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LE PARIS DE MCLIAM WILSON

Publié le par Mireille Disdero



Cet écrivain est différent des autres. D'abord son livre, "Eureka Street", puis "Les Dépossédés"...


McLiam Wilson est né en 1964 dans un quartier ouvrier de Belfast... A travers son écriture, on découvre une forme de littérature urbaine qui lui est propre ; la lutte des classes, le regard tourné vers les dépossédés, les petits, les marginaux. Aujourd'hui il habite Paris, mais là aussi, son regard reste ouvert sur un certain univers.

Pour le Festival "Paris en toutes lettres" :
“Maîtres de balais”, ou le Paris de Robert McLiam Wilson

On peut lire, dans Télérama
LE FIL LIVRES - Invité de "Paris en toutes lettres",
un nouvel événement littéraire qui s’emparera de divers lieux de la capitale du 4 au 8 juin, l'écrivain irlandais Robert McLiam Wilson propose une découverte de la ville à travers le regard des… éboueurs.
Car figurez-vous que c’est un métier qui le fascine depuis l'enfance.

Article complet, à lire sur TELERAMA, ICI

Et si vous n'avez jamais lu "Eureka Street", foncez chez votre libraire ou à la bib. Trouvez-le et lisez-le. Vous verrez !

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LES BOÎTES

Publié le par Mireille Disdero


Les Boîtes, de Istvan Orkény - Cambourakis éditions, mars 2009

 

Le fils de la famille Töt est resté au front pendant que son commandant vient se reposer quelques jours chez les parents du jeune homme, dans un petit village de Hongrie. Pour que son fils soit chouchouté par son supérieur, la mère, le père et la fille se mettent en quatre en recevant le commandant. Ils lui passent tous ses caprices. En effet, le militaire insomniaque ne peut supporter de rester sans rien faire ; il leur impose donc, pendant la nuit, la confection de boîtes à la chaîne, dérangeant ainsi leur emploi du temps... et leur vie. Le père peu à peu montre des signes de dérèglement psychologique. Et pendant que la famille supporte les excentricités du commandant, le lecteur apprend que le fils des Töt est mort au front.

Ce roman met en lumière l’absurdité de la situation et de la guerre tout en faisant preuve d’un véritable humour décapant. Humour slave ? On pense à Ionesco... Bien construit, satirique, ce récit écrit dans les années 70 (son auteur est mort en 79) va jusqu’au grotesque pour certaines situations.

A lire, à découvrir !

 

Couverture

 


Publié dans NOTES DE LECTURE

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LIRE ENSEMBLE

Publié le par Mireille Disdero


Dans le cadre de la programmation LIRE ENSEMBLE, l'association "Salon Djezaïr" vous invite à rencontrer l'écrivain Bénamar Médienne pour son livre "Le Coeur entre les dents", le jeudi 28 mai à 17H à la librairie "La Portée des mots" à Salon-de-Provence. Une projection est prévue à 18H45 aux Arcades, "Kateb Yacine, l'amour et la révolution" de Kamel Dehane, suivi d'un débat en présence de l'écrivain.

Kateb Yacine (1929-1989) est une des figures les plus singulières et les plus attachantes de la littérature francophone de l'après-guerre. Poète, romancier et dramaturge, l'écrivain algérien a laissé une oeuvre forte et novatrice, tout entière tournée vers la défense des libertés, contre les intégrismes.


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DE MES AMIS

Publié le par Mireille Disdero



Un texte sensible, de Pierre DKR




tout est dit


depuis ma rue
combien d'années
résonnent les pas de mes amis
qui partent

les pas de mes
amis qui partent doucement
dans cette pénombre
me sont si familiers


oh solitude
comme ton caractère est dur
brillant d'éclats un compas circonflexe d'acier
tu fermes si fermement
le cercle
et sans mot dire
d'une assurance
inutile

laisses moi me mettre
sur la pointe des pieds
de l'autre côté
d'un geste au ralenti
inaccompli
Trouver verdure
et
l'amener aux joues
et ressentir l'orphelinat
comme un bonheur

offre moi la paix
de tes bibliothèques
de tes concerts les cérémonieux incestes
et sage alors
je deviendrai
et j'oublierai
ceux qui sont morts
ou qui encore
vivent
et vivent


et je connaitrai enfin la sagesse
et la tristesse
leurs mystérieux symboles me confieront les verbes et les objets

La nature enfin, se penchant sur mes épaules
révèlera ses secrets d'enfance

et c'est alors
depuis les larmes
depuis l'obscurité
depuis l'obscurantisme du passé
de mes amis
les traits éblouissants
apparaitront
et disparaitront encore

de mes amis
les traits éblouissants
apparaitront
et disparaitront encore

Pierre DKR



Publié dans POETES, ECRIVAINS...

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LES PHOTOS REMONTENT LE TEMPS

Publié le par Mireille Disdero



 

Une île
Un port
Et le petit cimetière marin dans un nid de branches.




Dès que tu passes le seuil
L’odeur du jasmin blanc te prend la tête, secoue tes nonchalances
Tu as un pic d'amour dans le cœur, tu ressens, c’est fort
Puis les géraniums géants froissent les odeurs mortes
Des coquillages incrustés dans la pierre depuis longtemps
Semblables à ceux qui s’accrochent au continent.

Une île…
Puis elles, les photos au-dessus d’un rectangle de terre
Sans marbre mais avec douceur, les photos remontent le temps
A bord de tes pensées et dans l’atmosphère
Un couple souriant, visages bons, très vivants, mais vivants Avant.
Tu as un pic d’amour dans le cœur, tu les aimes, tu sens leur force dans le temps, dans tes pensées aussi
Ils ont le sourire des gentils qui aiment leur petite terre, en mer.

En sortant tu remarques un nom italien sous les photos.
Des Toscans sont venus travailler et mourir dans les restanques de l’île.

Port Cros

En mai 2009, un dimanche.

Mireille D.


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MEMOIRE DE L'ESCLAVAGE

Publié le par Mireille Disdero




Dimanche 10 mai 2009

Collectif PACA (Marseille) pour la mémoire de l'esclavage

ICI

Merci à Ramonja Mendy Marisoa pour l'information

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ARTS - PATRIMOINE - EXPOSITIONS...

Publié le par Mireille Disdero



* AIX-en-Provence

L'exposition "Picasso Cézanne"
Au Musée Granet
Du 25 mai au 27 septembre 2009

Exposition d'oeuvres de Cézanne et de Picasso : peintures, sculptures, dessins et gravures seront exposés aux cimaises du musée Granet, mettant en lumière les références majeures, les sources de réflexion et de méditation du peintre espagnol à propos de ce "père" en peinture qu’il s’est choisi. 
lire la suite



* Le samedi 16 mai

N'oubliez pas le rendez-vous de la nuit des musées :

INFORMATIONS ICI

































Au Grand Palais (Champs Elysées) depuis le 8 avril et jusqu'au 6 juillet, l'exposition :

Une image peut en cacher une autre

Renseignements sur le site RMN

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ELLE VA BIEN

Publié le par Mireille Disdero


Un texte de Albert... Horse !
Un poème qui a du chien, que je trouve fort. Et vous ?


Elle va bien


Elle ne répond pas au téléphone
D'ailleurs je n'ai pas essayé de l'appeler
Non


Elle va bien
Se réveille dans un ciel délavé
Saisit une tasse de café
Allume la radio
Partout ça sent la patine à bois
Les meubles huilés
Polis à l’Océdar
Ne fume toujours pas
Etend ses jambes sur une chaise repeinte en blanc
Ajuste son peignoir
Pense à une cigarette pourtant
Elle va bien

Devenue ce qu’elle a toujours été
Une bombe
Se dit qu’elle a perdu du poids
Se vampirise s’hypnotise
Soufflée par son image sous toutes les coutures dans la psyché
Parfume sa loggia d’ambre de jasmin
Ne peint plus autant qu’avant
Pas vraiment de temps pour s’assoir
Jambes ouvertes devant son chevalet
S’en tient à des esquisses au fusain
Maudit son gamin et le ciel entier pour ça
Elle va bien
Elle

D’abord va nager
Quelques allers-retours nerveux dans un ruisseau du Galloway
Ensuite entortille ses cheveux pour les sécher
Elle va bien
Le vieux chien lui
Un setter irlandais
Maigre
Poils vibrants et frisés
Il la voit essuyer deux larmes
C’est ainsi elle renifle et il s'affole
Et puis ensuite encore
Elle se met à bouloter trois petits déjeuners d’affilée
Transie de ce froid humide
Elle a toujours eu peur des levers de soleil, Elle a toujours eu peur de dormir parce qu’il allait falloir se réveiller dans une autre lumière :
Elle allait bien
Elle allait aussi bien que possible
Elle va bien
Elle mène sa vie comme une barque couverte de rustines
Elle va bien
Ne répond pas au téléphone
D'ailleurs je n'ai pas essayé de l'appeler
Non


Albert HORSE


Publié dans POETES, ECRIVAINS...

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MISHA, ENFANT DU GHETTO DE VARSOVIE

Publié le par Mireille Disdero



Un roman pour enfants, à lire même quand on est grand...

De Jerry SPINELLI

Misha, enfant du ghetto de Varsovie

Hachette, 2009 (Le livre de poche jeunesse)

Rééd. Titre antérieur : "Même pas juif !"

 


Ce roman historique, une réédition de "Même pas juif !", raconte la vie quotidienne d'un orphelin des rues durant la seconde guerre mondiale à Varsovie dans le ghetto. Aidé par une bande d'enfants juifs dont Youri, il vole pour survivre et soutient ceux qui l'entourent autant qu'il le peut. Il parvient à sauver sa peau malgré la famine, les convois de la mort… Cependant, les êtres autour de lui tour à tour disparaissent, y compris son amie Janina qu'il n'oubliera pas.

Ce récit réaliste est remarquable par la vision de l’enfant sur la guerre, par ses réflexions et son regard francs. On est emporté par le rythme de la narration mais aussi par la force de ce gamin des rues porteur de vie et d'espoir malgré ses conditions d'existence effroyables et l'horreur de ce qu'il traverse. L'auteur évite intelligemment le dolorisme et réussit à transmettre au lecteur une réflexion sur la guerre et sur la nature humaine. A partir de 12 ans.

 

Note de lecture écrite pour La Marmite à lire


Publié dans NOTES DE LECTURE

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L'ERRANCE DES SIGNES...

Publié le par Mireille Disdero


A l'Alcazar, BMVR de Marseille (Bibliothèque de Marseille à vocation régionale)
 
L’errance des signes dans l’Espagne des Trois Cultures
Conférence, samedi 23 mai à 17h30 (salle de conférence)

 A partir de quelques exemples poétiques et architecturaux, le conférencier propose de démontrer comment l’acte créateur a circulé en Espagne médiévale entre Juifs, Musulmans et Espagnols. De ces échanges ont pu naître des poétiques et des esthétiques de l’hybridation et du métissage. Par Abdelwahab Meddeb, professeur de littérature comparée, Université de Paris X, écrivain, journaliste à France Culture, responsable de l’émission Cultures d’Islam.

Alcazar
58, cours Belsunce - 13001 Marseille
T : 04 91 55 90 00 - F : 04 91 55 23 44
accueil-bmvr@mairie-marseille.fr
Ouvert du mardi au samedi de 11h à 19h sauf jours fériés

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