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LE GRAND INCENDIE

Publié le par Mireille Disdero



L'équipe des Editions du Grand Incendie vous informe :

 

Nous sommes actuellement présents sur le Salon du Livre de Paris, sur le Stand Ile-de-France et où nous vous accueillerons avec plaisir pour présenter le numéro 17 de la revue Pyro, quelques anciennes livraisons et les ouvrages de la collection [ In Vitro ].


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LES MOINDRES PETITES CHOSES

Publié le par Mireille Disdero


Un très bel album de Anne Herbauts

Les Moindres petites choses
Casterman, 2008
 



Madame Avril a un jardin et quand elle réfléchit, il s'agrandit. Madame Avril se souvient. Quelque chose d'une lumière. Elle reste bras ballants, quelque chose de grandiose, quelque chose de l'instant. Elle ferme les yeux, trop de nuit. Trop profond. Quelque chose des étoiles. Madame Avril est heureuse, triste et géante, elle se dit qu'elle est trop minuscule pour ces moindres petites choses.
Ce bel album enrichi de triptyques et d'une écriture poétique propose un voyage d'instants à travers le temps d'une femme et son jardin. Les couleurs changent, la joie se mêle à la tristesse. Par petites touches, on accède à la transcendance. A partir de 9 ans et surtout pour adultes.

Cette note de lecture est publiée dans La Marmite à lire.

 

Publié dans NOTES DE LECTURE

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LIRE ENSEMBLE 2009

Publié le par Mireille Disdero



Dans le cadre de la quatrième édition de la manifestation du 15 au 30 mai 2009, le Forum Femmes Méditerranée de Marseille organise en collaboration avec la Communauté d'Agglomération Agglopole Provence un concours de nouvelles sur le thème de "La rue"

Les textes sont à envoyer avant le premier mai 2009.

Pour le règlement et les modalités, adressez un courrier à :

lire.ensemble@agglopole-provence.org





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PRINTEMPS DES POETES

Publié le par Mireille Disdero

Abd-El-Malik

Poussiéreuse, la poésie ? Réservée à quelques tremblotants cacochymes ? C’est mal connaître cette lecture pour chahuteurs, bourlingueurs et autres rebelles de la langue. Pour prouver son sens de la répartie et son esprit libre, le onzième Printemps des Poètes (qui a lieu du 2 au 15 mars) s’est placé sous le signe du rire, du slam, de la chanson et aussi du maître de l’humour et de l’absurde : Jean Tardieu.

Cette année, le parrain du Printemps des Poètes s’appelle Denis Podalydès et la soirée d’ouverture nationale (retransmise en direct sur France Culture) a eu lieu à Paris, le 2 mars, au théâtre des Folies Bergère dans une mise en scène de Jacques Bonnaffé. On est donc loin des mines sévères et des lieux austères pour fêter la première des 15 000 manifestations qui se poursuivront jusqu’au 15 mars dans toute la France. Sous le signe du rire international, cette aventure littéraire et artistique se déroule aussi bien en Belgique qu’en Italie, à Saint Quentin en Yvelines qu’à La Rochelle, sur les places publiques que dans les trains, les cafés ou les hôpitaux (...)


Article de Christine Ferniot (Expresso de Télérama)



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VOUS LES BLANCS, VOUS DEVEZ NOUS ECOUTER

Publié le par Mireille Disdero


Je suis la terre et l'eau
tu ne me passeras pas à gué, mon ami, mon ami...

A. Hébert





Je me glisse dans la ruelles des murmures. Chuchotis de vies qui respirent derrière un moucharabieh, les épaisseurs de pisé. Un chemin étroit monte le long de mes jambes. Apprivoiser ce serpent. Un soir en moi.

Ma tête tourne comme si j'avais bu à même la peau de la vie.

Une odeur de feu enlace celle de la myrrhe et lui fait un enfant. Je les respire. Me souviens. Me souviens. Me souviens. Après l'arche des croyants, les cheveux du vent se lèvent. Ses voix aspirées par le silence, l'occident perd ses mots. Je me souviens. Me souviens. Me souviens.

Au sol, une plume de moula-moula donne des ailes au sable. La porte s'ouvre puis une voix et son fou-rire brûlé. C'est le marché des femmes du soir. Je me dirige vers leur bougie qui danse. Elles éclatent de rire en serrant ma main. Grappes de leurs doigts. Signal. Les étoiles accrochent les regards, les relient à la flamme. Parfois un rire éclate.

Rien n'est dit. Tout se fait, se touche et se sent. Je me souviens. Me souviens. Me souviens.

Le thé, un braséro brûlent la nuit. Fatim trace un regard de henné sur ma main. Après, elle saisit dans sa manche un flacon camphré, en couvre chaque grain de ma paume puis porte le verre de thé à mes lèvres, repousse mes mains. Brûlure bue. De ses gestes, elle lave mon visage de la pâleur, souffle sur ma bouche, « pour effacer les mots ». « Vous les blancs, vous devez nous écouter »

En moi, je deviens femme de couleurs. Je me souviens. Me souviens. Me souviens.

Et je n'ai plus de mots.

Mireille D. (Mauritanie)


Ce texte vient de loin, je l'ai écrit un jour, réécrit plus tard... et finalement, je lui ai trouvé son sens ces derniers jours, avec le titre "Vous les Blancs, vous devez nous écouter". Il a joué le rôle d'un déclic, d'une fenêtre qui s'ouvre.
Maintenant je crois que je ne toucherai plus à ce texte, il a trouvé son sens, sa "maturité", son silence.


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JE PRENDS LA PAROLE

Publié le par Mireille Disdero

Parfois certains textes... nous font l'effet de l'éveil, au sens sacré du mot. Parfois certains textes sont un retour du "porteur de feu", du passeur, au sens poétique de la civilisation humaine. Un peu archéologue, un peu barde ou alchimiste, on a l'impression en lisant ce texte, d'être arrivé quelque part, pas n'importe où. Afin de transmettre et continuer la voie par la voix.



Je prends la parole, comme le feu jadis. Emu, hésitant, craignant le moindre faux-pas, la perte à tout jamais du relais donné par nos aînés.


Et mes mots glissent lentement, pesamment, comme le serpent sortant d’un orifice sacré. Et les astres sourient, les arbres bruissent gentiment, la terre rouge soupire.

Mammifère au son, humain à la pensée, je pèse les mots sempiternellement réfléchis et pétris ; tantôt alignés maladroitement, tantôt empilés jusqu’à la chute imminente. Je ne parle pas, je transmets. Du moins j’essaie.

Et les autres voix silencieuses écoutent, décortiquent, séparent goûtent et recrachent. Les autres paroles des temps passés et des temps à venir, laissant passer mes mots avant de s’y appuyer. Je parle, je donne, j’offre à qui veut bien partager l’écoute silencieuse.

Soudain, je me tais, sachant l’autre prêt à prolonger la parole, la palabre. Ma main, sous la glotte, tranchant d’un coup sec, ma voix soufflée.

Et sous le flamboyant, le chêne ou l’araucaria, les mots s’envolent sans papier, finement retenus par la mémoire que chacun voudra bien digérer avant de retransmettre.
Une histoire allumette.

H. Grillot (Griot...)


Publié dans POETES, ECRIVAINS...

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PRIX DU LIVRE FRANCE CULTURE

Publié le par Mireille Disdero



4e Prix du livre France Culture-Télérama
Rentrée littéraire de janvier 2009
Sélection des dix ouvrages par le jury



François Bégaudeau (Entre les murs, éd.Verticales) en 2006, Régis Jauffret (Microfictions, éd.Gallimard) en 2007, Véronique Ovaldé (Et mon cœur transparent, éd. de l’Olivier) l’an dernier… France Culture et Télérama récompensent, chaque début de printemps, une œuvre littéraire écrite en langue française et publiée en janvier ou en février. Doté de 5000 euros, il est remis lors de la soirée d’ouverture du Salon du Livre de Paris, cette année, le jeudi 12 mars 2009 à 19h.

... Le jury a présélectionné les 10 romans et récits présentés ci-dessous :


 Les éclaireurs, d’Antoine Bello (éd. Gallimard)
 Nous aurons toujours Paris, d’Eric Faye, (éd. Stock)
 Un dieu, un animal, de Jérôme Ferrari (éd. Actes Sud)
 Toute une affaire, de Sybille Grimbert (éd. Léo Scheer)
 En enfance, de Mathieu Lindon (éd. P.O.L.)
 L'usure des jours, de Lorette Nobécourt (éd. Grasset)
 Un peuple en petit, d’Olivier Rohé (éd. Gallimard)
 Un chien mort après lui, de Jean Rolin (éd. P.O.L.)
 Journal intime d'un marchand de canons, de Philippe Vasset (éd. Fayard)
 Paris-Brest, de Tanguy Viel (éd. de Minuit)

Vous êtes vous aussi invités à voter pour le livre que vous préférez,

 ICI

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SUSPENDUE

Publié le par Mireille Disdero





Les bordures se craquèlent - À intervalle régulier – tu portes un minuteur pour détonateur dans la tête (on dirait) - comme si tu te battais avec le temps sans répit – comme si tu logeais gratis en toi une sale maladie à effet retard - qui rongerait l’os, le meilleur – tes cellules souvenirs – une photosensibilité à fleur d’épaule - nue – cachée – en suspension - comme la poussière sur un rayon de soleil à travers les volets - maintenant le mot « vacances » est devenu synonyme de repli – de mal au cœur et de vomi – tu te sens comme un noyau en boule compressée – son acier, une plaque de lumière pour refléter les basses-eaux du port quand la mer se met en grève et t’abandonne là – sous la pluie, dans les yeux – c’est une hémorragie juste avant la saison sèche – juste avant le désert où chacun imagine – juste avant - quand durant une seconde, le minuteur deviendra silencieux.


Mireille D.


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SEPULVEDA AU LUCERNAIRE

Publié le par Mireille Disdero




 

LE VIEUX QUI LISAIT DES ROMANS D’AMOUR


Auteur: Luis Sepulveda

Mise en scène et adaptation: Patrick Chevalier

AVEC : Le vieux : Paco Portero, le dentiste : Patrick Chevalier

Le roman-culte de Luis Sepulveda enfin porté à la scène ! A El Idilio, bourgade perdue en Amazonie, vit Antonio Jose Bolivar, le vieux. Un jaguar sème la terreur aux alentours, le vieux est le seul à pouvoir régler le problème. Il se console en lisant des romans d’amour, pour échapper à la barbarie des hommes…


20H = DU MARDI AU SAMEDI =DU 25 FEVRIER AU13 MAI 2009


Théâtre du Lucernaire

53 rue Notre Dame des Champs, Paris 6ème

01 42 22 66 87

En bus : 58, 68, 82, 91, 94, 96
En métro : ligne 12 – station Notre-Dame des Champs
ligne 4 – station Vavin ou Saint Placide

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MON NOM EST MERVEILLEUSEMENT LIMPIDE

Publié le par Mireille Disdero


Mon garçon et moi sommes retournés au village d’il y a longtemps.



Nous nous sommes garés près du lavoir. Un bouquet de millepertuis séchait devant l’oratoire, dans un verre en plastic. L’enfant et moi avons souri au même instant, face à cette présence entêtante car simple.

Après la voûte de Philomène, Odette nous a accueillis avec ses souvenirs, ses objets du passé, celui de la famille et des cousins perdus de vue. Les pièces de la maison avaient pris une patine surannée depuis mon adolescence ; la cuisine me plaisait toujours, on y sentait encore l’omnipotence des pots de miel de châtaignier et de sapin.

Odette nous a invités à déjeuner et nous sommes repartis avec des haricots et du persil plat frais cueillis. Mais avant, nous avons bifurqué vers l’église et le presbytère où les enfants devenus grands visionnaient des films comme « Les dix commandements ». Nous avons retrouvé le tourniquet derrière l’église. Je me suis souvenue qu’en été, du riz et des cœurs en papier jonchaient les marches… Un peu plus loin, mon garçon et moi avons poussé le portail du cimetière. L’enfant a attentivement observé les visages gravés et toute cette éternité humaine. Il a reconnu notre patronyme sur la plupart des tombes, merveilleusement limpide, à l’état naturel.

Mon garçon savait déjà que les noms, comme les hommes qui les portent, ont une histoire. Il découvrait que le nôtre était un vieil arbre avec de nombreuses racines qui s’étaient étendues et avaient sillonné le monde depuis ce minuscule épicentre de montagne et de pierres.

Mireille D.
Val Varaïta (Rore, Sampeyre)


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