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DELIT DE POESIE N°30

Publié le par Mireille Disdero



Le Numéro 30 vient de sortir. Cathy Garcia nous écrit...
 



 
Octobre, le retour des saisons, et chaque année le besoin toujours plus pressant d’'en suivre les rythmes, de les épouser même. L’'automne est avec le printemps, la saison qui a certainement inspiré le plus de poèmes…. Poèmes de mélancolie, de tristesse non dénuée pourtant de flamme.

J’'ai appris à aimer l’'automne, comme j’'ai appris à aimer la pluie, le froid, et tout ce qui nous fait aimer son contraire. L'’observation de la nature, mieux sa contemplation et surtout le fait d’'être en son sein et non à sa périphérie est sans aucun doute à mes yeux une des meilleures écoles de la vie. Et tout ce qui nous sépare d’'elle, nous sépare de nous. La terre, les ruisseaux, les rivières, les fleuves, les montagnes, les plantes, les pierres, les minerais, le sel, les étoiles, l’'univers, les galaxies, nous les portons en nous. Les sages de tout temps, en tous lieux, l’'ont toujours su.

Nous, peuple du progrès, faisons un très long et coûteux détour, pour revenir à des évidences connues depuis des millénaires. Avec une arrogance parfaitement puérile nous croyons découvrir ce que nous ne faisons que retrouver…
Aujourd’hui nous jouons dangereusement avec ce qui nous dépasse et négligeons ce qui nous permettrait d’'accéder à un véritable entendement. Sans rien détruire, ni corrompre mais au contraire en participant avec intelligence et conscience à un tout dont nous ne sommes qu’'une toute infime et vibrante partie.

Alors ouvrons bien les yeux, les oreilles, déployons nos innombrables antennes naturelles, car nous en aurons bien besoin dans les temps qui viennent.

C.Garcia
 


Je veux parler d’un désert monstrueux,
le désert parfaitement planétaire, parfaitement mondialisé.

Le désert de l’'Homme par l’'Homme,
celui qu’il édifie dans son coeœur, lui l’'orgueilleux qui marche sans mémoire.

Jean-Yves Vallat
in Itinéraires vers le silence

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JEFF BUCKLEY - HALLELUJAH

Publié le par Mireille Disdero






I heard there was a secret chord
That david played and it pleased the lord
But you don't really care for music, do you
Well it goes like this the fourth, the fifth
The minor fall and the major lift
The baffled king composing hallelujah

Hallelujah, hallelujah, hallelujah, hallelujah ....

Well your faith was strong but you needed proof
You saw her bathing on the roof
Her beauty and the moonlight overthrew you
She tied you to her kitchen chair
She broke your throne and she cut your hair
And from your lips she drew the hallelujah

Hallelujah, hallelujah, hallelujah, hallelujah .... .

Baby i've been here before
I've seen this room and i've walked this floor
I used to live alone before i knew you
I've seen your flag on the marble arch
But love is not a victory march
It's a cold and it's a broken hallelujah

Hallelujah, hallelujah, hallelujah, hallelujah ....

Well there was a time when you let me know
What's really going on below
But now you never show that to me do you
But remember when i moved in you
And the holy dove was moving too
And every breath we drew was hallelujah

Well, maybe there's a god above
But all i've ever learned from love
Was how to shoot somebody who outdrew you
It's not a cry that you hear at night
It's not somebody who's seen the light
It's a cold and it's a broken hallelujah

Hallelujah, hallelujah, hallelujah, hallelujah ....

JB

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PARLEZ-MOI DE VOUS - MANGE TA SOLITUDE

Publié le par Mireille Disdero





Vous qui passez ici, aujourd'hui, exprimez-vous c'est le moment ! Parlez de vous, écrivez deux mots ou plusieurs, envoyez une image, laissez votre griffe, un poème. Des commentaires... Ce qui vous chante.
Bleu Indigo est resté figé pendant quelques jours sous l'effet de problèmes électroniques alors, étrangement, le silence s'est imposé.



Pour vous qui passez ici, voilà un texte sur la solitude des hommes...


Mange ta solitude



 19H et des poussières. D’abord l’immense hall. Un sol gris cendre...


Après quelques pas perdus pour décoder le plan des lieux, l’ascenseur. Deux cabines jumelles. L’une bleue, l’autre ? Il prend l’autre. Direction le niveau III. Cardiologie. Ascension. Machine qui glisse contre la muraille. Dans l’habitacle, une femme sourit au plafond, autiste. Où va-t-elle, que fait-elle… Au troisième souffle de la cabine, il s’extirpe et se met en pilote automatique. Au revoir. Bonne soirée… (Politesse minimum requise). Finalement elle peut aller où elle veut, il s’en moque.

Il prend le couloir opposé à la pneumologie. Respire ! Oh noonn. C’est l’heure des plateaux repas. La solitude suinte de cette odeur de soupe dès le soleil tranché par l’horizon qui rougeoie avant de fondre dans la cendre. Pourtant, quelque chose de tenace, dans ces couloirs, s’accroche aux narines et remue en soi la tentation d’exister. On se sent de la même pâte à sel que chacun. Solidaire.

19H15 – La salle de repos des infirmières. Une loupiote, un lieu de vie. Le seul pour lui, ce soir. Il frappe du bout des doigts - ne pas faire sursauter l’ange qui mange à l’heure de la ripaille des oubliés du ciel. Elle est penchée sur son assiette en carton, pleine de santé et d’appétit. Les cheveux tressés jusqu’aux reins, elle lui fait signe en riant. « On partage le repas ? » Il s’installe à côté d’elle sans un mot. Ensemble. Solidaires.

C’est toujours ça de gagné sur l’éternité.

Mireille Disdero

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LA RUE AUTISTE EN TRAINEES DE PHARES BLANCS

Publié le par Mireille Disdero




Entrent le soir dans une maison éteinte
« Les arbres au dehors font des ombres qui grincent »
Oublient le pain, allument la cheminée
« La pluie au dehors percute les messages subliminaux »

Ecoutent les répondeurs
les repassent puis se crashent
nus
dans la baignoire immense
Eau trop chaude à brûler la peau
Gardent la petite lumière du portable
des mobiles, des clips oh… connectée dans la ténèbre. Peur !

Attendent la nuit pour de vraie pour de grave
« Les arbres au dehors vendent la vie pour du vent»
Dorment en travers du lit, nus, beaux
leurs rêves connectés aux rêves d’autres filaires
sans fil
mais liés, caressés à corps absents
endormis entre les pages d’un roman Black Metal

S’éveillent dans la nuit
cherchent l’autre de la main, des yeux mais… personne
fixent longtemps l’aquarium puis la baie vitrée et la rue autiste en trainées de phares blancs

S’installent et quêtent sur le Net… une destination
reviennent à l’aube dans leurs draps qui se plissent
rides d’un tissu les enrobant jusqu’au jour
où un jour
leurs mains cherchant l’autre atomise la vie en confettis
Eclate le sang dans leurs veines et leur cœur implose.


Mireille Disdero


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T.S.F.

Publié le par Mireille Disdero

Mardi 23 septembre 2008

Parfois quand on aime un texte, on n'a pas forcément envie de dire pourquoi, encore moins de l'analyser, d'expliquer. Non, quand on aime un texte, on laisse lire...



T.S.F.


Parfois, l’homme attrapait un détail fugace, une pensée à peine élaborée et son Lui, sa mémoire, en faisait une réalité imaginée.
Dans l’Engin, le tableau de bord était fait de petites lumières vertes.


L’Enfant porte une casquette publicitaire du Tour de France. Jaune à visière translucide bleue. Marquée le Bricoleur (le livre de bord de cette époque est très clair sur ce point).

L’Enfant monte les escaliers de la maison, c’est l’été, les vacances scolaires, la chaleur. Arrivé au grenier, sans allumer, il commence à soulever une housse de lin aux broderies florales multicolores et cousues main. Il découvre la face énorme d’une radio grosse comme un carton de bouteilles d’eau minérale.

Sur la face avant, deux gros boutons en bakélite, circulaires, cannelés. Un qui, après le clic vers la droite, sert à moduler le volume. L’autre déplaçant une réglette sur un immense tableau reprenant des noms inconnus. Edimbourg, Stockholm, Casablanca, Philadelphie…
Enfin, en bas à droite, un œil lumineux, vert, de plus en plus intense au fur et à mesure que les sons s’éclaircissent et envahissent le réduit.

L’Enfant écoute et croit entendre des sons d’époques oubliées. Vu l’âge de la radio, il est convaincu qu’elle se vide de ses échos. Il s’approche de l’œil vert, s’approche encore, vraiment, veut voir les petits bonhommes dedans. La radio parle des langages inconnus de l’Enfant, vient lui tripoter son dedans pour l’enlever vers des continents aux langues inexplorées.

H. Grillot

Publié dans POETES, ECRIVAINS...

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MARSEILLE

Publié le par Mireille Disdero




Marseille, capitale européenne de la culture en 2013...



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LIVRES EN DATES...

Publié le par Mireille Disdero



Quelques dates du sud, pour ceux qui travaillent dans les métiers du livre, pour ceux qui les lisent et qui les aiment aussi, sûrement...

 - Le 26 septembre aux Correspondances - Manosque : rencontre professionnelle du Réseau régional des Manifestations littéraires, Fêtes et Salons. - Le 23 octobre à l'Alcazar - Marseille : journée professionnelle sur le thème La littérature de jeunesse « Écritures de la féminité ». - Le 27 octobre à la Cité du livre - Aix-en-Provence : réunion libraires du club des utilisateurs des logiciels Librisoft et Tite Live. - Le 23 octobre à la BMVR - Nice : Journée ABF Musique numérique en bibliothèque : innover pour résister ? - Le 13 novembre aux Journées du Livre de jeunesse - Aubagne : stage de littérature jeunesse Le monde de l'album organisé par l'Académie d'Aix-Marseille et la Drac PACA en partenariat avec Aubagne ville lecture et la BMVR de Marseille. Et aussi, le 2 octobre à la médiathèque La Durance - Cavaillon : le comité éditorial jeunesse du Vaucluse consacré à la poésie.




















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AUTOUR DES AUTEURS N°10

Publié le par Mireille Disdero



Raymond Alcovere nous informe :

Le numéro 10 du Magazine Autour des Auteurs est en ligne ici :

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Des inédits, une chronique oedipienne, un peu de Flaubert, et des plasticiens, Martine Trouïs, Jean-Michel Fatou, Corinne Leforestier

Littérature, arts plastiques, chroniques...
Nous cherchons des textes et des oeuvres d'arts plastiques pour les numéros suivants, et en particulier pour le prochain sur le thème de l'érotisme...
Contact : Françoise Renaud   renaudfran@free.fr


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Illustration : coin-coin, Isabelle Marsala, 2007, huile et pigments sur bois, 40 x 50 cm







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FELIX LECLERC

Publié le par Mireille Disdero



Information... Pour ceux qui peuvent se rendre le 30 septembre 2008... de l'autre côté de l'océan, au Largo, 643 rue St-Joseph Est, à Québec (détails ci-dessous et précisions sur demande à Joël CONTE : joel.f.conte@wanadoo.fr ).

Pour vous procurer l'ouvrage en hommage à Félix Leclerc (réalisé dans une collaboration franco-québécoise) adressez-vous également à Joël Conte.

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LA MEUTE DE POMPEI

Publié le par Mireille Disdero






C’était un soir de septembre. Le camping-car tournait au ralenti aux abords des ruines de Pompéi.


Les habitants du véhicule, un adulte et deux enfants, auraient aimé pénétrer dans l’enceinte mais il était trop tard pour aujourd’hui.

L’homme conduisait avec des lunettes de soleil la nuit comme le jour. Les enfants à l’arrière, guettaient attentivement ce qui pourrait arriver. Ces ruines peuplées de vieilles vies carbonisées exhalaient un parfum de terre, de thym et de menthe poivrée. La nuit les odeurs sont plus troublantes, chacun le sentait.

Soudain, un couple de chiens faméliques a commencé à les escorter comme une garde rapprochée. Au fur et à mesure, d’autres se sont joints à eux et ce fut bientôt une véritable foule silencieuse et compacte. Régulièrement, le chef de meute allait gronder un individu à pattes qui osait un aboiement autour des pneus du camping-car. Des lois mystérieuses et ataviques régissaient leurs agissements. La mort depuis les siècles se délitait patiemment ici. Les chiens psychopompes le savaient.

Enfin, l’engin s’immobilisa devant l’entrée de la ville antique. Le sommeil gagna les enfants. Ils se réveillèrent bien plus tard, quand le soleil revint lécher les collines. Ils remarquèrent aussitôt l’absence de l’adulte qui les avait conduits. On le chercha jusqu’à ce qu’on comprit que dans la nuit, il avait dû sortir puis suivre la meute de chiens.

On a retrouvé ses lunettes de soleil et quelques lambeaux de chemise entre les ruines, sur une branche de romarin.


Mireille D.



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