Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

IMAGES VERS LE LARGE

Publié le par Mireille Disdero



Côte basque espagnole, été 2008





Brumes de chaleur vers le large... bleu.


Partager cet article

Repost 0

LA VILLE EST TRANQUILLE

Publié le par Mireille Disdero


D'anciennes voix qui crient autour

F. Garcia Lorca




Rêver de la tiédeur des faïences sous la morsure du soleil
Notre force de chat repliée dans un corps prêt à bondir
Consulter la nuit dans le regard des villages
Lueurs jaunies, murs peints à la chaux
Sortilèges des tissus sur la corde à linge d’un dimanche.

S’étirer doucement jusqu’au ciel, par la fenêtre
Le regard plongeant dans le décolleté d’un château
Engager sa mémoire sur la ligne des crêtes de la Sierra
En saison des nuages.

S’étirer en pensant à la douceur
Au fond d'une tasse bue trop vite
Ou d’un poème de Lorca
Près de la fontaine bleue et blanche
Une odeur de froid le soir quand on ne l’attend pas
Et ce sourire qui aime en allumant les yeux de la nuit
Dans une bougie.

Après, chercher à tâtons dans le noir, chercher
Quand la ville est tranquille
L’histoire des gens qui traversent la peau, la chair, l’ombre
Puis viennent se loger dans le cœur
Une balle
On meurt.


Mireille D.
Andalousie, Sierra Nevada, mars 2009


Partager cet article

Repost 0

BLOGOSPHERE LITTERAIRE

Publié le par Mireille Disdero


Cartographie de la blogosphère littéraire et Naissance d'un observatoire du livre et de l'écrit...

A l'occasion du Salon du livre qui s'est achevé il y a quelques jours, le magazine Vendredi, hebdo d'actualité basé sur les articles du Net, en collaboration avec le MOTif, l'observatoire du livre et de l’écrit en Ile-de-France, organisme associé de la Région Ile-de-France a eu l'idée de proposer une carte et une sélection des meilleurs blogs pour découvrir la littérature sur la Toile : "Auteurs critiques, lecteurs, éditeurs, libraires, bibliothécaires se régalent de mots sur la Toile. Ils lancent des coups de gueule, se confient, ouvrent des débats ou tout simplement écrivent des histoires. Cette sélection de blogs, réalisée en collaboration avec le MOTif (voir ci-dessous), s’appuie sur des données quantitatives (popularité), mais elle prend aussi en compte l’opinion du « milieu » et recense bien sûr nos chouchous. Subjective, forcément subjective…

Lu sur le Buzz littéraire ICI

Partager cet article

Repost 0

ADJANI NOUS DIT...

Publié le par Mireille Disdero


"La culpabilité des parents est une source de revenus extraordinaire pour l'économie. Aujourd'hui, éduquer un enfant est un acte de résistance à cette consommation à outrance. Exhorter à la relance de la consommation, c'est un comble ! Je suis lassée par cette société qui pousse ses citoyens à acheter toujours plus."

Isabelle Adjani
Lors d'une interview qui fait suite à son rôle dans La Journée de la jupe.

Un résumé rapide : le jour où une prof découvre un revolver dans le sac d’un de ses élèves, elle s’en empare. Son dérapage la propulse, malgré elle, dans une véritable prise d’otages.




Publié dans PAROLES, CITATIONS

Partager cet article

Repost 0

PROLETARIAT INTELLECTUEL

Publié le par Mireille Disdero




Divers articles en parlent (le Nouvel Obs, les Inrocks' etc.) pourtant le phénomène n'est pas nouveau... Mais il s'accentue.


"... Combien de surdiplômés qui n'ont jamais et ne trouveront jamais d'emplois qui soient en rapport, même de loin, avec leurs titres et leurs compétences ?
 
Bienvenue dans l'ère du cognitariat, ce prolétariat intellectuel d'un genre nouveau, dont le périmètre dépasse largement le personnel universitaire français, et les enjeux ceux des réformes actuelles. Les deux dernières générations de diplômés sont les plus abondantes et les plus érudites qu'ait connues la société française. Or, les conditions de travail et de survie qui sont les leurs, entre sous-emplois et petits jobs, n'ont rien à envier à celles qui incitèrent les prolétariats ouvriers et urbains d'il y a un siècle à prendre les armes. La linguiste vacataire semestrialisée qui doit faire vivre sa famille, le géopoliticien africain balayant les rues françaises pour pouvoir boucler ses monographies ou le docteur en philosophie forcé de faire des ménages sous-payés auprès de consultants en marketing arrogants ne sont pas seulement des "intellos précaires", selon le terme en vogue : ils ont tout lu, tout décrypté, presque tout compris, se sont forgé un esprit critique qu'envierait Guy Debord aussi bien que Pierre Desproges, et le mieux pourtant qui puisse leur arriver est de trouver un employeur bling bling qui leur fera l'aumône, ponctuellement, de mettre une once de leur omniscience au service d'un recoin de ce système qu'ils conspuent. Pour quelques centaines d'euros. Jusqu'au mois suivant. D'où l'énergie critique inédite, encore dispersée, encore minoritaire, qui anime depuis quelques années les forts en thème sans débouchés : chercheurs en lutte, pigistes galvanisés, intermittents du spectacle (et de l'écriture), étudiants agités. Dans la vulgate léniniste, on dirait d'un tel décalage qu'il présente bel et bien un "potentiel révolutionnaire".

La rage qui n'a rien à perdre est toujours contagieuse. A plus forte raison pour qui sait que savoir ne sert plus à rien."

François Cusset, Les Inrockuptibles, 31 mars 09



 

Publié dans ARTICLES

Partager cet article

Repost 0

ANDALOUSIE

Publié le par Mireille Disdero



Andalousie,
Sierra Nevada
au début du printemps





 


La soleá

 


Vêtue de voiles noirs,
elle pense que le monde est bien petit
et le coeur immense
Vêtue de voiles noirs.
Elle pense que le tendre soupir,
le cri, disparaissent
au fil du vent.
Vêtue de voiles noirs.
Elle avait laissé sa fenêtre ouverte
et à l'aube par la fenêtre
tout le ciel a débouché.
Ah!
Vêtue de voiles noirs!


 

Federico Garcia Lorca


Partager cet article

Repost 0

ECRITURE DE RUE...

Publié le par Mireille Disdero



Séverine Capeille écrit sur Sistoeurs :

Ecritures de rue avec mes élèves de Bac

vendredi 27 mars 2009

Les uns sont en bac professionnel de commerce, les autres en bac professionnel de production graphique ou imprimée. Moi, je suis la prof de français qu’ils doivent supporter pendant deux années. Ensemble, nous partageons les grincements de craies sur les tableaux noirs, les stylos défaillants sur les tableaux blancs, les sonneries qui rythment les journées. Nous avons un programme, des séquences scindées en séances, des « problématiques » et des objectifs à atteindre en un temps limité. Mais pour aborder la poésie contemporaine, je leur ai dit : Et si on commençait par prendre des couleurs et dépasser les contours ? La pratique n’est-elle pas, parfois, préférable aux longs discours ?

Allez voir absolument, ICI 

Publié dans ARTICLES

Partager cet article

Repost 0

PLUS RIEN NE S'OPPOSE A LA NUIT

Publié le par Mireille Disdero

Je me sens plein d'une énergie ­bizarre.
Un drôle d'état. L'impression d'avoir en moi
chaque spectateur. Je suis chargé
comme une centrale atomique.


Bashung en 1995


Dans les magasins dévalisés, il n'y a plus le moindre disque au rayon Bashung. Ça fait comme un vide mais c'est écrit depuis une éternité. Alain Bashung a regardé fuir notre jeunesse et rythmé nos existences avec des poses sublimes de trompe-la-mort, le fracas et le panache d'une cavalcade « destroy » qui scella le pacte romantique d'un rock français en mode majeur. « J'envisage le pire / des brûlures des ravages intérieurs / des concerts carni­vores / des tueries des carnages », grinçait-il sur Play blessures, son chef-d'oeuvre sombre des années 80. Comme dans toutes ses chansons flottait le doux poison de l'inquiétude, des vertiges et des trous noirs, le mystère de rimes à double fond et de flashs prémonitoires. « Je croise mon public / je croise aux Hébrides / je croise au zénith... », écrivait-il en complicité avec Serge Gainsbourg dans une ode imaginaire à son double disparu (« mort de soif dans le désert de Gaby »). C'était l'insouciante ivresse de l'automne 1982 et l'on sait désormais que ça finit ainsi : au Zénith, dans les ultimes replis d'un hiver de glace, Alain Bashung a croisé son public une dernière fois, un soir de l'horribilis 2009, lors des Victoires de la musique. Il a fait ses adieux sur scène, où le rock était pour lui une promesse d'éternité. (Télérama)



Partager cet article

Repost 0

A LIRE SUR SISTOEURS MAG'...

Publié le par Mireille Disdero



Un court récit, Country Girl, ICI

Partager cet article

Repost 0

A LIRE SUR UN ENDROIT...

Publié le par Mireille Disdero



Sur le site Un Endroit...


Bonne lecture !


Partager cet article

Repost 0