’une manière étonnante, un peu « magique », mais sans magie, juste avec nos forces humaines. » 
Françoise Delorme

Extraits de cette anthologie :

aujourd’hui grand vent
on entend claquer le linge

on pense rien d’autre
juste aux draps qui s’emmêlent

une chaussette est tombée

*

c’est une caresse 
ce tant de soleil
sur nos visages
les tomates
la lessive

en une heure
tout est sec
et le linge 
et la terre 
et les larmes

*

un moment cela tremble
vite dans la serviette de bain
il ne reste qu’un brin de vent
la tempête a survolé le ciel

le linge n’est pas mouillé

Cécile Guivarch

Les draps séchés
au soleil d’automne
détiennent les rires 
des enfants qui se sont jetés
dans l’écran blanc 
dont on dépliera
les pans de clarté.

Aucune lessive
n’efface leurs visages
que le temps a essorés.

A grand bruit,
le rouleau de l’énigme
dévide les chemins empruntés.

Danièle Corre
Extrait de La parole s’étonne (Editions Aspect)

Tissus de peau

À l’origine, on marche sur un fil tendu entre nos paysages. D’abord tout ruisselle, la source, les couleurs, le linge qui sèche sur l’herbe. C’est la fête, l’odeur des lavandes est entêtante. Mais avec le temps, les draps qui nous ont couverts et enlacés ensemble cessent de danser dans le vent, en séchant.

Et la mémoire de nos corps dans les tissus, la trace et les couleurs de notre peau, l’odeur propre du bloc de savon, l’été, au lavoir, tout s’échappe là où plus personne n’a accès. Tout est lessivé. Alors nous glissons. Et s’épuise notre jeunesse de soie froissée par les machines.

Lourd, hagard, empesé ou amidonné, chacun se détache du fil. Rien ne nous retient plus. Et tout autour, des tissus de souvenirs discutent avec le vent, avant de se laisser emporter par un soir de mistral qui donne des ailes à la mort des amants.

Mireille Disdero

Drap de lin dans le vent

Drap de lin dans le vent comme une respiration du ciel. 
J’aime le contact de la toile entre mes mains, à la fois rêche et lustrée par le passage du temps. Combien de corps rompus par le labeur se sont abandonnés à sa fraîcheur ? Combien de soupirs de détente, de plaisir, a-t-elle recueilli ? Combien d’endormissements a-t-elle abrité ? Combien d’enfants a-t-elle protégé du loup ? Combien de cœurs brisés y ont cherché refuge ? Combien d’amants s’y sont enlacés, déchirés, réconciliés, endormis l’un dans l’autre, éveillés d’un sourire ou d’un effleurement ? 
Manipulant l’étoffe je découvre, délicatement brodé sur le pourtour du drap un mince liseré, foncé peut-être à l’époque, presque effacé aujourd’hui. Remonté de mémoire comme une patience muette il rehausse, inlassable, l’éclat opalescent du tissu ondulant. Et j’affectionne cette idée qu’il y a bien longtemps, des mains aimantes et attentionnées se sont appliquées à broder le tissu comme on borde un enfant.

Isabelle Alentour

 

Tous les draps des lits 
Passés à la machine
Le même jour
Séchés puis remis le soir même
Pour s’endormir au jardin
Sur un oreiller de plumes d’oiseaux

*

Aux abords du petit village
De pêcheurs à l’étang
Des fils à linge sur le quai
Parallèles aux bateaux
Les draps sèchent au-dessus de l’eau
Le vent claque dans les plis de la nuit
Les cordages et les mâts 
Prolongent les étendoirs

Amandine Marembert
Extraits de Les gestes du linge, accompagnés de dessins de Valérie Linder (Edition Esperluète)

Merci à Roselyne Sibille pour cette belle anthologie

Publié dans POETES

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