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ÎLE ENIGER - RIEN NE S'ECRIT

Publié le par Mireille Disdero



Vraiment, un très beau texte, d'Île Eniger. Voyez par vous-même...

Rien ne s'écrit


Mon amour, entre silence et feu. Et les mots ajustés en misère mutique. Pour dire. Rien d'autre que ce souffle posé contre la porte par le vent. Lettre portée d'ici par l'oeil du soir penché plus bas. Lumière de fenêtre. Là-bas. Quelque chose qui éclaire. Un carreau traversé par les flammes. Pas de bruit. Que les cercles d'aubiers mouillés. Lente maturation. Que la forêt si grande qu'elle brûle. Rien ne s'écrit. Que cet amour qui ne s'écrit pas. Rouge, qu'on voit de loin.

Ile Eniger - Un cahier ordinaire


Sur son site

Publié dans POETES, ECRIVAINS...

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POESIE... MACHADO

Publié le par Mireille Disdero



Savoir attendre


Il faut savoir attendre,

attends le flux de la marée,

- comme une barque sur le rivage -

sans que le départ t'inquiète.

Quiconque attend

sait que la victoire est à lui

car la vie est longue et l'art est un jouet.

Et si la vie est courte

et si la mer n'arrive à ta galère

attends sans partir et espère toujours,

car l'art est long et, d'ailleurs,

c'est sans importance.

.
Antonio Machado

Publié dans POETES, ECRIVAINS...

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2000 ANS ET DES POUSSIERES... DE CRISE !

Publié le par Mireille Disdero



"Le budget devrait être équilibré, les finances publiques devraient être comblées, la dette publique devrait être réduite, l'arrogance de l'administration devrait être abolie et contrôlée et l'aide aux pays étrangers devrait être diminuée de peur que Rome ne tombe en faillite.
Les gens doivent encore apprendre à travailler, au lieu de vivre sur l'aide publique."

Cicéron, 55 avant Jésus Christ

Oui, vous avez bien lu, ça dure... depuis 2064 ans. Et toujours le même genre de "civilisation" qui a du mal à passer à autre chose, à évoluer.

Merci à Annie R. (Bibliothécaire) qui, avec humour, m'a transmis cette phrase.

Publié dans PAROLES, CITATIONS

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DERNIERES LECTURES JEUNESSE

Publié le par Mireille Disdero


Parmi mes dernières lectures jeunesse remarquées...
Je les destine à La Marmite à Lire, un comité de lecture jeunesse de Bibliothécaires et de libraires passionnés par la lecture et le livre.
Allez faire un tour sur le site, si vous ne connaissez pas encore, ça vaut le détour. Les analyses ou notes de lecture, dans l'ensemble, y sont assez courtes et denses... tout le contraire de diluées !




Miroir

Suzy Lee

Rouergue 2009

 

Une petite fille est recroquevillée sur elle-même quand, tout à coup, elle aperçoit son image, en miroir. Elle a d'abord peur puis elle est intriguée, s'amuse, fait des grimaces à son reflet, s'approche, danse puis ne fait qu'un avec son double et disparaît, l'espace d'un instant, celui d'une double page blanche. Quand elle et son reflet réapparaissent, étrangement ils ne sont plus en miroir mais, très semblables, à la façon de deux jumelles qui agissent différemment, s'observant jusqu'à ce que le miroir se brise. Alors revient la solitude et l'image du départ, une petite fille seule, recroquevillée sur elle-même.

Cet étrange et subtil album au format allongé, aux traits de fusain déclinés en deux teintes seulement, nous fait réfléchir, à la fois dans notre tête et comme un miroir, en développant les thèmes du double, de la gémellité et de la fusion recherchée parfois par l'enfant unique et bien sûr, il traite de la solitude. Sobre et superbe, dans le traitement du sens comme dans celui des illustrations et de l'enchaînement des scènes, cet album plaira et intriguera de jeunes lecteurs dès 5/6 ans.

 

 

 

Grand Couturier Raphaël

Germano

La joie de lire 2009

 

Une femme est attirée par un sac dans une vitrine. Elle pénètre alors dans le magasin « Grand Couturier Raphaël » où une vendeuse lui propose des centaines de robes pour aller avec, ainsi que des accessoires à n'en plus finir. Se sentant envahie par la vendeuse aux bras tentaculaires, la femme sort du magasin sans rien acheter.

Dans une atmosphère à la Jacques Tati, ce grand album sur le thème de la mode nous guide vers une critique de la société de consommation où les clients femmes sont particulièrement visées. Avec un regard décalé sur l'apparence et le commerce de la mode, cet album ne manque pas d'humour. Les illustrations sont réussies et l'ensemble adapté aux jeunes lecteurs à partir de 9 ans.

 

 

 



La plus belle fille du monde

Agnès Desarthe

EDL 2009, Médium

 

 

Sandra, l’héroïne de ce récit, affirme qu’elle ne l’est pas car elle écrit un roman (enfin, elle essaie) dont le personnage principal est Liouba Gogol, une jeune fille parfaite, qui plus est, la plus belle du monde. D’ailleurs l’arrivée de Liouba dans leur classe de seconde, chamboule tout dans la vie de Sandra et de ses quatre amis d’enfance.

Ce roman enlevé est constellé de pépites, surtout au début. L’auteur fait preuve d’humour et n’hésite pas à montrer les défauts de son anti-héroïne. Sur le thème de l’adolescence, de l’amitié, de l’être et du paraître mais aussi sur la création littéraire, voilà un agréable moment de lecture qui se lit sans effort. A partir de 13 ans.

 

 

Tristan et Iseult - Béatrice Fontanel et Aurélia Fronty

Gautier-Languereau 2009

 

Tristan, adroit aux armes et bon musicien, fut reçu à 15 ans à la cour de son oncle le roi Marc. Là, le jeune homme montra son courage en tuant le terrible Morholt. Mais il fut blessé et seule la fille du roi d’Irlande, Iseult, pouvait par ses soins le guérir. Ce qu’elle fit. Le roi Marc par la suite, décida d’épouser la jeune fille mais pendant le voyage, assoiffés par un temps très lourd, Tristan et Iseult burent sans le savoir l’eau de la fiole contenant un philtre d’amour. Leur destin, tragique, était scellé. Ils allaient s’aimer… et mourir.

Avec des scènes adroitement naïves ou décorées dans des dominantes de vert, bleu profond et rouge, l’illustratrice reproduit certaines enluminures médiévales et enrichit le texte de lettrines assorties. Le récit, au temps du passé lui aussi, reprend le mythe en usant d’un style à la fois beau, soutenu et accessible aux enfants. Le point fort de cette légende est son universalité qui lui permet de traverser les époques et d’être adaptée à la nôtre, aujourd’hui. A partir de 9 ans.

 

Quels bavards ces animaux

Frédéric Chéhu

Milan jeunesse 2009

 

Avec une soixantaine de pages, cet excellent documentaire nous propose de nous pencher sur la communication animale. Cinq grandes parties y sont présentées avec un sommaire détaillé, un index et un riche choix de photographies. Message en couleur ou odorant, messages codés porteurs d’émotions… Les animaux savent s’exprimer. Pour cela, ils utilisent tous leurs sens. Clair, aéré, non dénué d’humour, cet ouvrage attrayant répertorie toutes les formes de communication chez les animaux. A conseiller, dès 8/9 ans.

 

 

A nous, le canapé !

Gérard Moncomble

Hatier poche 2009 (premières lectures)

Thérèse Miaou et sa petite maîtresse Suzanne raffolent du canapé. Elles s'y vautrent avec délectation, l'une mangeant des cacahouètes et des biscuits et l'autre y aiguisant ses griffes. Mais un jour, les parents achètent un canapé rose tout neuf. Rien ne va plus, fini les miettes et les coups de griffes sur le bon vieux sofa...

Cette première lecture pleine d'entrain ne manque pas d'humour. Le texte est simple et les illustrations, sans être géniales, sont gaies et agréables. A conseiller dès 5 ans.

 

 

Périgord noir

Louis Sanders

Thierry Magnier 2009, collection Nouvelles

 

Six nouvelles noires se succèdent sans laisser place à la tendresse ni même à l'espoir. Le summum du pessimisme morbide est atteint avec « Je t'aime Elsa », l'histoire d'un couple qui se délite, surtout à partir du moment où la femme, Elsa, tombe gravement malade. Une nuit où elle n'arrive pas à dormir, pendant le sommeil de son mari, elle l'entend dire « Je t'aime Elsa », alors qu'elle croyait le dégouter, depuis sa maladie. Un nouvel espoir la saisit, mais elle est à bout de force et c'est en mourant qu'elle apprend que la maîtresse de son mari s'appelle aussi Elsa. Cette nouvelle est cruelle, d'autres composant le recueil sont simplement sans espoir, tristes et néfastes pour le moral. Un ensemble à ne proposer qu'à des adultes ou lecteurs avertis et surtout pas déprimés.

 

 

Silence, on irradie

Christophe Léon

Thierry Magnier 2009, collection Roman

 

Dans un village situé aux abords d'une centrale nucléaire, Sven et sa petite sœur Siloé échappent à un accident qui détruit tout car, au moment où il se produit, ils sont dans une cave pour l'un et dans une champignonnière pour l'autre, protégé du souffle de l'explosion de la centrale. Mais l'enfer ne fait que commencer car ils sont gravement irradiés et donc condamnés, surtout par les hommes et par l'armée qui survolent le désastre en hélicoptère et les repèrent tout en les abandonnant à leur sort.

Des personnages bien décrits, une situation qui rappelle l'accident de Tchernobyl et qui traite de thèmes très actuels : le nucléaire, l'énergie, la sécurité, l'environnement et la protection du vivant, les relations humaines en cas de crise grave... Mais le récit, pourtant écrit dans un style clair, prive le lecteur de tout espoir. Ça finit très mal du point de vue des faits mais aussi de la nature humaine.

 

 

 

Mon chien et moi

Keita Yamada – Chiharu Sakazaki

Autrement jeunesse

 

Marimo, que s'est-il passé ? Tu es née après moi mais tu as grandi, tu as eu des bébés et tu as vieilli avant moi, pourquoi ? Et pourquoi avant moi... ton absence. La tristesse. Il ne faut pas pleurer, j'ai été heureuse grâce à toi, « merci pour tout l'amour que tu m'as donné » c'est ce que je te dirais si je pouvais te parler.

Cet album petit format, épuré, sur fond blanc, est surprenant de douceur et de simplicité. Mais il ne faut pas s'y tromper, il parle de la mort, de la séparation et du travail de deuil à faire pour un enfant. Il recèle un message important : l'amour donné n'est jamais perdu. Un album réussi pour les enfants qui ont du mal à accepter la mort d'un animal familier. A partir de 4 ans.

 

 

 


Face aux loups

Jim et Judy Brandenbourg

National Geographic Jeunesse 2009

 

L'auteur, passionné par les loups, les observe depuis plus de 30 ans et les photographie dans leur milieu naturel, à travers la grande forêt du Minnesota, au nord des USA. S'il ne propose pas de sommaire, l'ouvrage n'en est pas moins clair et attrayant, agrémenté de photos magnifiques qui mériteraient un format de pages moins modeste. Il montre aussi des cartes localisant l'animal aux USA et dans le monde, à travers le temps et à la surface de la terre. Ce documentaire aux allures de témoignage est découpé en quatre grands chapitres : Face à face, A la rencontre du loup, La vie dans la meute, Le grand retour du loup. Il est enrichi d'annexes diverses. Si les contes, en occident, ont nui au loup en en faisant l'icône de la terreur des enfants, les mythes tels que celui de Romulus et Rémus ainsi que ceux des Amérindiens l'ont élevé au rang de guide spirituel vénéré. Cet ouvrage veut donc informer, avec pour but la réhabilitation du loup dans les consciences, également. A partir de 9 ans.

 

 

 

Un loup jamais rassasié

Caroline Guilleminot

Jalan publications 2009

 

C'est l'histoire d'un loup jamais rassasié qui mangeait, mangeait... de gros sangliers, des cochons gras, des lapins ventrus, des petits chaperons rouges. Il avalait tout ce qu'il trouvait, jusqu'au jour où il sentit une odeur délicieuse. Il s'avança jusqu'à une longue table où divers animaux discutaient joyeusement. Ces derniers l'invitèrent à se joindre à eux et lui firent goûter ce qui sentait si bon. Des fruits, des gâteaux, des légumes cuisinés. Le loup se régala et depuis ce jour, il est devenu un grand cuisinier... mais chut ! C'est un secret.

Cet album simple et sans prétention est plein de bonne humeur et parvient à transformer un loup sanguinaire en brave végétarien, ce qui n'est pas peu. Les illustrations rassurantes font plus rire que peur. A partir de 4 ans. 

 

Mireille D.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Publié dans NOTES DE LECTURE

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LES CYGNES SAUVAGES

Publié le par Mireille Disdero


 

Un conte de Hans Christian Andersen

réécrit par Claude Clément

et illustré par Florence Guiraud - Le Seuil jeunesse 2009 – 18€

 

Onze fils et leur soeur Elisa, la fille du roi, s’aimaient d’une affection profonde et vivaient heureux. A la mort de leur mère, le roi se remaria avec une femme égoïste qui transforma les garçons en cygnes et envoya leur jeune sœur en nourrice chez des paysans. Des années plus tard, retrouvant ses frères, Elisa voulut les libérer de la malédiction. Elle commença alors à tisser pour eux des tuniques d’orties, mais avec l’interdiction de prononcer une seule parole…

 

Ce conte d’Andersen est passionnant à plus d’un titre, notamment à travers l’image des femmes qu’il propose, et de leur rôle social vis-à-vis des hommes. Il met en lumière leur patience, leur persévérance… mais aussi leur égoïsme avec le personnage récurrent (à travers les contes) de la marâtre. Le texte réécrit par Claude Clément est fluide, bien rythmé, en harmonie avec les illustrations douces et pâles de Florence Guiraud. Un conte à redécouvrir, pour tous sans limite d'âge.

 

Mireille D.

Note de lecture

pour La Marmite à lire

Publié dans NOTES DE LECTURE

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SALON DU LIVRE JEUNESSE

Publié le par Mireille Disdero




Je vous donne un nouveau rendez-vous.
Je serai présente au troisième Salon du Livre de Cadenet, le dimanche 06 Décembre, de 10h à 18h, au Centre Culturel La Laiterie.
 
Cette année, le Salon fait la part belle aux Editions Jeunesse

Dix auteurs et illustrateurs accompagnés de quatre éditeurs et de deux libraires seront là pour vous accueillir tout au long de la journée. Vous pourrez retrouver, entre autres, les éditions Le Lutin Malin, Le Sablier, L'initiale, Pluie d'étoiles, Le Petit Pavé, Rouge Profond, Alba, Le Seuil, L'archange Minotaure, Fondeurs de Briques, A plus d'un titre, L'atelier du Poisson Soluble, La Maison en carton, etc.
 
Le même jour, il y a dans la ville le dixième Marché de Noël...
C'est dans le Lubéron et c'est beau. A bientôt !

Mireille D.


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16 ANS ET DES POUSSIERES : NOUVEAU RENDEZ-VOUS

Publié le par Mireille Disdero


 

 

 

 

 

 

Je vous donne rendez-vous demain, samedi 28 novembre, à partir de 18h30, au Centre Culturel du CLASSEC à Lançon, pour une nouvelle présentation de mon roman "16 ans et des poussières" (Éditions Le Seuil) sorti le 15 octobre dernier, en librairie.

 

 

Je vous raconterai comment j'ai décidé un jour d'écrire une nouvelle pour participer à un concours sur le thème « les jeunes et la violence ». Comment ? Un déclic s'est fait, une envie. A ce niveau là de l'histoire, on ne sait pas encore si l’envie sera déterminante pour la suite. Ca l'a été car j'ai remporté le premier prix du concours. On aurait pu en rester là. Mais mon côté "perfectionniste" s’est mis à me travailler. Ma tendance roman a pris le pas. Cette histoire n’était pas une nouvelle, pas seulement. Dans sa bogue se cachait… le noyau d'un roman, la graine dense d’une vie à déployer. Oui. Il fallait y aller !

 

Alors vous savez quoi ? J'ai écrit la vie de Shayna (au passage, ce prénom vient du Yiddish et signifie "beauté").

 

Elle commence avec les crocs, le mal-être qui peut assaillir les adolescents mais aussi chaque personne adulte qui, sur cette terre, a envie de se réaliser, d'avancer, de trouver un sens à sa vie. C'est la clé, trouver un sens à sa vie et Shayna est en route pour ce faire. Elle a besoin d’être guidée. Rien n'est facile. Elle et sa mère n'ont pas un kopeck, elles habitent dans une cité HLM... Là, je vous arrête : ce n'est pas un roman sur les banlieues. Il se déroule à Marseille et s’il existe des "quartiers", à Marseille, personne ne parle de banlieue... Non. On est dans un autre univers. La présence de la mer, y compris et surtout dans les quartiers les plus pauvres, change tout. 

 

C'est un livre sur l'affection, aussi, sur la "famille" humaine qu'on cherche, l’affection des gens avec lesquels on se sent protégé de la dureté du monde. L’espoir habite ce roman et lui donne son mouvement.

Et au cas où ça ne se sentirait pas à la lecture (mais ça m’étonnerait), j'aime mes personnages : Shayna, Enzo et son père, Djam, Madame Bizmuth... un chien égaré... les gens sont là, présents, y compris sur le papier. La présence, c’est quelque chose d’essentiel, vous ne trouvez pas ?

 

Belle lecture à tous et à demain. Je serai accompagnée de Pierre Canard pour les lectures et de Delphine et Jean-Christophe Incerti de la librairie La Portée des mots, pour la dédicace. Merci à eux.

 

Mireille D.

 

 

 


 

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DES MOTS POUR AGIR, CONTRE LES VIOLENCES FAITES AUX FEMMES

Publié le par Mireille Disdero



DES MOTS POUR AGIR,
CONTRE LES VIOLENCES FAITES AUX FEMMES
Sous la direction d'Eve Ensler et Mollie Doyle
Traduit de l'anglais par Samia Touhami
Editions des femmes-Antoinette Fouque, 326 p., 18 €.




Alors que viennent de se tenir, le 25 novembre, nombre de manifestations liées à la Journée contre les violences faites aux femmes et que sort en salles le documentaire de Patric Jean, La Domination masculine, un ouvrage collectif rappelle combien la parole est une arme puissante pour se rassembler et demeurer vigilant car, comme le souligne, dans la postface de Des mots pour agir, Antoinette Fouque, éditrice, cofondatrice du Mouvement de libération de la femme (MLF), on assiste à une régression de la condition de la femme, phénomène décrit sous le terme de "retour de bâton".
Ce florilège de textes a été commandé à des romanciers, des scénaristes et des dramaturges - femmes et hommes au rang desquels Edward Albee et Moises Kaufman - et mis en scène dans le cadre du festival Jusqu'à ce que cesse la violence, qui s'est tenu à New York en 2006. Variant de deux à quatorze pages, ces récits relèvent de souvenirs personnels, de monologues théâtraux ou de la mise en forme de témoignages recueillis en Ouganda, au Soudan ou au Cambodge. Pour cette occasion, des femmes connues ont accepté de dévoiler des traumatismes tus jusque-là. Tel est le cas par exemple de Jody Williams, Prix Nobel de la paix pour son combat contre les mines antipersonnel, qui narre pour la première fois le viol qu'elle a subi au Salvador, il y a vingt ans. Au lieu d'une froide litanie de chiffres et de statistiques, ces mots-là, les phrases d'écrivains, sondent le coeur sensible des choses, l'intimité féminine, bafouée, violée, et les états de souffrance. Davantage que n'importe quel discours, chacune des histoires ici contées rend plus effroyable l'asservissement du corps des femmes.

Macha Séry (Le Monde des livres du 25/11/09)

L'article complet à lire ICI


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A PROPOS DE L'ECRITURE...

Publié le par Mireille Disdero



Lu sur le BUZZ LITTERAIRE



"J’ai longtemps écrit sans trouver la clé pour produire un texte homogène. J’ai commencé ainsi des dizaines de romans, sans succès. J’écrivais aussi d’autres choses, par diététique personnelle. Ce n’était pas un journal, je notais juste des évènements qui m’arrivaient, des sensations. Aujourd’hui, je suis toujours dans le doute. Sur ce plan, il n’y a pas d’acquis, mes expériences passées ne me rassurent pas. Mais écrire un roman est une façon d’objectiver ce doute, de déterminer si l‘idée est bonne, le personnage viable... J’écris aussi pour lever ces doutes."

Serge Joncour (source : Le magazine littéraire)


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ALBERT, VOUS CONNAISSEZ ?

Publié le par Mireille Disdero



Albert, du groupe "horses eat sugar", est en plein travail.
Un nouveau titre sur myspace

A écouter, ICI

Mais... qui est Albert ?
Normalement, il est prof de Français... mais surtout, il écrit. Pas des textes pour enfants... Non.
Sur Fulgures, vous pouvez découvrir ses écrits...

Un extrait :

Une bûche, une luciole

J’écris des textes littéraires pour vous faire plaisir. Si ça ne tenait qu’à moi, je ferais plutôt du tir en forêt le dimanche à l’aube, je serais pote avec mon armurier et nous fusillerions des briques de lait ensemble.


Je ferais du foot dans l’équipe de mon village. Je serais un libéro qui rêve de passer avant-centre, un homme de ce genre-là, je me donnerais néanmoins à 100% pour mon équipe et participerais sans ciller aux réceptions d’après match. Ensuite je placerais mon sac de sport en bandoulière autour de mon épaule et sifflerais en trottinant jusque chez moi. Il n’y a pas de honte à cela, je vois déjà des sourires mauvais étirer votre peau jaunie de tabac américain. Si vous pensez qu’il y a une honte à cela vous vous fourrez le doigt dans l’œil. Pour comprendre il faut se figurer un nuage en haut à droite de votre esprit, une sorte de vapeur grise dans un ciel brun. C’est une nuée d’insectes grouillants qui portent en eux le virus de vos peurs fantasmagoriques. Ce que vous appelez votre imaginaire mais qui n’est pas grand-chose de plus que le regard des autres, on pourrait facilement le comparer à un café mal filtré, votre âme fragmentée ayant depuis longtemps cessé d’être une machine fiable. En bas à gauche, au niveau de votre rein, la petite piscine de vos émotions, l’eau y est verte et calme et fraîche, on dirait un de ces trous dans la garrigue en Provence,un éclat d’obus où s'étale une rivière.
Arrêtez avec vos textes littéraires ! Ce que vous êtes au fond c’est : un tireur sur briques de lait, un footballeur motivé, un président d’association loi 1901, un bon ami à moi, un scieur de bois, un feu dans la cheminée, vous êtes l'heure d'aller se coucher, une bûche, une luciole…

Albert


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