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LA MAISON DE LA POESIE... A LA RUE !

Publié le par Mireille Disdero

 

Un article de Livres Hebdo (extrait)

 

"La Maison de poésie-fondation Emile Blémont a été condamnée le 10 février par la cour d’appel de Paris à quitter ses locaux historiques, rue Ballu (Paris, 11e). Les 150 m2 qu’elle occupe doivent revenir à la SACD, propriétaire des lieux depuis presque 80 ans.

 (...)

 


La Maison de poésie-fondation Emile Blémont est donc à la recherche de nouveaux locaux, de 150 à 200 m2. Seule difficulté, elle ne peut assumer de loyer, n’ayant aucune recette ni aide. Les démarches entreprises auprès des institutions, le ministère de la Culture et le CNL notamment, n’ont rien donné pour le moment. A terme, si aucune solution de relogement ne se dégage, son existence est menacée.

Reconnue d’utilité publique, la Maison de poésie-fondation Emile Blémont accueille notamment une bibliothèque de 30 000 ouvrages, lettres ou manuscrits. Tout en s’efforçant, depuis sa création en 1928, de conserver l’atmosphère de l’hôtel particulier de son fondateur, Emile Brémont, elle organise des matinées littéraires deux fois par mois. Faute de moyens financiers, elle a cessé depuis 2009 ses activités d’édition, mais a conservé la publication de sa revue, Le Coin de la table."

 

Livres Hebdo, 23 février 2011

 

 

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LIRE ENSEMBLE 2011 !

Publié le par Mireille Disdero

 

 

Sur le territoire d'Agglopole Provence, les Résidences d'auteurs du 10 Février au 15 Avril 2011, ça commence ! Et j'y participe.

Lire Ensemble aura lieu cette année du 1er au 16 avril sur le thème « Bleu(s)».


Avant et pendant cette quinzaine festive, Agglopole Provence et les bibliothécaires des communes ont invité trois auteurs et un illustrateur en résidence : Mireille Disdero, Jean-Luc Luciani, Marcus Malte, et Nico.
Dès le 10 février, les trois auteurs et l'illustrateur proposeront aux petits et aux grands des ateliers d'écriture sur le thème du Bleu.


En ce qui me concerne, je vais animer des ateliers de poésie par SMS destinés aux adolescents (collégiens), les 17 et 18 février à Mallemort (cette semaine) et le 24 mars à Eyguières (juste après mon voyage à Leipzig pour le Prix des Lycéens Allemands 2011).

 

Pour en savoir plus, je vous invite à lire la suite  ICI

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AKI KAURISMÄKI

Publié le par Mireille Disdero

 

 

Télérama, Un cinéaste au fond des yeux : Aki Kaurismäki

  
entretien
  


Aki Olavi Kaurismäki est né le 4 avril 1957 à Orimattila, en Finlande. Avec son frère Mika, il est l'un des rares cinéastes à être connu au-delà des frontières de son pays. Minimalistes et pince-sans-rire, ses films ont pour héros des hommes et des femmes de peu, mus par l'énergie du désespoir. Kaurismäki obtient une reconnaissance internationale avec le loufoque et musical Leningrad Cowboys go America (1989) et la très noire Fille aux allumettes (1990). En 2002, L'Homme sans passé a reçu le Grand Prix et le Prix d'interprétation féminine au Festival de Cannes. Son dernier film, Le Havre, avec Jean-Pierre Léaud, Kati Outinen et Jean-Pierre Darroussin, doit sortir au printemps.

 

Télérama

 

 

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LECTURES EN JEUNESSE

Publié le par Mireille Disdero

 

 

J'ai lu beaucoup de livres qui ne m'ont pas vraiment donné envie d'en parler, ces derniers jours. J'ai pourtant remarqué ceux-ci...

 

 

  http://www.editions-sarbacane.com/images/couv%20maux%20du%20coeur.jpg

 

Les maux du coeur (roman)

Axl Cendres

Sarbacane 2011

 

Tout commence avec une boulette de Shit que la mère du jeune narrateur trouve dans sa poche ; mais là n'est pas le problème, même si sa mère, qui l'élève seule, s'inquiète pour un tas de choses, à commencer par la drogue. Un jour, arrive dans la classe de l'adolescent une jeune fille dont il tombe amoureux. Ils se rapprochent et sortent ensemble mais bientôt, elle va déménager. Que restera-t-il de leur histoire d'amour ?

Ce court roman sur les affres de l'adolescence et sur la première expérience de chagrin amoureux est écrit dans un flux syntaxique tendu, caractéristique d'un style moderne, dense et efficace. Il s'adapte aux lecteurs qui ont du mal à lire de trop longs romans. Cependant, sa brièveté l'empêche de prendre de l'ampleur. Il manque un peu de souffle. A partir de 13 ans.

 

 

 

 

 

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La mort j'adore ! Saison 3 (roman)

Alexis Brocas

Sarbacane 2010

 

 

L'aventure continue pour Clem l'étudiante infernale et sa Goule Elo, à Los Angeles. Clem suit les cours de Saustre, un archidémon réputé qui lui permet de voyager dans les temps anciens et dans le futur. Elle se rend compte alors qu'il faut qu'elle sauve le monde sinon, l'enfer n'aura plus aucune âme damnée à récupérer.

Ce style agréable et truffé de références littéraires telles que l'Enfer de Dante, Nietzsche et sa volonté de puissance, n'empêche pas l'auteur de friser les clichés et de plonger dedans tout en les dénonçant. Ce roman aborde aussi la création littéraire, une réflexion sur l'écriture, ce qui lui donne un parfum de parodie. Cependant, on s'y ennuie, c'est long et l'ensemble manque de cohésion interne. Pas de coup de coeur, donc...(Cette suite peut se lire sans connaître les deux premiers)

 

 

 

 

http://www.ombres-blanches.fr/Visuels/358/9782355041358_1_75.jpg

 

Tibois fait son musée (album)

Ashild Kanstad Johnsen

Rue du monde 2010

 

Tibois habite dans la forêt. Pendant sa grande promenade, il rapporte toutes sortes d'objets hétéroclites, à la fois étonnants, merveilleux ou anodins. Il en remplit ses étagères mais ce n'est pas suffisant. Il appelle alors sa grand-mère à la rescousse. Elle lui conseille de créer un musée. Voilà notre collectionneur méticuleux qui répertorie, classe, étiquète, photographie, réalise le catalogue général du musée » !

Ce grand album atypique pourrait presque servir d'initiation aux enfants qui, plus tard, veulent devenir conservateurs de musée. Le texte est simple, clair et agréable. L'histoire sous-jacente veut nous persuader qu'un enfant peut s'occuper, même sans nouvelles technologies, avec de la suite dans les idées et une passion. A partir de 6 ans.

 

 

 

 

http://www.ombres-blanches.fr/Visuels/330/9782878335330_1_75.jpg

 

Le chat aux yeux bleus (album)

Egon Mathiesen

Circonflexe 2010 (première édition en 1949)

 

Chaton aux yeux bleus part à la recherche du pays aux nombreuses souris. En chemin, il rencontre un poisson qui, découvrant ses yeux bleus, donne un coup de queue dans l’eau pour le tremper. Chaton alors reprend son chemin. En route il rencontre d’autres personnages. Mais aucun ne veut l’aider, à cause de ses yeux bleus. Trouvera-t-il le fameux pays des nombreuses souris ?

Cet album sur le thème de la différence nous permet de découvrir un personnage qui a bercé l’enfance de jeunes Danois dans les années 50. En effet, la première publication du Chat aux yeux bleus date de 1949. Le récit est simple, dépouillé, de même que les illustrations. Peu de couleurs, sept chapitres et une couverture solide… Enfin, le message du récit est clair : si on est différent, il ne faut pas se décourager, au contraire. Il faut prouver aux autres qu’ils se trompent en nous mettant à l’écart. A partir de 6 ans.

Publié dans NOTES DE LECTURE

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BOOMERANG de ÎLE ENIGER

Publié le par Mireille Disdero

 

Les Éditions Chemins de Plume sont heureuses de vous annoncer la sortie en librairie (disponible également chez l'éditeur) de :

 

BOOMERANG de ILE  ENIGER

Conte initiatique, dialogues entre un enfant et sa Gran-Ma

 

14 x 14 cm - 50 pages - Prix 10 Euros (+ 1,40 Euros frais de port)

 

4ème de couverture :

Grand-Ma dit : - La bonté petit, c’est la terre qui te porte sans jamais se plaindre de la blessure de tes pas.

 

Encore une fois l'écriture concise de Ile Eniger cible juste et mène le lecteur au coeur de l'émotion.

 

 

Editions Chemin de plume

 

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ANDREE CHEDID

Publié le par Mireille Disdero

 

 

"Je porte sur ce que j'ai écrit un regard assez lointain, comme si, ce faisant, l'oeuvre se détache au fur et à mesure. Je dirais presque qu'elle ne me concerne plus. D'ailleurs, le mot ''oeuvre" me paraît excessif. C'est aux autres - plus tard - de juger de l'opportunité de ce vaste mot. 


Je garderais les poèmes. La poésie me paraît l'essentiel, la véritable perspective de ce que je veux exprimer. Parmi les romans, je choisirais L'autre, parce que le livre se métamorphose en cours de route à travers différentes formes d'expression: théâtre, scénario, poème..., tout en maintenant une trame simple, dramatique, linéaire. 


Je ne me relis presque jamais. Cela me donnerait l'impression de piétiner. Non que je renie ces livres, mais parce qu'il me faut poursuivre. Jusqu'à quand? Jusqu'où? Là est la question... Tant que le chemin reste visible..." 

 

Andrée Chédid

Publié dans POETES, ECRIVAINS...

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MATAMORE

Publié le par Mireille Disdero

 

 

 

Et parfois il arrive ceci : c’est l’hiver et il fait nuit, du fin fond de l’est, des hurlements de loups des Abruzzes dévalent névés et glaciers et viennent heurter les façades recluses du bourg.

 

 

Personne, ici, n’a jamais rien entendu, mais tout le monde y croit comme en une sombre expiation.

 

Et le patron du seul hôtel ouvert, dans cette nuit d’hiver, sort sur la place aux platanes effeuillés. Il fume son clope alors que sa femme portugaise finit le service du dîner. Tirant sur sa cigarette, il relâche dans l’air glacé une fumée faraude :

-       Je suis arrivé ici dans les années 60-70. En stop. Sans un. J’ai tout fait, j’ai même balayé leur putain de place. Je les connais tous, ces salopards.

Comme pour ne rien oublier, il tire encore un taf :

-       Plus de 10 hôtels, autant de campings, 100.000 pékins par jour en été. Certains hôtels n’ouvrent que trois mois par an, ceux des fils de ces enfants de salauds.

La braise, encore, qui rougit :

-       Ça a commencé avec la construction du barrage. Des milliers d’ouvriers, des pensions, et même un bordel tenu par les familles d’ici. Oui, maire, élus… durant des années. Puis le tourisme, les gorges, le parc, le temps qui passe, les caisses qui se remplissent, les tempes grises.

 

Cet homme, ici depuis plus de 40 ans, dans ce qui n’est toujours pas sa ville, insiste :

-       Et ils viennent te faire la morale, collets montés, Rotary Club, 3 ou 4 mois à l’année. Que c’est leur ville pour l’éternité !

 

Alors, il arrive ceci : c’est l’hiver et il fait nuit ; là-bas, très loin, les grands loups des Abruzzes, dressant l’oreille, écoutent les hurlements d’un vieux mâle solitaire toujours prêt à en découdre.

 

Hervé Grillot

 

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Publié dans POETES, ECRIVAINS...

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ON EST...

Publié le par Mireille Disdero

 

 

On est de son enfance comme on est d'un pays.

Antoine de Saint-Exupéry

 

 


 

Publié dans PAROLES, CITATIONS

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LE DIVAN - JEAN-MARIE LAMBLARD

Publié le par Mireille Disdero



Goethe publia en 1819 son recueil « Le Divan Occidental-Oriental » ; il choisit de lui donner ce nom en référence à la poésie classique Perse. Dans la civilisation iranienne divan signifiait « recueil de poésies ». Plus largement, dans le monde musulman, le mot indique un lieu de rencontre.

Divan (dîwân) est venu des Turcs ottomans jusque dans nos salons. Ce mot désigne aujourd’hui un canapé bas où l’on aime fainéanter. Dans l’ancienne Provence —qui se souvenait d’avoir chevauché jusqu’en Orient—, les gens aisés ménageaient dans leurs demeures une sorte d’alcôve (alcôve, de l’arabe al-qubba, koubba, coupole), un enfoncement garni de tentures et coussins qui portait le nom de radassié : lieu où l’on se prélasse, où l’on se vautre. À Marseille, on connaît certaines rues chaudes où logeraient toujours de prétendues radasses. 

Revenons à la poésie, à l’origine du vocable il y a le « Divan d’Abu Nuwas » 8e siècle, recueil du plus grand poète arabe ; vivant à Bagdad il célébrait l’amour et le vin.

Immensément célèbre dans tout l’Iran, le « Divan d’Hafiz », écrit au 14e siècle, composé de ghazels, langage de l’Invisible, est présent sur les lèvres des amoureux et des passants à la moindre occasion. Hafiz est surnommé le Rossignol de Chiraz. Son tombeau est l’objet d’un va-et-vient permanent ; l’ouvrier qui se rend à son chantier, le couple de jeunes mariés, le soldat en permission, la ménagère, tous font un détour par le jardin où s’élève la tombe du poète. Ce matin-là, nous étions stupéfaits, mes amis et moi, de voir ainsi les gens du peuple, dans leurs occupations habituelles, effeuiller une rose ou poser la main sur le marbre. Ce culte du poète est ce qui nous reste de plus fort de notre voyage en Iran. Veillons à ce que les forces du mal ne détruisent pas sous leurs bombes le jardin des roses de Chiraz où repose Hafiz.

Le marin ne savait pas lire, mais il avait de l’oreille ; des premiers califes aux derniers Omeyyades de Cordoue, les flots de la Méditerranée transportèrent l’art du ghazel amoureux jusqu’aux oreilles des premiers troubadours occitans. Dans les cours franques, des chevaliers découvrirent alors que l’on pouvait chanter un amour autre que divin.

Ce thème, parmi d’autres, est abordé dans cet « Essai métissé » Rhapsodie méditerranéenne*, que l’on vous invite à découvrir bientôt.

À Paris, une librairie porte ce nom Le Divan. Ce sera donc au Divan que pour la troisième fois nous présenterons aux lecteurs un livre nouveau. Merci à toute l’équipe, et bienvenu à vous.

Nous serions heureux de prendre avec vous le verre de l’amitié, et de lire quelques pages au cours de cette rencontre : 
Mardi 1er février 2011, à 18 heures
A l’occasion de la parution de « Rhapsodie méditerranéenne », de Jean-Marie Lamblard, aux Nouvelles Editions Loubatières,  Librairie Le Divan, 203 rue de la Convention, 75015 Paris. Métro Convention.
Tel : 01 53 68 90 68.   LE SITE

 

Publié dans POETES, ECRIVAINS...

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LIRE ENSEMBLE 2011

Publié le par Mireille Disdero

 

 

Lire Ensemble 2011 - C'est Parti !

La Fête Intercommunale du Livre aura lieu pour sa sixième édition du 1er au 16 avril 2011. Son thème : "Bleu"
La manifestation a pour objectif d'encourager la pratique de la lecture, la fréquentation des bibliothèques mais aussi l'écriture.

Trois auteurs en résidence vont proposer des ateliers d'écriture et des rencontres, lors de Lire Ensemble : Marcus Malte, Jean-Luc Luciani et moi, Mireille Disdero.

Pour en savoir plus



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