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251 articles avec textes de mireille disdero

MA BIBLIOTHÈQUE BLEUE CHRONIQUE "ORIENT EXTRÊME" !

Publié le par Mireille Disdero

Orient extrême

orient-extreme-couverture« Une adolescente de l’âge de sa petite soeur, affalée dans la poussière, attendait les hommes contre le mur du temple déserté. La peau couleur cuivre, trop maigre et secouée de tics nerveux, elle ne portait presque rien sur elle en dehors de la misère. 
Dans cette sorte d’enfer.
Une enfant. »

Mireille Disdero a vécu quelques années en Thaïlande.
Dans sa découverte de l’Asie du Sud-Est, elle garde en souvenirs des sourires, des couleurs, des odeurs, comme nulle part ailleurs. Mais son recueil de nouvelles Orient extrême, n’est pas une carte postale idyllique … Non, bien au contraire.

Ces cinq nouvelles sont des tranches de vie au Vietnam, au Cambodge, en Indonésie et en Thaïlande. Des récits sans détours qui dressent le portrait d’enfants, d’adolescents, à l’innocence bafouée, à la confiance rabrouée.

« Chez nous, on est capable de hurler, de se battre, mais on a du mal à prononcer des paroles définitives. Celles qui tuent l’espoir, car la honte se camoufle derrière. »

Non sans pudeur et avec une douce sensibilité, c’est tout un pan social qui est montré du doigt. Pauvreté, esclavagisme, tourisme sexuel, Mireille Disdero éveille les consciences avec quelques mots ou de longues phrases, selon ce qu’elle désire faire passer comme message.

C’est une évidence que ce livre soit édité dans la collection Rester vivant des Éditions Le Muscadier dont l’ambition est de poser un regard incisif sur les comportements individuels et collectifs.
Quelque soit l’âge du lecteur (à partit de 13/14 ans), le recueil permettra de s’interroger sur l’autre face de ces pays qui semblent être des lieux paradisiaques.

Un recueil indispensable, juste et efficace.

Sabine Lauret, Ma Bibliothèque bleue

Résumé :
À travers cinq récits courts ou longs, on plonge en Asie du Sud-Est (Vietnam, Cambodge, Indonésie, Malaisie, Thaïlande) dans la vie de certains adolescents. Alors, on est confronté à la pauvreté, à la maltraitance des plus jeunes, mais aussi à l’engagement et à la nécessité de construire un monde plus juste.

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BABELIO : NOUVELLE CHRONIQUE POUR ORIENT EXTRÊME

Publié le par Mireille Disdero

Le 30 mars 2017 sur Babelio, la chroniqueuse Laurence Lima écrit :
 

Merci à Babelio et aux éditions le Muscadier de m'avoir envoyé ce recueil de nouvelles dans le cadre de la dernière masse critique Jeunesse :)
Ce n'était pas mon premier choix mais ça m'a fait très plaisir de le lire.
Nous avons donc là cinq nouvelles, qui nous plonge en Asie du Sud-Est.
L'infiniment petit est la première, qui se déroule au Vietnam. Plus précisément à Hanoï, un soir d'été. Quatre lignes nous faisant découvrir deux petites filles qui jouent à s'enlever les poux.
C'est un peu court, ça décrit une petite tranche de vie. 
Direction le Cambodge avec "Do yo want a cup of tea ?" , la plus grande nouvelle du recueil.
Nous sommes au sud de la province de Siem Reap, dans les rizières, avec Sinath et sa jumelle Sinoun. Cette dernière a été envoyée en Malaisie et est devenu malgré elle une esclave des temps modernes. Abusée par ses employeurs, elle est revenue dans son pays mais ça se passe très mal, son père l'a enchaîné car elle porte malheur et ne peut que leur apporter des ennuis ! Mais Sinath a décidée de s'occuper de sa jumelle, et de la secourir...
C'est une nouvelle très poignante, très dure, qui montre les croyances des peuples vivant dans des zones reculés. ça dénonce aussi l'esclavagisme moderne. C'est une nouvelle dure à lire par moment mais vraiment pas mal du tout. C'est celle qui m'a le plus intéressée.
Ruelles obscures, la troisième, se déroule en Indonésie, Île de Java, en début de nuit à Jakarta.
8 lignes seulement, mais très poignantes car ça évoque la prostitution enfantine.
Pas besoin de faire de grands discours pour se sentir mal à l'aise ! Elle est courte cette nouvelle mais tout est dit dedans ! 
En Indonésie toujours, mais cette fois ci sur l'île de Bali. Nous découvrons les deux visages de l'île avec un jeune homme venu passer des vacances, et c'est pas mal du tout. Là encore l'auteure parle de la prostitution enfantine.
Certains passages font mal au coeur, mais l'ensemble est bien ficelé et c'est une bonne nouvelle, très intéressante.
Et enfin, la dernière : "Chienne de vie" nous emmène cette fois-ci en Thaïlande, où un chien passe sa journée à l'ombre, se couchant suivant l'ombre. Et toute la journée, les véhicules le contournent.
C'est une nouvelle qui m'a fait sourire, avec une dernière phrase que j'ai trouvé très vraie : "Tant que les hommes contournent le chien endormi au milieu de la rue, rien ne sera perdu pour l'humanité".
J'ai aimé ce recueil de nouvelles sur l'Asie. Je n'ai jamais eu l'occasion d'y aller mais j'ai vu de nombreux reportages sur ce continent et donc les conditions de vie décrites dans ces nouvelles ne m'ont pas étonnées.
J'ai trouvé l'ensemble bien écrit, bien ficelé avec certains passages très touchants.
Je ne regrette pas du tout de l'avoir choisi et de l'avoir lu.
je mets trois étoiles et demie :)

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LA ROUE TOURNE REVUE SQUEEZE 14

Publié le par Mireille Disdero

Mon texte So What (La roue tourne) est publié dans Squeeze 14, ICI

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A MALACCA, EN MALAISIE...

Publié le par Mireille Disdero


J'ai erré sous le soleil mort de soif, le crâne incendié par la migraine du Grand Nulle part. Je me suis demandé où on avait enterré notre amour, comme Ellroy, des chiens ou les loups au rabais. Avec leurs crocs usés par la peur du gris, le vrai... comme un brouillard.
Mais rien ne se perd, pas même les pas perdus, les endroits tracés à la craie, sous nos ongles... J'ai erré dans mes pensées, n'importe où mais ailleurs.
Je ne serai jamais une cité dortoir ! Mais une ville que j'aime, Malacca (Malaisie) qui glisse la beauté dans ma poche. Comme ça (claquement de doigts). Un mouchoir pour essuyer le temps et nos yeux. Un petit cadeau que j'emporte avec la lumière, le vent... une voix d'Asie au creux de mon oreille. Et puis le reste. Ce que je n'écris pas.

Sent from Somewhere Else

Mireille D.

A MALACCA, EN MALAISIE...

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EN MAI...

Publié le par Mireille Disdero

J'apprends la lumière par coeur

En mai. Les genêts dégrafent mon cœur. C’est la nostalgie, bien avant l’aube d’été. Cette sensation d’avoir déjà traversé la mort... des coquelicots sur les gravillons d’un bord de route. C’est moi qui t’ai perdu et non pas le contraire. Je serai une brindille inventant le vent dans les bambous, je sentirai longtemps la parole crachée dans ton silence, et cette puissante résurrection qui hante les dortoirs, les claviers, les avalanches, le blanc si bleu des loups fragiles… Jamais les mots ne cesseront de danser sur la corde d’Ariane au labyrinthe.

C’est en mai, surtout, que je ressens cette tension d’un fil de vie. Et toi, dans le dédale insensé des existences, tu plantes une suite qui ne donne jamais de fruit, tu inventes une autre vie près de la tienne. Un clone. C’est moi qui t’ai perdu et non pas le contraire. En mai, la lumière s’incruste dans mes regards. Je brûle vive. Pourtant rien ne bouge autour, tout est normal, les enfants, les poètes tirant à vue sur la beauté. En plein champ. Et je brûle vive. Rien ne peut délier le silence d’une nostalgie de cette étoffe. Muette, en feu, je balance mon cœur à travers les vitres ouvertes sur la mer, vers les collines rouges, le soir. C’est la résurrection des couleurs. J’apprends la lumière par cœur.

Mireille D.

 

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SISTOEURS MAG' ET BANGKOK

Publié le par Mireille Disdero

SISTOEURS MAG' ET BANGKOK

"Bangkok" vient d'être publié dans le magazine Sistoeurs ! Merci à Séverine Capeille...

A LIRE ICI

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BLUES A BAN KRUT, THAILANDE

Publié le par Mireille Disdero

BLUES A BAN KRUT, THAILANDE

Vers Ban Krut (Thaïlande), un peu plus au sud.
Se prendre le Blues, une variation de bleus en début du jour et l'emporter avec soi comme un air de musique... une couleur qu'on collerait sur ses yeux, un filtre pour voir le monde en beau, même quand ça pue l'égoïsme et que gicle la lumière crue sur les détritus, partout. C'est une sorte de résistance à l'effondrement du monde, ce regard-là.

Mireille D.

J'habite en Thaïlande mais j'en parle très rarement, sur le blog Bleu Indigo. Je vais tenter de poster parfois des images, des impressions, des textes... pour changer ça.

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L'ODEUR SUCRÉE DE BANGKOK

Publié le par Mireille Disdero

L’odeur sucrée de Bangkok. Avec elle, la chaleur en nappes compactes de corps s’extirpant des bureaux. Quand la nuit tombe puis se brise, elle gagne les quartiers.

Alors, les hommes se transforment en insectes assoiffés… écrasés sous le poids de la beauté. Cœurs brisés, étoiles d’araignées dans le regard, buveurs d’ennui entrechoquant les verres, avalant la nuit sucrerie, tous attendent et transpirent le passé. Equarisseurs d’anges, désirs immédiats, tous dansent sur les tables (de nuit, de jour), caressant les cheveux d’un noir si noir qu’ils réapprennent la couleur, celle qui éclate dans les yeux nébuleux.

Au sud du tropique du cancer, lumières et panneaux énormes balancent des visages de synthèse et crachent les images virtuelles à la vitesse du sang pulsant vers le cœur.

Impact. Mangas incarnés. Ciel d’ombres à paupières, averse qui rode et moisit les tissus trempés d’avoir trop dansé. Au 7/11, des filles aux voix de poupées douces servent les exilés de la nuit. Ils finissent sur le trottoir, avec une soupe de nouilles Mama pimentée. Ça brûle tout, le cœur avec. Ça hurle fort, les yeux idem, qui s’enfoncent dans le crâne pour trouver le sommeil.

La beauté de Bangkok est dans la ruelle, une silhouette qu’on ne rattrape pas. Elle est l’odeur sucrée qui habille chacun des hommes fourmis.

Mireille D. Bangkok, janvier 2016 (extrait)

 

L'ODEUR SUCRÉE DE BANGKOK

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SOUPLESSE - LE JOURNAL ALEATOIRE

Publié le par Mireille Disdero

Un texte extrait de Écrits sans papiers. Pour la route, entre Marrakech et Marseille et publié dans le journal aléatoire d'Hélène Dassavray (son blog d'humeur)

 

Souplesse

C’est comme une danse qui s’agite en nous
avec dans nos poches quelques pages 
et sous les yeux sculptés à travers le monde
l’ombre à peau pierre
Rimbaud au fond d’une sablière.

C’est comme une portière qui claque dans un cœur
et sur mon corps élastique rose 
mille à l’heure dans le soir ouvrant boutique
ces lampions éphémères, trous de lumières
phares par dizaines qui rentrent sous terre dans les abris.

C’est comme un volant fou qui nous conduit
une danse en nous qui m’allonge élastique rose
jusqu’à toucher le rêve déplié
à mille à l’heure allongée... Étirée,
je serre les dents et le cœur pour ne pas claquer.

Et si je claque tant pis j’ai connu la vie en rose.

(Mireille Disdero in Ecrits sans papiers)

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A PARAÎTRE BIENTÔT : ÉCRITS SANS PAPIERS

Publié le par Mireille Disdero

Mon recueil Écrits sans papiers sortira en novembre 2015. Je vous en dirai plus bientôt. En attendant, un extrait...

Río Vero

Chaleur encore jeune. Pierres en habit de lumière. Sentier qui dévale dans des gorges où le figuier colonise les bancs de terre et les friches aux fruits mûrs de ronciers. Roches qui se répondent de paroi en paroi et de souvenirs en avenirs. Houx sauvages, micocouliers, terre engrossée à l’odeur d’eau brûlée. Puis soudain, une grille de fer se déroule au-dessus du vide et de l’eau, éclaboussant nos yeux de transparence.

Tannés par le silence assourdissant du soleil, nos désirs d’abandon nagent dans le río[i]. 13 heures et la marche reprend. Un vieil homme pousse sa brouette vers la fontaine. Il salue et serre la main des Français. Dans sa paume, la fraîcheur troglodyte d’une maison de roches.

Alquézar (Huesca - Espagne)

Mireille Disdero

[i] Río (espagnol) : fleuve, rivière. Le río Vero est une rivière de l'Aragon

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