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116 articles avec notes de lecture

NOUVELLES CHRONIQUES DE "ORIENT EXTRÊME" !

Publié le par Mireille Disdero

** le 16 mars 2017, sur Parolimage Dado, Niurka (libraire, chroniqueuse) écrit :

Orient extrême, Mireille Disdero, nouvelles - Le Muscadier Rester vivant.

Il y a les vies et il y a la manière de les décrire. C’est d’une façon à la fois sobre, efficace et personnelle que Mireille Disdero nous dit le monde que le touriste de passage ne veut pas voir, vivant son voyage fantasmé entre confort  et folklore frelaté.

 Cinq nouvelles, certaines très courtes, évoquent une jeunesse malmenée par la vie. C’est le Cas de Sinoun, vendue à un recruteur pour servir de domestique en Malaisie. C’est le cas des très jeunes prostituées du « Cratère ». Ainsi nous portons notre regard sur le Vietnam, le Cambodgen l'Indonésie et la Thaïlande. Triste voyage.

Mais le regard emphatique de l’auteur ne sombre jamais dans un misérabilisme larmoyant car l’énergie de certains de ces anti-héros et de ces anti-héroïnes permet de penser que la vie prendra, un jour,  un sens pour ces damnés de la terre.

Un style incisif, mordant, très visuel donne à ces tranches de vie une réalité dont on garde les images une fois le livre refermé. Pas facile de traiter le sujet avec une certaine élégance. C’est chose faite.

Vivement conseillé pour tous, à partir de 13 ans

** Le 14 mars, Fanny Vandermeersch (auteur et professeur), Chronique Orient extrême dans Les Billets de Fanny :

Orient extrême est un recueil composé de cinq nouvelles, qui se font échos. Un point commun s’en dégage rapidement : la puissance de mots et de textes.

Le livre s’ouvre sur la nouvelle « l’infiniment petit ».  Une nouvelle très courte (2 phrases, 4 lignes) mais déjà puissante, qui nous emmène au Vietnam. Pour vous donner une idée :

« L’ombre et la tiédeur se faufilent entre les murs.

Deux fillettes assises dans la rue, les cheveux mouillés, sombres et brillants, jouent à la coiffeuse, cherchent la petite bête et l’écrasent entre deux doigts ».

Puis, c’est autour du Cambodge avec « Do you want a cup of tea » ? J’ai adoré cette nouvelle, la plus longue de toutes, et certainement ma préférée. Deux sœurs, Sinoun et Sinath. Sinoun a été achetée en échange d’un sac de riz, d’un peu d’argent, et d’un téléphone portable made in china. Elle a été envoyée en Malaisie pour un soi-disant travail de domestique, le nom correct donné à l’esclavage.Un jour, elle a craqué et est revenue, complètement changée. Elle ne prononce plus qu’une seule phrase « do you want a cup of tea ? » et a été vue dansant nue sur la place du marcher, invitant les hommes à la suivre dans les rizières. Depuis, elle vit dans une cabane au fond du jardin. Son père la voit comme la honte de la famille, les autres comme la cause de tous les malheurs. Pourtant, elle ne fait que reproduire, sans pouvoir s’arrêter, le comportement qu’on l’a obligée à adopter en Malaisie. Que lui est-il réellement arrivé là-bas ? Pourra-t-elle redevenir la jeune fille qu’elle était avant ?

Après le Vietnam, la troisième nouvelle nous emmène en Indonésie : une nouvelle surprenante et glaçante, « Ruelles obscures ».

« Dans le cratère » nous envoie en Indonésie, à Bali. Notre narrateur a 18 ans, il est revenu seul avec son sac à dos à la recherche d’une jeune fille qu’il a croisé un mois plutôt, quand il était venu avec ses parents « Une enfant. Intouchable. Mais tous pouvaient la toucher moyennant quelques pièces« . Peut-il encore la sauver ?

Enfin, le recueil se clôt sur une nouvelle courte « Chienne de vie ». Un joli texte qui permet de terminer sur une note d’optimisme.

En résumé : Cinq nouvelles réussies, une écriture parfaitement maitrisée, percutante, aux mots puissants. Un livre à découvrir.

Retrouvez Orient extrême sur le site de la maison d’édition Le Muscadier, collection « Rester vivant » !

***

Merci aux lectrices et chroniqueuses !

Mireille

Publié dans NOTES DE LECTURE

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ORIENT EXTRÊME : 2 NOUVELLES CHRONIQUES DE LECTURE !

Publié le par Mireille Disdero

"Orient extrême", deux nouvelles chroniques de lecture !

Merci aux lecteurs/chroniqueurs qui font connaitre et aimer les livres :

** Le 28 février, sur le site Mes Madeleines, on peut lire la chronique de Shangrila :

"Orient extrême". Textes dénonçant l’objectivation du corps des jeunes (filles principalement)

5 nouvelles

  1. L’infiniment petit (Vietnam) : un haïku sur la force et la faiblesse
  2. Do you want a cup of tea ? (Cambodge) : Sinoun, 17 ans, la soeur jumelle de Sinath, est bannie du village. Pourquoi ? Boran, l’homme qu’elle aime, la sauvera-t-il, y compris d’elle-même ?
  3. Ruelles obscures (Indonésie) : texte court sur la prostitution enfantine et le tourisme sexuel
  4. Dans le cratère (Indonésie) : Un adolescent, bac en poche, retourne à Bali, lieu de ses dernières vacances en famille. Parviendra-t-il à sauver celle qui lui a ouvert les yeux ?
  5. Chienne de vie (Thaïlande) : Texte de sagesse sur un enfant et un chien

Mon avis : “Le véritable voyage de découverte ne consiste pas à chercher de nouveaux paysages, mais à avoir de nouveaux yeux. ” Marcel Proust

 C’est ce qui se passe dans ces nouvelles : tous veulent s’en sortir, tous n’y arriveront pas. La main tendue, quelquefois arrive trop tard ou elle est reprise sans véritable conscience des dégâts occasionnés … A nous d’ouvrir les yeux, de rester vigilant et d’en parler !
Les textes se répondent, d’un extrême à l’autre (le bout du monde, le début de la vie, …), d’une violence physique à une violence morale ….
  • L’infiniment petit et Chienne de vie
  • Do you want a cup of teaRuelles obscures et Dans le cratère

traçant un chemin sinueux vers la condition des enfants dont la vie

  • n’est pas plus facile que celles des adultes auxquels ils demeurent soumis
  • est toute aussi injuste (conséquences du génocide Khmers Rouges, esclavage moderne) que celle des « grandes personnes »

Une pépite ! Une merveille !

Shangrila

** Le 26 février, Patrick Joquel (écrivain, poète, chroniqueur) chronique Orient extrême ICI

Cinq nouvelles, dont deux longues. En Asie. L’auteur qui termine un séjour de plusieurs années en Thaïlande, y aborde avec délicatesse la vie de quelques adolescentes, adolescents en Asie du Sud Est. Le travail ou l’esclavage moderne, la prostitution… Le choc culturel également apparaît avec la découverte par un jeune homme parisien, étudiant en médecine, de l’envers du décor touristico paradisiaque.

Des textes précis, efficaces et directs qui savent rester loin des bons sentiments mièvres.

J’espère que dans ses valises d’autres manuscrits témoins de son séjour, attendent d’éclore.

Un livre qui ouvrira les horizons tant géographiques qu’humains des lecteurs dès le cycle trois et au-delà. Un livre à installer en bonne place dans les bcd des écoles primaires et les cdi des collèges et lycées. 

Patrick Joquel

L'EDITEUR

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ORIENT EXTRÊME, LES PREMIÈRES CHRONIQUES !

Publié le par Mireille Disdero

Orient extrême est sorti en librairie le 21 février : à peine sorti, des lecteurs l'ont lu et chroniqué. 

Sur Nouveautés Littérature Jeunesse, Marion Utéza chronique le livre, le 24 février 2017 :

Recueil de cinq nouvelles qui évoquent la condition des jeunes filles en Asie et la difficulté qu'elles ont de sortir de la pauvreté sans vendre leur âme.

Deux histoires sont particulièrement émouvantes et se répondent. Celle de Sinoun vendue pour un sac de riz par ses parents et qui rentre dans son village détruite. Mise à l'écart et accusée de porter le mauvais oeil, elle va avoir la chance d'avoir une soeur courageuse...

Ce récit évoque les recruteurs qui font le tour de la misère pour acheter des jeunes filles. Ils font croire qu'un avenir meilleur les attend pour absoudre les parents d'un choix difficile quand la faim est quotidienne.

Il parle aussi de l'attrait de la grande ville et de l'eldorado qu'elle peut sembler représenter pour une campagne oubliée.

La seconde histoire est complémentaire. C'est le trajet d'un jeune homme occidental, marqué par ses vacances en Indonésie et les scènes entrevues, qui décide de retourner tenter de sauver une enfant en attendant de devenir peut-être médecin dans l'humanitaire.

Des trajets durs mais qui sont plein de vie et d'espoir. L'auteur qui habite en Asie et connaît au plus près leur existence, porte jusqu'à nous ces voix souvent oubliées. Elles sont celles de l'enfance maltraitée.

Au-delà de la dénonciation de la gangrène de ce continent qui condamne ses petites filles à se prostituer et à être traitées en objet, il y a aussi beaucoup d'amour. Celui de la famille qui tente de résister mais aussi celui de tous ceux qui refusent de se résigner.

A lire !

979-10-90685-76-5
9,50 euros
85 pages
Niveau Lycée et +

Esclavage - Société - Violence - Prostitution - Famille - Choix - Ville - Survie

"Ne me regarde pas ! Ne parle pas ! Ne crie pas ! Tu n'as aucun droit, devant moi. La seule phrase autorisée est "Voulez-vous une tasse de thé""  

Sur Babelio, chronique de KrisPy, le 23 février 2017

Au Vietnam, au Cambodge ou en Thaïlande, la vie est dure pour les enfants issus de parents pauvres.
Nous, adultes, on le sait, mais on ne fait rien, ou pas grand chose.
Ce livre, engagé, révolté, s'adresse aux adolescents, et retrace simplement, sans fioritures, le quotidien de certains de ces enfants sacrifiés.
Ecrit par Mireille Disdero, écrivaine voyageuse, ce petit livre parût dans la collection "Rester Vivant" édité par "L'éditeur qui cultive le bon sens", le Muscadier, est sans prétention mais ne pratique pas la langue de bois. Ici, pas de bons sentiments dégoulinants, ou de mièvreries amoureuses sans saveur. Pas de formatage, mais la dure réalité sans fard, celle des gamins sacrifiés par leur famille pour un peu d'argent, la vie de ces gamines que les touristes viennent "visiter" comme on ferait du shopping.
Je remercie les éditeurs de cette collection, Rester Vivant, dont j'avais déjà reçu un exemplaire grâce à une opération Masse Critique, sous le titre "Station sous-paradis" (voir critique), qui m'ont sympathiquement envoyé, sans que je n'ai rien demandé, 3 nouveaux livres jeunesse, dont celui-ci, Orient Extrême. 
Bravo à leur initiative, et bravo à ses auteurs, au ton juste qui fait mouche. C'est à chaque fois une lecture courte, simple sans être simpliste, dense et riche d'apprentissages divers. Les ados ne sont pas pris pour des créatures formatées et décérébrées qu'il faut distraire à tout prix, même au prix de leur intelligence et ouverture d'esprit. Ils sont ici informés sur ce qui se passe dans le monde, cela les porte à réfléchir, à faire des recherches, à s'intéresser à autre chose que leur petit monde, à l'instar du jeune homme de la fin du livre.
Encore merci aux éditions le Muscadier. Jolie lecture.

***

Merci à elles, et à bientôt pour de nouvelles lectures.

Publié dans LECTURES, NOTES DE LECTURE

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BABELIO ET "A L'OMBRE DE L'OUBLI"

Publié le par Mireille Disdero

BABELIO ET "A L'OMBRE DE L'OUBLI"

Sur Babelio, une nouvelle chronique de A l'ombre de l'oubli, roman sorti en 2013 aux éditions du Seuil. Merci à Mademoiselle pour sa lecture attentive...

Mademoiselle_Lecture 28 juillet 2016
Note Livre 4.00/5

Violette est membre d'un forum d'écriture et un jour, tout ce petit monde se décide à créer un évènement. Ils discutent depuis un long moment ensemble et l'heure est venue de transformer les amitiés virtuelles en réalité. Mais Violette revient différente de son voyage à Paris. L'adolescente pleine de joie fait place à une jeune fille morose, éteinte. Que s'est-il passé lors de ce voyage ? le lecteur le devine très vite, tout en ayant peur de le découvrir.
Les parents de Violette lui ont toujours dit de faire attention aux garçons. Surtout à ceux qui traînent dans la rue, qui parlent fort, portent une casquette, sont en groupe. Ceux dont on se méfie au premier coup d'oeil. Et les autres, alors ? Ceux propres sur eux qui cachent leur jeu ? Les pervers, les manipulateurs... Les remarque-t-on ?


Un roman difficile de par son thème mais d'une grande justesse. Nous découvrons deux personnages émouvants, Violette et Arnaud qui nous font ressentir de vraies émotions. Pas de fausses notes dans ce roman, rien n'est surjoué.
Du silence du drame à l'amour qui libère la parole.

A L'ombre de l'oubli, Mireille Disdero, éditions du Seuil 2013
 

Publié dans NOTES DE LECTURE

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TOURNE LA PAGE ET RONDE COMME LA LUNE

Publié le par Mireille Disdero

Dans TOURNE-LA PAGE, un coup de coeur de Ana pour "Ronde comme la lune".

Les parents ne comptent pas pour du beurre. Et quand ils lisent et chroniquent les romans que découvrent leurs ados, ça donne l'analyse-coup de cœur que vous pouvez lire sur "Tourne la page". Merci Ana !

Elle écrit :

"Oulalala ! Ca fait longtemps que je n’ai rien posté ! Et pourtant, l’envie ne manquait pas😉 Surtout après la lecture du roman jeunesse Ronde comme la lune de Mireille Disdero, aux éditions du Seuil, que je remercie.

Cette histoire est une véritable bouffée d’air frais ! A sa lecture, j’étais bien sur lectrice, mais je me suis aussi positionnée en tant que maman. Je pense que la plupart d’entre nous (Maman ou Papa) aimons bien savoir ce qu’ils lisent, ce qu’ils regardent.

Pour ma part, je suis déjà tombée sur des lectures que j’ai déconseillé pour des ados (notamment un manga, mais c’était il y a très longtemps de cela).

Et là, mis à part les romans d’aventures et d’action, une histoire sentimentale, celle de Saskia, 15 ans, ronde et qui doit subir les moqueries et les régimes de sa mère. Pour son bien, cela va de soit😉

Déjà, c’est le premier point que j’ai trouvé émouvant et réaliste. La mère de Saskia qui essaie de tout faire pour sa fille, mais… Voilà… Ce n’est jamais évident…

Et bien entendu, nous suivons les péripéties de l’héroïne, authentique ! Oui, voilà, c’est le terme que je cherche depuis un moment. Saskia, ses amis, ses ennemis, les situations dans lesquelles ils se retrouvent, les bas et surtout les hauts… Tout est authentique !

Ronde comme la lune est un roman jeunesse à mettre entre toutes les mains, que vous soyez au collège ou parent vous-même. Lisez le, rigolez, pleurez, soyez émus par cette adolescente !

Sans vous le cacher plus longtemps, ce livre de Mireille Disdero est un gros coup de coeur que je vous recommande chaudement !"

ANA.

SON SITE

Publié dans NOTES DE LECTURE

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BADALONA, NOTE DE LECTURE

Publié le par Mireille Disdero

BADALONA, NOTE DE LECTURE

Badalona, Patrick Joquel - Editions Le Muscadier, collection Place du marché (2015)

ISBN 979-10-90685-47-5    Prix : 7,90 €

Les habitants de la terre ont disparu suite à un grand nuage. Quelques animaux marins, cependant, ont résisté au cataclysme. Parmi eux, Badalona, une jeune baleine phosphorescente. Un jour, sur le rivage, elle aperçoit un feu.

Les humains n’auraient-ils pas tous disparu ?

Badalona est un récit pour les adolescents, écrit comme un conte, dans une belle langue au style limpide. L’auteur nous y propose une réflexion à partir d’un point de vue différent, pour parvenir à penser autrement. Il y est question d’une remise en cause de la suprématie humaine… comme le dit l’auteur à ses lecteurs, dans le respect de l’autre et de la terre.

A lire sans tarder !

Mireille D.

Extrait (page 68)

… Mais comment a-t-il été possible que jamais aucun d’entre nous n’ait eu l’idée de tenter de parler à l’autre comme je l’ai fait avec Aran ? Notre force nous a-t-elle aveuglés au point de ne rien imaginer d’autre que la lutte et la violence ?

Patrick Joquel, son site

Les éditions le Muscadier

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RONDE COMME LA LUNE, BABELIO

Publié le par Mireille Disdero

RONDE COMME LA LUNE, BABELIO

En avril 2016. Une nouvelle lecture / analyse sur Babelio, par Colibrille (libraire puis bibliothécaire), de Ronde comme la lune.

J'avoue que c'est d'abord la couverture du roman qui m'a interpellée. L'illustration représente un ballon rose fushia de forme généreuse qui s'élève dans un ciel bleu nuit piqué d'étoiles. J'ai trouvé qu'il se dégageait de cette couverture une forme de poésie et de féminité. J'ai également été séduite par le titre, "Ronde comme lune", plutôt évocateur quant à l'intrigue et lui aussi empreint d'une certaine délicatesse. A mes yeux, l'association du titre et de l'illustration évoque d'ores et déjà une intrigue intimiste et pleine de sensibilité.
On a beau dire qu'il ne faut pas juger un livre d'après sa couverture, il faut quand même reconnaître qu'elle joue un rôle déterminant dans notre choix. Moi la première, j'avoue être particulièrement sensible aux couvertures, l'émotion et l'ambiance qu'elles dégagent. Je vous rassure, je ne vais non plus acheter un livre seulement parce que la couverture est jolie ! le résumé joue un rôle décisif. En lisant celui de "Ronde comme lune", mon enthousiasme est redescendu d'un cran... Encore une histoire d'adolescente mal dans sa peau et une énième romance à l'eau de rose, voilà ce que je me suis dit. Comme j'ai bien fait de ne pas m'arrêter à ces préjugés ! J'ai tout simplement adoré ce roman...
"Ronde comme la lune" s'est révélé être une formidable lecture, aussi intense émotionnellement que drôle. le personnage principal de Saskia est bien loin des stéréotypes du genre. La jeune fille possède un franc parler qui me l'a tout de suite rendue sympathique. On est loin du cliché de l'ado qui passe son temps à se lamenter sur son sort et suscite la pitié. Saskia sait qu'elle est ronde, en dehors de la "norme", mais elle ne cesse pas de vivre sa vie pour autant. Certes, son surpoids la complexe, mais elle ne feint pas l'ignorance de sa situation. Saskia est consciente de son corps et de ses envies, du regard des autres et de sa conséquence. Elle fait preuve de lucidité, de maturité, et ne se comporte pas en martyre malgré les épreuves qu'elle traverse. Ce sont ces différents traits de caractère qui m'ont fait aimer son personnage.
Je craignais que la romance entre Saskia et Erik ne vienne tout gâcher, mais je dois avouer que c'est plutôt l'inverse. Leur relation se déroule de manière tout à fait naturelle, spontanée, pas comme dans de nombreux romans ados où les auteurs se sentent obligés d'instaurer une sorte de tension/rivalité entre les deux personnages principaux. Ici, on se laisse gagner par la tendresse de leurs sentiments, maladroits et sincères. L'auteure évite habilement l'écueil de la mièvrerie et nous livre une jolie romance. Je redoutais que l'auteure ne fasse évoluer Saskia (aussi bien physiquement que psychologiquement) que pour les beaux yeux d'Erik. Changer par amour etc. cela aurait été trop cliché et décevant. Mireille Disdero ne tombe pas dans ce piège et nous montre bien que c'est tout un ensemble de choses qui pousse Saskia à reprendre sa vie en mains, pas seulement sa relation naissante avec Erik.
J'ai adoré l'écriture de Mireille Disdero. Que d'humour, de finesse et d'émotion dans sa prose... Elle parvient à donner une véritable identité au personnage Saskia, elle lui donne "corps". Preuve en est que j'ai vraiment eu le sentiment de voir Saskia, d'entendre sa voix et d'en capter toutes les nuances.
Un vrai coup de coeur !

Colibrille

Merci à elle pour ce beau coup de coeur !

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QUATRE LIVRES DE LA BOUCHERIE LITTÉRAIRE PAR PHILIPPE CHAUCHE

Publié le par Mireille Disdero

Merci à Philippe Chauché, journaliste à Radio France et chroniqueur à la Cause littéraire d'avoir chroniqué les recueils de Mireille DisderoEmanuel Campo, Helene Dassavray et Marlene Tissot, tous les quatre publiés dans la collection "Sur le billot" des éditions la Boucherie littéraire.

A lire ici 

QUATRE LIVRES DE LA BOUCHERIE LITTÉRAIRE PAR PHILIPPE CHAUCHE
QUATRE LIVRES DE LA BOUCHERIE LITTÉRAIRE PAR PHILIPPE CHAUCHE
QUATRE LIVRES DE LA BOUCHERIE LITTÉRAIRE PAR PHILIPPE CHAUCHE
QUATRE LIVRES DE LA BOUCHERIE LITTÉRAIRE PAR PHILIPPE CHAUCHE

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CHRONIQUE DE "16 ANS ET DES POUSSIERES"

Publié le par Mireille Disdero

Lectures pour adolescents

Titre : 16 ans et des poussières
Auteur :Mireille Disdero
Editeur : Seuil
Année de parution : 2009

Une histoire d’amour à 16 ans. Quoi de plus banal. Celle-ci se passe dans une cité des hauteurs de Marseille, avec vue sur mer. On retrouve dans le casting une mère qui a du mal à tenir la route, sa fille qui veut s’en sortir, qui veut étudier, grandir. Son ami d’enfance et son amour partagé. Les loubards, lourds et méchants. Un père qui tient la route, lui… Une professeur qui respecte ses élèves et les pousse en avant.
Et avec tout ça on est pris par l’histoire et on ne laisse pas tomber le livre. C’est dense. Profond. Vivant. Ça vibre fort. Je m’y suis régalé.

Patrick Joquel (écrivain, poète)

Publié dans NOTES DE LECTURE

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LUS UN JOUR... CHRONIQUES DANS TERRE A CIEL AVRIL 2016

Publié le par Mireille Disdero

Lus un jour, aimés pour toujours, par Sabine Huynh

Notes de lecture, avril 2016

C’est toujours un honneur et un privilège pour moi de pouvoir dire quelques mots sur des textes qui m’ont émue, étonnée, transportée. En ce printemps, je vous propose de découvrir les onze ouvrages suivants :
Versées __Philippe Aigrain, avec des images de Christine Jeanney, Atelier de bricolage littéraire, 2016
Poèmes choisis __Alain Borne, avec des photographies de Yael Antoon, Éditions À plus d’un titre, 2014
Guerre perdue __Pascal Boulanger, Passage d’encres, 2015
Écrits sans papiers __Pour la route, entre Marrakech et Marseille, Mireille Disdero, éditions de la Boucherie littéraire, coll. Sur le billot, 2015
Zen and the art of poetry maintenance __Sébastien Doubinsky, Leaky Boot Press, 2014
Cours ton calibre __Nolwenn Euzen, éditions QazaQ, 2016
Hirondelles __Romain Fustier, éditions La Porte, 2015
Poèmes géographiques __Thierry Radière, Le pédalo ivre, 2015
Mordre la neige __Anna de Sandre, Éditions Les Carnets du Dessert de Lune, 2015 (avec une préface d’Astrid Waliszek)
Boire à la source / Drink from the source __John Taylor, avec des aquarelles de Caroline François-Rubino (traductions : Françoise Daviet), Voix d’encre, 2016
À peine assez de mes bras __Astrid Waliszek, Jacques Flament éditeur, 2015 (avec une préface de Gil Jouannard)

Sabine Huynh

Merci à Sabine Huynh qui a lu et chroniqué Ecrits sans papiers. Pour la route, entre Marrakech et Marseille (éditions La Boucherie Littéraire 2015) dans le nouveau numéro de la revue Terre à ciel

J’ai voyagé très loin grâce à ces Écrits sans papiers, plus loin que les lieux qui les ont inspirés, car leur auteure s’attarde sur les détails les plus touchants de moments traversés durant l’errance, moments simples, et simplement inoubliables. Mireille Disdero a trouvé le ton juste pour partager avec les lecteurs ces instantanés d’étonnement et de poésie, « riche[s] d’attention pour le moindre chat ». 
Il est question dans ces textes discrets et pourtant très évocateurs de vent qui lève l’ancre de l’errance, de la triste douceur de la nostalgie, du soir qui tombe sur la solitude, de regrets à saveur d’écorce d’oranges, du battement de la vie, soutenu par celui de l’écriture, le soleil qui illumine et réveille les peaux et les souvenirs qui y sont inscrits. On y rencontre aussi la poésie de Lorca, et un gardien de musée qui, loin de chez lui, a des mots qui « s’échappent de [s]es poches ».... 
Il est question de ce qui dit la vie, simplement, et donc, avec la force de la poésie, avec les mots de Mireille Disdero qui refusent d’oublier, il s’agit de conjurer la mort, qui talonne souvent l’exil, du Maroc à la France, en passant par l’Espagne.

Sabine Huynh

Extraits :

Le meilleur de ce que j’écrirai restera sans papiers, comme les hommes qui cherchent un seuil sans le trouver. // Dans l’errance. [...] L’important n’est pas écrit.

*

Elle rit et il lui manque trois dents, devant, comme un trou d’air pour dire l’absence.

*

Leur bateau comme une maison, avec ses goélands témoins du départ

*

Mais le bruit du sang, le bruit de la vie qui bat est là, on ne peut jamais l’arrêter. Il faut dormir avec, avec ce bruit de la vie en soi... comme un torrent.

*

et rien d’autre qu’un moment à écrire... comme une rougeur sur la feuille, bientôt.

 

LUS UN JOUR... CHRONIQUES DANS TERRE A CIEL AVRIL 2016

Publié dans NOTES DE LECTURE

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